lundi, 18 janvier 2021

The first to lie, d'Hank Phillippi Ryan.

The first to lie

L'ouvrage:
Elly est journaliste. Elle est sûre que les recherches qu'elle fait lui promettent un bon reportage. Elle enquête sur un médicament que des médecins proposeraient à des femmes ayant du mal à concevoir. Ce médicament aurait, dans certains cas, un effet dévastateur...

Critique:
Avant d'acheter ce roman, j'ai lu des chroniques, car la quatrième de couverture me semblait trop vague (elle disait simplement qu'une femme souhaitait se venger, et ferait n'importe quoi pour cela. Parmi les chroniques que j'ai lues sur Audible, l'une est à fuir. La personne dit qu'elle ne comprend pas où va le livre. J'aurais compris qu'elle ne l'apprécie pas, mais qu'elle n'en comprenne pas l'intrigue n'est pas logique, car on ne se perd pas. Certaines ficelles sont un peu faciles, mais on voit très bien où va le roman.

Il y a un personnage dont je me suis rapidement méfiée. Je suis contente parce que j'avais raison, mais aussi parce que ce personnage aurait également pu être un «gentil». L'auteur a fait en sorte que son comportement puisse s'expliquer de deux manières différentes,, et que ses motivations soient crédibles. J'ai quand même trouvé qu'un autre protagoniste mettait beaucoup de temps à comprendre une chose au sujet du personnage ambigu.

À un moment, il y a une sorte de jeu un peu vicieux: on se demande qui est qui, qui fait quoi, qui a des motifs cachés... Cela ne m'a pas gênée. J'étais contente de me poser des questions sur tout le monde. C'est peut-être cet aspect du livre qui a dérouté la personne qui n'a pas compris où cela allait. Il y a peut-être une petite incohérence à ce sujet. Pour moi, il est un peu étrange que tel personnage n'ait pas reconnu tel autre, mais l'explication donnée par les événements est plausible...

Certains thèmes sont devenus des lieux communs, mais ici, l'écrivain les aborde bien. Je pense surtout à l'idée de la riche famille dont l'un des membres fait en sorte que tout aille comme il le souhaite dans ce qu'il dit être l'intérêt de tous, et ne veut pas comprendre pourquoi d'autres membres lui en veulent.

Un thriller psychologique bien pensé.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Macmillan.

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33 lectures

jeudi, 14 janvier 2021

Nuit sombre et sacrée, de Michael Connelly.

Nuit sombre et sacrée

L'ouvrage:
Ce matin-là, Renée Ballard, après avoir fini son service de nuit, retourne au commissariat d'Hollywood. Elle tombe sur quelqu'un en train de fouiller dans un meuble contenant des dossiers. Elle apprend que c'est Harry Bosch, un ancien du LAPD, et qu'il enquête sur une affaire non résolue: le meurtre d'une adolescente ayant eu lieu neuf ans plus tôt. Renée décide alors de s'associer avec Bosch.

Critique:
Outre donner un faux renseignement (l'affaire rongerait Bosch depuis des années), la quatrième de couverture mentionne que la rencontre de Bosch et de Ballard était très attendue. Ce genre d'accroche me fait plutôt reculer. Comme si ceux qui écrivent les quatrièmes de couverture savaient ce que pensent tous les lecteurs. De plus, le soi-disant sensationnel est très agaçant. Heureusement pour moi, j'ai lu cette quatrième de couverture après avoir lu le roman. Ce dernier m'a plu.

À la fin de «Une vérité à deux visages», on se doute qu'Harry enquêtera sur le meurtre de Daisy. J'ai trouvé logique que dès le roman suivant, il s'y mette. J'ai aussi trouvé logique que Renée et lui s'entendent bien. Ils s'accrochent un peu, au départ, mais ils sont du même genre, il est donc normal que leur duo fonctionne.

Comme dans quelques-uns de ses romans précédents, l'auteur montre d'autres affaires auxquelles sont confrontés les deux policiers. Certaines m'ont davantage plu que d'autres, mais de toute façon, je suis contente que l'auteur fasse cela, car c'est logique, et que cela propose d'autres éléments de réflexion au lecteur. En outre, l'une d'elles crée un rebondissement qui fera monter la tension du lecteur. Heureusement pour moi, au moment de ce rebondissement, je me suis souvenue d'un élément qui faisait que cela se terminerait forcément bien concernant cet aspect' de l'intrigue. J'ai apprécié qu'à cette occasion, Renée écoute son instinct, et qu'elle fonce.

Quant à l'enquête principale, j'aurais compris que nos deux héros ne parviennent pas à l'élucider, mais bien sûr, cela aurait frustré le lecteur. C'est étrange de ma part de dire qu'une non résolution ne m'aurait pas trop perturbée. En plus, c'est facile de dire ça quand on sait que l'affaire est résolue. ;-) La «solution» de l'énigme laissera un goût amer au lecteur, non parce que l'auteur a bâclé le travail, mais parce que ce qu'il décrit est réaliste... Donc ceci n'est pas un reproche à l'auteur, plutôt à la vie, car ce genre de choses est possible.

Malgré ma sympathie pour Renée, j'ai encore pesté parce qu'elle s'occupait très peu de sa chienne. Elle-même reconnaît qu'elle n'est pas une très bonne maîtresse...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.

Certains passages étant du point de vue de Renée, j'imaginais que Caroline Klaus les aurait lus. Je suis déçue que cela n'ait pas été le cas. Quant au comédien, sa prestation est toujours bonne, mais je ne m'habitue pas à ce qu'Éric Herson-Macarel ne lise plus les romans mettant Bosch en scène.

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143 lectures

lundi, 11 janvier 2021

Debutante Dropout mysteries, tome 3: The lone star lonely hearts club, de Susan McBride.

The lone star lonely hearts club

L'ouvrage:
Cissy a réussi à convaincre Andy de l'accompagner à l'enterrement de l'une de ses amies. Celle-ci habitait dans la résidence pour personnes âgées gérée par Annabel Meade, une ancienne camarade de colonie de vacances d'Andy. Pendant la réception suivant la cérémonie, Cissy demande à ce qu'une enquête soit faite quant à la mort de son amie: elle est persuadée que celle-ci a été assassinée, alors qu'elle semble être morte dans son sommeil.

Critique:
La suite des aventures d'Andy m'a autant plu que les deux premiers tomes. L'héroïne est toujours très en forme: sa narration reste très vivante, pleine de réflexions souvent amusantes. L'autrice crée d'ailleurs des situations propices aux remarques spirituelles de son héroïne. Et lorsque celle-ci n'en fait pas, c'est parce qu'un événement la laisse sans voix. Par exemple, sa première rencontre avec Myriam Ferguson...

Comme dans les autres tomes, les moments et les répliques cocasses sont ce que j'ai le plus apprécié. Cependant, l'énigme me m'a pas paru inconsistante. Susan McBride s'arrange pour que le lecteur soupçonne plusieurs personnes. D'habitude, je n'aime pas trop cette façon de faire, mais ici, je l'ai trouvée bien amenée. De plus, au début, le lecteur ne sait pas trop s'il doit aller dans le sens de Cissy ou dans celui d'Andy. Même s'il est évident que la balance penchera de tel côté, pendant qu'on ne sait pas trop à quoi s'en tenir, on n'a pas l'impression (du moins, je ne l'ai pas eue) que la romancière traîne. J'ai trouvé qu'elle retardais les choses avec à propos. En fait, je lui pardonne toutes les ficelles qui sentent le moisi sous la plume d'autres, parce qu'elle les accompagne d'éléments très drôles, et parce que son énigme n'est pas incohérente.

Ce qui arrive dans ce roman montre, encore une fois, Andy et Cissy complices. J'ai apprécié cela. Bien sûr, Cissy est casse-pieds, mais à mesure des tomes, le lecteur voit qu'elle n'est pas seulement là pour désapprouver les choix de vie de sa fille, et qu'elle ne pense pas qu'aux mondanités.

J'aimerais bien qu'Andy et Bryan se retrouvent à «travailler» sur le même cas, un peu comme dans le tome 1. Ainsi, on les verrait ensemble.

J'ai traîné avant de lire ce tome 3, car malheureusement pour moi, j'arrive au point de non retour... de non continuation, devrais-je dire: les tomes 4 et 5 ne sont pas disponibles sur Audible.fr. J'investigue pour trouver une librairie qui me les vendrait... Souhaitez-moi bonne chance.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

Comme dans les tomes précédents, et comme d'habitude, le jeu d'Amy McFadden est très bon: elle ne surjoue pas et n'est pas trop sobre.

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207 lectures

jeudi, 7 janvier 2021

Un peu, beaucoup, à la folie, de Liane Moriarty.

Un peu, beaucoup, à la folie

L'ouvrage:
Ce matin-là, Erika croise son voisin. Celui-ci les invite, son mari et elle, à un barbecue le jour même. Par ricochet, Clémentine et Sam (qui devaient prendre le thé chez Erika et Oliver) sont invités. Lors du barbecue, quelque chose se passe...

Critique:
Après avoir aimé «À la recherche d'Alice Love», j'ai décidé de me lancer dans un autre roman de Liane Moriarty. Celui-là m'a plu, mais moins. D'abord, je n'ai pas apprécié qu'elle traîne beaucoup avant de révéler ce qui est arrivé lors de ce fameux barbecue. Bien sûr, elle le fait exprès. Cependant, je pense qu'elle pouvait le raconter plus tôt tout en préservant le plus important, car à mon avis, le suspense n'est pas ce qui compte le plus dans ce roman. C'est plutôt la psychologie et les motivations des personnages. J'ai aussi trouvé dommage que l'autrice mette tant de temps à nous dire ce qui turlupine Dakota, ainsi que la chose que j'ai très vite devinée concernant Holly.

Au départ, j'ai trouvé Erika et Clémentine détestables. À mesure que le roman avançait, et que l'autrice expliquait certaines choses, je comprenais mieux les héroïnes. Je tentais, comme je le fais souvent, de deviner ce que j'aurais fait à leur place. J'ai également apprécié la manière dont c'est fait: souvenirs du passé couplés à ce que pense tel et tel personnage. J'ai eu le même cheminement concernant les autres protagonistes, mais je n'ai pas commencé par les détester tous.

Je n'aime pas l'idée qu'on puisse penser pis que pendre de quelqu'un tout en lui faisant des sourires, mais je sais que j'exagère. Les personnages de ce roman ne font pas forcément cela d'une manière aussi poussée. Et puis, malheureusement, beaucoup de gens doivent agir ainsi dans notre société. Moi non. Bien sûr, je ne me montre pas absolument détestable avec les personnes que je n'aime pas, mais je ne me force pas à passer du temps en leur compagnie. À la décharge des personnages du roman, beaucoup d'entre eux évoluent au long de l'histoire. À la fin, on se demande comment tourneront certaines choses, mais on peut s'en douter. De toute façon, on a pas mal de réponses.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sophie Frison pour les éditions Audiolib.

J'ai lu peu de romans enregistrés par cette comédienne, et j'ai apprécié son jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle n'a pas trop modifié sa voix pour les rôles masculins, et a su exprimer les sentiments des personnages.

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209 lectures

lundi, 4 janvier 2021

Calla's story,tome 3: A faerie’s curse, de Rachel Morgan.

A faerie’s curse

__L'ouvrage:_
L'équipe de Chase, à laquelle appartient maintenant Calla, a pour mission de sauver une enfant de cinq ans. Ils doivent réussir, car ils auraient peut-être accès à l'invitation au bal donné pour l'anniversaire de la princesse Audra. Cela leur permettrait de commencer à élaborer un plan pour s'introduire dans le palais royal...

Critique:
Ce roman m'a autant plu que les deux premiers. L'autrice continue d'examiner la question du bien et du mal sous différents angles. Certains, comme Violet (et Calla dans le tome 2), doivent remettre certaines de leurs idées en question. Rachel Morgan montre un personnage qui n'accepte pas que Calla ait fait quelque chose d'illégal, alors qu'il l'appréciait avant de savoir cela, et que l'entorse à la loi n'est pas vraiment grave. Seulement, c'est une entorse. Calla ne blâme pas le personnage, principalement parce qu'au départ, elle était comme lui.

Encore une fois, les héros sont plongés dans de périlleuses aventures. La narratrice a, en plus, une épée de Damoclès au-dessus de la tête...

À la fin, beaucoup d'événements tournent comme je le souhaitais. Il y a une chose que j'avais devinée, mais il est normal que le lecteur la trouve, car Calla donne un indice assez important à ce sujet.
Certaines questions restent, mais c'est assez logique, puisqu'il y a une troisième trilogie dans ce cycle. Je ne sais pas encore quand je la lirai.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle pour les éditions Tantor Media.

Arielle Delisle fait partie des comédiens que j'aime beaucoup. Son jeu est toujours approprié. Dans cette série, j'ai un peu regretté qu'elle fasse des voix si marquées à certains hommes. Il est vrai qu'il n'est pas simple de faire des voix pour des personnages d'un sexe différent du sien. Voilà pourquoi je préfère les comédiens qui marquent à peine ces voix. Je pense qu'Arielle Delisle aurait dû faire ainsi. Son intonation et les indications de l'autrice auraient été suffisantes pour que le lecteur sache se retrouver dans le récit.

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jeudi, 31 décembre 2020

Celle qui marche la nuit, de Delphine Bertholon.

Celle qui marche la nuit

L'ouvrage:
Juillet 2017. À cause du travail de son père, Malo, quinze ans, doit quitter Paris et ses amis pour un petit village aux environs de Nîmes. Non seulement l'adolescent est triste de perdre ses repères, mais il ne se sent pas à l'aise dans la maison achetée par son père. Outre l'impression étrange qu'il ressent, il s'avise que sa petite sœur (Jeanne, cinq ans) a un curieux comportement...

Critique:
Ce roman a satisfait la fan de Delphine Bertholon que je suis. D'abord, la romancière est très bien entrée dans la peau d'un adolescent. Je pense que beaucoup en feraient trop s'agissant de cela. Le personnage est attachant. On éprouve d'abord de la sympathie pour lui qui doit abandonner une vie qu'il aime, et se retrouve parachuté dans un endroit où il commence par s'ennuyer. Ensuite, Malo est le seul qui se préoccupe vraiment de ce qui arrive à Jeanne. Les parents finissent par s'en rendre compte, mais après qu'il les a forcés (en quelque sorte) à l'écouter. Puis, lorsqu'il se rend compte de la gravité de ce qui arrive, il accepte de promettre d'aider celle qui en a besoin, alors qu'il digère à peine l'étrangeté de la chose... Bref, dans tout ce qu'il fait (même ce qu'il finit par qualifier d'action «débile») il est sympathique, car il veut bien faire.
D'une manière générale, les autres personnages aussi sont sympathiques.

Le livre est court. C'est ce qui a failli m'arrêter. Pourtant, les choses ne sont pas bâclées. Comme j'appréciais les personnages, j'aurais été contente qu'il y ait quelques chapitres supplémentaires, mais ils n'auraient pas été nécessaires.
Le thème principal a été utilisé dans d'autres romans. Cela m'a un peu fait craindre de trouver du remâché ou du mal amené. Heureusement pour moi, l'histoire ne se transforme pas en un cauchemar horrifiant, et rien n'est mal amené. On ne pourra s'empêcher de se demander ce qu'on aurait fait à la place du personnage coupable. J'espère que j'aurais agi autrement. Je l'imagine, mais on ne peut en être sûr que si on y est confronté...

L'autrice est assez forte pour distiller de la tension, et l'alléger de temps en temps avec de petites notes d'humour. Par exemple, Malo et Agathe discutant du cadeau offert par cette dernière, ou certaines réflexions amusantes et à propos de l'adolescent.

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Batteau pour l'association Valentin Haüy.

Le lecteur a une voix sympathique. En outre, sa lecture n'est ni trop sobre ni exagérée. Il met toujours le ton approprié. Je ne le connaissais pas: je vais chercher d'autres livres qu'il a enregistrés.

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231 lectures

lundi, 28 décembre 2020

Calla's story, tome 2: A faerie's revenge, de Rachel Morgan.

A faerie's revenge

L'ouvrage:
Calla ne se remet pas de ce qu'elle a appris au mariage de son frère. Elle tente de donner le change, notamment en se jetant à corps perdu dans sa formation de gardienne appartenant à la Guilde. C'est lors du bal organisée par la Guilde pour fêter la libération de la ville que les ennuis vont à nouveau fondre sur la jeune fille.

Critique:
Le tome 2 de l'histoire de Calla m'a autant plu que le premier. Là encore, j'ai compris les interrogations et les motivations de l'héroïne. J'ai apprécié que sa vie prenne un tournant inattendu, même si, au départ, cela ne lui a pas du tout plu, et l'a même menée aux portes du désespoir. Elle apprend très rudement que les choses me sont pas aussi simples que ce qu'elle pensait: ce n'est pas parce qu'on est sympathique et qu'on a de bonnes intentions qu'on est compris par ceux qui régissent la ville.

Là encore, la narratrice est transportée dans un écheveau de péripéties de toutes sortes: cela va de la créature dont la morsure provoque des rêves culpabilisants à la trahison. Entre l'intrigue sans temps morts et les différentes sortes de magies créées par Rachel Morgan, je ne me suis pas ennuyée. Après coup, j'ai pensé que j'aurais dû deviner, ou même me douter, de certaines choses. Mais l'autrice a été assez forte, son récit est assez prenant pour que je ne me demande pas ceci et cela.

Ce volume est plus grave que le premier,mais la romancière parvient encore à glisser quelques notes d'humour entre les moments difficiles. Par exemple, la scène où on se demande si on utilisera beaucoup les diminutifs de Victoria, ou encore le passage où Calla s'entraîne à projeter des illusions sur Gius.

L'histoire d'amour est bien amenée, bien pensée.

Ce tome se termine également sur un moment crucial. Cela ne m'a pas étonnée.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle pour les éditions Tantor Media.

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221 lectures

jeudi, 24 décembre 2020

Les lendemains, de Mélissa da Costa.

Les lendemains

L'ouvrage:
Après la perte d'êtres chers, Amande ne sait comment elle va pouvoir vivre. Elle commence par quitter son appartement lyonnais pour louer une maison en Auvergne. Là, elle s'enferme dans son chagrin. Mais c'est sans compter l'amour que lui portent ceux qui lui restent, ainsi que les rencontres que lui fera faire le hasard.

Critique:
Au départ, je ne voulais pas lire ce roman, car j'avais peur que les «rencontres» dont parle la quatrième de couverture impliquent une rencontre amoureuse, que ce soit sirupeux, etc. Je me suis laissée tenter d'abord parce que rien, dans la quatrième de couverture, ne justifiait ma peur du mièvre. De plus, le roman a été enregistré par une lectrice dont j'apprécie beaucoup le ton et la voix. Le livre m'a plu. Il n'y a rien de sirupeux. Amande avance pas à pas, apprend a vivre avec l'absence, apprend à trouver du plaisir à faire des choses qui, de prime abord, ne l'attiraient pas. Mélissa da Costa dépeint très bien les états d'âme d'une personne qui souffre, qui sait que rien ne sera jamais comme avant, qui lutte à la fois contre le désespoir et les tentatives de la vie de la ramener à la surface... Elle nous dit que même s'il y a des pertes dont on ne se remet pas, il faut tenter de faire au mieux, et de profiter le plus possible de ce qu'on a. Ce n'est pas facile, et notre héroïne l'expérimente avec crainte, étonnement, et plaisir.

Bien sûr, on pourrait reprocher à la romancière de faire survenir un élément un peu gros, mais elle le prépare très bien. Je fais allusion à l'aptitude que se découvre Amande, aptitude que sa nouvelle amie et elle vont transformer en une opportunité. Bien sûr, cela peut sembler un peu facile, mais pourquoi pas?

Au long du livre, la romancière met son héroïne face à de délicates situations. La plus pénible est, pour moi, ce qui arrive à Yann et Cassandra (je le tourne ainsi pour en dévoiler le moins possible). Amande en souffre, mais sait faire la part des choses, et est très vite heureuse pour eux. Cela fait qu'elle parviendra à prendre part à leur bonheur, et à en profiter.

À un moment, une main maladroite se tend vers la jeune femme. Compte tenu des circonstances et de son passé précautionneux avec ceux qui tendent la main, j'imaginais qu'elle allait la refuser. J'ai été contente qu'elle ait la force de la saisir, et là encore, de profiter de ce que cela lui apporte.

À l'instar de Camille Pagán dans «I'm fine and neither are you», Mélissa da Costa décrit, avec finesse et délicatesse, le chagrin de personnes endeuillées. Amande n'est pas la seule à souffrir, et il est facile de s'identifier à tous ces personnages aimables et chaleureux dont la vie a pris un mauvais tournant.

La romancière ne tombe pas dans la bêtise et la mièvrerie: elle ne règle pas tous les problèmes en un claquement de doigts final. Par exemple, la narratrice ne s'entend pas avec sa mère, et même si elles parviennent à trouver un fragile équilibre lors de la visite de cette dernière, l'autrice ne nous balance pas une réconciliation qui n'aurait pas été crédible, étant donné que les deux femmes ne se comprennent pas, et que l'une a beaucoup de mal à accepter les choix de l'autre.

Voici maintenant deux remarques stupides:
Ce roman est écrit en français et se passe en France. Étrangement, je me suis plusieurs fois surprise à penser: «Tiens, il faudrait que je sache comment telle réplique est tournée en VO pour voir si ça a été correctement traduit.» Je ne pouvais pas m'enlever de la tête que le roman était traduit de l'anglais. Est-ce parce que je l'ai associé au livre de Camille Pagán sus-cité?
Le prénom de la narratrice me perturbait (allez comprendre pourquoi) et dans ma tête, je lui donnais le prénom de la lectrice. ;-)

Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Elvire de Montjou pour la Bibliothèque Sonore Romande.

Je n'ai pas été déçue par la lecture d'Anne-Elvire de Montjou. J'imagine qu'il n'a pas dû être facile d'enregistrer ce roman, car il ne fallait absolument pas surjouer les émotions de l'héroïne, mais il ne fallait surtout pas être monotone. Pour moi, la lectrice s'en sort très bien.

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