lundi, 16 septembre 2019

The virgin romance novelist chronicles, de Megan Quinn.

L'ouvrage:
Rosie Blume a vingt-trois ans. Elle travaille dans un magazine consacré aux chats, mais son rêve est d'écrire une romance. Ses deux meilleurs amis et colocataires (Henry et Delany) lui disent qu'elle ne pourra jamais exprimer des sentiments et des sensations amoureuses si elle ne les a jamais connus. Ils l'exhortent donc à sortir avec des garçons, et à perdre sa virginité.

Critique:
Avant d'acheter ce livre, j'ai pris certaines précautions, car j'avais peur qu'il soit mièvre. Une amie m'a donc dit que la couverture faisait plutôt chick-lit, et j'ai lu des chroniques sur Audible. Les lecteurs disaient ce que le résumé me faisait pressentir: le livre est très drôle, les amoureux sont mignons. En général, ces précautions me donnent une bonne idée du livre, et je peux l'acheter ou pas en connaissance de cause. Ici, j'ai déchanté. Si le début est effectivement amusant, et si les amoureux sont sympathiques, vers la fin de la première partie (il y en a trois), cela commence à tourner au vinaigre. Les amoureux se disputent pour rien, et cette embrouille de fin de première partie donne le ton de la deuxième. Ils passent leur temps à s'engluer dans des malentendus qui durent trop et qui les font ressasser. De plus, il y a trop de scènes de sexe pour moi. Je comprends que la toute première du livre entre les amoureux soit détaillée, parce que le lecteur attend que ces deux-là soient ensemble, mais ensuite, cela devient pénible. Certaines scènes m'ont tout particulièrement agacée: par exemple, Rosie qui fait un caprice et boude parce que son chéri ne veut pas faire l'amour avec elle... pour la troisième fois de la journée!

En outre, lorsque l'auteur ne parle pas de sexe, elle s'ingénie à rendre ses héros détestables. Par exemple, lorsque notre héroïne dit à son amoureux que certaines personnes n'ont pas apprécié son livre, il se fâche, parle d'aller donner une bonne leçon à ces gens, parce que le livre de Rosie est fabuleux...! Ce n'est pas crédible, et c'est très agaçant.

Megan Quinn fait autre chose qui m'a énervée. Rosie travaille dans un magazine consacré aux chats. Sa patronne adore les petits félins. Elle est donc automatiquement montrée comme une mémère un peu folle, n'ayant aucun sens de la mesure lorsqu'il s'agit des chats. Quel cliché! Quant à Rosie, elle déteste les chats, et l'un d'entre eux (sir Liks-a-lot, qu'on pourrait traduire par monsieur Lèche-beaucoup), lui livre une guerre sans merci. Cela n'est absolument pas crédible, et l'attitude de Rosie envers le chat et les félins en général est très pénible. Elle ne tente pas de les comprendre, ne voit pas en eux des êtres vivants qui ont un certain comportement que justement, les humains doivent tenter de comprendre pour faire avec. Je ne sais pas si Megan Quinn, à l'instar de Rosie, déteste les chats pour des raisons stupides, ou si elle a souhaité faire rire son lecteur avec ce qui, pour moi, sont des inepties, mais cet aspect du roman m'a énormément déplu. J'ai terminé le livre parce que je cherchais désespérément des améliorations, je souhaitais que la bonne humeur du début revienne...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt et Jeffrey Kafer pour les éditions Hot-Lanta. Certains me diront que le nom de l'éditeur aurait dû me mettre la puce à l'oreille concernant les nombreuses scènes de sexe. Certes, mais je n'avais pas regardé quel était l'éditeur, alors que je le fais très souvent... Il faudra que je le fasse toujours, maintenant. ;-)

J'apprécie toujours autant le jeu d'Andi Arndt. Ici, si le livre m'a déplu, la comédienne, elle, n'a pas démérité.
Je connaissais très peu Jeffrey Kafer. Son jeu m'a plu. Je n'ai pas fait autant attention que si j'avais aimé le roman, mais je sais que j'entendrai à nouveau ce comédien avec plaisir.

Partage

17 lectures

jeudi, 12 septembre 2019

La dame de Reykjavik, de Ragnar Jónasson.

L'ouvrage:
Islande.
Hulda est policière. Elle doit prendre sa retraite à la fin de l'année. Cela ne l'enchante guère, car elle aime son métier. Quelle n'est pas sa déconvenue lorsque son patron, Magnus, lui apprend qu'il la met à la retraite dans quelques jours, son remplaçant étant attendu sous peu. Elle ne peut même pas achever ses enquêtes en cours, car il les a distribuées aux autres membres du commissariat. La voyant désemparée, Magnus lui jette un os à ronger: elle peut, si elle le souhaite, rouvrir une enquête non élucidée. Hulda choisit l'une de celles effectuées par un collègue dont elle n'approuve pas les méthodes: la découverte, un an pus tôt, du cadavre d'une femme russe demandeuse d'asile.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je me suis très vite attachée à Hulda, et j'ai aimé découvrir son passé au fil des chapitres. À certains moments, je me disais que dans telle situation, elle aurait plutôt dû faire ceci ou cela, et j'aurais souhaité savoir ce qui serait arrivé si elle avait choisi ma solution. Je pense surtout à son attitude face à son mari.
Je me suis identifiée à elle parce qu'elle agit souvent en solitaire dans son métier.

En parallèle, nous découvrons l'histoire d'une jeune mère et de son bébé. Au début, j'ai hésité à relier ce récit à l'un des personnages. Au bout d'un moment, quelques indices m'ont menée vers quelqu'un, et quelques chapitres plus tard, cela a été confirmé par le personnage. Cette histoire m'a touchée et beaucoup frustrée. J'aurais voulu que la jeune mère soit davantage aidée, qu'elle parvienne à tisser des liens avec son bébé... et j'ai regretté d'autres choses par la suite.

Ensuite, il y a l'enquête. Elle n'est pas fourmillante de rebondissements, mais elle m'a plu. Il y a au moins deux choses que je n'avais pas comprises avant que l'auteur ne les dévoile. De plus, j'ai trouvé sa façon de faire originale. En effet, on ne voit pas seulement Hulda enquêter, on suit un pan de l'histoire d'un autre point de vue.

La fin m'a laissée perplexe, parce que j'avais cru comprendre que ce roman était un tome 1. Or, il y a peu de possibilités (même s'il y en a quand même) qu'il puisse y avoir une suite. J'ai pu constater, sur Audible, que les romans existent en audio anglais. Il y a bien un tome 2. Cependant, il me semble que l'intrigue se passe avant celle du tome 1. Bien sûr, je ne me suis basée que sur la date de l'intrigue du tome 2 (1997), et sur le fait que je suis persuadée que le 1 se passe dans les années 2010. Mais en réfléchissant, rien n'indique que le tome 1 se déroule à cette période' J'ai sûrement dû rater des indications temporelles...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne O'Dolan pour les éditions Lizzie.

J'avais beaucoup apprécié la lecture de cette comédienne dans «La coupure». J'ai donc été ravie de la retrouver ici. Elle ne m'a pas déçue. Son intonation calme n'est jamais trop sobre, son jeu est naturel et approprié. J'espère qu'elle enregistrera beaucoup d'autres livres qui me tenteront.

Partage

37 lectures

mercredi, 11 septembre 2019

Né d'aucune femme, de Franck Bouysse.

L'ouvrage:
Gabriel est prêtre. Il sent sa fin proche. Alors, il veut raconter cette histoire qu'il porte en lui depuis quarante-quatre ans: celle de Rose.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Sa première qualité est qu'il ne souffre d'aucun temps mort. J'ai deviné une chose assez rapidement, mais cela ne m'a pas gênée. De plus, ce que j'avais trouvé n'étais pas l'entière vérité. Du reste, cet événement arrive assez vite.
Plus tard, autre chose que je n'avais absolument pas deviné arrive. L'écrivain s'y est très bien pris, car rien n'est incohérent. Je pense que d'autres lecteurs trouveront cette pièce du puzzle, mais je suis contente d'avoir été assez immergée dans l'histoire pour ne pas y avoir pensé. En outre, cela m'a fait râler pendant un petit moment (heureusement, pas trop longtemps) après ce que je croyais être une incohérence.

Une chose me laisse perplexe parce que là, justement, il me semble qu'il y a une incohérence. Il aurait fallu que les circonstances d'un événement précis fussent davantage explicitées, mais aussi la raison pour laquelle tel élément est la preuve de telle chose. Bien sûr, on imagine comment cet élément peut être une preuve, et ce qu'on apprend à la fin explique une phrase du maître, phrase que j'avais gardée dans un coin de ma tête parce que je ne l'avais pas comprise sur le moment, tout en sachant très bien ce qu'elle voulait dire. Cependant, une autre phrase de Rose montre une incohérence... ou alors,il faudrait qu'une certaine chose se soit produite plusieurs fois... et il semblerait que cela n'ait pas été le cas...

J'aurais également aimé savoir comment vivent certains personnages après. Gabriel le suppose, et j'espère que sa supposition est juste, mais j'aurais aimé en avoir un aperçu.

Le romancier sait s'y prendre pour que le lecteur s'attache très vite à Rose. Elle éveille donc la compassion. J'ai admiré certains de ses actes, et surtout le courage dont elle fait toujours preuve. Bien sûr, il est un élément pour lequel elle aurait dû prendre son temps afin d'être sûre qu'un certain personnage en serait davantage touché, si j'ose le tourner ainsi.

J'ai commencé par désapprouver le père de Rose, et par être horrifiée de ce qu'il avait fait. J'ai même compris sa femme qui lui battait froid. Cependant, je ne pouvais m'empêcher de me demander ce que j'aurais fait à sa place. Je ne peux qu'espérer que je n'aurais pas agi comme lui. De plus, par la suite, il se rattrape... Je ne peux en dire davantage le concernant...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Simon Duprez et Cachou Kirsch.

Je ne connaissais pas du tout Simon Duprez. J'ai apprécié sa lecture. À l'instar de comédiens dont j'aime le jeu, il a interprété les sentiment des personnages sans exagération. J'ai été étonnée que ce soit lui, et non Cachou Kirsch qui ait enregistré les chapitres intitulés «Elle» et qui sont du point de vue de la mère de Rose. À part cela, il lit ceux du point de vue des personnages masculins.

J'ai été ravie de retrouver Cachou Kirsch dont j'apprécie toujours autant la voix et le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle a enregistré les chapitres racontés par Rose.

Les deux comédiens ont fait un excellent travail, car je pense qu'il aurait été très facile de tomber dans le surjeu, et de larmoyer en lisant certains passages, ce qui aurait saccagé le travail de l'auteur.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux ou trois pistes.

Partage

40 lectures

lundi, 9 septembre 2019

Debutante Dropout mysteries, tome 2: Good girl's guide to murder, de Susan McBride.

L'ouvrage:
Cissy a besoin du talent d'Andy pour concevoir le site web de son amie, Marilee Mabry. Celle-ci a sa propre émission télévisée. Andy ne tient pas à accepter, Marilee étant détestable. Cependant, sa mère ne lui laisse pas le choix.

Critique:
Il m'a plu de retrouver la sympathique Andy. Elle reste la narratrice de ses aventures. C'est donc avec joie que j'ai entendu ses considérations (toujours avisées et souvent exprimées avec humour) quant à ce qui l'entoure. Les relations entre sa mère et elle sont d'ailleurs évoquées ainsi. Elles n'ont pas le même caractère, Cissy voudrait diriger la vie de sa fille, mais elle n'est pas tyrannique, mère et fille ne sont pas en conflit.... Cissy est parfois un peu agaçante, mais Andy ne s'en laisse pas conter, et le lecteur voit bien que l'amour des deux femmes l'une pour l'autre domine.

L'énigme n'est pas le plus important, à mon avis. Elle m'a intéressée parce qu'elle fait qu'on analyse un peu la psychologie de certains personnages, mais elle n'est pas de celles qui tiendra le lecteur en haleine. Cela ne m'a pas du tout gênée, parce que j'ai surtout lu ce roman pour retrouver l'ambiance et les personnages principaux du tome 1.

Marilee est absolument détestable. J'aurais bien aimé qu'elle souffre beaucoup, et ait une leçon d'humilité... Si les relations entre Andy et Cissy sont parfois un peu tendues, celles entre Marilee et sa fille sont conflictuelles. Si je ne suis pas amatrice des mondanités qu'apprécie Cissy, je trouve quand même de bons côtés à ce personnage. Aussi j'ai trouvé très étrange, donc peu crédible, qu'elle soit amie avec une horreur comme Marilee. C'est peut-être la petite faille du roman.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Harper Audio.

Comme d'habitude, Amy McFadden a fait preuve de talent, jouant sans exagérer, adoptant le ton adéquat, qu'il s'agisse d'humour ou de colère. Elle livre, une fois de plus, une interprétation sans failles.

Partage

29 lectures

jeudi, 5 septembre 2019

L'école buissonnière, de Nicolas Vanier.

L'ouvrage:
Paris, 1922. Jean Caradec est cheminot. Un jour, il apprend qu'il va devoir partir plusieurs mois en Algérie afin de participer à la construction d'une ligne de chemin de fer. Il n'accueille pas bien cette nouvelle, car il vit seul avec son fils de onze ans (Paul), et n'a personne à qui le confier. N'ayant pas d'autres solutions, il se décide à demander à Célestine, l'ancienne nourrice de sa défunte femme. Elle accepte. Paul va donc passer plusieurs mois dans la campagne solognote, chez Célestine et son mari, Borel, le garde-chasse, sur le domaine du comte de la Chesnay.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il fait passer un bon moment, et ne souffre pas de temps morts. Des lecteurs diront peut-être que certaines choses sont invraisemblables, comme ce qu'il advient de la rivalité entre Borel et Totoche, ou ce que décide le comte lorsqu'il comprend ce qu'on lui cache. Je n'ai pas trouvé ces éléments invraisemblables. Le romancier donne souvent, et de manière assez explicite, le point de vue du comte. Celui-ci s'en veut depuis dix ans, il a eu le temps de ruminer sa souffrance et de comprendre le mal qu'il a fait. Sa décision finale est donc plutôt logique.
Quant à Borel et Totoche, je n'imaginais pas comment cela pouvait se terminer, et ce qu'a choisi l'auteur me convient. Au long du roman, même si Borel est agaçant, on voit bien qu'il n'a pas mauvais coeur.

J'ai aimé découvrir la forêt et ses secrets à la suite de Paul guidé par Totoche... et Garçon.
La plupart des personnages sont sympathiques, sauf Bertrand et ses amis. J'ai compris pourquoi Paul en voulait à Célestine à cause de ses mensonges, mais la pauvre ne pensait pas à mal. Quant à son autre «péché», c'est à vous de décider ce que vous en pensez. À la fin, il n'est pas dit si elle continuera de s'y adonner... ;-)
J'ai aussi apprécié Dédé, dont on se moque souvent, à cause... de son amour pour sa brouette. Heureusement, on le voit dans d'autres situations, et on se rend compte qu'il sait faire autre chose que conduire son engin.

Je râle toujours après les prologues qui ne servent à rien, c'est-à-dire ceux qui sont supposés faire baver le lecteur en dévoilant des morceaux du moment crucial de l'intrigue, et sont, à mon sens, extrêmement pénibles. Je dois donc souligner ici que le prologue de ce roman n'est absolument pas à classer parmi ces horreurs. Il se passe douze ans avant le chapitre 1, et nous aide à comprendre très rapidement la situation de Jean et Paul exposée par la suite. Ouf! Il y a encore des auteurs qui font des prologues intelligents!

J'aurais bien voulu que le livre continue. Vous allez me dire qu'il n'y avait plus rien à écrire. Certes, mais il aurait pu y avoir d'autres excursions de Paul et Totoche...

Éditeur: XO.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arlette Bratschi pour la Bibliothèque Braille Romande.

Arlette Bratschi pourrait en remontrer à certains lecteurs se disant professionnels. Elle adopte toujours le ton adéquat, modifie sa voix de manière judicieuse selon les personnages... Bref, elle vit le roman, et joue sans jamais trop en faire.

Pour information, la structure du livre n'a pas été respectée: la plupart des chapitres sont coupés en plusieurs pistes. Je n'ai pas compris cela, car en général, les bibliothèques sonores respectent la structure des ouvrages.

Partage

44 lectures

lundi, 2 septembre 2019

We all fal down, de Natalie D. Richards.

L'ouvrage:
Théo et Paige, deux adolescents, sont amis depuis plusieurs années. Ce jour-là, alors qu'ils se rendent à une soirée, il voudrait lui demander de sortir avec lui, mais certaines remarques de la jeune fille lui font penser qu'elle souhaite sortir avec un autre garçon, Chase. Lors de la fête, un incident arrive. Théo se met en colère, et veut frapper Chase. Sentant la catastrophe, Paige tente de s'interposer, et reçoit le coup.

Critique:
J'avais aimé «Six months later» de cette autrice, donc j'ai voulu lire les autres romans qu'elle a écrits. J'ai été refroidie par des chroniques négatives concernant «One was lost», donc je ne l'ai pas acheté. Quant à «We all fall down», quand je me suis décidée, il n'y avait pas encore de chroniques sur Audible.fr. J'ai donc pris le risque. Globalement, le roman m'a plu. Natalie D. Richards a souhaité créer une atmosphère d'épouvante. Elle ne s'en sort pas trop mal, mais je pense que ceux qui aiment ce genre diront qu'elle n'en fait pas assez. Pour ma part, je n'ai pas trop eu peur, car j'attendais surtout que justice soit rendue à l'un des personnages. Cela allait de pair avec le fait que Paige, sachant que Théo était quelqu'un de bien, avait laissé ses parents la convaincre que ce n'était pas le cas. Pendant une assez longue partie du roman, elle hésite entre ce qu'elle sait être vrai, et ce que souhaitent lui imposer ses parents. C'est un peu agaçant.

L'autrice crée un retournement de situation. On peut le voir comme un peu gros, cependant, elle ne l'a pas trop mal amené. Il me convient.

En gros, ce roman m'a plu, mais je comprendrais qu'il ne plaise pas à ceux qui ont aimé «Six months later» ou qui aiment les histoires d'épouvante.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden (qui lit les chapitres narrés par Paige) et Will Damron (qui interprète ceux racontés par Théo) pour les éditions Tantor Media.

Je pense que la raison la plus forte pour laquelle j'ai aimé ce roman, c'est ses lecteurs. J'aime beaucoup Amy McFadden, et je suis toujours ravie de la retrouver. Ici, elle n'a pas démérité. Quant à Will Damron, je le connais peu, mais j'appréciais ce peu. Tout comme Amy McFadden, il ne m'a pas déçue.

Partage

37 lectures

dimanche, 1 septembre 2019

*Parutions des éditions Audiolib, septembre 2019.

Les titres suivants sont annoncés pour le 11 septembre.

  • Une joie féroce, de Sorj Chalandon, lu par Valérie Muzzi, 7h10.
    Jeanne, libraire pudique et transparente aux yeux des autres, est brusquement frappée par le mal. « Il y a quelque chose », lui a dit le médecin. En guerre contre ce qui la ronge, elle va prendre les armes. Jamais elle ne s’en serait crue capable. Elle était résignée, la voilà résistante. Jeanne ne murmure plus, ne sourit plus en écoutant les autres. Elle se dresse, gueule, griffe, se bat comme une furie. Elle s’éprend de liberté. Elle découvre l’urgence de vivre, l’insoumission, l’illégalité, le bonheur interdit, une ivresse qu’elle ne soupçonnait pas. Avec Brigitte la flamboyante, Assia l’écorchée et l’étrange Mélody, trois amies d’affliction, Jeanne la rebelle va détruire le pavillon des cancéreux et élever une joyeuse citadelle.
  • Civilizations, de Laurent Binet, lu par Bernard Gabay, 9h.
    L’auteur imagine ici que ce sont les Indiens qui ont envahi l’Europe, et plus précisément les Incas, dans une version inversée de la conquête du Pérou par Pizarro. L’introduction est écrite à la manière d’une saga islandaise : parmi les Vikings qui découvrent le Canada vers l’an mille, la fille d’Erik le rouge, au lieu de retourner au Groenland, reste en Amérique avec une poignée de colons, et procure aux Indiens le fer, le cheval, et les anticorps- précisément les trois atouts qui leur ont fait défaut, historiquement, pour vaincre au XVIe siècle. La deuxième partie est une réécriture du journal de Christophe Colomb qui, confronté à des Indiens bien équipés, meurt à Cuba lors de son premier voyage, tuant dans l’oeuf la découverte de l’Amérique. Le cœur du livre est la troisième partie : l’histoire d’Atahualpa qui débarque en Europe, et prend la place de Charles Quint. La dernière partie, écrite à la manière de Don Quichotte, montre Cervantès à la bataille de Lépante opposant les Incas et les Aztèques aux Autrichiens et aux Turcs, dans une Europe entièrement recomposée.
  • Une si belle école, de Christian Signol, lu par Joséphine Renesse, 7h18.
    1954 : Ornella, jeune institutrice sur les hauts plateaux du Lot, doit affronter l’hostilité du maire, du curé et des habitants qui ont besoin de leurs enfants dans les fermes. C’est en prenant son second poste qu’elle rencontre Pierre, l’instituteur avec qui elle partage la classe. Entre ces deux enseignants issus de milieux différents mais qui ne vivent que pour leur métier, c’est le coup de foudre que seule assombrira la guerre d’Algérie. Au fil des ans, au gré des réformes scolaires, ils poursuivront leur carrière avec la même passion, jusqu’à ce qu’une décision ministérielle les transforme en « professeurs des écoles ». L’école d’antan, son odeur de craie et d’encre violette, ses instituteurs héritiers des hussards de la Troisième République, respectés de tous, exemplaires et dévoués, c’est ce que Christian Signol évoque avec beaucoup d’émotion et de vérité dans ce roman, témoin d’un demi-siècle d’une société française dont l’école symbolisait la réussite et l’espoir en l’avenir.
  • Né d'aucune femme, de Franck Bouysse, lu par Simon Duprez et Cachou Kirsch, 9h30.
    " Mon père, on va bientôt vous demander de bénir le corps d’une femme à l’asile.
    - Et alors, qu’y-a-t-il d’extraordinaire à cela ? demandai-je.
    - Sous sa robe, c’est là que je les ai cachés.
    - De quoi parlez-vous ?
    - Les cahiers... Ceux de Rose."
    Ainsi sortent de l’ombre les cahiers de Rose, ceux dans lesquels elle a raconté son histoire, cherchant à briser le secret dont on voulait couvrir son destin.
    Franck Bouysse, lauréat de plus de dix prix littéraires, nous offre avec Né d’aucune femme la plus vibrante de ses œuvres. Ce roman sensible et poignant confirme son immense talent à conter les failles et les grandeurs de l’âme humaine.
  • Le troisième jumeau, de Ken Follett, lu par Marie Bouvier, 16h33.
    Comment deux vrais jumeaux, dotés du même code ADN, peuvent-ils être nés de parents différents, à des dates différentes ? C’est pourtant ce qui arrive à Steve, brillant étudiant en droit, et à Dennis qui purge une peine de prison à vie. Pour s’être intéressée de trop près à cette impossibilité biologique, Jeannie Ferrami, jeune généticienne de Baltimore, va déchaîner contre elle l’Université et la presse, cependant que Steve, dont elle s’est éprise, est accusé de viol, sa victime l’ayant formellement reconnu... Une seule hypothèse : l’existence d’un troisième jumeau. En s’orientant vers cette piste étrange, Jeannie ne se doute pas qu’elle touche à de formidables secrets, qui impliquent l’Amérique au plus haut niveau.
  • Cari Mora, de Thomas Harris, lu par Antoine Tomé, 6h.
    Miami Beach. Des lingots d’or sont planqués sous l’ancienne maison d’Al Capone. Plusieurs gangs redoutables veulent mettre la main sur le butin. Mais c’est sans compter... CARI MORA ! La bombe latine qui habite la maison et veille sur le trésor...
  • Eragon 2 - L'Aîné, de Christopher Paolini, lu par Olivier Chauvel, 25h50.
    Eragon et sa dragonne, Saphira, sortent à peine de la victoire de Farthen Dûr contre les Urgals, qu’une nouvelle horde de monstres surgit... Ajihad, le chef des Vardens, est tué. Nommée par le Conseil des Anciens, Nasuada, la fille du vieux chef, prend la tête des rebelles. Eragon et Saphira lui prêtent allégeance avant d’entreprendre un long et périlleux voyage vers Ellesméra, le royaume des elfes, où ils doivent suivre leur formation.
  • Fouché, de Stefan Zweig, lu par Éric Verdin, 9h30.
    Homme de l'ombre, disciple de Machiavel, Joseph Fouché (1759-1820) a servi avec zèle la République, le Directoire, le Consulat, l'Empire et la Monarchie. Elève chez les Oratoriens, il devint sous la Révolution un pilleur d'églises. Conventionnel modéré, il vota la mort du roi et participa activement au massacre des Lyonnais royalistes. Ambassadeur du Directoire à Dresde, il cambriola son ambassade. Ministre de la Police, à l'abri derrière ses fiches et ses mouchards, il tint tête à Talleyrand et à Bonaparte. Signataire du premier manifeste sur l'égalité, il meurt richissime, duc d'Otrante et sénateur. Joseph Fouché, c'est l'art du reniement, la grâce du traître. Il n'y a pas de personnalité plus décriée que cet homme politique au sang-froid.
  • Le pays où l'on n'arrive jamais, d'André Dhôtel, lu par Stéphane Boucher, 7h9.
    Depuis sa plus tendre enfance, Gaspard suscite, par sa seule présence, les événements les plus surprenants... aussi se méfie-t-on de lui à Lominval. Mais un regard échangé avec un enfant fugitif qui a décidé de retrouver « Maman Jenny » et le pays de son enfance va l'entraîner, malgré lui, dans une cascade d'aventures surprenantes et merveilleuses. Guidés par un mystérieux cheval pie, les deux amis partent à la poursuite de leur rêve...
  • Astérix gladiateur / Le tour de Gaule d'Astérix, de René Goscinny et Albert Uderzo, lu par Dominique Pinon, Jean-Claude Donda, Guillaume Briat, Bernard Alane, Emmanuel Curtil, Julien Chatelet, Fabien Briche, Caroline Klaus, 2h.
    «Astérix gladiateur»: Caligula Alavacomgetepus, préfet des Gaules veut faire forte impression à Rome, et décide d’offrir à César rien moins qu’un Irréductible Gaulois ! Souvent isolé dans la forêt pour exercer ses talents, que ses camarades goûtent modérément, le barde Assurancetourix fait une proie idéale. César, considérant l’offrande plutôt assourdissante, donne l’ordre de jeter le barde aux lions lors des prochains jeux du cirque. Astérix et Obélix partent pour Rome délivrer leur ami.
    «Le tour de Gaule d’Astérix»: Lassé par la résistance des plus célèbres Gaulois, l’inspecteur général Lucius Fleurdelotus fait construire autour du Village une palissade, et décrète le siège. Nul n’entre ni ne sort, « et on vous oubliera ! », prédit l’envoyé spécial de Jules César. Pour Astérix, c’en est trop ! Il lance aux Romains un défi : il fera le tour de la Gaule, et ramènera de chaque région, en guise de preuve, une spécialité culinaire. Commence alors une folle expédition, que l’ensemble de la Gaule n’est pas près d’oublier !

Le titre suivant est annoncé pour le 25 septembre.

  • Hard Things, entreprendre dans l'incertitude, de Ben Horowitz, lu par l'auteur.
    Première règle de l'entrepreneuriat : il n'y a pas de règle. Est-il donc si fabuleux de monter son business ? À la tête de l'un des fonds de capital-risque les plus puissants de la Silicon Valley, le mentor hightech Ben Horowitz retrace ici sans langue de bois son parcours, des obstacles et échecs essuyés - auxquels aucune formation ne prépare vraiment - aux succès durement acquis. Il offre ses conseils à tous ceux qui sont tentés par l'aventure ou qui ont besoin d'accélérer la croissance de leur entreprise.

Partage

42 lectures

samedi, 31 août 2019

La plus précieuse des marchandises, de Jean-Claude Grumberg.

L'ouvrage:
Dans un bois, vivaient un pauvre bûcheron et une pauvre bûcheronne. Leur pauvreté faisait qu'ils ne pouvaient pas manger à leur faim. Un jour, un événement apporta un changement dans leur vie.

Critique:
Ce conte m'a plu. Au départ, une chose m'a un peu agacée: le fait qu'un thème soit utilisé, alors qu'il l'est déjà en abondance en littérature. Cependant, la façon de faire de Jean-Claude Grumberg fait que ce thème est abordé autrement, c'est original, surtout dans la mer de romans dont les auteurs se servent de ce thème en en faisant trop, rendant cela indigeste.

C'est un conte, donc il y a certains codes du conte. Par exemple, les bûcherons sont toujours désignés par «pauvre bûcheron» et «pauvre bûcheronne», il n'y a pas de cadre spatio-temporel (sauf lorsqu'il est question de Drancy). De plus, on trouve l'idée d'une femme qui ne peut pas avoir d'enfants, et qui devra sacrifier certaines choses (dans ce conte, consciemment ou non). Les personnages connaissent des péripéties, et beaucoup sont malheureuses. Deux protagonistes semblent antipathiques, au début, puis on comprend très vite qu'il faut creuser un peu, qu'eux-mêmes finissent par tomber le masque, et que l'un d'eux doit s'affranchir de ses préjugés.

J'aime beaucoup la conclusion de l'auteur. Si seulement l'homme (en général) pouvait l'appliquer...

J'ai conscience de ne pas dire grand-chose, mais je pense que je dévoilerais des éléments qu'il vaut mieux découvrir en lisant ce livre si j'en disais davantage.

Service presse de la plateforme d'écoute Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Pierre Arditi pour les éditions Lizzie.

J'avais déjà pu apprécier la lecture de Pierre Arditi, et j'étais contente de le retrouver ici: cela a été une des raisons qui m'ont décidée à tenter ce livre. Il va sans dire (en tout cas, c'est mon avis ;-) ) que son jeu est approprié. Il prend un ton de conteur, mais ne surjoue jamais. Il rend donc toujours très bien les sentiments et les émotions des personnages. J'aurais été très étonnée qu'il en soit autrement.
Quelque chose m'a surprise. Le seul autre livre que j'ai lu enregistré par lui est «Au nom du fils», d'Hervé Bazin. C'était dans les années 90. Apparemment, ce livre est épuisé, en tout cas, il n'est pas sur Audible.fr. Ce qui m'a surprise est que sa voix a beaucoup changé. Je sais bien que les voix changent avec le temps, mais je crois que depuis que j'ai constaté que ce n'était pas le cas de celle de Jakie Berger, et presque pas le cas de celle d'Éric Herson-Macarel, j'espère que toutes les voix que j'apprécie resteront comme je les connais.

J'ai beaucoup apprécié qu'à part le jingle de l'éditeur en début et en fin d'ouvrage, il n'y ait pas de musique.

Partage

42 lectures

- page 1 de 411