Autobiographies, biographies, souvenirs, témoignages

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dimanche, 1 mars 2020

Shantaram, de Gregory David Roberts.

Shantaram

L'ouvrage:
Un homme s'évade d'une prison australienne. Il se rend à Bombay où il espère que ceux qui le cherchent ne le trouveront pas. Il se fait rapidement un ami, Prabaker, qui décide de l'appeler par le diminutif du nom sous lequel il se présente: Lin. Lin fera des rencontres, et vivra des événements éprouvants.

Critique:
J'ai tenté ce livre il y a plusieurs années. Le premier chapitre étant très descriptif (en tout cas, de mon point de vue), j'ai renoncé. Récemment, une amie m'a dit qu'elle l'avait lu et beaucoup aimé. Et puis il est apparu dans les sorties Audiolib.. J'ai pensé que je devais le retenter, d'autant qu'il est enregistré par un comédien très talentueux. Je suis contente d'avoir donné une seconde chance à ce livre, car il m'a beaucoup plu.

Le narrateur décrit, avec justesse et précision, les multiples facettes de la ville de Bombay. Ce qu'il y vit le poussera à des introspections, et il ne niera jamais sa responsabilité dans tel ou tel événement. Il mettra du temps à expliquer pourquoi il a été emprisonné en Australie, en parlant par petites touches...
Parfois, Lin explique qu'il comprend que dans telle situation, ses actes n'étaient pas totalement désintéressés, qu'il se rendait compte qu'entrait une part de présomption dans ce qu'il faisait. Lorsqu'il expose ses sentiments et ses raisons d'agir, il décide de ne rien cacher au lecteur. Il vit un tourbillon d'aventures et d'émotions, dont il reconnaît (sans le tourner ainsi) que certains le rendront humble. Par exemple, il est d'abord rebuté à l'idée d'habiter dans le bidonville de Prabaker, à l'idée que Karla (la mystérieuse femme dont il est tombé amoureux) sache qu'il y vit), puis il se rend vite compte qu'il apprécie beaucoup l'ambiance de l'endroit, la sympathie des gens, etc. C'est d'ailleurs dans le bidonville que se déroule une chose extrêmement marquante qu'à mon avis, on devrait mettre en pratique pour toute personne frappant son conjoint ou sa conjointe. Outre cet épisode, la vie dans le bidonville apporte des leçons de sagesse à Lin et au lecteur aussi.

Si j'ai bien compris, ce livre est basé sur l'histoire de l'auteur. Je ne sais pas quelle est la part de vérité et ce qui a été romancé, mais en tout cas, cela se lit comme un roman. Il n'y a pas de temps morts, malgré l'épaisseur de l'ouvrage. Bien sûr, le lecteur s'attachera à certains personnages, et en dépréciera d'autres. Par exemple, au tout début, je n'ai pas aimé Lisa. À sa décharge, la première fois qu'on la voit, elle est en mauvaise posture, et a très peur. À mesure du récit, elle évolue, et se révèle posée. Je ne peux pas trop parler des autres, car je ne veux pas dire ce que le livre nous apprend sur celui-ci ou celui-là. Je peux seulement dire qu'il en est certains que je n'ai pas aimés dès le départ, et sur lesquels je ne me suis pas trompée. Quant à ceux qui m'ont plu dès le début, je n'ai pas de mérite à les avoir bien cernés, car n'importe quel lecteur devinera rapidement qu'ils ne recèlent aucun artifice. Quant au narrateur, je me demande comment il a supporté tant de souffrance morale et physique... Je ne peux pas en dire davantage pour ne pas trop en dévoiler. C'est un peu la même chose concernant beaucoup d'événements du livre: je ne veux pas trop en dire...

Il semblerait que l'auteur ait écrit la suite de ses tribulations. Je ne sais pas si cette suite a été traduite, mais si c'est le cas, j'espère qu'elle sortira en audio.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Damien Witecka.

Ce n'est que le deuxième ouvrage enregistré par ce comédien que je lis. Son interprétation m'a confortée quant à ce que je pensais de son jeu après ma lecture de «La fenêtre panoramique». Dans «Shantaram», Damien Witecka n'avait pas la partie facile. Plusieurs scènes sont pleines de très fortes émotions, il a décidé (sûrement en accord avec l'éditeur audio) de donner un accent à certains personnages. Ces cas de figure sont deux cas où beaucoup surjouent, ce que Damien Witecka n'a pas fait. Il a parfaitement joué les émotions (certains personnages pleurent ou sont dans un état psychologique déplorable), et n'a jamais exagéré les accents. C'est la même chose lorsqu'il joue la verve et la bonne humeur de Prabaker: son interprétation est sans failles! Il a brillamment relevé le défi que constituait cet énorme livre aux multiples personnages et émotions. Je ne me mêle pas des prix du livre audio parce que je serais obligée, si j'y participais, de lire des ouvrages qui ne m'intéressent pas, mais j'estime que Damien Witecka mérite une récompense pour sa lecture de «Shantaram».

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jeudi, 30 janvier 2020

Prisonnière à Téhéran, de Marina Nemat.

Prisonnière à Téhéran

L'ouvrage:
Iran. À seize ans (en 1981), Marina est arrêtée et accusée de comploter contre le gouvernement. Elle est emprisonnée à Evin.

Critique:
Comme souvent, la quatrième de couverture en dit beaucoup trop. Je m'attendais à ce que ce qui y est raconté se passe dès les premiers chapitres... mais non. De ce fait, j'ai eu peur de m'ennuyer, d'autant plus que l'autrice louvoie entre passé et présent. Cela se fait souvent dans ce genre de récits, mais outre que je déteste cela habituellement, ici, la quatrième de couverture, en en dévoilant trop, rend cela désagréable. Heureusement, j'ai réussi à faire abstraction de la structure. En effet, le livre m'a plu. De plus, il me semble que j'ai déjà tenté ce livre. Je ne m'en souviens plus du tout, mais le chapitre concernant Albert, et l'anecdote de la jeune Marina enfermée sur le balcon et balançant des pinces à linge sur les passants pour qu'ils acceptent de plaider pour sa délivrance... ces passages, je suis sûre de les avoir déjà lus. J'en conclus donc que j'ai déjà essayé ce livre, et que la structure a dû me rebuter. Ce qui est dommage, c'est que je n'ai même pas noté que je l'avais essayé.

Ce témoignage m'a beaucoup plu. Marina Nemat ne raconte pas seulement son histoire, mais celles de ses compagnes de cellule, de ses amis arrêtés avant et après elle. En outre, elle fait partager ses cas de conscience au lecteur. Dans le premier chapitre, elle explique qu'elle a compris que ses souvenirs ne la laisseraient pas en paix tant qu'elle n'aurait pas raconté, témoigné, fait savoir au monde quelles sont les conditions de vie à Evin. Elle décrit également ses cas de conscience. Elle reconnaît qu'elle accepte des choses qui pourraient la faire renier par sa famille et ses amis, et ne tente pas d'être excusée. Elle expose seulement ses raisons, montre qu'elle est prise à la gorge, ce qui fait que le lecteur se demandera forcément ce qu'il aurait fait à sa place.

Je ne sais pas trop quoi penser d'Ali. Il semble plutôt antipathique, mais les choses sont plus complexes. Je n'ai pas réussi à l'apprécier totalement, mais je l'ai compris. Le concernant, je me suis aussi demandé ce que j'aurais fait à sa place. Ces questions sont d'autant plus importantes que le récit de Marina Nemat est vrai.

Témoignage poignant, événements douloureux, aucun larmoiement... À lire.

Éditeur: Pocket.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Elvire de Montjou pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Ce n'est que le deuxième ouvrage enregistré par cette lectrice que je lis. J'ai autant apprécié son jeu: ni monotone ni surjoué.

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jeudi, 28 novembre 2019

Le monde selon Bob, de James Bowen.

Le monde selon Bob

L'ouvrage:
James Bowen nous raconte la suite de ses aventures avec Bob, son chat.

Critique:
Tout comme «Un chat des rues nommé Bob», ce témoignage m'a beaucoup plu. Je pensais ne pas le chroniquer, parce qu'il me semblait qu'à part: «Ce livre est très bien, lisez-le!», j'avais peur de ne pas savoir quoi dire. Et puis...

À un moment, James fait une sorte d'auto-critique. Il admet qu'il n'a pas su saisir les signes d'amitié envoyés par Bob lorsque lui (James) avait mal à la jambe. Par la suite, grâce aux explications de Belle, il comprend. Lorsqu'il tombe à nouveau malade, il sait interpréter ce que fait Bob, et en quelque sorte, se rachète. Ce passage m'a beaucoup marquée, parce que le narrateur reconnaît ses torts sans en faire trop, explique pourquoi il n'avait pas su voir les intentions de son petit compagnon, et affirme qu'il ne fera plus cette erreur. Sans fioritures, le narrateur nous dit: «Je me suis trompé, j'ai mal agi envers Bob, je le reconnais, ça n'arrivera plus.» Cela m'a parlé parce que je pense avoir fait des erreurs de ce genre avec certains de mes chats, et je voudrais de tout mon cœur pouvoir leur montrer (comme a pu le faire James ensuite) que je suis désolée. Ce qu'il raconte me montre que je suis, comme lui, une humaine qui peut faire des erreurs, que (comme dirait une de mes amies): «avant de savoir, on ne sait pas», qu'il ne faut pas s’auto-flageller, même si on n'a pas pu réparer ses erreurs... Je le sais déjà, mais je me dis que l'avoir lu sous la plume de quelqu'un qui n'est pas un de mes proches (donc que je ne peux pas soupçonner de seulement vouloir que j'arrête de culpabiliser) va peut-être m'aider à l'accepter...

Dans ce livre (et un peu dans le premier), le narrateur explique que certains se mettent en tête de clamer que Bob est maltraité (retenu contre son gré, forcé à obéir, voire drogué). Cela m'a horrifiée. Je sais que, malheureusement, beaucoup de gens n'ont rien d'autre à faire que piétiner la vie d'autres qui semblent plus heureux qu'eux. Le savoir n'empêche pas qu'en rencontrer des exemples (par mes lectures ou dans ma vie) me hérisse. Comme l'explique James, il va de soi que si Bob n'était pas heureux avec lui, il y a longtemps qu'il serait parti.

James parle également de l'écriture et de la publication de son premier livre. Au moment de la publication, il dit (et je comprends son appréhension) qu'il pense qu'il aura peu de succès, et que sa description des aspects très durs de la vie dans la rue pourrait ne pas plaire. Pour ma part, ces aspects ne m'ont pas surprise. Dès le départ, le narrateur précise qu'il est en plein sevrage, qu'il joue de la guitare dans la rue... Je ne m'attendais donc pas du tout à lire une histoire décrivant un monde de bisounours. Bien sûr, j'ai été désemparée de lire certaines scènes, mais à chaque fois, je me disais: «De toute façon, Bob est avec toi, alors, tu vas t'en sortir.» Je suis contente que le premier livre ait aidé James et Bob matériellement. J'espère que ses déclinaisons et sa suite les aideront aussi.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Émilie Berger pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Je crois que c'est le premier livre enregistré par cette lectrice. En tout cas, c'est le premier lu par elle que j'écoute. J'ai apprécié sa voix et sa lecture. Elle n'en fait pas trop, n'est pas monotone. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

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mardi, 26 novembre 2019

Un chat des rues nommé Bob, de James Bowen.

Un chat des rues nommé Bob

L'ouvrage:
2007. James, ancien toxicomane, est musicien des rues, et vit dans un logement social. Un jour, sur le paillasson d'un appartement de son immeuble, il trouve un chat famélique, qui lui témoigne de l'affection. Pensant qu'il appartient à celui qui habite l'appartement, il le laisse à contrecœur. Au bout de plusieurs jours à le voir sur ce paillasson, il frappe à la porte. L'homme qui lui ouvre lui apprend qu'il ne connaît pas ce chat. James décide alors de le recueillir, au moins le temps de le retaper.

Critique:
Une fois n'est pas coutume, cette chronique va commencer par un épisode de «La Livrophile raconte sa vie». (D'habitude, c'est Angèle Boutin (cheffe de projet chez Versacom, l'agence qui s'occupait de la communication digitale et relation influenceurs d'Audible.fr) qui a droit à cela, et fait toujours contre mauvaise fortune bon cœur. ;-) )
Depuis que j'ai interviewé Arlette Bratschi (lectrice bénévole à la BBR), nous sommes restées en contact, et nous bavardons joyeusement de nos lectures. Il y a quelque temps, elle m'a parlé d'un témoignage qu'elle avait adoré concernant un homme qui avait trouvé un chat, et avait tout fait pour triompher de son addiction (je n'ai pas retenu si c'était à la drogue ou à l'alcool) pour bien s'occuper de ce chat. Elle ne m'a pas dit le titre, mais m'a assuré que la BBR allait l'enregistrer. Plus tard, j'ai vu que la BBR avait enregistré «Égarés», de Britt Collins, et j'ai été sûre qu'il s'agissait du témoignage que m'avait recommandé Arlette. J'ai donc sauté sur le livre. Il m'a donné un énorme cafard, et je ne l'ai pas chroniqué. J'aurais sûrement larmoyé au long de tout mon écrit. De plus, je ne voulais absolument pas que cela puisse inciter des gens à le lire. En effet, il ne m'a pas plu. Je ne dirai pas pourquoi ici parce que cela gâcherait la découverte à ceux qui voudraient le lire. En outre, cela m'a renvoyée à mes relations avec mes chats, et cette combinaison n'a fait que renforcer mon mal être. Plus tard, j'ai dit à Arlette pourquoi le livre ne m'avait pas plu. Comme elle ne se souvenait pas du titre, mais uniquement du thème, elle a été déçue pour moi, mais n'a pas trop rebondi. J'ai pensé qu'elle avait aussi oublié cet aspect du témoignage. Et voilà qu'en parcourant les nouveautés de la BSR, je suis tombée sur «Le monde selon Bob». Voyant que c'était une suite sur ce thème, j'ai cherché le premier tome. Il avait été enregistré par la BBR, et c'était «Un chat des rues nommé Bob». Je pense que c'est ce livre-là qu'Arlette m'avait recommandé, et non «Égarés».

Ce témoignage m'a beaucoup plu. Une complicité s'établit très vite entre James et Bob, et on comprend bien que chacun a choisi l'autre. Comme je suis très pénible, j'ai un petit reproche: j'ai moins apprécié que le narrateur tente, sitôt Bob guéri, de lui faire réintégrer la rue. Bien sûr, ses raisons sont compréhensibles: il pense ne pas suffire au chat, et en plus, a peur de ne pas pouvoir s'en occuper comme celui-ci le mérite. Il est touchant de voir que le chat a été un genre de douche ou de réveil, faisant comprendre à James qu'il avait une responsabilité, que le félin lui faisait confiance, et que maintenant, l'humain n'avait plus qu'à s'en montrer digne.
J'ai très bien compris que James considère rapidement Bob comme son enfant. Moi-même, je ne vois mes chats qu'ainsi.

Le narrateur décrit donc son parcours. Il ne tombe jamais dans le larmoiement, et n'hésite pas à reconnaître qu'il a eu un mauvais comportement lorsqu'il était adolescent, puis lorsqu'il s'est établi en Angleterre. Je trouve son histoire très positive: il a souhaité donner un foyer à Bob alors qu'il n'avait pas d'argent, il a eu la force de se débarrasser de ses addictions, de regarder sa situation en face... Lorsqu'il n'a plus pu jouer dans les rues, il a voulu faire autre chose... Une seule fois, il a failli céder au désespoir, et étant donné les circonstances, je l'ai compris.
Quant à Bob, je ne sais pas trop quoi en dire. Pour moi, tous les chats sont comme il est décrit, donc je n'ai pas du tout été étonnée de découvrir qu'il fait fondre tous ceux qui le rencontrent. Bien sûr, chaque chat a ses particularités, et celles de Bob sont sympathiques, mais connaissant les petits félins, elles ne m'ont pas surprise, et m'ont captivée. L'un de ses actes (dans un des derniers chapitres) m'a beaucoup fait rire. Mes chats n'ont pas encore fait ça.

Ce livre aussi m'a renvoyée à ma relation avec mes chats, à ce que je fais de bien (si je ne précise pas que je fais de bonnes choses, mon amie Cathy (dite la limace) va me fouetter), à ce que j'ai fait de mal, à ceux dont l'absence me fera toujours mal. Je suis heureuse d'avoir lu ce livre où un humain et son chat sont si unis. Je suis contente, car la suite m'attend! :-)

Éditeur: Pocket.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Paul Beer pour la Bibliothèque Braille Romande.
J'apprécie ce lecteur qui n'en fait jamais trop, mais n'est pas non plus monotone.

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samedi, 24 août 2019

Marie et Bronia: le pacte des soeurs, de Natacha Henry.

Marie et Bronia: le pacte des soeurs

L'ouvrage:
Natacha Henry raconte la vie de la famille Sklodowski, et notamment le parcours de Bronia et Marie, future Marie Curie.

Critique:
Avant de lire ce roman, j'en savais très peu concernant Marie Curie, et j'ignorais tout de sa soeur. C'est d'abord sur ce plan que le livre m'a plu: j'ai appris beaucoup de choses sur elles et leur famille. Je ne sais pas à quel point l'autrice s'est documentée et jusqu'où elle a laissé agir son imagination, mais je trouve qu'elle a su créer une ambiance, et parler des personnages avec coeur et sensibilité. Je pense que si ce roman avait été écrit alors que j'étais adolescente, il m'aurait beaucoup plu, et j'en aurais parlé à mon professeur de physique.

J'ai beaucoup apprécié l'amour et la complicité entre Marie et Bronia, mais aussi entre celles-ci et leur père. Il est touchant de lire que chacun se préoccupait des autres, de découvrir la teneur du pacte liant Marie et Bronia, de voir que leur père est toujours fier de ses filles, et que ce sont ses préceptes et son éducation qui les ont rendues opiniâtres, toujours volontaires et prêtes à se battre pour leurs aspirations. J'ai également apprécié que Bronia et Marie réalisent très vite que quand on veut obtenir quelque chose, si on s'en donne les moyens, on peut y arriver. Bien sûr, je sais que parfois, on aura beau être prêt à se donner les moyens, être prêt à travailler d'arrache-pied et à faire preuve de courage, on ne pourra pas obtenir ce qu'on souhaite (j'en sais quelque chose). Mais ici, les deux soeurs savaient qu'il y avait une solution, et malgré les obstacles et le découragement qui a pu les saisir parfois, chacune a fait ce qu'elle a pu. C'est surtout Marie qui a été victime de découragement, de mésestime, voire de dégoût de soi.

Je ne sais pas si c'est possible, mais j'aimerais bien lire la thèse de Bronia. Je ferai des recherches, elle a peut-être été conservée et est peut-être accessible quelque part.

Je suis contente que Natacha Henry finisse son roman par une petite explication concernant le devenir de chaque personnage. J'aurais trouvé un goût d'inachevé au livre si elle ne l'avait pas fait.

L'intrigue est bien construite, bien menée, il n'y a pas de temps morts. J'imagine qu'il n'est pas facile de rassembler des faits et de les articuler, recréant ce qu'a dû être la vie de quelqu'un, ses pensées, ses émotions. De plus, l'autrice a pris le pari d'en faire un roman pour la jeunesse. Je pense que cela a accru la difficulté. Pour moi, Natacha Henry relève très bien le défi. J'ai quand même eu un peu de mal au tout début du roman, parce que je trouvais que les choses étaient décrites de manière un peu mièvre, mais cela n'a pas duré, et cela n'a pas gâché ma lecture.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Florine Orphelin.

C'est le troisième livre enregistré par cette comédienne que je lis. Une fois encore, son interprétation m'a plu. Elle ne fait jamais d'effets de voix indésirables, et rend très bien l'ambiance ainsi que les sentiments des personnages.

Pour information, la structure du livre n'est pas totalement respectée: quelques chapitres sont coupés en deux pistes.

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