Ces titres sont annoncés pour le 13 février.

Un peu, beaucoup, à la folie, de Liane Moriarty, lu par Sophie Frison, 14h50.
Trois couples épanouis. De charmants enfants. Une amitié solide. Et un barbecue entre voisins par un beau dimanche ensoleillé : tous les ingrédients sont réunis pour passer un bon moment. Alors, pourquoi, deux mois plus tard, les invités ne cessent-ils de se répéter : « si seulement nous n’y étions pas allés » ?
Après le succès de «Le secret du mari», traduit dans 55 pays, et de «Petits secrets, grands mensonges», adapté par HBO sous le titre «Big little lies», Liane Moriarty continue de dévoiler la noirceur qui rôde sous les vies ordinaires et nous plonge au coeur des redoutables petits mensonges et des inavouables secrets de l’âme humaine… Fin, décapant, et jubilatoire.

La toile du monde, d'Antonin Varenne (suivi d'un entretien avec l'auteur), lu par Julien Defaye, 9h46.
1900, Exposition Universelle de Paris. Aileen Bowman, trente-cinq ans, journaliste, célibataire, est venue couvrir l’événement pour le New York Tribune. Née d’un baroudeur anglais et d’une française utopiste, élevée dans le décor sauvage des plaines du Nevada, Aileen est une femme affranchie de tout lien et de toute morale, mue par sa passion et ses idéaux humanistes. Au fil d’un récit qui nous immerge au coeur de la ville en chantier, du métropolitain naissant aux quartiers des bordels chers aux peintres, la personnalité singulière d’Aileen se confond avec la ville lumière. Un portrait en miroir qui dessine la toile du monde, de l’Europe à l’Amérique, du XIXe et au XXe siècle, du passé d’Aileen à un destin qu’elle n’imagine pas.
«La Toile du monde» possède le souffle sensuel et l’énergie des grands romans qui plient la réalité aux dimensions du rêve. Après «Trois mille chevaux-vapeur» et «Équateur», Antonin Varenne signe une oeuvre saisissante et confirme la singularité de son talent.

Le guetteur, de Christophe Boltanski (suivi d'un entretien avec l'auteur), lu par Antoine Leiris, 7h17.
Mais qui guette qui ? Lorsque le narrateur découvre dans l’appartement de sa mère le manuscrit d’un polar qu’elle avait entamé, «Le guetteur», il est intrigué. Elle qui aimait le frisson, pourquoi s’est-elle coupée du monde, mise à espionner ses voisins et à tenir le compte des cigarettes fumées et des verres de vins bus ? Comment vivait cette femme fantasque et insaisissable ? Elle a vécu à Paris avec pour seul compagnon son chien Chips. Maintenant qu’elle est morte, le mystère autour d’elle s’épaissit. Alors il décide de la prendre en filature. Et de remonter le temps. Est-ce dans ses années d’études à la Sorbonne, en pleine guerre d’Algérie, où on tracte et l’on se planque, que la jeune femme militante bascule ? «Le guetteur» est le roman bouleversant d’une femme qui s’est perdue. La quête d’un fils qui cherche à retrouver sa mère. La confirmation d’un grand écrivain.

Avec toutes mes sympathies, d'Olivia Lamberterie, lu par l'auteur, 6h32.
« Les mots des autres m’ont nourrie, portée, infusé leur énergie et leurs émotions. Jusqu’à la mort de mon frère, le 14 octobre 2015 à Montréal, je ne voyais pas la nécessité d’écrire. Le suicide d’Alex m’a transpercée de chagrin, m’a mise aussi dans une colère folle. Parce qu’un suicide, c’est la double peine, la violence de la disparition génère un silence gêné qui prend toute la place, empêchant même de se souvenir des jours heureux. Moi, je ne voulais pas me taire. Alex était un être flamboyant, il a eu une existence belle, pleine, passionnante, aimante et aimée. Il s’est battu contre la mélancolie, elle a gagné. Raconter son courage, dire le bonheur que j’ai eu de l’avoir comme frère, m’a semblé vital. Je ne voulais ni faire mon deuil ni céder à la désolation. Je désirais inventer une manière joyeuse d’être triste. Les morts peuvent nous rendre plus libres, plus vivants. » O. L.

L'art de la joie, de Goliarda Sapienza, lu par Valérie Muzzi, 23h10.
« Comment pouvais-je le savoir si la vie ne me le disait pas ? Comment pouvais- je savoir que le bonheur le plus grand était caché dans les années apparemment les plus sombres de mon existence ? S’abandonner à la vie sans peur, toujours… Et maintenant encore, entre sifflements de trains et portes claquées, la vie m’appelle et je dois y aller. »
«L’art de la joie» est le roman d’une vie, celle de Modesta. Née le 1er janvier 1900 dans une famille miséreuse de Sicile, farouche et insoumise, la jeune femme nous entraîne sur le chemin d’une liberté qui gagne irrésistiblement le lecteur. L’édition définitive de ce texte, devenu un classique de la littérature italienne, a été établie par Angelo Maria Pellegrino, qui fut le dernier compagnon de l’autrice et sauva ce roman culte de l’oubli.

Dernière danse, de Mary Higgins Clark, lu par Adeline Chetail, 6h22.
Musique, rires et flirts : on n’est pas sérieux quand on a presque dix-huit ans! Kerry profite de l’absence de ses parents pour organiser une grande fête de fin d’année. Ce sera sa dernière danse : au petit matin, le corps sans vie de la jeune fille est retrouvé au fond de la piscine. La thèse de l’accident écartée, la famille de Kerry doit se résigner à l’idée qu’elle a été tuée par un membre de son cercle proche. Son petit ami, avec lequel elle s’est disputée pendant la fête ? Jamie, le voisin de la famille, dont la mère retrouve une pile de vêtements mouillés dans un coin de sa chambre ? Un de ses camarades de classe ? Aline, sa soeur aînée, qui vient juste d’être nommée conseillère d’orientation dans le lycée de Kerry, est peut-être la mieux placée pour découvrir la vérité. Mais ce sera au péril de sa vie.

Fractures, de Franck Thilliez, lu par Maia Baran, 11h7.
Face à la tombe de sa soeur jumelle Dorothée, décédée dix ans auparavant, Alice Dehaene s’interroge : à quoi rime cette photo de Dorothée, prise il y a à peine six mois, qu’elle a récupérée des mains d’un immigré clandestin ? Alice sait que quelque chose ne tourne pas rond dans sa tête. Son psychiatre à l’hôpital de Lille, Luc Graham, doit lui révéler le résultat d’un an de psychothérapie. Mais les événements étranges qui se multiplient autour de la jeune femme vont l’en empêcher : son père, agressé chez lui à l’arme blanche, et qui prétend avoir tenté de se suicider ; ce chemisier ensanglanté qu’elle découvre dans sa douche, à propos duquel elle n’a pas le moindre souvenir ; et cet homme retrouvé nu à un abri de bus et qui semble avoir vu le diable en personne. Grâce à l’intervention de Julie Roqueval, assistante sociale en psychiatrie, Luc Graham, d’abord dubitatif, se décide enfin à mener l’enquête. Un aller simple vers la folie...

Le cas Fitzgerald, de John Grisham, lu par François Tavarès, 9h47.
Bruce Cable possède une librairie réputée à Santa Rosa sur l’île de Camino, en Floride. Bien que son affaire soit prospère, l’argent provient surtout du commerce de livres anciens et d’éditions originales. Peu de gens, toutefois, savent que Cable a parfois recours au marché parallèle dans sa quête de manuscrits précieux. Dans le même temps, la bibliothèque de l’Université de Princeton est cambriolée. Les pertes sont inestimables... Mercer Mann, jeune romancière en panne d’inspiration, est contactée par une femme mystérieuse travaillant pour une compagnie d’assurances. Celle-ci lui offre une coquette somme pour infi ltrer le cercle d’amis de Bruce Cable. Sa mission est de se rapprocher de lui et de découvrir ses secrets. Mais Mercer va trop en apprendre, et les ennuis vont commencer. Le ciel de cette île paradisiaque va bientôt s’assombrir.

Winston Churchill, le pouvoir de l'imagination, de François Kersaudy, lu par Vincent Schmitt, 25h58.
Dans le cas de Winston Leonard Spencer-Churchill, la stricte réalité dépasse de très loin la fiction. Jusqu’à 26 ans, les aventures du jeune officier et du reporter évoquent immanquablement celles de Tintin, mais ensuite, le personnage devient une synthèse de Clemenceau et de De Gaulle, l’humour et l’alcool en plus… ainsi qu’une imagination sans limites : « Winston, disait le président Roosevelt, a cent idées par jour, dont quatre seulement sont bonnes…mais il ne sait jamais lesquelles ! » Se fondant sur des recherches dans les archives de huit pays, la consultation de nombreux ouvrages et l’interview d’acteurs et témoins, ce récit épique montre comment un homme solitaire, longuement façonné par d’exceptionnels talents et de singulières faiblesses, a pu infléchir le cours de notre siècle, avec la complicité d’un destin qui s’est radicalement départi de son impartialité.

Disruption - Intelligence artificielle, fin du salariat, humanité augmentée, de Stéphane Mallard, lu par l'auteur, 5h23.
Disruption. Mélange de rupture et de révolution, à la fois rapide, brutale et inéluctable. Ce terme qualifie de plus en plus l’époque actuelle, propulsée par les progrès technologiques. Des secteurs entiers, établis solidement depuis des années, disparaissent très rapidement, remplacés par des acteurs plus petits, plus agiles, plus efficaces, moins chers, moins arrogants. Ces acteurs de la disruption, nous les connaissons : ce sont Uber, Airbnb, Netflix, et bien d’autres. Tout est disruptable : les entreprises et leurs services, mais aussi nos modèles d’organisation, nos manières de penser, de communiquer, de travailler, nos valeurs et jusqu’à notre propre corps. Face à la puissance de cette vague qui balaie tout sur son passage, il est urgent de comprendre les nouveaux codes exigés par la disruption, et de se disrupter soi-même pour ne pas disparaître.