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jeudi, 28 novembre 2019

Le monde selon Bob, de James Bowen.

Le monde selon Bob

L'ouvrage:
James Bowen nous raconte la suite de ses aventures avec Bob, son chat.

Critique:
Tout comme «Un chat des rues nommé Bob», ce témoignage m'a beaucoup plu. Je pensais ne pas le chroniquer, parce qu'il me semblait qu'à part: «Ce livre est très bien, lisez-le!», j'avais peur de ne pas savoir quoi dire. Et puis...

À un moment, James fait une sorte d'auto-critique. Il admet qu'il n'a pas su saisir les signes d'amitié envoyés par Bob lorsque lui (James) avait mal à la jambe. Par la suite, grâce aux explications de Belle, il comprend. Lorsqu'il tombe à nouveau malade, il sait interpréter ce que fait Bob, et en quelque sorte, se rachète. Ce passage m'a beaucoup marquée, parce que le narrateur reconnaît ses torts sans en faire trop, explique pourquoi il n'avait pas su voir les intentions de son petit compagnon, et affirme qu'il ne fera plus cette erreur. Sans fioritures, le narrateur nous dit: «Je me suis trompé, j'ai mal agi envers Bob, je le reconnais, ça n'arrivera plus.» Cela m'a parlé parce que je pense avoir fait des erreurs de ce genre avec certains de mes chats, et je voudrais de tout mon cœur pouvoir leur montrer (comme a pu le faire James ensuite) que je suis désolée. Ce qu'il raconte me montre que je suis, comme lui, une humaine qui peut faire des erreurs, que (comme dirait une de mes amies): «avant de savoir, on ne sait pas», qu'il ne faut pas s’auto-flageller, même si on n'a pas pu réparer ses erreurs... Je le sais déjà, mais je me dis que l'avoir lu sous la plume de quelqu'un qui n'est pas un de mes proches (donc que je ne peux pas soupçonner de seulement vouloir que j'arrête de culpabiliser) va peut-être m'aider à l'accepter...

Dans ce livre (et un peu dans le premier), le narrateur explique que certains se mettent en tête de clamer que Bob est maltraité (retenu contre son gré, forcé à obéir, voire drogué). Cela m'a horrifiée. Je sais que, malheureusement, beaucoup de gens n'ont rien d'autre à faire que piétiner la vie d'autres qui semblent plus heureux qu'eux. Le savoir n'empêche pas qu'en rencontrer des exemples (par mes lectures ou dans ma vie) me hérisse. Comme l'explique James, il va de soi que si Bob n'était pas heureux avec lui, il y a longtemps qu'il serait parti.

James parle également de l'écriture et de la publication de son premier livre. Au moment de la publication, il dit (et je comprends son appréhension) qu'il pense qu'il aura peu de succès, et que sa description des aspects très durs de la vie dans la rue pourrait ne pas plaire. Pour ma part, ces aspects ne m'ont pas surprise. Dès le départ, le narrateur précise qu'il est en plein sevrage, qu'il joue de la guitare dans la rue... Je ne m'attendais donc pas du tout à lire une histoire décrivant un monde de bisounours. Bien sûr, j'ai été désemparée de lire certaines scènes, mais à chaque fois, je me disais: «De toute façon, Bob est avec toi, alors, tu vas t'en sortir.» Je suis contente que le premier livre ait aidé James et Bob matériellement. J'espère que ses déclinaisons et sa suite les aideront aussi.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Émilie Berger pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Je crois que c'est le premier livre enregistré par cette lectrice. En tout cas, c'est le premier lu par elle que j'écoute. J'ai apprécié sa voix et sa lecture. Elle n'en fait pas trop, n'est pas monotone. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

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mardi, 26 novembre 2019

Un chat des rues nommé Bob, de James Bowen.

Un chat des rues nommé Bob

L'ouvrage:
2007. James, ancien toxicomane, est musicien des rues, et vit dans un logement social. Un jour, sur le paillasson d'un appartement de son immeuble, il trouve un chat famélique, qui lui témoigne de l'affection. Pensant qu'il appartient à celui qui habite l'appartement, il le laisse à contrecœur. Au bout de plusieurs jours à le voir sur ce paillasson, il frappe à la porte. L'homme qui lui ouvre lui apprend qu'il ne connaît pas ce chat. James décide alors de le recueillir, au moins le temps de le retaper.

Critique:
Une fois n'est pas coutume, cette chronique va commencer par un épisode de «La Livrophile raconte sa vie». (D'habitude, c'est Angèle Boutin (cheffe de projet chez Versacom, l'agence qui s'occupait de la communication digitale et relation influenceurs d'Audible.fr) qui a droit à cela, et fait toujours contre mauvaise fortune bon cœur. ;-) )
Depuis que j'ai interviewé Arlette Bratschi (lectrice bénévole à la BBR), nous sommes restées en contact, et nous bavardons joyeusement de nos lectures. Il y a quelque temps, elle m'a parlé d'un témoignage qu'elle avait adoré concernant un homme qui avait trouvé un chat, et avait tout fait pour triompher de son addiction (je n'ai pas retenu si c'était à la drogue ou à l'alcool) pour bien s'occuper de ce chat. Elle ne m'a pas dit le titre, mais m'a assuré que la BBR allait l'enregistrer. Plus tard, j'ai vu que la BBR avait enregistré «Égarés», de Britt Collins, et j'ai été sûre qu'il s'agissait du témoignage que m'avait recommandé Arlette. J'ai donc sauté sur le livre. Il m'a donné un énorme cafard, et je ne l'ai pas chroniqué. J'aurais sûrement larmoyé au long de tout mon écrit. De plus, je ne voulais absolument pas que cela puisse inciter des gens à le lire. En effet, il ne m'a pas plu. Je ne dirai pas pourquoi ici parce que cela gâcherait la découverte à ceux qui voudraient le lire. En outre, cela m'a renvoyée à mes relations avec mes chats, et cette combinaison n'a fait que renforcer mon mal être. Plus tard, j'ai dit à Arlette pourquoi le livre ne m'avait pas plu. Comme elle ne se souvenait pas du titre, mais uniquement du thème, elle a été déçue pour moi, mais n'a pas trop rebondi. J'ai pensé qu'elle avait aussi oublié cet aspect du témoignage. Et voilà qu'en parcourant les nouveautés de la BSR, je suis tombée sur «Le monde selon Bob». Voyant que c'était une suite sur ce thème, j'ai cherché le premier tome. Il avait été enregistré par la BBR, et c'était «Un chat des rues nommé Bob». Je pense que c'est ce livre-là qu'Arlette m'avait recommandé, et non «Égarés».

Ce témoignage m'a beaucoup plu. Une complicité s'établit très vite entre James et Bob, et on comprend bien que chacun a choisi l'autre. Comme je suis très pénible, j'ai un petit reproche: j'ai moins apprécié que le narrateur tente, sitôt Bob guéri, de lui faire réintégrer la rue. Bien sûr, ses raisons sont compréhensibles: il pense ne pas suffire au chat, et en plus, a peur de ne pas pouvoir s'en occuper comme celui-ci le mérite. Il est touchant de voir que le chat a été un genre de douche ou de réveil, faisant comprendre à James qu'il avait une responsabilité, que le félin lui faisait confiance, et que maintenant, l'humain n'avait plus qu'à s'en montrer digne.
J'ai très bien compris que James considère rapidement Bob comme son enfant. Moi-même, je ne vois mes chats qu'ainsi.

Le narrateur décrit donc son parcours. Il ne tombe jamais dans le larmoiement, et n'hésite pas à reconnaître qu'il a eu un mauvais comportement lorsqu'il était adolescent, puis lorsqu'il s'est établi en Angleterre. Je trouve son histoire très positive: il a souhaité donner un foyer à Bob alors qu'il n'avait pas d'argent, il a eu la force de se débarrasser de ses addictions, de regarder sa situation en face... Lorsqu'il n'a plus pu jouer dans les rues, il a voulu faire autre chose... Une seule fois, il a failli céder au désespoir, et étant donné les circonstances, je l'ai compris.
Quant à Bob, je ne sais pas trop quoi en dire. Pour moi, tous les chats sont comme il est décrit, donc je n'ai pas du tout été étonnée de découvrir qu'il fait fondre tous ceux qui le rencontrent. Bien sûr, chaque chat a ses particularités, et celles de Bob sont sympathiques, mais connaissant les petits félins, elles ne m'ont pas surprise, et m'ont captivée. L'un de ses actes (dans un des derniers chapitres) m'a beaucoup fait rire. Mes chats n'ont pas encore fait ça.

Ce livre aussi m'a renvoyée à ma relation avec mes chats, à ce que je fais de bien (si je ne précise pas que je fais de bonnes choses, mon amie Cathy (dite la limace) va me fouetter), à ce que j'ai fait de mal, à ceux dont l'absence me fera toujours mal. Je suis heureuse d'avoir lu ce livre où un humain et son chat sont si unis. Je suis contente, car la suite m'attend! :-)

Éditeur: Pocket.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jean-Paul Beer pour la Bibliothèque Braille Romande.
J'apprécie ce lecteur qui n'en fait jamais trop, mais n'est pas non plus monotone.

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samedi, 24 août 2019

Marie et Bronia: le pacte des soeurs, de Natacha Henry.

Marie et Bronia: le pacte des soeurs

L'ouvrage:
Natacha Henry raconte la vie de la famille Sklodowski, et notamment le parcours de Bronia et Marie, future Marie Curie.

Critique:
Avant de lire ce roman, j'en savais très peu concernant Marie Curie, et j'ignorais tout de sa soeur. C'est d'abord sur ce plan que le livre m'a plu: j'ai appris beaucoup de choses sur elles et leur famille. Je ne sais pas à quel point l'autrice s'est documentée et jusqu'où elle a laissé agir son imagination, mais je trouve qu'elle a su créer une ambiance, et parler des personnages avec coeur et sensibilité. Je pense que si ce roman avait été écrit alors que j'étais adolescente, il m'aurait beaucoup plu, et j'en aurais parlé à mon professeur de physique.

J'ai beaucoup apprécié l'amour et la complicité entre Marie et Bronia, mais aussi entre celles-ci et leur père. Il est touchant de lire que chacun se préoccupait des autres, de découvrir la teneur du pacte liant Marie et Bronia, de voir que leur père est toujours fier de ses filles, et que ce sont ses préceptes et son éducation qui les ont rendues opiniâtres, toujours volontaires et prêtes à se battre pour leurs aspirations. J'ai également apprécié que Bronia et Marie réalisent très vite que quand on veut obtenir quelque chose, si on s'en donne les moyens, on peut y arriver. Bien sûr, je sais que parfois, on aura beau être prêt à se donner les moyens, être prêt à travailler d'arrache-pied et à faire preuve de courage, on ne pourra pas obtenir ce qu'on souhaite (j'en sais quelque chose). Mais ici, les deux soeurs savaient qu'il y avait une solution, et malgré les obstacles et le découragement qui a pu les saisir parfois, chacune a fait ce qu'elle a pu. C'est surtout Marie qui a été victime de découragement, de mésestime, voire de dégoût de soi.

Je ne sais pas si c'est possible, mais j'aimerais bien lire la thèse de Bronia. Je ferai des recherches, elle a peut-être été conservée et est peut-être accessible quelque part.

Je suis contente que Natacha Henry finisse son roman par une petite explication concernant le devenir de chaque personnage. J'aurais trouvé un goût d'inachevé au livre si elle ne l'avait pas fait.

L'intrigue est bien construite, bien menée, il n'y a pas de temps morts. J'imagine qu'il n'est pas facile de rassembler des faits et de les articuler, recréant ce qu'a dû être la vie de quelqu'un, ses pensées, ses émotions. De plus, l'autrice a pris le pari d'en faire un roman pour la jeunesse. Je pense que cela a accru la difficulté. Pour moi, Natacha Henry relève très bien le défi. J'ai quand même eu un peu de mal au tout début du roman, parce que je trouvais que les choses étaient décrites de manière un peu mièvre, mais cela n'a pas duré, et cela n'a pas gâché ma lecture.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Florine Orphelin.

C'est le troisième livre enregistré par cette comédienne que je lis. Une fois encore, son interprétation m'a plu. Elle ne fait jamais d'effets de voix indésirables, et rend très bien l'ambiance ainsi que les sentiments des personnages.

Pour information, la structure du livre n'est pas totalement respectée: quelques chapitres sont coupés en deux pistes.

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mardi, 13 août 2019

Une semaine sur deux (ou presque), de Sabrina Marchese.

Une semaine sur deux (ou presque)

L'ouvrage:
La narratrice a trente-cinq ans, et elle a rencontré l'amour de sa vie. Elle est même enceinte. Elle remercie l'univers de ce grand bonheur. Mais il faut compter avec un autre paramètre: Lisa, quatre ans, fille que son cher et tendre a eue avec celle qui est maintenant son ex, Christiane. Lisa ne sera pas facile à apprivoiser.

Critique:
La narratrice disant certaines choses (comme son métier) qui donnent à penser que cet écrit est fortement autobiographique, j'ai décidé de le considérer comme un témoignage. Voilà pourquoi ma chronique est dans cette catégorie du blog.

Ce livre m'a beaucoup plu. Sabrina Marchese décrit chaque situation avec lucidité, et ne perd aucune occasion d'exercer sa causticité, de placer une remarque qui fait mouche, comme lorsqu'elle évoque des situations difficiles. De plus, c'est naturel. Je précise cela parce qu'on pourrait penser que caser des traits d'humour partout rend le récit poussif et lourd. Ici, ce n'est absolument pas le cas, il n'y a aucune exagération. L'ouvrage est semé de diverses émotions (bonheur, inquiétude, colère, chagrin, frustration...), mais l'humour de l'autrice tombe toujours à point nommé. Elle souffre de certaines situations, mais les dédramatise en en riant. Elle n'exagère jamais, et si parfois, l'humour n'est pas de mise, elle n'en fait pas.
Elle parvient à se moquer d'elle-même, par exemple lorsqu'elle se rend compte qu'elle va devoir abandonner l'alcool le temps de sa grossesse.
Elle évoque son triste passé amoureux avec verve. Il suffit de lire le nom (largement mérité) dont elle a affublé son ex pour ce livre (monsieur Connard) pour être amusé. À travers son expérience avec ce mufle, elle montre que malheureusement, la situation d'une personne s'aplatissant devant celui qui ne cesse de la rabaisser se retrouve encore et toujours. J'espère que d'autres maltraitées par des messieurs Connard liront ce témoignage, et quitteront vite fait bien fait leur tourmenteur.

Sans tomber dans la mièvrerie, Sabrina Marchese décrit l'amour incommensurable d'une mère pour son enfant. Je savais certaines choses, mais je trouve qu'elle exprime tout cela très bien. Moi qui n'ai pas d'enfants et n'en veux pas, cela m'a parlé.
Cela lui donne l'occasion de parler de sa relation avec sa mère. Là encore, le récit qu'elle en fait n'est ni mièvre, ni exhibitionniste, ni grandiloquent. Elle trouve les mots justes pour faire passer ses émotions.

Et Lisa, dans tout ça? En effet, le titre et la quatrième de couverture parlent de la fillette comme étant au centre de l'histoire, et mon résumé pourrait aussi le laisser croire. J'ai d'abord voulu parler du reste pour montrer que bien que l'enfant occupe une grande place, elle n'est pas la seule.
Elle agit comme beaucoup d'enfants ballottés entre ses parents doivent le faire. Dans beaucoup de cas de familles recomposées, on entend l'un des parents dire que l'autre monte l'enfant contre lui. Or, ici, si Christiane a certainement une part de responsabilité, c'est Lisa qui s'amuse à dire ceci et cela pour que sa mère croie que son père ne s'occupe pas d'elle comme il le devrait. Et bien sûr, les relations avec la narratrice ne sont pas de tout repos. Je dois confesser que j'ai bien ri en entendant la remarque (adressée au lecteur) de la narratrice après que Lisa lui a dit «Je veux plus te voir!». D'une manière générale, le lecteur ne pourra s'empêcher de plaindre Lisa dont le monde est bouleversé, mais souhaitera ne jamais, au grand jamais, se retrouver dans la situation de la narratrice qui, elle, gère tout cela du mieux qu'elle peut. Malgré sa bonne humeur à toute épreuve, ses propos indiquent que certains moments ont été extrêmement difficiles. Si elle peut rire de cela aujourd'hui, cela veut dire (comme elle le sous-entend à la fin) que les choses tendent à s'améliorer.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sabrina Marchese.

Non seulement le livre m'a beaucoup plu, mais l'interprétation de la comédienne aussi. Elle est toujours dans le ton. Lorsque des remarques humoristiques se glissent dans une anecdote plutôt grave, elle fait cela subtilement, toujours avec l'intonation adéquate. Lorsqu'il s'agit de prendre une voix enfantine pour le rôle de Lisa, la comédienne ne cabotine jamais. Elle adopte encore et toujours, l'intonation et le timbre de voix appropriés. Je suis très déçue que les autres livres qu'elle a enregistrés ne me tentent pas. J'espère que les suivants me tenteront.

Pour ceux que cela intéresse... La première fois que j'ai lu le nom de Sabrina Marchese, c'était sur Audible.fr, parce qu'elle avait enregistré un livre. Faisant immédiatement des associations d'idées (du style Philippe Ogouz et Virginie Ogouz, Guillaume Orsat et Alice Orsat), je me suis empressée de penser que Sabrina Marchese devait avoir une vingtaine d'années, et était la fille de Michelangelo Marchese (comédien dont j'apprécie beaucoup le jeu, et qui m'a très gentiment accordé une interview en 2013). Maintenant que j'ai lu «Une semaine sur deux (ou presque)», force m'est de constater que cela n'est pas possible. Ma curiosité fait que je me demande quel est son lien de parenté avec ce comédien. Il pourrait être l'homme qu'elle aime (ils se seraient mariés après les événements racontés dans ce livre), mais certaines choses me font penser que ce n'est pas le cas. Il pourrait être son frère, mais elle ne mentionne pas que son frère est comédien, ou alors, j'ai raté ce passage. Conclusion: La Livrophile va torturer son (très petit) cerveau à la recherche de l'explication qui collerait avec les indices donnés dans le livre.

En général, je râle lorsque la structure d'un livre n'est pas respectée. Ici, elle ne l'est pas, et cela ne me fait pas plaisir, mais je crois que pour l'éditeur, cela aurait été périlleux. Il me semble que le format Audible ne permet pas de très petits fichiers, et les chapitres de ce livre sont très courts. Certains durent une vingtaine de secondes.

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lundi, 12 novembre 2018

The commitment, de Dan Savage.

The commitment

L'ouvrage:
Dan et Terry sont ensemble depuis dix ans. Ils ont un fils, DJ. La mère de Dan aimerait qu'il se marie. Dan est superstitieux, et craint que le mariage détruise leur relation. Terry, lui, allègue qu'il ne veut pas agir comme les hétérosexuels. De plus, ils vivent dans un état où le mariage de personnes du même sexe est illégal. S'ils se mariaient, ce serait au Canada. Ensuite, cela ne serait pas reconnu dans leur lieu de résidence.

Critique:
Je ne connaissais pas du tout Dan Savage. Lorsque je me suis aperçue que ce livre était un témoignage (le narrateur parle de lui-même comme étant Dan Savage), j'ai fait des recherches. Cela m'a révélé pourquoi je ne le connaissais pas: il est connu aux États-Unis, et pas en France. En tout cas, après la lecture de «The commitment», je suis sûre de lire d'autres livres de lui, car ce témoignage m'a beaucoup plu. Il ne raconte pas seulement les hésitations du couple qui examine la question du mariage. Il analyse aussi les arguments des uns et des autres contre le mariage homosexuel, voire l'homosexualité. Je le trouve très posé (même lorsqu'il vilipende les homophobes), et j'aime beaucoup ses arguments qui sont les miens depuis longtemps.

L'auteur ne tombe jamais dans la lamentation. Le livre est placé sous le signe de l'humour. Bien sûr, il y a des passages graves, mais le rire est omniprésent. Par exemple, DJ ne veut pas que ses parents se marient parce que, pour lui, un homme doit épouser une femme. C'est quand même triste qu'un enfant de six ans pense ainsi, même si on se dit qu'en grandissant, il réfléchira et pourra changer d'avis. Mais lorsque DJ explique ses réticences, le texte n'est jamais larmoyant. Il y a même une scène très amusante où l'enfant tente de rouler des yeux en signe de désapprobation, et où Dan dit à Terry (qui ne peut voir DJ): «Il acquiesce.», provoquant les protestations indignées de l'enfant.

Ce que Dan mous décrit de sa famille m'a plu. Sa mère est un peu dirigiste, mais il est toujours évident qu'elle agit par amour. Là encore, certaines scènes sont à la fois graves et drôles. Par exemple, Judy argumente avec conviction en faveur du mariage de Dan et Terry, puis on se rend compte qu'il y avait davantage de tequilla que prévu dans son margarita... ;-)

Un témoignage tendre, grave, drôle, qui soulève d'importantes questions, un appel à la tolérance et à l'apaisement. À lire!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Paul Michael Garcia pour les éditions Blackstone audio.

Je connais peu ce comédien. J'ai beaucoup aimé son interprétation. Il rend parfaitement la gravité teintée d'humour de l'auteur. Il ne modifie pas trop sa voix pour les différents personnages, ce que j'ai apprécié. Sans efforts apparents, il rend le texte de manière naturelle. Il semblerait qu'il ait enregistré un autre livre de Dan Savage, mais il le lit avec une comédienne que je n'aime pas trop. À voir, donc...

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