mercredi, 20 novembre 2019

*Parutions Audiolib, décembre 2019.

Les titres suivants sont annoncés pour le 27 novembre.

  • Ici n'est plus ici, de Tommy Orange, lu par Sylvain Agaësse, Benjamin Jungers, et Audrey Sourdive, 8h44.
    À Oakland, dans la baie de San Francisco, les Indiens ne vivent pas sur une réserve mais dans un univers façonné par la rue et par la pauvreté, où chacun porte les traces d’une histoire douloureuse. Pourtant, tous les membres de cette communauté disparate tiennent à célébrer la beauté d’une culture que l’Amérique a bien failli engloutir. À l’occasion d’un grand pow-wow, douze personnages, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, vont voir leurs destins se lier. Ensemble, ils vont faire l’expérience de la violence et de la destruction, comme leurs ancêtres tant de fois avant eux.
  • Loin, d'Alexis Michalik, lu par Damien Ferrette, 18h8.
    Tout commence par quelques mots griffonnés au dos d’une carte postale : « Je pense à vous, je vous aime ». Ils sont signés de Charles, le père d’Antoine, parti vingt ans plus tôt sans laisser d’adresse. Avec son meilleur ami, Laurent, apprenti journaliste, et Anna, sa jeune sœur complètement déjantée, Antoine part sur les traces de ce père fantôme. C’est l’affaire d’une semaine, pense-t-il... De l’ex-Allemagne de l’Est à la Turquie d’Atatürk, de la Géorgie de Staline à l’Autriche nazie, de rebondissements en coups de théâtre, les voici partis pour un road movie généalogique et chaotique à la recherche de leurs origines insoupçonnées.
  • Le problème Spinoza, d'Irvin Yalom, lu par Philippe Sollier, 15h25.
    Amsterdam, février 1941. Le Reichleiter Rosenberg, chargé de la confiscation des biens culturels des Juifs dans les territoires occupés, fait main basse sur la bibliothèque de Baruch Spinoza. Qui était donc ce philosophe, excommunié en 1656 par la communauté juive d'Amsterdam et banni de sa propre famille, pour, trois siècles après sa mort, exercer une telle fascination sur l’idéologue du parti nazi ?
    Irvin Yalom, l’auteur de Et Nietzsche a pleuré, explore la vie intérieure de Spinoza, inventeur d’une éthique de la joie, qui influença des générations de penseurs. Il cherche aussi à comprendre Alfred Rosenberg qui joua un rôle décisif dans l'extermination des juifs d'Europe.
  • Le pays de la liberté, de Ken Follett, lu par Jean-Philippe Renaud, 15h.
    Entre le jeune Mack, condamné à un quasi-esclavage dans les mines de charbon des Jamisson, et l’anti-conformiste Lizzie, épouse déçue d’un des fils du maître, il n’a fallu que quelques regards et rencontres furtives pour faire naître l’attirance des cœurs. Mais dans la société anglaise du XVIII e siècle, encore féodale malgré les idées neuves de ses philosophes, l’un et l’autre n’ont de choix qu’entre la soumission et la révolte. Rebelle, fugitif, repris et condamné, Mack ne reverra Lizzie que dans la plantation de Virginie où on l’a déporté pour le travail forcé. Alors seulement ils comprendront que le bonheur se gagne en forçant le destin...
    Des crassiers de l’Ecosse aux docks de la Tamise, de l’Amérique esclavagiste aux premières incursions vers l’Ouest encore vierge, l’auteur des Piliers de la Terre nous entraîne dans une superbe épopée où la passion amoureuse se confond avec l’aspiration de toute une époque à la liberté et à la justice.
  • Eragon 3 - Brisingr, de Christopher Paolini, lu par Olivier Chauvel, 27h50.
    Eragon a une double promesse à tenir : aider Roran à délivrer sa fiancée, Katrina, prisonnière des Ra’zacs, et venger la mort de son oncle Garrow. Saphira emmène les deux cousins jusqu’à Helgrind, repaire des monstres. Or, depuis que Murtagh lui a repris Zar’oc, l’épée que Brom lui avait donnée, Eragon n’est plus armé que du bâton du vieux conteur. Cependant, depuis la Cérémonie du Sang, le jeune Dragonnier ne cesse de se transformer, acquérant peu à peu les fabuleuses capacités d’un elfe. Et Roran mérite plus que jamais son surnom de Puissant Marteau. Quant à Saphira, elle est une combattante redoutable.
    Ainsi commence cette troisième partie de l’Héritage...
  • Un(e)secte, de Maxime Chattam, lu par Emmanuel Dekoninck, 17h.
    Tandis qu’à Los Angeles, un tueur laisse en quelques heures ses victimes à l’état de squelette, à New York, un ravisseur s’en prend à des jeunes désespérés, passionnés d’ésotérisme et d’apocalypse. Dans le même temps, à Carson Mills, ville du Midwest, la paranoïa guette. Il se passe des choses dans la forêt... Atticus Gore et Kat Kordell sont flic et détective privé. Ils sont les seuls à pouvoir comprendre ce qui est en train d’arriver. Mais le compte à rebours a commencé...
  • Les rivières pourpres, de Jean-Christophe Grangé, lu parThierry Blanc,, 12h.
    Un cadavre, horriblement mutilé, suspendu entre ciel et terre dans les montagnes de la région grenobloise. Une tombe, celle d'un petit garçon, mystérieusement « visitée » pendant la nuit, cependant que les dossiers le concernant disparaissaient de son école. Deux énigmes, que vont s'attacher à résoudre deux flics hors normes : Pierre Niémans, policier génial, dont les méthodes peu orthodoxes ont compromis la carrière. Et Karim Abdouf, l'ancien délinquant devenu flic, dont la couleur de peau et les dreadlocks suscitent plutôt la défiance dans le trou de province où on l'a nommé... Les deux affaires vont se rejoindre, et les deux hommes se reconnaître. Ensemble, ils vont remonter vers le terrifiant secret des rivières pourpres.
  • La mythologie : ses dieux, ses héros, ses légendes, d'Edith Hamilton, lu par Thierry Janssen, 14h.
    Edith Hamilton est sans doute le seul auteur à avoir saisi toute l’importance que gardent, à notre époque, les mythes et les légendes, qui sont le fondement même de notre culture, et où nous puisons encore une si large inspiration. Remontant aux sources, c’est chez les poètes Homère, Hésode, Pindare, Ovide qu’Edith Hamilton retrouve la substance des grands thèmes mythologiques gréco-romains et nous les restitue, dans leur spontanéité, leur efficacité, sous forme de merveilleuses histoires : Orphée et Eurydice, Philémon et Baucis, Tantale et Niobé, les travaux d’Hercule, le défi d’Icare, la descente de Thésée aux Enfers... Elle consacre également une partie aux dieux et légendes de la mythologie nordique.
  • Percy Jackson 4 - La bataille du labyrinthe, de Rick Riordan, lu par Benjamin Bollen, 10h.
    La colonie des Sang-Mêlés court un grave danger ! Le refuge de Percy est en passe d'être envahi par le redoutable Kronos et son armée de monstres. Ceux-ci prévoient de passer par le fameux labyrinthe de Dédale. Percy et ses amis doivent à tout prix trouver Dédale avant que cela ne se produise, mais une série d'épreuves va entraver leur mission, impliquant un dragon, des sphinx, une île enchantée.... alors que la bataille finale se rapproche.

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19 lectures

Le blues du chat, de Sophie Chabanel.

L'ouvrage:
L'équipe de la commissaire Romano est confrontée à une nouvelle enquête. Pendant la soirée au cours de laquelle il recevait la légion d'honneur, François-Xavier Tourtier a été pris de convulsions comme s'il avait été mis en contact avec des fruits de mer, produits auxquels il est allergique. Sa femme lui a fait des piqûres d'adrénaline, mais cela n'a rien donné, il est mort. La police enquête. Quelqu'un a-t-il glissé du jus de crevette sur les canapés qu'avait mangé le défunt?

Critique:
J'ai été ravie de retrouver Romano, Tellier, et même Clément. Ce dernier est moins maladroit que dans «La griffe du chat». Il commence à avoir certaines habitudes (comme la boisson hypercalorique qu'il commande lors des réunions au Macchiato), ce qu'il veut dire qu'il commence à être intégré.
Quant à Tellier, je crois être d'accord avec lui sur beaucoup de choses. J'ai beaucoup ri à son idée de blog, mais j'ai aussi apprécié le concept. À noter que je n'ai pas vu «Les minions», mais je crois volontiers Tellier quant à ce qu'il en dit.
Romano a marqué un mauvais point auprès de moi parce qu'elle ne prend pas très bien soin de son chat. Certes, elle ne souhaitait pas avoir de chat au départ, mais elle m'a agacée à tenter de justifier ses actes. Je sais qu'elle est comme beaucoup d'humains qui ne cherchent pas vraiment à comprendre leur animal de compagnie, mais j'ai trouvé cela dommage venant d'elle qui, à part cela, a de très bonnes valeurs.

J'ai retrouvé avec grand plaisir l'humour de Sophie Chabanel: répliques des personnages ou du narrateur omniscient, situations cocasses (l'histoire des fiches de temps, par exemple), etc. Si son intrigue est grave, si elle révèle des personnages (surtout un) peu reluisants, elle parvient à merveille à entourer cela d'un humour qu'on n'oublie pas, et qui est toujours à propos.

Quant à l'enquête, sous n'importe quelle autre plume, elle m'aurait très rapidement agacée. Je n'avais pas forcément deviné qui était coupable ni le mobile du personnage, mais l'enquête reste longtemps en suspens. Ici, entre l'intérêt qu'éveillent les suspects et les pistes données par les suppositions des policiers, je ne me suis pas ennuyée. D'autant que la personnalité des deux policiers principaux prenait (à mon grand plaisir) beaucoup de place.

J'aurais souhaité que l'un des personnages soit épargné... Certes, mais s'il l'avait été, un autre aurait été encore plus durement touché. Il m'est difficile de savoir à quel point j'approuve Romano et tellier à ce sujet. Je comprends qu'ils ont agi pour le mieux, et beaucoup de lecteurs les approuveront. Moi, je ne peux m'empêcher de penser que le personnage «sacrifié» (oui, j'emploie un grand mot, mais c'est mon ressenti), aurait pu être épargné un peu plus longtemps si les enquêteurs avaient agi autrement. Ceci dit... qu'aurais-je fait à leur place? Leur position n'était pas simple.

Un tome 2 aussi agréable et captivant que le tome 1!

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Christine Letort.

S'il m'a beaucoup plu de retrouver la causticité de Sophie Chabanel et de ses personnages, c'est aussi parce que le roman était enregistré par cette comédienne. Marie-Christine Letort joue les sentiments des personnages sans trop en faire, et ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins. Son interprétation est naturelle. Elle sert parfaitement la verve de l'autrice.

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18 lectures

lundi, 18 novembre 2019

En vrille, de Deon Meyer.

En vrille

L'ouvrage:
La police du Cap enquête sur le meurtre d'Ernst Richter dont le cadavre vient d'être découvert.

Critique:
Ce roman m'a autant plu que les précédents. L'auteur a fait une chose que j'aime moins, mais je comprends pourquoi il l'a faite. Cela tient à la structure. Le récit de l'enquête alterne avec des chapitres où un certain François Dutoit raconte sa vie (il y a un but à ce récit) à une avocate. J'aurais préféré quelqe chose de linéaire, mais je sais que là, cela n'aurait fonctionné qu'avec moi. Pour 99,9% des lecteurs, il vaut mieux que Deon Meyer ait agencé son récit de cette manière. Je pense même que ce que j'aurais préféré aurait ennuyé certains lecteurs. En fait, je devrais plutôt dire que ce choix est très judicieux, alors que dans d'autres romans, il est désastreux.

Concernant Richter, dès le départ, je ne l'ai pas trop apprécié parce qu'il avait créé une entreprise qui, pour moi, encourage les mauvaises actions. À mesure que le récit avance, je n'ai rien trouvé de positif le concernant. Quant à François, je suis à peu près passée par les mêmes phases que l'avocate à qui il se confie. D'ailleurs, à ce sujet, le romancier dose très bien ses révélations. Il tient le lecteur en haleine sans faire traîner le récit. J'ai beaucoup apprécié Elena et Guillaume. J'aurais souhaité que certaines choses soient mieux pour eux. Je les ai aussi admirés face à la «maladie» de leur fils. Ils ont toujours pris le problème à bras-le-corps, n'ont jamais tenté de faire les autruches... Moi qui me demande toujours comment je réagirais à la place de tel personnage de roman, j'ai la certitude que je n'aurais pas eu le courage de ces parents. Et bien sûr, lorsque Guillaume joue son va-tout, j'aurais préféré qu'une chose soit différente, et j'imagine que les autres lecteurs de ce roman penseront comme moi.

J'ai aimé retrouver certains policiers. Jimmy et Arnold m'ont fait rire, même s'ils taquinent Vusi que j'aime bien. Vaughn Cupido m'a épatée parce qu'il se retrouve confronté à une situation très délicate, et qu'il met de côté son attitude inconséquente pour tout gérer du mieux qu'il peut. Comme le remarque Benny, Cupido change en une journée: il mûrit parce qu'en plus de l'enquête, il prend une grosse responsabilité.

Quant à Benny... Je dois dire que j'ai été moins accommodante que Cupido le concernant. Dans ce volume, Benny ma beaucoup exaspérée. Pourtant, je savais que cela n'était pas de sa faute. Je l'ai reconnu quand je me suis posé la fameuse question: comment réagirais-je à sa place? J'ai trouvé qu'Alexa aussi savait gérer la situation. À l'instar de Barkhuizen, je ne l'en aurais pas crue capable.

Le récit est exempt de temps morts et de remplissage. Tout est cohérent, rien n'est bâclé.

Dans une interview qu'il a accordée à Audible au moment où «L'année du lion» est sorti, Deon Meyer explique qu'il est en train d'écrire un roman où on retrouve Benny et les autres policiers. J'ai l'impression que ce roman n'et même pas encore sorti en afrikaans... Moi qui avais peur de me lancer dans les Deon Meyer, voilà que je pleure parce que le pochain livre mettant en scène la police du Cap risque de se faire attendre...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.

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38 lectures

jeudi, 14 novembre 2019

Kobra, de Deon Meyer.

Kobra

L'ouvrage:
Benny Griessel et Vaughn Cupido se rendent sur une scène de crime. Deux des victimes sont les employés de Jeannette Louw, propriétaire de l'agence de sécurité Body Armour. Elle explique aux policiers que ces deux hommes protégeaient un certain Paul Anthony Maurice. Or, il semblerait que ce dernier ait été enlevé par ceux qui ont tué les gardes du corps.

Critique:
Que ceux qui, comme moi, apprécient Lemmer, se rassurent: celui-ci n'a pas été tué par les ravisseurs dont il est question dans mon résumé. Il ne fait même pas partie de l'équipe qui relaie la première. Je me disais qu'on aurait peut-être de ses nouvelles dans ce roman, mais cela n'a pas été le cas. J'en ai été déçue, même si je suis contente qu'il n'ait pas été tué.

Ce livre m'a autant plu que les précédents. Ici, on sait rapidement que tout ce qui arrive en dehors de l'affaire Paul Anthony Maurice y est en fait lié. L'auteur a trouvé un moyen de tenir le lecteur presque perpétuellement en haleine. À partir du moment où Tyron est impliqué, on ne connaîtra pas le repos tant que tout ne sera pas élucidé... L'enquête va dans plusieurs directions, et chacune relance l'intérêt du lecteur. En outre, j'ai aimé que l'auteur ne traîne pas lorsque les policiers sont confrontés à la participation inopinée de Tyron. Ils comprennent vite pourquoi celui-ci est impliqué, et comment d'autres événements sont arrivés. Cela fait qu'ils passent rapidement à la suite: chercher Tyron et sa soeur.

Concernant Tyron, je pense être très injuste. En effet, je n'aime pas ce personnage. Pourtant, je pense que le romancier souhaite que la situation du jeune garçon éveille la compassion, et que sa débrouillardise quant à ce qui lui arrive force l'admiration. Certes, j'ai trouvé ses plans bien conçus, et j'ai bien compris qu'il ferait n'importe quoi pour sa soeur, mais je n'ai pas aimé qu'il ait choisi d'accomplir de vilaines actions. Cette mésaventure lui mettra-t-elle un peu de plomb dans la cervelle? Il faut l'espérer...

Au cours de cette affaire, on retrouve un personnage qu'habituellement, je n'apprécie pas. Je ne dirai pas qui c'est, car on ne connaît pas tout de suite son identité. Ici, ce personnage se montre sous un jour quelque peu différent... il se montre presque appréciable...

Benny est toujours aussi sympathique. Concernant son travail, il ose davantage de choses qu'avant. J'ai apprécié la solidarité entre lui, Mbali, Cupido, et d'autres au sujet de l'enquête. Quant à sa vie privée, il se retrouve avec de nouveaux soucis. Quand il se flagellait parce qu'il mentait à Alexa, je me doutais que ses mensonges n'avaient aucun rapport avec son alcoolisme. J'ai apprécié la manière dont ces problèmes finissent par être réglés. Bien sûr, si j'avais été dans le roman, j'aurais dit à Benny: «Tu pouvais pas faire ça avant!» C'est d'ailleurs ce que lui aurait également dit son parrain si le policier lui avait dit toute la vérité... ;-) De plus, il n'était pas très difficile de deviner la réaction d'Alexa, sachant ce qu'on sait d'elle...

Quant à Cupido, il m'a un peu moins agacée, mais je trouve dommage qu'il soit si présent. Je lui préfère Jimmy et Arnold (le gros et le maigre), Vusi (qu'on revoit un peu), Mbali, le zézéyeur...

Comme dans les autres romans, en filigrane, sont abordés des thèmes plus sensibles: le racisme, les remous dans la police, les séquelles de l'apartheid...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Comme d'habitude, il m'a plu de retrouver le jeu très naturel de ce comédien. Ici, il a dû interpréter le policier informaticien surnommé le Zézéyeur, comme il l'a fait dans je ne sais plus quel autre roman. À chaque fois, il reste naturel, et adopte le ton approprié... On me dira que c'est normal. Certes, mais je pense que cela ne doit pas être si facile.

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62 lectures

lundi, 11 novembre 2019

Sept jours, de Deon Meyer.

Sept jours

L'ouvrage:
La police du Cap reçoit des mails de menaces: quelqu'un assure qu'il tirera sur un policier chaque jour, tant que le meurtre de l'avocate Hanneke Sloet ne sera pas élucidé. Cette affaire a été classée un mois plus tôt. La police doit donc la réouvrir. C'est Benny Griessel qui en aura la charge.

Critique:
Ce livre de Deon Meyer m'a autant plu que les précédents. Pendant une bonne partie, on est dans le flou concernant l'enquête. Les choses semblent traîner (ce qui ne m'a pas du tout ennuyée parce que je n'avais pas l'impression que l'auteur brassait du vent). Les interrogatoires ne mènent pas loin, les policiers n'ont aucun indice concernant l'expéditeur des mails... Ensuite, l'affaire prend une direction qui ne m'a pas étonnée... Quant à la solution, j'en avais entrevu des morceaux, mais cela ne m'a pas dérangée, d'autant que je n'avais pas tout trouvé. Entre le mobile de l'expéditeur des mails et l'identité du tueur, tout est cohérent, rien n'est bâclé.
Un élément m'a attristée, mais je sais qu'il était là pour cela, et qu'il attristera sûrement les autres lecteurs...

Je suis contente d'avoir retrouvé Benny Griessel. Entre son enquête et sa vie privée, il a fort à faire. Certaines scènes sont assez réussies parce que l'auteur parvient à les rendre cocasses, alors que ce qu'elles disent est grave. Je pense surtout au petit cours en accéléré que Benny donne à Ella avant de lui confier Alexa, et aussi au moment où notre policier se commande... un whisky...
J'ai également apprécié le récit que fait Benny de son «faux pas», ce qui pousse Phil Pagel, le médecin légiste en chef, à lui en raconter un semblable.
D'une manière générale, Benny continue à travailler sur lui-même, et bien qu'il se mésestime, apprend de ses erreurs.

Quant aux autres policiers, ce roman nous donne l'occasion d'en connaître certains un peu mieux. Par exemple, Mbali Kaleni, que j'avais appréciée dans «Treize heures» parce qu'elle faisait du bon travail, m'a paru tout aussi sympathique, voire plus, surtout que ses pairs n'hésitent pas à la railler ou à inventer des rumeurs la concernant, tout cela parce qu'elle n'est pas toujours commode, que c'est une femme au caractère bien trempé...
Cupido, lui, m'a un peu agacée, tout comme il a agacé Benny. Il veut bien faire son travail, mais il est parfois trop prompt à se jeter sur un élément...

L'enquête fait que les policiers examinent le passé et le caractère de la victime. De ce fait, le lecteur se fait une idée de cette dernière. Eh bien, ici, je ne sais pas vraiment quoi penser d'Hanneke. Je crois quand même que je n'aurais pas aimé qu'elle fasse partie de mon entourage...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Là encore, le comédien a fait montre d'un grand talent.

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69 lectures

jeudi, 7 novembre 2019

À la trace, de Deon Meyer.

À la trace

L'ouvrage:
Milla Strachan sait que son mari la trompe depuis longtemps. En outre, son fils adolescent la rabroue et la rabaisse sans arrêt. Un jour, la coupe déborde, et elle décide de déménager.

Critique:
La plupart des romans de Deon Meyer sont atypiques. Il y a toujours quelque chose qui les démarque. Celui-ci ne fait pas exception. L'auteur a même réussi à me perdre et à me faire douter de lui. Je me disais qu'il avait lancé trop de pistes, évoqué trop de personnages, qu'il n'arriverait jamais à nous expliquer comment se terminent les choses pour chacun! Pourtant, il y parvient. Bien sûr, j'aurais aimé avoir quelques renseignements supplémentaires, mais concernant l'intrigue, rien n'est bâclé, tout est dit (même si certains éléments sont un peu rapides).

J'ai apprécié Milla. D'abord, elle est très lucide. Elle ne tente jamais de trouver des excuses à son fils, par exemple. Ensuite, elle a le courage de repartir de zéro, puis de faire d'autres choses dont je ne l'aurais pas crue capable. J'ai toujours approuvé qu'elle agisse de telle ou telle manière. Il y a juste une chose que je n'ai pas comprise la concernant, mais cela ne tient pas à son caractère ou à un de ses actes. C'est un aspect de l'intrigue. (Je ne dirai pas ce que c'est pour ne pas dévoiler un élément important.) Je suis reconnaissante à l'auteur d'avoir fait cela, mais ce n'est pas très logique...

Dans ce roman, nous retrouvons Lemmer, ce qui m'a beaucoup plu. Ce personnage m'a été aussi sympathique que dans «Lemmer l'invisible». Il traîne encore le passé qui l'a façonné, et qui, parfois, le fait agir inconsidérément. À la fin, il semble que l'histoire dans laquelle il s'est embarqué ne sois pas achevée. J'espère que Deon Meyer en a écrit la suite, ou l'écrira...

On retrouve également Mat Joubert. Là encore, cela m'a plu, car j'apprécie ce personnage. Comme d'habitude, il fait preuve de rectitude, d'adresse dans son métier... J'aime bien que sa femme le pousse à faire quelque chose, sachant qu'ils peuvent se le permettre, et qu'il s'épanouira davantage ainsi.
Au détour de certaines pages, on a aussi des nouvelles de Benny Griessel... ;-)

Milla, Lemmer, et Mat sont tous trois le point de départ d'une intrigue différente, dont (le lecteur le devine rapidement) certains points finissent par se rejoindre. Si j'ai apprécié Milla et ce qu'elle vit, certains aspects de l'intrigue se rapportant au milieu dans lequel elle évolue m'ont déplu. C'est surtout le fait de retrouver Janina Mentz, ses sbires (comme Tiger Mazibuko) et ses façons de faire qui m'ont déplu. Je n'aime pas du tout ce personnage.
J'ai été davantage passionnée par ce que vivent Lemmer et Mat, car dans ces parties, rien ne m'a ennuyée. De plus, je n'ai rien deviné concernant leurs «enquêtes», ce qui m'a fait plaisir.

Je suis étonnée parce que sur le site d'Audible, il est dit que ce roman est le volume 5 de la série «Benny Griessel». En plus de tomes mal classés (je n'ai d'ailleurs toujours pas compris sur quoi se basait ce classement), Audible insère, parmi les livres où on voit Griessel, un roman où on ne le voit pas du tout. Mat parle un peu de lui, mais il n'apparaît jamais.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Comme je m'y attendais, le comédien n'a pas démérité. Son jeu reste irréprochable.

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73 lectures

lundi, 4 novembre 2019

Disrupted magic, tome 3: Shadow hunt, de Melissa F. Olson.

Disrupted magic, tome 3: Shadow hunt

Si vous n'avez pas lu les tomes précédents, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
C'est impossible, mais... Scarlett est enceinte. Que faire? Si elle garde le bébé, elle sait que cela pourrait avoir de très désagréables conséquences. Elle décide d'aller demander l'aide de la vampire pour qui travaille Lex.

Critique:
Lorsqu'on lit la quatrième de couverture et les chroniques des lecteurs sur Audible, on a l'impression que Scarlett est trahie par tous ceux en qui elle croyait. Je ne sais pas trop pourquoi certains ont imaginé cela. Au début, elle part avec Molly, et les choses se passent bien entre elles. Il y a même des scène très drôles où cette dernière exprime son amour pour la nourriture. Au moment de repartir, Molly demande quelque chose à Lex: cela montre bien qu'elle n'a absolument pas l'intention de trahir son amie. D'autre part, les trois employeurs de l'héroïne ne font rien contre elle.

Ce tome est aussi palpitant que les précédents. Scarlett a encore affaire à de très sérieux problèmes, manque d'être tuée, doit empêcher une catastrophe... Elle est donc précipitée dans un tourbillon d'aventures très périlleuses, mais après tout, ce n'est pas si différent (sur le plan du danger) de ce qui lui arrive dans les autres tomes. Je ne comprends donc pas pourquoi les chroniques ne cessent de dire que la jeune femme était seule, devait s'en sortir sans aide, etc.

Là encore, le prologue n'est pas de ceux qui gâchent la lecture. Par contre, le début du premier chapitre est une répétition de la fin de l'épilogue de «Blood gamble». J'ai été déçue que Melissa F. Olson utilise une si grosse ficelle pour retarder la lecture de la suite.

J'ai apprécié que Dash semble un peu tomber le masque, soit moins coincé, moins prompt à châtier... Il m'a même fait sourire deux fois!
J'ai retrouvé Kirsten et Will avec plaisir. Ce qui arrive à Will à la fin n'est pas pour me déplaire. À l'instar de Scarlett, depuis «Blood gamble», je me demandais ce que pourrait faire l'autrice quant à Will et le secret qu'il n'apprend que dans «Shadow hunt». Je pense que la romancière a trouvé une solution intéressante. Bien sûr, cela n'ira pas sans heurts, mais je pense que c'est la meilleure solution. Celle que proposait Scarlett dans «Blood gamble» me plaisait moins. Le souci avec celle qu'a choisie l'autrice, c'est que l'absence de réaction de la meute est une incohérence. Il n'y a qu'à se souvenir de ce qui arrive dans «Hunter's trail»...

J'ai aussi aimé retrouver Shadow. J'ai d'ailleurs été heureuse qu'une fois le début du livre (que je ne dévoilerai pas davantage que dans mon résumé) passé, on n'attende pas la fin pour savoir où elle est. Je pense que c'est elle mon personnage préféré. Je dois quand même lui reprocher une chose: elle aime bien Jesse. Ce n'est toujours pas mon cas. Je crois vraiment être la seule fan de la série à ne pas aimer ce personnage. C'est bien ma chance... S'il y a une suite, on le reverra... encore plus et encore plus proche de Scarlett... Beurk!!! J'aimerais qu'il y ait une suite, mais que Jesse disparaisse du paysage.

Ayant aimé cette série, alors que mes tentatives de lire certaines séries de fantasy urbaine avaient échoué, j'ai cherché le site de l'autrice, pensant lui dire qu'elle avait réussi à se démarquer des autres à mes yeux. Justement, j'y ai lu qu'elle n'avait pas voulu commencer à écrire de la fantasy urbaine tant qu'elle n'aurait pas des idées qu'elle n'aurait jamais lues chez d'autres. Je voulais aussi lui dire que j'étais persuadée d'être une anomalie, parce que contrairement aux autres fan, et contrairement (je pense) à ce que souhaite l'autrice, je n'aime pas Jesse. Je ne lui ai pas écrit tout cela parce que j'ai aussi lu qu'elle refusait absolument de justifier tel ou tel choix de sa part concernant tel ou tel livre. Elle conseille à ceux qui la détestent de s'unir pour la vilipender, mais elle ne parlera jamais de tel ou tel choix avec les lecteurs. Cela m'a choquée. J'ai beaucoup aimé les aventures de Scarlett, mais que l'autrice dise qu'elle ne répondra jamais à une critique, j'ai trouvé cela très hautain. Il doit justement être très intéressant de discuter de tel ou tel événement qu'un auteur a choisi de créer. À partir du moment où le lecteur exprime son opinion de manière constructive et sans agressivité, bien sûr. Cela me rappelle la fois où j'ai dit à Camille Lamache (une comédienne très talentueuse) que je n'avais pas compris pourquoi, à un moment de la série «Yggdrasil», elle faisait une voix différente à l'un des personnages. Elle m'a expliqué pourquoi, et j'ai été contente de comprendre ce choix. Si elle avait fait sa Melissa F. Olson, elle m'aurait sûrement dit: «N'écoutez plus les livres que j'ai enregistrés, et ne venez pas me demander de justifier mes choix artistiques!» Je trouve le point de vue de Melissa F. Olson très fermé. Elle n'accepte pas la critique négative, et le revendique...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Comme toujours, la comédienne a fait un excellent travail. Entre les émotions des personnages qu'elle joue très bien, et la voix qu'elle prend pour chacun sans jamais forcer le trait, ma lecture a été très agréable.

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55 lectures

jeudi, 31 octobre 2019

Treize heures, de Deon Meyer.

Treize heures

L'ouvrage:
Le téléphone de Benny Griessel sonne à 5h36. L'un des nouveaux policiers qu'il supervise lui indique que le corps d'une adolescente vient d'être retrouvé.
Au même moment, une autre jeune fille, terrorisée, court.

Même jour, 7h02. La bonne des Barnard découvre le cadavre de son patron.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il est un peu plus classique que les livres précédents de Deon Meyer, car on suit deux enquêtes concernant un meurtre. Cependant, cela n'a pas rendu le roman poussif à mes yeux. Il y a une enquête que j'ai moins appréciée, mais l'auteur a su faire ressortir des éléments (caractères de certaines personnes, immuabilité du racisme, etc) qui l'ont tout de même rendue intéressante.

Nous retrouvons Benny qui continue de lutter contre son addiction à l'alcool. Je l'ai encore plus apprécié que dans les autres romans, car il est moins obsédé par son besoin de boire. Il suit deux affaires car chacune est dirigée par l'un des six nouveaux policiers dont son chef l'a promu mentor. Outre sa manière posée et avisée de gérer les enquêtes ainsi que les policiers qu'il supervise, j'ai aimé ce qu'il fait afin que Fritz (son fils) revienne sur Terre.

Je ne sais pas trop quoi penser de ce qu'Anna apprend à Benny. Ça ne me plaît pas, mais je sais que cela pouvait arriver. J'espère que ce désagrément ira de paire avec au moins une chose positive... À voir dans le prochain roman mettant Benny en scène. À ce sujet, «Treize heures» est bien la suite directe de «Le pic du diable», mais j'ai un souci temporel. Il est dit qu'il se passe quelques mois entre les événements de ce dernier et l'intrigue de «Treize heures». Or, outre le fait que trois ans se sont écoulés entre les parutions des deux ouvrages, il me semble que «Le pic du diable» se passe au moment de son année de publication (2005), et à la fin de «Treize heures», Benny dit qu'on est en 2009...

Concernant l'affaire que je préférais, j'avais peur de quelque chose (je ne peux pas dire quoi), et c'est effectivement arrivé, mais après réflexion, je n'en veux pas à l'auteur parce qu'il n'a pas passé son temps à traîner.
J'aurais voulu savoir ce qu'il advient d'un personnage mêlé à cette affaire... Il est étrange qu'on ne sache rien le concernant. Remarque, peut-être que c'est moi qui ai raté la phrase...
Si une enquête m'a moins plu, cela ne veut pas dire que je me suis ennuyée. En outre, la résolution de cette énigme m'a été impossible à deviner, et pourtant, après coup, j'ai pensé que c'était logique. L'auteur a donc finement joué.

C'est un peu bête, mais je souhaite qu'on revoie un protagoniste, qu'il garde contact avec Benny. Je pense que cela n'aura pas lieu, mais j'espère quand même.
Quant aux policiers, j'aimerais qu'aux côtés de Benny, on retrouvera Vusumuzi Ndabeni, dit Vusi. Ce personnage m'a plu: il s'implique dans son travail, et est soucieux de bien le faire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel pour les éditions Sixtrid.
Le jeu du comédien est toujours très bon. Il fait preuve d'autant de talent que d'habitude.

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