Les titres suivants sont annoncés pour le 11 septembre.

  • Une joie féroce, de Sorj Chalandon, lu par Valérie Muzzi, 7h10.
    Jeanne, libraire pudique et transparente aux yeux des autres, est brusquement frappée par le mal. « Il y a quelque chose », lui a dit le médecin. En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s’en serait crue capable. Elle était résignée, la voilà résistante. Jeanne ne murmure plus, ne sourit plus en écoutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s’éprend de liberté. Elle découvre l’urgence de vivre, l’insoumission, l’illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu’elle ne soupçonnait pas. Avec Brigitte la flamboyante, Assia l’écorchée et l’étrange Mélody, trois amies d’affliction, Jeanne la rebelle va détruire le pavillon des cancéreux et élever une joyeuse citadelle.
  • Civilizations, de Laurent Binet, lu par Bernard Gabay, 9h.
    L’auteur imagine ici que ce sont les Indiens qui ont envahi l’Europe, et plus précisément les Incas, dans une version inversée de la conquête du Pérou par Pizarro. L’introduction est écrite à la manière d’une saga islandaise : parmi les Vikings qui découvrent le Canada vers l’an mille, la fille d’Erik le rouge, au lieu de retourner au Groenland, reste en Amérique avec une poignée de colons, et procure aux Indiens le fer, le cheval, et les anticorps- précisément les trois atouts qui leur ont fait défaut, historiquement, pour vaincre au XVIe siècle. La deuxième partie est une réécriture du journal de Christophe Colomb qui, confronté à des Indiens bien équipés, meurt à Cuba lors de son premier voyage, tuant dans l’oeuf la découverte de l’Amérique. Le cœur du livre est la troisième partie : l’histoire d’Atahualpa qui débarque en Europe, et prend la place de Charles Quint. La dernière partie, écrite à la manière de Don Quichotte, montre Cervantès à la bataille de Lépante opposant les Incas et les Aztèques aux Autrichiens et aux Turcs, dans une Europe entièrement recomposée.
  • Une si belle école, de Christian Signol, lu par Joséphine Renesse, 7h18.
    1954 : Ornella, jeune institutrice sur les hauts plateaux du Lot, doit affronter l’hostilité du maire, du curé et des habitants qui ont besoin de leurs enfants dans les fermes. C’est en prenant son second poste qu’elle rencontre Pierre, l’instituteur avec qui elle partage la classe. Entre ces deux enseignants issus de milieux différents mais qui ne vivent que pour leur métier, c’est le coup de foudre que seule assombrira la guerre d’Algérie. Au fil des ans, au gré des réformes scolaires, ils poursuivront leur carrière avec la même passion, jusqu’à ce qu’une décision ministérielle les transforme en « professeurs des écoles ». L’école d’antan, son odeur de craie et d’encre violette, ses instituteurs héritiers des hussards de la Troisième République, respectés de tous, exemplaires et dévoués, c’est ce que Christian Signol évoque avec beaucoup d’émotion et de vérité dans ce roman, témoin d’un demi-siècle d’une société française dont l’école symbolisait la réussite et l’espoir en l’avenir.
  • Né d'aucune femme, de Franck Bouysse, lu par Simon Duprez et Cachou Kirsch, 9h30.
    " Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
    - Et alors, qu’y-a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
    - Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
    - De quoi parlez-vous ?
    - Les cahiers... Ceux de Rose."
    Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.
    Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d’aucune femme la plus vibrante de ses œuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine.
  • Le troisième jumeau, de Ken Follett, lu par Marie Bouvier, 16h33.
    Comment deux vrais jumeaux, dotés du même code ADN, peuvent-ils être nés de parents différents, à des dates différentes ? C’est pourtant ce qui arrive à Steve, brillant étudiant en droit, et à Dennis qui purge une peine de prison à vie. Pour s’être intéressée de trop près à cette impossibilité biologique, Jeannie Ferrami, jeune généticienne de Baltimore, va déchaîner contre elle l’Université et la presse, cependant que Steve, dont elle s’est éprise, est accusé de viol, sa victime l’ayant formellement reconnu... Une seule hypothèse : l’existence d’un troisième jumeau. En s’orientant vers cette piste étrange, Jeannie ne se doute pas qu’elle touche à de formidables secrets, qui impliquent l’Amérique au plus haut niveau.
  • Cari Mora, de Thomas Harris, lu par Antoine Tomé, 6h.
    Miami Beach. Des lingots d’or sont planqués sous l’ancienne maison d’Al Capone. Plusieurs gangs redoutables veulent mettre la main sur le butin. Mais c’est sans compter... CARI MORA ! La bombe latine qui habite la maison et veille sur le trésor...
  • Eragon 2 - L'Aîné, de Christopher Paolini, lu par Olivier Chauvel, 25h50.
    Eragon et sa dragonne, Saphira, sortent à peine de la victoire de Farthen Dûr contre les Urgals, qu’une nouvelle horde de monstres surgit... Ajihad, le chef des Vardens, est tué. Nommée par le Conseil des Anciens, Nasuada, la fille du vieux chef, prend la tête des rebelles. Eragon et Saphira lui prêtent allégeance avant d’entreprendre un long et périlleux voyage vers Ellesméra, le royaume des elfes, où ils doivent suivre leur formation.
  • Fouché, de Stefan Zweig, lu par Éric Verdin, 9h30.
    Homme de l'ombre, disciple de Machiavel, Joseph Fouché (1759-1820) a servi avec zèle la République, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Monarchie. Elève chez les Oratoriens, il devint sous la Révolution un pilleur d'églises. Conventionnel modéré, il vota la mort du roi et participa activement au massacre des Lyonnais royalistes. Ambassadeur du Directoire à Dresde, il cambriola son ambassade. Ministre de la Police, à l'abri derrière ses fiches et ses mouchards, il tint tête à Talleyrand et à Bonaparte. Signataire du premier manifeste sur l'égalité, il meurt richissime, duc d'Otrante et sénateur. Joseph Fouché, c'est l'art du reniement, la grâce du traître. Il n'y a pas de personnalité plus décriée que cet homme politique au sang-froid.
  • Le pays où l'on n'arrive jamais, d'André Dhôtel, lu par Stéphane Boucher, 7h9.
    Depuis sa plus tendre enfance, Gaspard suscite, par sa seule présence, les événements les plus surprenants... aussi se méfie-t-on de lui à Lominval. Mais un regard échangé avec un enfant fugitif qui a décidé de retrouver « Maman Jenny » et le pays de son enfance va l'entraîner, malgré lui, dans une cascade d'aventures surprenantes et merveilleuses. Guidés par un mystérieux cheval pie, les deux amis partent à la poursuite de leur rêve...
  • Astérix gladiateur / Le tour de Gaule d'Astérix, de René Goscinny et Albert Uderzo, lu par Dominique Pinon, Jean-Claude Donda, Guillaume Briat, Bernard Alane, Emmanuel Curtil, Julien Chatelet, Fabien Briche, Caroline Klaus, 2h.
    «Astérix gladiateur»: Caligula Alavacomgetepus, préfet des Gaules veut faire forte impression à Rome, et décide d’offrir à César rien moins qu’un Irréductible Gaulois ! Souvent isolé dans la forêt pour exercer ses talents, que ses camarades goûtent modérément, le barde Assurancetourix fait une proie idéale. César, considérant l’offrande plutôt assourdissante, donne l’ordre de jeter le barde aux lions lors des prochains jeux du cirque. Astérix et Obélix partent pour Rome délivrer leur ami.
    «Le tour de Gaule d’Astérix»: Lassé par la résistance des plus célèbres Gaulois, l’inspecteur général Lucius Fleurdelotus fait construire autour du Village une palissade, et décrète le siège. Nul n’entre ni ne sort, « et on vous oubliera ! », prédit l’envoyé spécial de Jules César. Pour Astérix, c’en est trop ! Il lance aux Romains un défi : il fera le tour de la Gaule, et ramènera de chaque région, en guise de preuve, une spécialité culinaire. Commence alors une folle expédition, que l’ensemble de la Gaule n’est pas près d’oublier !

Le titre suivant est annoncé pour le 25 septembre.

  • Hard Things, entreprendre dans l'incertitude, de Ben Horowitz, lu par l'auteur.
    Première règle de l'entrepreneuriat : il n'y a pas de règle. Est-il donc si fabuleux de monter son business ? À la tête de l'un des fonds de capital-risque les plus puissants de la Silicon Valley, le mentor hightech Ben Horowitz retrace ici sans langue de bois son parcours, des obstacles et échecs essuyés - auxquels aucune formation ne prépare vraiment - aux succès durement acquis. Il offre ses conseils à tous ceux qui sont tentés par l'aventure ou qui ont besoin d'accélérer la croissance de leur entreprise.