samedi, 23 septembre 2017

L'Éducation Nationale, une machine à broyer, d'Isabelle Dignocourt.

L'Education nationale, une machine à broyer

L'ouvrage:
Isabelle Dignocourt est enseignante de lettres classiques depuis vingt-cinq ans. Ici, elle raconte son parcours, et explique (en donnant des exemples concrets) pourquoi l'Éducation Nationale va mal.

Critique:
L'une des raisons pour lesquelles je recommande ce livre, c'est qu'Isabelle Dignocourt expose les idées reçues que beaucoup ont quant au professorat, et démontre leur ineptie. Je caricature (à peine), mais on entend souvent un peu partout que les professeurs ne travaillent que dix-huit heures par semaine (ils refont toujours les mêmes cours, sont toujours absents, ont quatre mois de vacances... À ces remarques, une de mes amies répond que ceux qui les font devraient suivre des professeurs pendant un an, ou même passer le concours.
D'autres réponses apportées par Isabelle Dignocourt concernant d'autres idées reçues me semblent tomber sous le sens. Par exemple, des personnes de mon entourage ne comprenaient pas le désarroi des professeurs à l'idée de faire de l'accompagnement personnalisé en classe entière, et donc de faire trois choses différentes, voire davantage. À ce sujet, Isabelle Dignocourt invite les gens à reconnaître qu'en tant que parent, il est toujours plus facile de s'occuper d'un enfant unique que de deux. C'est la même chose pour l'enseignant qui, lui, a au moins trente élèves par classe. Bien sûr, le contexte n'est pas le même, mais un enseignant voudra toujours être le plus à même d'aider tous ses élèves à progresser.
Tout au long de ce livre, d'autres idées reçues sont démontées.

D'autre part, l'enseignante fait l'historique des réformes qui se sont succédé à l'Éducation Nationale, et explique pourquoi, selon elle, elles sont inadaptées à la situation. Elles vont toutes dans le même sens, chacune allant plus loin que la précédente. Extérieurement, les professeurs y étant réfractaires semblent refuser de s'adapter pour le bien des élèves. Isabelle Dignocourt, s'appuyant sur son expérience, suggère de réformer dans l'autre sens. Si les enseignants ne veulent pas aller là où on veut les mener, pourquoi ne pas les écouter? Après tout, ce sont eux qui sont sur le terrain, ce sont eux qui expérimentent tous les jours l'impact négatif de ces décisions. L'état des lieux fait ici montre que toutes les réformes, couronnées par la dernière, poussent vers un extrême: en demander de moins en moins aux enfants (tant au niveau du travail que de la rigueur). De ce fait, ils en feront encore moins. C'est logique. Je pense que nous réagirions tous de la même manière. C'est humain.
Autre exemple, les projets culturels sont appréciés de certains. C'est une autre manière d'enseigner: on emmène les élèves en sortie (musée, cinéma, théâtre, spectacle...), puis on travaille sur ce qu'on a vu. Pourquoi pas? Cependant, Isabelle Dignocourt s'interroge sur l'intérêt de faire cela avec des élèves qui ne connaissent pas leurs conjugaisons, ne savent pas structurer leurs idées...

L'auteur décortique le texte de l'arrêté de la dernière réforme du collège. Ses explications sont claires. Elle en profite pour donner quelques exemples d'intitulés d'Enseignements Pratiques Interdisciplinaires proposés lors des formations, exemples qui m'ont fait frémir, parce que cela ressemble à des propositions d'animations de colonie de vacances.

Certains diront peut-être que l'auteur est alarmiste, et qu'elle n'a rien compris. Mais ceux-là ont-ils son expérience?

À lire d'urgence!

Ce livre est une lecture commune avec mon mari. Vous trouverez sa chronique ici.¸

Service presse des éditions du Rocher.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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27 lectures

jeudi, 21 septembre 2017

*Parutions Audiolib, octobre 2017.

Ces titres sont annoncés pour le 11 octobre.

  • Journal d'un vampire en pyjama

__Journal d'un vampire en pyjama,­­ de Mathias Malzieu, lu par l'auteur, 4h 58.
En novembre 2013, Mathias Malzieu, qui prépare alors la sortie de son film, «Jack et la mécanique du coeur», apprend qu’il souffre d’une maladie auto-immune, rare et souvent mortelle, l’aplasie médullaire, qui détruit sa moelle osseuse. Pendant l’année que va durer sa maladie, entre chimio, chambre stérile et attente d’un donneur, Mathias Malzieu tient son journal, raconte son combat contre la mort, qu’il personnifie à travers un personnage, Dame Oclès. Cette histoire d’un enfer et d’une résurrection est avant tout un hymne à la vie, porté par la langue poétique et explosive de l’auteur.

  • La Vie en son royaume

La vie en son royaume, de Christian Signol, lu par Taric Mehani, 6h15.
Joies et peines d’un médecin de campagne dans la France profonde. Après son internat, le Dr Vialaneix accepte l’offre du maire d’une petite commune de Creuse pour venir s’installer dans la maison médicale du village. Tandis qu’il alterne les visites à domicile et les consultations à son cabinet, il assiste à l’agonie d’une génération touchée par la maladie, l’isolement et la solitude. Il est soutenu par une douce et solaire infirmière, dont il tombe amoureux. Tous deux vont prendre sous leur aile une adolescente pleine de vie qui lutte contre le cancer. Pendant une année, on assiste au combat du Dr Vialaneix contre le mal et le difficile accès aux soins, au rythme des saisons, des hésitations de diagnostics, des échecs, mais aussi des guérisons.

  • Double piège

Double piège, d'Harlan Coben, lu par Marie-Ève Dufresne, 9h55.
Pour surveiller sa baby-sitter, Maya a installé une caméra dans son salon, quand apparaît à l’écran son mari, Joe... qu’elle vient d’enterrer ! Un choc suivi de deux troublantes découvertes : le certificat de décès de Joe a disparu et l’arme impliquée dans sa mort est aussi celle qui a coûté la vie à la soeur de Maya, Claire, quelques mois auparavant dans des circonstances troubles. Mort ou vivant, Joe était-il bien l’homme que Maya pensait connaître ? La frontière entre vérité et illusions n’a jamais semblé si floue. La jeune veuve plonge dans les zones d’ombre du passé… à ses risques et périls.

  • La fille d'avant

La fille d'avant, de JP Delaney, lu par Ingrid Donnadieu et Floriane Muller, 9h22.
Après un drame éprouvant, Jane cherche à tourner la page. Lorsqu’elle découvre le One Folgate Street, elle est conquise par cette maison ultra moderne, chef d’oeuvre de l’architecture minimaliste, parfaite. Mais pour y vivre, il faut se plier aux règles draconiennes imposées par son architecte, Edward Monkford, aussi mystérieux que séduisant. Parmi celles-ci : répondre régulièrement à des questionnaires déconcertants et intrusifs. Peu à peu, Jane acquiert une inquiétante certitude : la maison est pensée pour transformer celui qui y vit. Or elle apprend bientôt qu’Emma, la locataire qui l’a précédée et qui lui ressemble étrangement, y a trouvé une fin tragique. Alors qu’elle tente de démêler le vrai du faux, Jane s’engage sur la même pente, fait les mêmes choix, croise les mêmes personnes… et vit dans la même terreur que la fille d’avant.

  • Habiter mon corps - Guide de méditation

Habiter mon corps - Guide de méditation, de Fabrice Midal, Clément Cornet, lu par les auteurs, 3h29.
Nombre de nos souffrances, de nos insatisfactions, de nos difficultés, viennent de ce fait inaperçu : nous ne savons plus nous mettre au diapason de notre corps. Il est devenu abstrait, un simple ensemble de mécanismes. Nous ne savons plus l’écouter et lui parler. Nos sensations, nos émotions, notre manière d’être en sont appauvries. Ces exercices et méditations vous aideront à retrouver un nouveau rapport à votre propre existence, à vous relier de manière plus juste à vos émotions, et à éprouver la joie d’être présent corporellement à ce que vous vivez.

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34 lectures

L'oiseau crocodile, de Ruth Rendell.

L'oiseau crocodile

L'ouvrage:
Ève et sa fille (Liza) vivent dans la dépendance de Shrove, le manoir des Tobias. Un matin, Ève réveille Liza et lui dit qu'il est temps pour elle de partir. Désemparée, mais sachant qu'il n'y a pas d'autres solutions, Liza s'en va. Elle rejoint son petit ami, Sean, à qui elle raconte pourquoi elle a dû s'enfuir. Le début de cette histoire remonte à douze ans plus tôt, alors que Liza avait quatre ans.

Critique:
Ce roman m'a plu, pourtant, il contenait des ingrédients propres à m'agacer. D'abord, il y a l'alternance entre le passé et le présent. En général, je trouve cela ennuyeux, artificiel... souvent, cela engendre des répétitions, et les deux parties de l'histoire sont inégales... Pour moi, Ruth Rendell a évité tous ces écueils dans «L'oiseau crocodile». Le plus important n'est pas tellement les meurtres. Si on rassemble habilement les éléments, on en a la clé presque dès le début. Ce qui compte, c'est la psychologie d'Ève et de Liza. Le récit est lent, mais cela n'est absolument pas gênant, car chaque page enrichit l'image que le lecteur a des deux femmes. L'une ne peut sortir d'une idée fixe, idée renforcée par une chose qu'elle a vécue; l'autre découvre que la vie n'est pas contenue dans le manoir de Shrove. Liza fascine à cause de la manière dont elle a été élevée. Sa façon de s'adapter au monde qui l'entoure dans le présent est parfois déconcertante. Par exemple, cela ne la dérange pas d'aller prendre frauduleusement un bain dans un hôtel. Elle a besoin d'être propre, et pour elle, cela passe avant tout.
À travers Liza, l'auteur soulève certaines questions. Est-on préconditionné par son éducation? Peut-on se libérer d'un carcan qui pousserait à ne reproduire que ce qu'on connaît? Elle y répond concernant Liza, mais elle montre aussi que tout dépend du caractère de la personne. En effet, la question pourrait aussi se poser pour Ève. On me rétorquera qu'elle a dû faire face à quelque chose de plus traumatisant que Liza. Certes, mais il semble que plus le temps passe, plus elle s'enfonce. Si on la comprend au début, son évolution est assez inquiétante.

Les situations décrites dans ce roman pourraient susciter des débats passionnants...

Éditeur: Calmann Lévy.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Amesse pour la Ligue Braille.

Je pense que ce lecteur n'enregistre plus de livres. J'ai bien aimé son interprétation. Il fait ce qu'il faut. J'ai trouvé dommage qu'il tente de faire le «r» anglophone pour certains noms propres. On voit bien que cela ne lui est pas naturel.

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42 lectures

lundi, 18 septembre 2017

The good house, d'Ann Leary.

The good house

L'ouvrage:
Hildy Good, agent immobilier, vit seule (ses filles sont adultes et son mari l'a quittée) dans le petit village où elle a grandi. Elle revient d'une cure de désintoxication, ses filles l'ayant plus ou moins forcée à se débarrasser de son addiction à l'alcool. Souffrant quelque peu de la solitude, elle se rapproche de Rebecca McCalister, arrivée au village il y a peu avec son mari et ses enfants.

Critique:
Comme «The children», ce roman paraît lent, mais tous les éléments qu'Hildy nous donne sur le ton de la conversation sont intéressants, et il faudra s'en souvenir par la suite. Je ne me suis pas du tout ennuyée. Ann Leary décrit un personnage à la fois attendrissant et agaçant. Hildy est avisée, a du coeur, s'arrange comme elle peut des aléas de la vie. Cependant, elle peut se montrer injuste et méchante avec ceux qui veulent l'aider. Je l'ai comprise tout en la blâmant. C'est ce qui, pour moi, fait l'une des forces du roman: cette femme éveille la compassion, mais on a envie de la secouer.

Parmi les habitants du village, on trouve les Dwight. Ils ont un enfant attardé mental. Hildy raconte une scène dans laquelle Rebecca fait une gaffe parce qu'elle ignore cela. Pour moi (et apparemment pour ceux qui y assistent) Cassie Dwight s'y montre parfaitement odieuse. Il est normal qu'on ait des égards pour elle, et surtout pour son fils, mais sa situation ne lui donne pas le droit de se comporter comme une peste. Dans la suite du roman, Cassie n'est pas beaucoup plus appréciable. Certes, elle a des imprévus, mais le caprice qu'elle fait quant à sa maison m'a un peu agacée.

Dans le chapitre 2, Hildy fait une démonstration de son «pouvoir»: lire dans les pensées. Elle explique bien qu'il n'y a rien de magique là-dedans, mais qu'elle est attentive aux expressions du visage, à la posture de la personne. En outre, dans un petit village, beaucoup de choses se savent. À un moment, elle explique que la plupart des voyants sont observateurs, ce qui fait qu'ils arrivent à «deviner» pas mal de choses. J'ai bien aimé que l'auteur dise cela, car je pense que c'est vrai pour beaucoup de voyants. D'autre part, le «don» d'Hildy, utilisé tout au long du roman dans diverses circonstances (drôles au début, puis plus graves ensuite), finit par lui souffler de mauvaises réponses concernant une chose importante. Ce n'est que par la suite qu'elle interprétera correctement ce qu'elle a observé.

La période que raconte l'héroïne est traversée de moments drôles et attendrissants, comme la soirée de Thanksgiving ou la scène où Emily arrive inopinément chez sa mère. Cela montre une famille dont les membres s'aiment profondément, malgré leurs difficultés à communiquer. On retrouve cela dans les relations entre Hildy et Franck ou Hildy et Rebecca. Notre héroïne n'ose pas toujours dire ce qu'elle pense, et lorsqu'elle le fait (de rage ou de peur), ce n'est pas forcément comme il le faudrait.

Je ne sais pas trop quoi penser de Rebecca. J'aurais tendance à la voir comme la voit Franck, même si dans la scène entre elle et Cassie (et même en d'autres occasions) elle était sympathique et semblait être quelqu'un de bien. Elle aussi a plusieurs facettes... C'est cette complexité qui fait que les romans d'Ann Leary sont riches et aboutis.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Caitlin Thorburn pour les éditions [Oakhill Publishing.| http://www.oakhillpublishing.com/]

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41 lectures

jeudi, 14 septembre 2017

Les bactéries, des amies qui vous veulent du bien - Le bonheur est dans l'intestin, d'Anne-Marie Cassard et Gabriel Perlemuter.

Les bactéries, des amies qui vous veulent du bien

L'ouvrage:
Anne-Marie Cassard et Gabriel Perlemuter expliquent le rôle et l'impact des bactéries du tube digestif et de l'intestin.

Critique:
Ayant fort apprécié l'ouvrage de Giulia Enders, et tentant de me documenter sur ce qui a trait à notre fonctionnement, j'ai voulu lire cet ouvrage. Il m'a beaucoup plu.

Commençons par ce qui m'a moins plu. C'est un minuscule détail. Lorsque les auteurs expliquent le processus de la digestion, ils prennent pour exemple une pizza. Ce que j'ai trouvé un peu lourd, c'est qu'ils ont imaginé que le lecteur était la pizza. Le lecteur se voit donc passer par tout le processus de la digestion. C'était fait pour être drôle, mais cela n'a pas pris avec moi. Comme je le dis plus haut, c'est un détail. Je le souligne parce qu'il m'a semblé qu'ils tentaient de faire comme Giulia Enders qui émaillait son ouvrage d'humour.

Les médecins expliquent que le microbiote (l'ensemble de nos bactéries intérieures) peut varier selon notre alimentation, mais aussi peut parfois nous contraindre. Par exemple, certains microbiotes prédisposeront davantage au stress, à l'obésité, à l'anorexie, ou à l'addiction à l'alcool. Bien sûr, le microbiote n'est pas l'unique responsable d'une addiction ou d'un gros stress, mais il peut y contribuer. Si j'ai compris cela, j'ai un peu tiqué en ce qui concerne l'anorexie. Pour moi, le fait de se priver de manger n'est que la conséquence d'un problème ancré en la personne, et c'est souvent dû à de multiples facteurs psychologiques. Les personnes anorexiques ne ressentent pas la satiété. Au contraire, elles ont tout le temps faim, et exercent un contrôle drastique sur leur faim. Donc je ne pense pas qu'elles ont forcément une bactérie qui fait rapidement ressentir la satiété. Ou alors, c'est le fait qu'elles se privent de manger qui fait que cette bactérie se développe, puisque le corps s'adapte. Je pense que les médecins veulent surtout dire que si ces personnes développaient cette bactérie, on pourrait s'en servir pour d'autres études. Mais je n'ai pas trouvé cela très clair, au contraire des autres exemples où ils soulignent bien que le microbiote a sûrement un rôle important à jouer, mais qu'il n'est pas toujours déterminant.

Il est également expliqué que le microbiote sera plus sain si certaines conditions sont réunies dès la naissance (voire avant) et pendant l'enfance. À ce sujet, j'ai apprécié les théories émises, surtout concernant l'allaitement. En effet, on entend toujours qu'il est mieux pour l'enfant que sa mère l'allaite, mais on ne sait pas trop comment cela fait que le système immunitaire de l'enfant sera meilleur. On en a une petite idée si on fait preuve de bon sens, mais au moins, ici, il y a une explication.

Il y a des pistes quant aux édulcorants, aux additifs, etc. Je savais déjà certaines choses, car ces médecins ne sont pas les premiers à en parler (j'ai d'ailleurs retrouvé des éléments qui avaient été abordés par Giulia Enders), mais j'ai apprécié ce récapitulatif. J'ai aussi eu la confirmation de certaines choses que je pressentais. Par exemple, si le nombre de calories absorbées compte, la teneur de ces calories compte aussi.

L'aspect le plus plaisant de ce livre, pour moi, c'est que les auteurs explorent des pistes, donnent des conseils, mais ne sont ni extrémistes ni donneurs de leçons. Sur ce genre de sujet, on tombe souvent sur des gens qui étalent leur savoir, se croient supérieurs, et affirment avec componction que seule leur manière de penser est la bonne. Anne-Marie Cassard et Gabriel Perlemuter donnent des conseils pleins de bon sens, dont certains sont très faciles à suivre. Ils font partie des rares qui, tout en disant qu'il vaut mieux manger bio, reconnaissent que c'est plus cher.

Cette chronique n'a pas été très facile à écrire, parce que j'avais envie de donner beaucoup d'exemples, mais je pense que c'est bien plus intéressant de les découvrir en lisant ce documentaire. Quoi qu'il en soit, je n'ai évoqué qu'une infime partie de ce qui y est développé.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Ève Dufresne et Laurent Jacquet.

J'ai trouvé la structure du livre pertinente. Il m'a semblé que certains titres, à l'intérieur des parties, étaient inutiles, mais je pense que visuellement, cela fait plus aéré, plus facile à repérer. Par exemple, lorsque les auteurs parlent des fibres, ils disent qu'il en existe deux sortes: les solubles et les insolubles. Puis, ils donnent leurs particularités en mettant un titre à chaque fois: «Les fibres solubles», puis «Les fibres insolubles». J'aurais directement commencé par les phrases qui expliquent. Si c'est plus agréable visuellement, en audio, cela fait répétitif, du moins, est-ce mon sentiment. En outre, voulant sûrement retranscrire cette aération, l'éditeur audio a laissé beaucoup de blancs avant puis après les titres. C'est la même chose pour les tableaux. Dans ceux donnant des listes d'aliments, il y a une entrée «type d'aliment». En audio, le lecteur le répète à chaque fois qu'on change d'aliment, tout comme les autres catégories. Il y est bien obligé, mais c'est un peu trop pour moi. De plus, entre le titre de la colonne et ce qu'il y a dedans, il y a un blanc... D'une manière générale, je n'aime pas les blancs. Ceux que je trouve nécessaires (entre deux chapitres par exemple) me paraissent trop longs. Mon mari peut témoigner: il a interdiction de faire des blancs de plus de deux secondes lorsqu'il m'enregistre des livres. ;-) Tout ça pour dire qu'il ne faut peut-être pas se formaliser si je trouve qu'il y a trop de silences, y étant allergique. Je suis peut-être la seule à penser ainsi.

Je connais surtout Laurent Jacquet pour ses voice over sur des documentaires. Son intonation se prête bien à ce genre.
Quant à Marie-Ève Dufresne, je ne la connaissais que sur des romans. Son interprétation m'a plu. Il n'est pas simple de lire des documentaires à voix haute, parce qu'il ne faut pas que cela soit monotone, mais il ne faut pas trop en faire. Les comédiens ont su trouver le juste milieu.

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53 lectures

lundi, 11 septembre 2017

Because you'll never meet me, de Leah Thomas.

Because you'll never meet me

L'ouvrage:
Oliver a quatorze ans. Il vit dans une cabane dans les bois avec sa mère. Il est «allergique à l'électricité» et ne peut donc pas quitter les abords de la cabane. Il s'ennuie un peu. Alors, le médecin qui le suit lui propose d'entamer une correspondance avec un autre de ses jeunes patients. Oliver se met donc à échanger des lettres avec Moritz qu'il ne rencontrera jamais car celui-ci a un pacemaker.

Critique:
Ce livre m'a beaucoup plu, même si j'ai trouvé certaines parties lentes. Leah Thomas décrit deux personnages très sympathiques qui semblent à la fois lucides et naïfs. Oliver s'enthousiasme, est primesautier, veut voir le bon côté des gens, tout en admettant que sa vie coupée de beaucoup de choses lui pèse. Moritz paraît plus cynique. Au départ, Oliver l'ennuie un peu, mais surtout, il le force à se voir autrement. Moritz n'a pas une très haute opinion de lui-même, et se laisse maltraiter par l'un de ses camarades. Oliver lui explique qu'il doit tenter de faire en sorte que cela change. S'il y a des frictions entre les deux garçons, ils apprennent à se connaître, à se faire confiance, à estimer l'autre, à se dépasser. Chacun tire une leçon de ce que vit l'autre.

Le lecteur se doute que certains éléments sont étranges, et en devine quelques-uns. C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai trouvé que cela traînait un peu. De plus, j'ai eu beaucoup de mal à supporter Liz. Dès le départ, je ne l'ai pas vraiment aimée. Quand Moritz émettait des doutes sur elle, je l'approuvais. Ensuite, lors de l'épisode dont le récit est douloureux pour Oliver, je l'ai franchement détestée. Quelle peste! Pourquoi (comme le souligne d'ailleurs Oliver) ne va-t-elle pas chercher son téléphone elle-même? Elle sait très bien que ce qu'elle fait n'est absolument pas futé. En outre, lorsqu'elle a une occasion de présenter des excuses (ce qui serait la moindre des choses), elle tente de se justifier, et (à mes yeux) s'enferre. Bien sûr, d'une manière générale, Oliver est parfois maladroit et fait des gaffes sans s'en rendre compte, mais lors de cet épisode, Liz est fautive.

Je ne peux pas dire grand-chose sur ce qu'on finit par apprendre, mais c'est un élément marquant qui soulève plusieurs questions importantes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Eric-Michael Summerer et Kirby Heyborne pour les éditions Audible Studios.

C'est le premier livre dans lequel j'entends Eric-Michael Summerer. J'ai beaucoup apprécié sa voix et son interprétation. J'espère le retrouver bientôt au hasard des livres qui me tenteront.
Je connais et apprécie Kirby Heyborne. Ici, j'ai été déçue qu'il fasse un accent allemand pour Moritz. Bien sûr, il l'a fait parce qu'on a dû le lui demander... Cela m'a gênée, mais je reconnais que le comédien a fait de son mieux pour que ce ne soit pas laborieux.

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59 lectures

samedi, 9 septembre 2017

Pour un soir seulement: journal sexuel d'une ex petite moche, de Thomas Raphaël.

Pour un soir seulement: journal sexuel d'une ex petite moche

L'ouvrage:
Janvier 2014. Julie Haricot, trente-et-un ans, est célibataire. Le 1er janvier, elle connaît une expérience assez déplaisante avec un homme. Plus tard, elle apprend une nouvelle déstabilisante quant à sa santé. Elle change alors son statut sur les réseaux sociaux, et écrit qu'elle cherche des aventures sans lendemains.

Critique:
Ce roman est un peu dans l'esprit des «Bridget Jones». Julie y fait d'ailleurs allusion. Ayant apprécié les deux premiers tomes de la série ainsi que certains romans de Sophie Kinsella, ayant ri à l'écoute de l'extrait proposé sur Audible.fr, j'ai voulu tenter celui-là. Peut-être ne suis-je plus adepte du genre ou peut-être l'auteur a-t-il moins bien réussi. Toujours est-il que je n'ai pas beaucoup ri... Certaines choses m'ont même agacée... Par exemple, Julie règle ses comptes avec le passé, et écrit à des personnes qui la traumatisèrent alors qu'elle était enfant. Pourquoi pas? Mais pourquoi n'écrit-elle pas aussi de gentilles lettres à ceux qui furent de bonnes rencontres?

À partir du moment où la jeune femme se rend compte qu'elle est amoureuse, je n'ai pas aimé qu'elle tente de s'interdire cet amour, prétextant le départ imminent de celui qu'elle aime. D'abord, cette ficelle est remâchée. Ensuite, elle m'a toujours déplu. Il est plus sain d'en parler directement à l'intéressé, de tout mettre à plat. Bien sûr, ici, cela aurait retranché toutes les parties où la narratrice hésite, mais pour moi, cela n'aurait pas été si grave...

Certaines répliques se veulent drôles... elles ont eu l'effet inverse sur moi. Exemple: Julie est très excitée par les préliminaires que fait son partenaire. Elle dit en substance: «Toutes les parties de mon corps n'ayant pas encore été touchées se sont mises à crier comme le premier rang d'un concert de Johnny Halliday.»
C'est un peu pareil concernant des passages. Ils auraient dû me faire rire, mais cela n'a pas été le cas. Je pense surtout à l'expérience de cybersex à laquelle se prête notre héroïne.

J'ai trouvé dommage que beaucoup de personnages mettent en avant qu'une femme doit absolument être coquette et porter des jupes sexy plutôt que des pantalons confortables pour séduire un homme. Bien sûr, l'auteur rattrape cela, et il est vrai que cette pensée est partagée par beaucoup de monde dans la vraie vie.

Audrey est un peu trop facile à détester. On dirait qu'elle n'a pas de cerveau ou qu'il est constamment branché sur «Comment puis-je attirer un homme dans mes filets et dégommer toutes celles qui s'approcheront de lui à moins de trois mètres?» J'ai apprécié la vengeance de Julie à son égard.

J'ai quand même apprécié certaines choses. Par exemple, l'anecdote à répétition de l'érection «tonitruante» de Jérémy.
J'ai bien aimé les parents de Julie. Ils l'ont plongée dans des abîmes de perplexité, mais ils ne l'ont pas fait volontairement. Sa mère n'a pas très bien tenu son rôle, mais elle tente de se rattraper.

Ce qui arrive le 30 mai m'a bien fait rire, notamment la collaboration de Kiki, Caca, et Cucu.

Corail m'a plu. Elle est ouverte, et tente de composer avec sa mère (Grâce) qui semble ne pas tenir compte d'elle, qui pense tout savoir sur ce qui est bon pour elle... J'ai bien ri lorsque Corail jette Grâce hors de chez elle.

L'histoire d'amour principale est un peu rapide, mais c'est le propre du genre.

Un roman sympathique, mais qui contient des éléments poussifs.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Eve Dufresne.

Je connais peu cette comédienne. J'ai apprécié son jeu. Elle n'avait pas la partie facile, notamment lors de la fameuse scène de cybersex où il ne fallait pas surjouer mais ne pas avoir l'air coincé non plus. Elle ne modifie pas exagérément sa voix pour les rôles masculins, ce qui m'a plu.
J'ai été un peu déçue qu'elle ne chante pas «Est-ce que tu viens pour les vacances?», mais l'éditeur audio aurait dû payer des droits pour l'utilisation de la chanson.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée.

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jeudi, 7 septembre 2017

À sa place, d'Ann Morgan.

À sa place

L'ouvrage:
Helen et Ellie sont jumelles. Ellie est un peu lente, fait des bêtises... Un jour, Helen, la meneuse, a l'idée d'un jeu. Pour le reste de la journée, elles vont se faire passer l'une pour l'autre. Chacune se coiffe comme l'autre, s'habille comme l'autre, Helen fait répéter Ellie... Cela fonctionne. Mais lorsqu'Helen en a assez du jeu, Ellie refuse de lui rendre sa place. Le calvaire d'Helen ne fait que commencer...

Critique
Ce livre m'a tout de suite attirée, mais m'a également effrayée. Je me suis demandé comment Ann Morgan allait s'en sortir. Comment Ellie pourrait-elle réellement prendre la place de sa soeur, étant donné qu'elles étaient très différentes? Par exemple, scolairement, comment Ellie pouvait-elle progresser au point d'être au niveau d'Helen? Tout cela est expliqué. Je ne sais pas si l'explication me convainc tout à fait, mais elle est vraisemblable grâce à des circonstances, d'autres faits que l'auteur a su amener. Ce que j'ignore, c'est à quel point elle s'est documentée et à quel point elle a spéculé quant à ce que peut faire notre cerveau lorsqu'on est face à un traumatisme, puis à ce qu'on considère comme une échappatoire.

On peut aussi se demander comment Margaret, la mère des jumelles, ne s'est pas aperçue de l'échange. Pourquoi n'a-t-elle pas cru Helen lorsque celle-ci clamait être elle-même? Ça aussi, c'est expliqué. Et malheureusement (mais heureusement pour la crédibilité de l'intrigue), c'est extrêmement convaincant... C'est préparé, très bien amené... si l'auteur n'avait pas fini par le dire, j'aurais râlé, car c'était une évidence.

Certaines choses sont un peu moins bien expliquées. Par exemple, pourquoi Helen ne parvient-elle pas à se faire entendre? Certes, elle est trop impliquée et laisse ses émotions prendre le dessus. Cela peut se comprendre. Cependant, son but étant de prouver qu'elle est elle-même, pourquoi ne parvient-elle pas (scolairement, par exemple) à être comme avant? Tout comme pour Ellie, des éléments de réponse sont donnés, mais leur crédibilité est discutable.

Certains trouveront peut-être étrange (voire artificiel) que les jumelles se soient à ce point accrochées à un prénom. Pourquoi Helen ne pouvait-elle pas transformer la Ellie qu'elle était censée être en Helen? Pourquoi le prénom la bloquait-il à ce point? Pourquoi transcendait-il Ellie lorsqu'elle a pu être Helen? Cela s'explique par le fait que les jumelles étaient très jeunes, attachées à leurs repères et au sens de ces repères, mais aussi par le fait que leur éducation avait été très chaotique. Tout en acceptant cette explication, je me dis quand même qu'Helen aurait peut-être pu surmonter le prénom.

Un autre épisode est mal expliqué. Celui où Helen veut montrer qui elle est devant Mary. Ellie retourne la chose à son avantage, mais comment se fait-il que Mary soit dupe? Pourquoi ne va-t-elle pas chercher Helen au bout de quelques minutes? Surtout si elle pense que c'est Ellie, celle-ci ayant la réputation d'être fragile.

Ann Morgan s'est attachée à la psychologie des personnages, montrant les multiples conséquences d'événements, de malentendus engendrés par des non-dits, dont on ne peut pas se relever, surtout si on n'est pas aidé. J'ai trouvé cela très bien exposé. Helen est la narratrice, de ce fait, on profite moins du point de vue d'Ellie. L'auteur en montre un aperçu lors de la scène où celle-ci, adolescente, va provoquer Helen qui écoute de la musique dans la voiture, mais aussi grâce à la lettre écrite par la femme qu'elle est devenue. (Au sujet de cette lettre, l'auteur exagère un peu. Souhaitant faire durer le suspense, elle retarde beaucoup l'ouverture de l'enveloppe et la lecture de son contenu. Je ne lui en veux pas trop parce qu'elle comble cela par des éléments intéressants, mais je n'ai pas aimé la ficelle. (Dans les rares moments où on entrevoit Ellie, on comprend confusément (à l'instar d'Helen) qu'elle aussi souffre. Par la suite, sachant tout ce qu'il y a à savoir, je me suis demandé comment elle avait pu se contrôler à ce point. Il aurait peut-être fallu qu'on la voie davantage, que l'auteur la montre dégringolant, car il n'est pas très logique qu'elle ait pu à ce point donner le change sur une si longue période. On a de petits aperçus de sa faiblesse lorsqu'Eloïse dit certaines choses à Helen, mais il en aurait fallu davantage.

Les chapitres alternent le passé et le présent. En général, je n'aime pas cela, car l'une des deux époques est souvent moins intéressante que l'autre, et puis je n'aime pas les récits non linéaires. Dans la vie, il n'y a pas d'alternance passé présent. Ici, cela m'a moins dérangée que chez certains autres. J'ai été gênée au moment où Helen raconte un épisode heureux de son passé, car son présent nous a déjà montré qu'il s'est mal terminé, même si on ignore comment cela se fait. De plus, il y a une correspondance qu'une structure linéaire aurait établie de manière plus marquée (telle qu'elle est ici, il faut que le lecteur soit plus attentif). Je parle de ce que la grand-mère dit (à demi-mot) à Helen. Quelques chapitres plus loin, on en entend à nouveau parler, et on assemble certaines pièces... L'auteur ne confirme jamais explicitement cette déduction, mais elle souhaite que le lecteur la fasse. Cela n'excuse en rien la victime présumée, mais cela donne un élément de plus au lecteur afin qu'il se forge une idée de ce personnage.

J'ai lu quelques avis avant de commencer le roman. Certains se plaignent de la fin. Une personne en a même été extrêmement déçue, et pour elle, cela gâche le livre. Apparemment, ces personnes attendaient un revirement de situation, un rebondissement, une chute qui remette tout en question. Je tiens à remercier l'auteur de ne pas avoir tenté cela. J'ai été tellement déçue par des fins qui se voulaient ainsi, et qui, à mes yeux, ne parvenaient qu'à gâcher le tout (Exemples: «Hortense», de Jacques Expert dont la fin révèle des incohérences; «Ma vie pour la tienne», de Jodi Picoult; et tant d'autres!) qu'à l'inverse des personnes qui attendaient cela, je l'aurais détesté. C'est un roman psychologique. C'est tout au long de la narration qu'on découvre, peu à peu, des indices, des éléments d'analyse. Le dernier rebondissement (si on peut appeler cela ainsi) est ce que j'aurais reproché à la romancière de n'avoir pas fait. D'autre part, on peut voir les tout derniers mots comme une sorte d'évolution, d'acceptation, de compréhension: c'est moi qui me construis, ce n'est pas mon prénom et ce qu'il implique pour les autres. Pour moi, ce livre n'était pas fait pour une fin spectaculaire. Celle inventée par Ann Morgan est préparée. Rien dans le roman ne laisse supposer une chute. Donc, si vous recherchez cela, passez votre chemin.

Malgré certains aspects discutables, ce livre est un coup de coeur!

L'auteur étant anglaise, l'éditeur audio a demandé à la comédienne qui a enregistré le roman de préciser le titre et l'éditeur papier originaux. Je trouve que c'est une très bonne chose. J'espère que désormais, cela sera fait pour tous les romans étrangers publiés par Audible.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Camille Lamache.

J'ai beaucoup apprécié le jeu de la comédienne. Elle modifie à peine sa voix pour les hommes, ce qui fait que cela reste naturel. Elle sait prendre une voix de fillette. Elle joue très bien «les voix» (vous verrez desquelles il s'agit), changeant très rapidement (et sans difficultés apparentes) d'intonation. Elle joue à merveille la colère, la peur, etc. Elle fait certaines liaisons pas forcément nécessaires (comme pour «papier aluminium»), mais étant une fan des liaisons, et déplorant que beaucoup les délaissent, ce n'est pas moi qui irai le lui reprocher.
J'ai regretté qu'elle prononce des noms propres comme Mary en faisant le «r» à l'anglophone, ce qui, pour moi, n'est pas naturel dans un texte en français.
Je ne comprenais pas pourquoi, parfois, elle prononçait Ellie avec un «h» au début. Non seulement ce «h» n'est pas commun dans la prononciation française, donc je le trouve incongru dans un texte en français, mais ici, le prénom ne commence pas par un «h»... Elle m'a expliqué qu'après l'échange, le prénom Ellie était écrit différemment, héritant du «h» d'Helen, et que l'éditeur audio avait voulu le retranscrire de façon sonore. Si je comprends ce qu'a voulu faire l'auteur (Ellie ne voulait plus être elle-même, mais ne parvenait pas vraiment à être sa soeur), je n'en vois pas l'utilité. Le souhait de l'éditeur audio est logique, et peut-être suis-je la seule que cette prononciation gêne. J'avoue que j'aurais préféré une note de l'éditeur audio expliquant les différences orthographiques. (Je suppose qu'après l'échange, Helen s'écrit Ellen.) Il est vrai qu'en anglais, la prononciation de ces prénoms est naturellement différente.

Je croyais découvrir Camille Lamache avec ce livre audio. Or, pendant tout le roman, j'ai trituré mon cerveau en me demandant où je l'avais déjà entendue. Elle n'a pas de fiche sur DSD, et sa voxographie n'est pas sur son site. Il y a bien des extraits dans la rubrique «démos», mais cela ne me rappelle rien. Son CV en ligne remonte (pour les séries) à 2015 ou 2016, et je pense l'avoir entendue il y a bien plus longtemps, sûrement dans une série. Normalement, je pourrai bientôt cesser de torturer mon cerveau et mes éventuels lecteurs, car la comédienne va mettre sa voxographie sur son site.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée. Il y a six pistes d'environ dix chapitres chacune.

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