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jeudi, 26 mai 2016

Le voleur de brosses à dents, d'Églantine Éméyé.

Le voleur de brosses à dents

Note: Cette chronique n'a pas été facile à écrire. Il me semble qu'elle est assez fade, et ne rend pas vraiment justice à ce témoignage. J'en suis désolée.

L'ouvrage:
Églantine Éméyé est journaliste et animatrice de télévision. Dans ce livre, elle raconte le tournant qu'a pris sa vie après la découverte que son second fils, Samy, était épileptique, autiste, et polyhandicapé.

Critique:
Églantine Éméyé partage son expérience de manière à la fois grave et drôle. Elle raconte comment se sont passées les choses, mais aussi, informe. Outre quelques médecins qui furent très mous, des psychologues qui furent trop rigides, elle évoque l'absurdité du fonctionnement de certaines structures. Par exemple, pour renouveler l'allocation de Samy, Églantine doit se présenter à la maison du handicap avec lui. Elle tente d'expliquer que ce sera compliqué, car les nouveaux lieux stressent Samy, et qu'il l'exprime comme il peut (souvent bruyamment), et qu'il faudrait plutôt que la personne se déplace. Celle-ci refuse. De plus, les dossiers à remplir sont souvent compliqués et renferment certaines incohérences... J'étais en terrain connu lorsque je lisais ces passages. Ils sont d'autant plus révoltants que la vie de Samy et de sa famille est déjà très compliquée.

Quant aux différents «spécialistes» à qui l'enfant fut confié, l'auteur a rencontré ceux qui étaient coincés dans leur méthode et ne veulent pas en dévier d'un millimètre, mais aussi ceux qui, plus ouverts, tentaient différentes choses, cherchaient à s'informer... Je n'ai pas été surprise de lire à quel point les ressources sont minces lorsqu'on a un enfant autiste, sachant qu'il y a divers degrés, diverses formes d'autisme. Par ailleurs, Samy n'est pas seulement autiste. L'auteur apporte quelques solutions, et explique (à juste titre) qu'il faut se prémunir contre les idées reçues qui peuvent circuler, comme par exemple l'enveloppement. Je n'avais jamais entendu parler de ce concept. Églantine Éméyé explique qu'il est décrié, ce que j'ai pu constater après quelques recherches. Comme elle, je me demande si ceux qui la décrient l'ont essayée, et si oui, cela fut-il fait correctement? De toute façon, je suis convaincue que dans n'importe quel cas, une bonne méthode appliquée intelligemment ne pourra pas avoir d'effets néfastes. En effet, la façon de faire peut rendre n'importe quelle méthode inepte, si bien pensée soit-elle.

L'auteur parle également des gens qui s'occupent de son fils sans avoir été sérieusement formés. Je sais d'expérience qu'elle n'exagère pas. J'irai même plus loin en disant que le système (pour des raisons administratives) préférera mettre quelqu'un de non formé en face d'une personne handicapée plutôt que quelqu'un de formé, ayant en plus fait ses preuves sur le terrain.

Une autre force de ce témoignage est son optimisme. À partir du moment où Églantine a pleinement accepté le handicap de son fils, elle a tenté de faire en sorte que le rire ne soit jamais banni de sa maison. Son fils aîné, Marco, prend vite le pli, et se révèle un formidable vecteur de rire. Comme tout être humain, il y a des moments où Églantine et Marco craquent, où ils ont besoin de l'exprimer. L'un de ces moments a été transformé en partie de rire, car Marco et Richard (le compagnon d'Églantine) ont organisé la révolution, défilant avec des banderoles, et signifiant joyeusement leur mécontentement.
Je me suis également beaucoup amusée à la lecture de la correspondance entre Marco et la petite souris.
Ce n'est que deux exemples, mais le livre fourmille de situations où les protagonistes choisissent le rire.

L'auteur raconte son quotidien. Elle ne larmoie pas. Elle dit les choses, partage ses sentiments, ses incertitudes, ses frustrations, ses espoirs. Elle est lucide quant à ses réactions, quant au chemin qu'il lui a fallu parcourir... Elle raconte cela sans fausse pudeur, sans excès.

Après ma lecture, j'ai fait des recherches sur Églantine Éméyé et son histoire. J'ai ainsi lu un article où Olivia Cattan, présidente de l'association SOS Autisme s'indigne qu'Églantine Éméyé ait avoué avoir eu envie de frapper Samy, et qu'elle l'ait placé dans un hôpital à 900 kilomètres de chez elle. Il ne faut pas oublier que chaque personne handicapée est différente, chaque handicap a différents degrés (l'autiste en est un exemple très parlant). J'imagine bien Églantine, au milieu de la nuit, face à son enfant hurlant et s'auto-mutilant. À sa place, j'aurais sûrement, parfois, des envies de frapper. Nier cela et s'indigner contre ceux qui le reconnaissent, est, à mon avis, de la fausse bien-pensance, de l'hypocrisie. Certes, la première victime, c'est Samy. C'est lui qui ne parvient pas à se faire comprendre, mais pourquoi vouloir nier qu'il peut y avoir des moments où le parent ressent une telle impuissance, une telle frustration, un tel épuisement qu'il en vient à penser cela?
Quant à ce qui est de l'éloignement de Samy, l'hôpital San Salvadour est la seule structure adaptée qu'Églantine ait trouvé où Samy se sente bien. La jeune femme a douloureusement appris à différencier ses sentiments de ceux de Samy, et force lui a été de constater que son fils était mieux dans cet hôpital. Je ne comprends pas de quel droit on se permet de juger les actes de cette mère. Comme tous les parents d'enfants handicapés, elle tente de faire au mieux avec ce qu'elle a. Personne ne peut se mettre à sa place.

Remarques annexes:
Il paraît que la mère de la narratrice fait un gâteau au chocolat divin. Si par hasard, un jour, Églantine Éméyé passait par ce blog, je serais à la fois ravie et très touchée qu'elle m'en donne la recette. Le mien ne sera sûrement pas aussi bon, car outre une bonne recette, il faut le savoir-faire de celui qui la fait. De plus, il est peut-être impossible de me la donner si c'est un secret de famille, mais on ne sait jamais.
J'ai trouvé amusant que les soeurs Éméyé aient toutes des prénoms se terminant en «ine».

Je ne peux terminer cette chronique sans vous faire part d'une anecdote. Fin octobre, mon mari m'a raconté avoir vu Églantine Éméyé parlant de son livre dans l'émission de Laurent Ruquier. Il me parle du sujet, m'explique certaines choses.
La Livrophile: -Bof, je ne le lirai pas, son livre. J'ai lu «House rules», les Daniel Tammet, je risque de m'ennuyer.
Miguel: -Oui, mais là, c'est un autre point de vue. Et puis elle raconte l'inertie de la France. C'est un témoignage intéressant.
Quelques heures plus tard, je regarde quels livres sont en cours de lecture à la BSR (l'une des bibliothèques sonores qui m'approvisionnent en livres). Je tombe sur «Le voleur de brosses à dents». Je commence par m'amuser de la coïncidence. Puis je vois que la lectrice qui s'en charge est ma lectrice préférée de la BSR. Après avoir un peu râlé, j'ai pris le parti d'essayer ce livre, sachant que j'ai souvent tenté des livres dont le résumé me semblait inintéressant parce qu'ils étaient lus par cette lectrice, et que, souvent, mes «préjugés» ont été balayés. Cela fut encore le cas pour ce témoignage. Je pense que cela vient du fait que la lectrice en question choisit souvent ses lectures, et que comme moi, elle n'aime pas ce qui est niais.

Éditeur: Robert Laffont.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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jeudi, 17 décembre 2015

Instant mom, de Nia Vardalos.

Instant mom

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Nia Vardalos raconte comment elle a adopté Ilaria.

Critique:
Étant plus sensible aux voix des comédiens de doublage, c'est leurs noms que je retiens et que je cherche à connaître, et non ceux des acteurs. Cela explique en partie pourquoi je ne connaissais pas la scénariste et actrice Nia Vardalos.
Son témoignage se lit comme un roman. Elle l'a surtout écrit pour aider (même modestement) ceux qui souhaitent adopter en leur montrant qu'il y a une possibilité que peu connaissent: adopter des enfants émancipés et placés en famille d'accueil. En outre, il est agréable de lire que Nia et Ian (son mari) ont rencontré des assistants sociaux compétents, humains, réellement préoccupés du bonheur des enfants.

Au long de son livre, Nia Vardalos explique et montre, par plusieurs exemples, que son mari et elle adorent rire de beaucoup de choses. Parfois, c'en est infantile. Personnellement, je suis un peu comme eux, donc je me retrouve dans les âneries données en exemple. Cependant, il est facile de comprendre leur nervosité lorsque Nia évoque la visite des assistants sociaux. Ils ne connaissent pas du tout ce couple, et les voir rire de n'importe quoi ou faire des blagues idiotes pourrait paraître incongru.

Mais c'est aussi grâce à ce rire qu'ils donneront confiance à Ilaria, au début, alors que celle-ci, par peur, se révoltera contre eux. L'humour et l'amour, tels sont les valeurs prônées par Ian et Nia. Celle-ci invite d'ailleurs son lecteur à rire gentiment d'elle dans certaines situations. Je partage leur opinion, mais je suis sceptique quant au fait que cela puisse rendre les choses plus faciles dans toutes les situations. Malheureusement, on tombe souvent sur des gens qui ne veulent pas comprendre, et qui, malgré tout, ne le voudront jamais. Nia et Ian prônent également le respect, la discussion. Pour illustrer cela, Nia raconte une anecdote arrivée lorsqu'Ilaria était au jardin d'enfants. Une fillette met du sable dans les yeux d'Ilaria, et comprend la portée de ce qu'elle a fait lorsque la maîtresse lui montre qu'Ilaria a mal. C'est une jolie histoire, mais malheureusement, beaucoup de choses ne se règlent pas ainsi.

À un moment, l'auteur tente de combattre l'idée qui veut que certains ne souhaitent pas adopter un enfant qui a souffert, de peur de mauvaises surprises: déséquilibre mental, tendance à la violence, etc. Ses arguments sont très convaincants, notamment lorsqu'elle évoque un adolescent qui a tué ses parents. Il n'était pas adopté. Je pense que la peur des gens vient surtout de l'inconnu. On ne sait pas comment l'enfant a digéré et assimilé ses souffrances...

Outre le récit d'une adoption et de l'acclimatation d'une enfant à sa famille, ce témoignage montre, d'une manière générale, que si chacun y mettait du sien, le monde irait beaucoup mieux. D'autre part, j'ai été touchée du profond respect et de l'amour inconditionnel qu'Ian, Nia, et Ilaria portent à leurs animaux, et aux animaux en général.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Nia Vardalos pour les éditions Harper Audio.

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jeudi, 10 septembre 2015

Promenons-nous dans les bois, de Bill Bryson.

Promenons-nous dans les bois

L'ouvrage:
Bill Bryson raconte sa randonnée à travers le sentier des Appalaches.

Critique:
Je ne suis pas adepte de ce genre de récits, mais ayant beaucoup aimé «American rigolos», j'ai pensé que la verve de Bill Bryson rendrait le tout intéressant. C'est en partie le cas. En effet, les péripéties de la randonnée sont racontées de manière humoristique, ou tout au moins, de façon à ce qu'elles se démarquent dans l'esprit du lecteur. Par exemple, lorsque Bill pense rencontrer un ours, comment ne pas rire lorsque Stephen Katz (son ami et compagnon de randonnée) lui propose son coupe-ongles au cas où la bête attaquerait? D'autant que cela contraste avec les quelques récits propres à glacer le sang que Bill raconte au début, et qui évoquent des randonneurs rencontrant des ours.

Katz lui-même est assez haut en couleur. Dès le début, je pensais qu'il ne tiendrait pas deux jours. Il est tout de suite évident qu'il n'est pas préparé à cette expédition. Cela se confirme lorsque pour s'alléger, il se débarrasse d'éléments assez importants. Il m'a souvent exaspérée au long du récit, car il semblait ne pas comprendre où était l'essentiel. Cependant, non seulement il a parcouru le même trajet que Bill (un peu plus lentement certes), mais malgré son inconséquence, il a su être là quand il le fallait. En outre, je pense que je n'aurais pas parcouru tous ces kilomètres dans ces conditions si j'avais été à sa place. Je comprends que Bill ait souhaité communier avec la nature, voir certains paysages, tout en faisant de l'exercice. Cependant, entre le froid coupant de mars et la chaleur écrasante d'août, sans parler des insectes, du caractère au mieux étrange au pire grossier d'autres randonneurs, j'aurais très vite déclaré forfait.

Parmi les aventures vécues par le narrateur, certaines paraîtront vraiment très étranges. Ainsi, celle des chauffeurs de taxi qui semblent ne pas vouloir travailler. J'ai aussi eu peine à croire à l'existence de quelqu'un qui soit réellement comme Mary-Ellen, randonneuse rencontrée par Bill et Stephen. Si un auteur l'avait inventée, je ne la trouverais pas crédible du tout.

Le récit de Bill est entrecoupé d'anecdotes, notamment sur des randonneurs qui se sont démarqués. Il parle également de certains endroits (routes, petites villes) qu'il croise lors de son périple. J'avoue qu'à ces moments, je me suis un peu ennuyée, trouvant le récit moins vivant. Malgré cela, il m'a plu de suivre Bill et Stephen dans leur expédition.

Éditeur: Payot.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi, 22 juin 2015

Les tribulations d'une cuisinière anglaise, de Margaret Powell.

Les tribulations d'une cuisinière anglaise

L'ouvrage:
Margaret Powell naît dans les années 1910. Elle souhaite être institutrice, mais sa famille ne peut pas lui payer les études. Après avoir fait plusieurs petits boulots, elle devient fille de cuisine. C'est ses années de fille de cuisine puis de cuisinière qu'elle racontera plusieurs décennies plus tard, dans ce livre.

Critique:
J'ai pris ce livre sans trop savoir à quoi m'attendre. Je me demandais comment l'auteur allait pouvoir rendre ce genre de récits intéressant. J'ai eu raison de tenter cet ouvrage: il m'a plu. D'abord, Margaret Powell plonge son auteur dans une ambiance particulière. Elle raconte comment c'était au début du siècle, surtout lorsqu'on était pauvre. Je me dis que certains devraient lire son livre juste pour ça: voir comme c'était à l'époque.

Outre un sens approprié du détail (l'auteur fait toujours des descriptions justes et jamais ennuyeuses), Margaret Powell a également une grande capacité d'observation et d'analyse. Voilà pourquoi son récit est intéressant. Elle décrit ceux chez qui elle travaille, tout en se demandant pourquoi les gens agissent comme ils le font. De plus, elle analyse ses sentiments, ses ambitions, etc. Elle souhaite sortir de sa condition, et pour cela, utilise les moyens qui sont à sa portée. Le lecteur comprendra très bien cette femme qui tente de s'en sortir comme elle peut. En outre, il n'est jamais question de manipulation ou de faux sentiments.

Elle travaille dans plusieurs maisons, et de ce fait, rencontre plusieurs types de personnalités. Elle insiste sur le clivage entre maîtres et domestiques. Même les patrons bien intentionnés voyaient les domestiques comme des rustres, ou du moins, les mettaient dans des catégories, puisqu'ils sont surpris que Margaret lise, se cultive, cherche à comprendre le monde et la société.
Margaret Powell met en relief des choses que nous aurions tendance à oublier parce que cette époque est de plus en plus lointaine: par exemple, une domestique devait toujours avoir une recommandation de son précédent employeur.

Au long du livre, la narratrice nous fait partager ses considérations sur certains points. Par exemple, elle assure que le pain et les gâteaux de son enfance étaient bien meilleurs que ceux de maintenant (du moins, ceux des années 60). Elle assure également que le surgelé, pour qui a connu le frais, est insipide, etc. Je suis tentée de la croire sur beaucoup de points.

Par ailleurs, certains passages sont cocasses: par exemple, le cours de cuisine où Margaret s'évanouit à cause de la saleté de l'endroit.

Un livre sympathique, qui permet que certaines pratiques, certaines façons d'être ne tombent pas dans l'oubli.

Éditeur: Payot.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour le GIAA

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mercredi, 18 mars 2015

Alors voilà, de Baptiste Beaulieu.

Alors voilà

L'ouvrage:
Baptiste Beaulieu est interne en médecine. Il raconte une semaine de son travail d'urgentiste.
Il raconte des histoires. Au lecteur, certes, mais aussi à la patiente de la chambre 7. Cette patiente (qu'il surnomme la femme-oiseau-de-feu) est sur le point de mourir de son cancer. Seulement, elle veut attendre son fils, Thomas, dont le vol est coincé à cause de perturbations atmosphériques. Alors, Baptiste va tenter de l'aider à survivre jusqu'à l'arrivée de Thomas en lui racontant ce qu'il se passe aux urgences et ce que des collègues lui ont raconté.

Critique:
Si j'ai bien compris, ce livre a été écrit après que le blog de Baptiste Beaulieu a rencontré un vif succès. Je l'ai un peu visité, mais je n'ai lu que ce qui avait été écrit en 2015, donc je ne sais pas si ce qui est raconté dans le livre est également lisible sur le blog.

Le narrateur croque la vie à pleines dents, et tente d'en tirer le meilleur. Si son parcours lui montre une humanité parfois sordide, il retient aussi les expériences heureuses, et surtout, s'exhorte à ne pas avoir de préjugés sur les personnes qui ne sont pas agréables au premier abord.

Les histoires contées ici sont cocasses, tendres, parfois surprenantes, parfois tristes, parfois belles, parfois sordides... C'est la vie... Je ne me rendais pas compte qu'au service des urgences, on pouvait voir défiler une humanité disparate. Certains exemples donnés par l'auteur sont navrants, mais pas tellement surprenants, si on y réfléchit bien. L'histoire la plus absurde est (selon moi) celle de l'homme qui vient aux urgences parce que lorsqu'il fait un certain geste, cela lui fait mal au coude. Lorsque l'auteur décrit le geste, on comprend que n'importe qui aurait mal en le faisant... Je ne donne qu'un exemple, mais le livre regorge d'histoires de tous types.

J'aime bien les surnoms que l'auteur donne à certains médecins (ainsi, pas besoin de s'embêter à leur trouver des noms pour le livre): chef Gueulard est sûrement celui qui mérite le plus son surnom. Quant aux autres personnes évoquées, elles font toutes preuve d'humanité, même si certaines sont maladroites.

L'auteur possède un style bien à lui: imagé, fleuri. Le livre est plein de phrases percutantes, souvent caustiques, de petits conseils pour que la vie et les relations humaines se passent mieux. Baptiste Beaulieu sait raconter, sait dire ce qui fera réfléchir, sait faire rire. J'espère que son deuxième livre sortira également en audio.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emmanuel Dekoninck.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
Emmanuel Dekoninck fait partie des comédiens qui peuvent tout enregistrer: du policier (Vikas Swarup, Franck Thilliez), du fantastique / onirique / initiatique (Murakami), du classique (Fitzgerald)... Ici, il n'a pas démérité.

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