lundi, 16 octobre 2017

You're not doing it right, de Michael Ian Black.

You're not doing it right

L'ouvrage:
Autobiographie de Michael Ian Black.

Critique:
Je fais partie de ces gens qui pestent lorsqu'une personne célèbre se met à publier son autobiographie. Pourquoi donc Michael Ian Black a-t-il trouvé grâce à mes yeux? Parce que j'ignore qui il est. Il explique qu'il n'est pas très connu, mais je pense que j'ai moins de chances de le connaître que le commun des mortels puisque je retiens très rarement le nom des acteurs étrangers, leur préférant ceux des comédiens qui les doublent en français. La raison principale qui m'a fait tenter ce livre est qu'il était classé à «humour». Je ne regrette pas: il vaut le détour, car il est (la plupart du temps) très drôle. L'auteur manie très bien l'autodérision. Il nous explique, de diverses façons, qu'il est insignifiant. Par exemple, l'un de ses livres est resté... une semaine sur la liste des best-sellers du New York Times. En outre, il se remet souvent en question (sauf quand il veut prouver à sa femme qu'elle a tort ;-) ), et reste humble devant la vie. Je préfère nettement ce type de personnes à celles qui sont toujours très sûres d'elles, ont une opinion tranchée sur tout et tous, s'affirment avec conviction. Lorsqu'on réfléchit à leurs dires, on se rend souvent compte que c'est du vent. Michael Ian Black choisit donc de raconter la plupart des événements de sa vie de manière humoristique (voire politiquement incorrecte), n'hésitant pas à se prendre pour cible. Mon chapitre préféré est le 10 (en tout cas son début), où il explique pourquoi il déteste son bébé de quatre mois. J'ai été prise d'un irrépressible fou rire. C'est sûrement ici que l'auteur est le plus politiquement incorrect. Bien sûr, un couple ayant un bébé se plaindra du manque de sommeil. Michael Ian Black, lui, explique (entre autres) que sa femme et lui se disputent, la nuit, pour ne pas aller chercher le bébé quand il pleure, et que la seule raison qui les empêche d'étrangler l'autre est que survivre signifie rester seul avec l'enfant.

D'une manière générale, l'auteur passe par des phases et vit des événements ordinaires: peur de s'engager, peur d'être un mauvais père, etc. Il leur donne une certaine originalité en étant le spectateur de sa peur, et en la contant à travers le prisme de l'humour. Il n'hésite pas à décrire la fois où il se croyait atteint d'une tumeur avec beaucoup de verve.
Bien sûr, il raconte certains événements de manière plus grave: la mort de son père, celle de Maddy...

Selon lui, les français sont un peu dérangés parce qu'ils considèrent que lorsqu'on boit plus de deux verres d'alcool par jour, on n'est pas alcoolique. Vu comme ça, je ne peux pas lui donner tort... ;-)

J'ai été un peu déroutée par la structure du livre. Chaque chapitre a un thème, et la chronologie y est sans y être... C'est à-dire qu'il raconte d'abord sa rencontre avec Martha, puis leur vie de couple, puis leur mariage, etc. Mais il fait des digressions quant à son enfance.

J'ai visité son site, et j'y ai retrouvé sa manière à la fois grave et caustique de s'exprimer.

Il a sorti un autre livre autobiographique. Je l'ai lu: Il est plus grave que «You're not doing it right». Il m'a un peu moins plu.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Michael Ian Black pour les éditions Random house audio.
Il me plaît que les auteurs lisent leurs autobiographies. C'est souvent le cas des auteurs anglophones. Ici, j'ai donc été contente d'entendre la voix de Michael Ian Black raconter ses anecdotes.

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vendredi, 13 octobre 2017

*Parutions Audiolib, novembre 2017.

Ces titres sont annoncés pour le 2 novembre.

Un monde sans fin,­ de Ken Follett, lu par Martin Spinayer, 47h51.
Kingsbridge, 1327. Quatre enfants sont les témoins d'une poursuite meurtrière dans les bois : un chevalier tue deux soldats au service de la reine, avant d'enfouir dans le sol une lettre mystérieuse, dont le secret pourrait bien mettre en danger la couronne d'Angleterre. Leurs quatre destinées s’en trouveront changées… Gwenda, voleuse espiègle, poursuivra un amour impossible ; Caris, libre et passionnée, devra défier l'autorité de l'Église, et renoncer à celui qu'elle aime ; Merthin deviendra un constructeur de génie et rejoindra l'Italie pour accomplir son destin d'architecte ; Ralph deviendra un noble corrompu, prêt à tout pour satisfaire sa soif de pouvoir et de vengeance. Prospérités éphémères, famines, guerres cruelles, ravages de la peste noire... Appuyée sur une documentation historique remarquable, cette fresque épique dépeint avec virtuosité toutes les émotions humaines, à travers un demi-siècle d'histoire mouvementée...

La tresse, de Laetitia Colombani, lu par Laëtitia Colombani, Rebecca Marder, Estelle Vincent, 5h4.
Inde. Smita est une intouchable. Mariée à un chasseur de rats, elle nettoie à mains nues les latrines de son village, comme le faisait sa mère. Son rêve : voir sa fille échapper à la tradition et apprendre à lire.
Sicile. Julia est ouvrière dans l’atelier de traitement de cheveux de son père, le dernier du genre à Palerme. Elle trie, lave, décolore et teint des mèches fournies par les coiffeurs de la ville. Lorsque son père est victime d’un grave accident, elle découvre que l’atelier familial est ruiné.
Canada. Sarah est une avocate réputée. Mère de trois enfants, deux fois divorcée, elle enchaîne les dossiers à un rythme effréné. En passe d’être promue associée, elle apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. On dit parfois que la vie ne tient qu’à un fil… Et si la leur tenait à leur chevelure ? Trois destins de femmes que tout éloigne sauf l'essentiel : leur exigence de liberté.

Une fois dans ma vie, de Gilles Legardinier, lu par Valérie Marchand, 10h55.
L'histoire de trois femmes d'âges différents, rapprochées par les hasards et les épreuves de la vie. Cramponnées à leurs espoirs face aux coups du sort, elles décident de tenter le tout pour le tout.

Quand sort la recluse, de Fred Vargas, lu par Thierry Janssen, 11h54.
« - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
- Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
- Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue?
- Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
- Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ? »

On la trouvait plutôt jolie, de Michel Bussi, lu par Marie Bouvier, 14h35.
Leyli Maal, d’origine malienne, vit à Port-de-Bouc près de Marseille. Elle est pleine de charme, de sourire. Et de tension contenue. Son nouveau travail seraitil, enfin, le sésame pour le plus grand appartement dont cette mère célibataire rêve pour ses trois enfants ? Sa vie ne tient qu’à un fil, à un secret surtout, qu’elle parvient à cacher aux yeux de tous. Mais jusqu’à quand ?
François Valioni, membre influent d’une importante association d’aide aux réfugiés, est retrouvé vidé de son sang dans un hôtel. Dans la poche de son pantalon, six coquillages, des cauris...
Jules Flores, jeune flic plein de zèle et hyperconnecté, est missionné pour enquêter sur ce meurtre, qui sera vite suivi d’un deuxième...

Vaut-il mieux être toute petite ou abandonné à la naissance ?, deGilles Legardinier et Mimie Mathy, lu par Arnaud Romain et Marie Bouvier, 10h55.
Mimie est l'une des comédiennes les plus populaires de notre pays et Gilles l'un des auteurs les plus lus. Au-delà de leur notoriété, l'un et l'autre ont une particularité qui a façonné leur vie... L'idée est simple : à partir d'une rencontre humaine formidable, ils ont eu envie de se poser les questions que personne n'ose jamais afin d'aborder légèrement, mais en toute connaissance de cause, ce qui aurait dû les détruire et les a finalement construits. Loin d'être une thérapie, ce livre est une invitation, une volonté de dire à ceux qui ne se reconnaissent pas dans les stéréotypes du monde qu'ils y ont aussi leur place. C'est un dialogue libre, authentique, joyeux et émouvant, un regard croisé, un essai comparatif décalé et tendre pour aider ceux qui ne trouvent pas leur place à se la fabriquer. Bienvenue au coeur d'un échange exceptionnel où chacun veut découvrir avec bienveillance les pires problèmes de l'autre et comment s'en sortir. Avec autant de chaleur que de pertinence, ces deux humanités prouvent qu'aucun destin n'est joué d'avance.

Pour la jeunesse:

Frigiel et Fluffy 1 - Le Retour de l'Ender Dragon, de Nicolas Digard et Frigiel, lu par Pierre-Henri Prunel , 4h10.
La fête bat son plein pour les 80 ans du roi Llud quand un immense dragon noir apparaît au-dessus du village. Avant de se lancer à l’assaut du dragon, Ernald, le grand-père de Frigiel, lui confie un coffre noir qu’il lui fait promettre de ne jamais ouvrir et d’apporter à son ami Valmar, à Puaba. Propulsé dans une aventure qu’il n’a pas cherchée, Frigiel, accompagné de son fidèle chien Fluffy, part sur les routes, ignorant qu’il transporte l’un des objets les plus recherchés au monde, convoité par le terrible sorcier Askar. Or celui-ci vient de s’échapper de sa prison des Farlands...

La Reine des Neiges, de Walt Disney, lu par Emmylou Homs, 2h7.
Elsa a le pouvoir de créer de la glace et de la neige. C'est un don à la fois magnifique et dangereux ! Un jour, sans le vouloir, elle plonge le royaume d'Arendelle dans un hiver éternel. Elle s'isole alors dans la Montagne du Nord, où elle devient la Reine des Neiges... Sa soeur, l'intrépide Anna, se lance aussitôt sur ses traces pour la convaincre de briser le sortilège. De nombreux dangers vont se présenter à elle... mais aussi de drôles de compagnons de voyage. Anna parviendra-t-elle à regagner l'amour d'Elsa et sauver Arendelle ?

Vaiana - La Légende du bout du monde, de Walt Disney, lu par Cerise Calixte, 1h.
La jeune Vaiana décide d'entamer des recherches pour retrouver une île aussi mystérieuse que fabuleuse. Pour y parvenir, elle va faire équipe avec son idole, le légendaire demi-dieu Maui, qui l'aidera à sillonner les océans et à accomplir un voyage épique empli d'énormes créatures marines, de mondes sousmarins à couper le souffle, mais aussi de traditions fort anciennes.

La Quête d'Ewilan 3 - L'Ile du destin, de Pierre Bottero, lu par Kelly Marot, 6h30.
Après avoir libéré les Sentinelles, Ewilan et Salim rejoignent la Citadelle des Frontaliers avec leurs compagnons. Là, Ewilan découvre la retraite de Merwyn, le plus grand des dessinateurs. Il leur conseille de regagner l’autre monde et de convaincre Mathieu, le frère d’Ewilan, de les suivre en Gwendalavir. À leur retour - Mathieu à leurs côtés ! - ils embarquent pour les îles Alines afin de délivrer les parents d’Ewilan, retenus par Eléa, la sentinelle traîtresse…

Miss Peregrine et les enfants particuliers 2 - Hollow City, de Ransom Riggs, lu par Benjamin Jungers, 10h21.
3 septembre 1940. Dix enfants particuliers sont pourchassés par une armée de monstres. Ils sont désemparés : Miss Peregrine, changée en oiseau, est prisonnière de son état, suite à l'attaque des Estres, des âmes damnées. Ils n'ont plus qu'un espoir : trouver une Ombrune susceptible de redonner à la directrice de l'orphelinat sa forme humaine. Le petit groupe d'enfants échoue sur une rive de Grande-Bretagne, en 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage. Aussitôt pris en chasse par des Estres déguisés en soldats, ils se réfugient in extremis dans une boucle temporelle. Là, vit une curieuse ménagerie d'animaux. Parmi eux, Addison, un chien parlant, leur apprend que Miss Wren, la dernière Ombrune en liberté, est partie libérer ses soeurs à Londres. Il devient urgent pour les enfants particuliers de rejoindre la capitale...

13 reasons why, de Jay Asher, lu par Florine Orphelin et Gauthier Battoue, 6h25.
Clay Jensen ne veut pas entendre parler des enregistrements cassette qu’Hannah Baker a laissés. Hannah est morte, ses secrets avec elle. Pourtant, son nom figure sur ces enregistrements. Il est l’une des raisons, l’une des treize responsables de sa mort. D’abord choqué, Clay écoute les cassettes en cheminant dans la ville. Puis, il se laisse porter par la voix d’Hannah. Hannah en colère, Hannah heureuse, Hannah blessée et peut-être amoureuse de lui. C’est une jeune fille plus vivante que jamais que découvre Clay. Une fille qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

Everything, Everything, de Nicola Yoon, lu par Nastassja Girard, 5h37.
Ma maladie est aussi rare que célèbre, mais vous la connaissez sans doute sous le nom de « maladie de l’enfant-bulle ». En gros, je suis allergique au monde. Je viens d’avoir dix-huit ans, et je n’ai jamais mis un pied dehors. Un jour, un camion de déménagement arrive. Je regarde par la fenêtre et je le vois. Le fils des nouveaux voisins est grand, mince et habillé tout en noir. Il remarque que je l’observe, et nos yeux se croisent pour la première fois. Dans la vie, on ne peut pas tout prévoir, mais on peut prévoir certaines choses. Par exemple, je vais certainement tomber amoureuse de lui. Et ce sera certainement un désastre.

Songe à la douceur, de Clémentine Beauvais, lu par Rachel Arditi, 4h40.
Quand Tatiana rencontre Eugène, elle a 14 ans, il en a 17. Il est sûr de lui, charmant, et plein d’ennui, et elle timide, idéaliste et romantique. Inévitablement, elle tombe amoureuse de lui, et lui, semblerait-il… aussi. Alors elle lui écrit une lettre ; il la rejette, pour de mauvaises raisons peut-être. Et puis un drame les sépare pour de bon. Dix ans plus tard, ils se retrouvent par hasard. Tatiana s’est affirmée, elle est mûre et confiante ; Eugène s’aperçoit, maintenant, qu’il la lui faut absolument. Mais est-ce qu’elle veut encore de lui ? Songe à la douceur, c’est l’histoire de ces deux histoires d’un amour absolu et déphasé – l’un adolescent, l’autre jeune adulte – et de ce que dix ans à ce moment-là d’une vie peuvent changer. Une double histoire d’amour inspirée des deux Eugène Onéguine de Pouchkine et de Tchaïkovski – et donc écrite en vers libres, pour en garder la poésie.

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jeudi, 12 octobre 2017

Maintenant qu'il est trop tard, de Jessica Warman.

Maintenant qu'il est trop tard

L'ouvrage:
Nuit du nouvel an, 1986. Tabitha, quatre ans, est enlevée. Sa soeur (Samantha, sept ans), et Rémi (ami de celle-ci) voient la chose se produire. Ils vont immédiatement prévenir leurs parents qui festoient ensemble. Ils ont reconnu le ravisseur. C'est Steven, le petit ami de Gretchen, la soeur aînée de Samantha et Tabitha.
Dix ans plus tard, les familles impliquées restent marquées par le drame.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Je suis un peu étonnée qu'il soit pour la jeunesse, car je l'ai trouvé assez dur moralement.

L'auteur fait quelque chose qu'en général, je n'aime pas: des louvoiements entre le passé proche (il y a quelques mois), le présent (été 1996), et le passé (dix ans plus tôt). Ici, cela ne m'a pas gênée parce que cela n'engendre pas de lenteurs ou de redondances (ce qui est souvent le cas dans les romans où les auteurs agissent ainsi). D'une manière générale, je n'ai pas trouvé de temps morts. Il n'est pas facile de parler de l'intrigue, parce qu'il faut en dévoiler le moins possible. Jessica Warman parvient à créer une ambiance oppressante. Les personnages se débattent dans leur mal être, dans les non-dits, les malentendus... L'auteur a l'art d'amener les rebondissements. Je pense surtout à la scène que Samantha et Remy surprennent: Gretchen pleurant dans les bras d'Abby et avouant son impuissance, suivie de la découverte que font les adolescents.

Samantha (la narratrice) explique comment sa famille a vécu l'après. Entre dépressions, palliatifs, dérivatifs, chacun s'en sort comme il peut. L'héroïne semble être celle qui gère cela le mieux. À un moment, lors d'une séance avec un groupe de soutien, les parents de l'adolescente expliquent qu'ils seront soulagés lorsque le meurtrier de leur fille sera exécuté. Noah (l'un des participants) leur dit que cela ne changera rien à leur douleur. C'est une question effrayante. En effet, on imagine que le fait que la justice agisse apportera au moins un peu de soulagement. Mais qu'en est-il si cela ne change rien?

J'ai compris la forme de justice que voulaient exercer les personnages, mais je me demande si avant, il n'aurait pas fallu faire parler le coupable.

Un roman aux protagonistes travaillés, à l'ambiance saisissante, à l'intrigue aboutie.

Éditeur: Pocket jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Vanmeenen pour la Ligue Braille.

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lundi, 9 octobre 2017

Last one home, de Debbie Macomber.

Last one home

L'ouvrage:
À dix-huit ans, Cassie Carter a fui la maison familiale pour épouser le garçon qui venait de lui faire un enfant. Agissant ainsi, elle a brisé le coeur de ses parents. Ses soeurs, Karen et Nichole, ne ressentent plus que rancoeur et amertume à son égard.
Après plusieurs années de souffrance, Cassie est parvenue à mettre fin à son mariage. Depuis, elle et sa fille Amy sont reparties de zéro. Maintenant, à trente-et-un ans, elle fait ce qu'elle peut pour s'en sortir. C'est alors qu'elle reçoit une lettre de Karen.

Critique:
J'ai décidé de tenter ce livre en connaissance de cause. Je pensais bien que ce serait une lecture facile, légère, et donc repose-cerveau. Je l'ai pris parce que j'aime beaucoup la lectrice. En effet, l'intrigue est assez prévisible. Par exemple, dès que l'un des personnages est apparu, j'ai su qu'il serait le futur soupirant de Cassie. J'ai également vite soupçonné un personnage de rouerie (je le trouvais un peu trop empressé), et je ne me suis pas trompée. Enfin, je me doutais qu'il y avait anguille sous roche avec un autre... Ces ficelles sont un peu faciles, mais après tout, elles décrivent des événements qui pourraient arriver dans la vie.

Même si les personnages ne sont pas très creusés, j'ai apprécié que l'héroïne se remette en question, et reconnaisse qu'elle a fait n'importe quoi avant. Il est un peu gros qu'elle fasse figure de Super Woman. En effet, elle travaille énormément. À un moment, elle se blesse grièvement: il est très dur de lui faire comprendre qu'elle doit se reposer. Bien sûr, cette blessure (entre autres) est un prétexte pour l'auteur afin de créer un moment émouvant où le personnage amoureux de Cassie va pouvoir jouer les chevaliers servants. Cela ne m'a pas agacée, car je m'attendais à ce genre de ficelles.

Nichole m'a un peu ennuyée... J'ai trouvé qu'elle était un peu trop sûre d'elle, de sa vie... Au début, Karen aussi m'a un peu agacée parce qu'il me semblait qu'elle voulait une vie trop bien rangée. Pourtant, j'approuvais (par exemple) le fait qu'elle tienne à ce que toute la famille se retrouve à table pour partager les événements de la journée.

Amy, la fille de Cassie, est assez amusante. Elle pense beaucoup avec son estomac, ce qui permet de créer de petits instants de détente. Bien sûr, elle s'inquiète beaucoup pour sa mère, la protège comme elle peut, et la précipite dans les bras de celui qui, selon elle, est le bon. Là encore, l'auteur insère des moments amusants, notamment la conversation entre Amy et l'amoureux de Cassie (dont je vous laisse découvrir le prénom) où ceux-ci planifient certaines choses et que Cassie tente désespérément de les arrêter. Je pense que l'arrangement entre Royce et Amy est aussi un moment drôle, mais j'ai trouvé ça lourd.

C'est un roman assez prévisible, qui conviendra parfaitement si on n'a pas envie de réfléchir.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Lowman pour les éditions Random house audio.

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jeudi, 5 octobre 2017

Broken soup, de Jenny Valentine.

Broken soup

L'ouvrage:
Rowan Clark, quinze ans, est en train de faire ses courses quand un garçon l'aborde pour lui donner quelque chose qu'elle vient de faire tomber. La jeune fille commence par refuser de prendre ce qu'on lui tend, car elle s'aperçoit rapidement que cela ne lui appartient pas. Le garçon insiste. Ne voulant pas faire d'histoires, Rowan prend le négatif de photo, comptant bien l'oublier. Mais elle ne le pourra pas...

Critique:
Ce livre m'a plu. Bien sûr, certaines choses paraissent un peu grosses. Par exemple, ce que je dis dans mon résumé. Le lecteur se demandera comment l'auteur expliquera ce quiproquo. Elle le fait relativement bien. Je pense que ce genre de choses est possible. Il est par contre assez improbable que la personne pensant ne pas être concernée le soit justement... mais les coïncidences existent. Parfois, il arrive des choses dans la vie à propos desquelles je pense: «Je trouverais ça dans un livre, je crierais à l'invraisemblance.»
Il est également un peu gros que Rowan rencontre justement Harper à l'hôpital... Mais j'ai pardonné ces petites aspérités à Jenny Valentine.

Je me suis très vite attachée aux personnages. Rowan fait de son mieux pour faire ce qu'elle croit être juste. Quant à Stroma, elle semble inépuisable lorsqu'il s'agit de rire, de vivre de bons moments. Elle se rend très bien compte, malgré son jeune âge, que sa grande soeur porte la famille, et essaie de l'aider comme elle peut. J'ai beaucoup aimé la scène du «petit-déjeuner au lit»...

J'ai aussi apprécié Bee, Carl, sonny, Harper... Chacun a quelque chose à dire. Ils sont tous épais et travaillés.

À travers ses personnages, l'auteur montre différentes façons de réagir à la mort d'un proche. On peut être en colère contre la mère de Rowan, mais comment réagirions-nous à sa place? Parfois, les choses sont trop difficiles à gérer après une perte. Il faut continuer, mais on peut comprendre que pour certains, cela semble impossible.

Un livre délicat, plein de sensibilité, de jolies rencontres.

Éditeur: l'École des loisirs.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Vanmeenen pour la Ligue Braille.

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lundi, 2 octobre 2017

We could be beautiful, de Swan Huntley.

We could be beautiful

L'ouvrage:
Catherine West mène une vie dorée, et travaille, alors qu'elle n'en a pas besoin. Seulement, a quarante-trois ans, elle n'a pas rencontré le véritable amour, ce qui la désespère. C'est alors que sa route croise celle de William Stockton. Élégant, beau, raffiné, attentionné, il la séduit. Mais les choses ne sont pas si simples.

Critique:
Au départ, je m'attendais au genre de romans où l'homme, une fois sa proie ferrée, se transforme en monstre qui frappe, qui manipule, etc. Ce livre est plus subtil. À mon avis, Swan Huntley a pris un pari risqué. Elle raconte une histoire sérieuse, grave, parfois sordide, d'un style alerte, avec des répliques et des personnages caustiques. J'ai très souvent souri, voire ri, pendant ma lecture, et au début, je me demandais comment cela pourrait cadrer avec ce que le résumé laisse entrevoir de l'intrigue. Swan Huntley s'en sort parfaitement. On pourrait lui reprocher de traîner, car certaines choses sont révélées bien après que le lecteur les a devinées, mais il ne faut pas ramener ce roman à une intrigue simpliste. Si les découvertes sont intéressantes, la psychologie des personnages est ce qui domine.

Catherine se voile la face dès le départ. J'ai tout de suite vu les petits compromis qu'elle faisait, qui n'avaient l'air de rien à ses yeux, et qui pourtant l'étaient. Bien sûr, une relation est jalonnée de compromis, mais ceux que Catherine faisait étaient accompagnés d'une totale absence de discussion. Ce qu'elle n'aimait pas, ce qu'elle désapprouvait, elle le taisait. Ce genre de choses se retrouve très souvent, et pas seulement dans une relation amoureuse. Cela invite le lecteur à réfléchir...

D'autre part, l'héroïne peut être agaçante: elle ne profite pas de sa vie. Elle se focalise sur ce qu'elle n'a pas. (Pour ne rien arranger, elle ne cesse de gaspiller de la nourriture sans presque y penser.) Ce qui la rend sympathique, c'est d'abord l'idée qu'à sa place, on agirait peut-être comme elle. Ensuite, elle a des instants de lucidité quant à elle-même et au fait qu'elle est stressée. Entre son expérience amoureuse avec William et d'autres choses qu'elle est forcée de regarder en face, le roman montre comment elle gagne en maturité. Il est très facile de s'identifier à elle.

J'ai dit plus haut qu'il y avait beaucoup d'humour. Outre les remarques que Catherine adresse au lecteur, certaines situations sont cocasses. Par exemple, la scène du restaurant, au chapitre 43. La colère de Caroline satisfait le lecteur quant à l'intrigue, mais d'un autre côté, cela lui fait dire des choses qui feront rire quelqu'un d'extérieur.
Morty, l'homme engagé pour organiser le mariage de Catherine et William, est également amusant. Son apparition est souvent signe de divertissement. Swan Huntley prend la peine de le montrer, par la suite, dans un contexte plus grave, afin qu'il ne soit pas résumé à cela. C'est une bonne chose: il a ses blessures, mais tente de faire son travail (aussi artificiel soit-il aux yeux de personnes comme moi) au mieux, et prend les bons côtés lorsqu'ils se présentent.
Tout au long du roman, l'auteur mélange habilement sérieux et causticité. Cela et ses personnages attachants font que ce roman se démarque par rapport à d'autres qui content le même type d'histoire.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Penguin Random House Audio.
J'aime beaucoup Cassandra Campbell. Ici, je l'ai trouvée particulièrement talentueuse. Il n'était pas facile de jouer Susan, Morty, Caroline, etc. Il ne faut ni surjouer ni être trop sobre. Elle a très bien fait tout cela.

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samedi, 30 septembre 2017

Les piliers de la terre, de Ken Follett.

Les piliers de la terre

L'ouvrage:
Kingsbridge, Angleterre, 1123. Un homme, arrêté pour vol, est pendu en place publique. C'est alors qu'une jeune femme se détache de la foule et lance une malédiction sur les individus responsables de cette arrestation et de cette pendaison.

Critique:
Dans ce livre, Ken Follett fait se rencontrer plusieurs personnes de classes sociales différentes. Chacun se frotte à l'Église, très présente à cette époque. Malgré leurs mauvaises actions, certains craignent le châtiment divin. Le roi ne peut compter sans l'Église, etc.

L'épaisseur de ce roman ne doit pas vous rebuter. Pour moi, il n'y a pas de temps morts. Pendant une grande partie du roman, j'ai ignoré qu'un élément avait son importance. L'auteur donne pourtant des indices. J'ai été contente de découvrir, à mesure de ma lecture, que l'élément en question ne devait pas être oublié...
Ensuite, j'ai vite su une chose, mais je n'ai pas trouvé que l'auteur mettait du temps à la dévoiler. Je pense qu'il veut que le lecteur sache cette chose avant l'un des protagonistes.

On peut penser qu'il finit par y avoir trop de guerres intestines entre certains, mais finalement, c'est logique. William, par exemple, va si loin dans l'horreur qu'on ne l'imagine pas cessant de conspirer pour démolir ceux qui ne se sont pas pliés à sa volonté. Il pourra sembler excessif, mais outre qu'on rencontre des gens ainsi dans la vie de tous les jours, il faut se replacer dans le contexte. À l'époque, il existait malheureusement des seigneurs qui pouvaient se permettre de piller les habitants de leur comté, de violer les femmes, etc.

D'autres personnages sont moins manichéens. Je pense à Richard. Il a des côtés attachants, il n'est pas mauvais, mais il ne se débrouille bien que sur un champ de bataille. Il ne tente pas de gagner sa vie, et se permet de geindre quand sa soeur (qui fait ce qu'elle peut) ne lui donne pas assez d'argent...! À sa décharge, il n'a pas reçu une éducation qui l'aurait préparé à une vie de labeur. Cependant, sa soeur non plus, et elle s'en sort grâce à sa force de caractère.

Philippe est sûrement l'un des personnages les plus complexes. Il oeuvre toujours pour le bien commun, et se préoccupe sincèrement des autres, mais il est parfois intolérant et intransigeant. Bien sûr, il respecte scrupuleusement la religion, et pense agir au nom de Dieu, mais il ne va pas jusqu'à faire preuve de mansuétude lorsqu'il le faudrait. Je pense surtout au sacrifice auquel sont soumis Jack et Aliena. Philippe ne fait rien pour les aider, se retranchant derrière Dieu. De même lorsqu'un autre personnage se repent, Philippe est heureux, mais pour moi, il ne sait pas se réjouir humblement. Lorsqu'il tente d'obliger Jack à se faire moine, je le trouve particulièrement odieux et manipulateur. À ce moment, il n'oeuvre pour le bien de personne, et ne pense qu'à ce qu'il pourrait faire de Jack. C'est un homme bon, mais derrière cette bonté, il m'a semblé déceler une sorte d'orgueil mal placé. Il veut agir pour le bien de tous, mais se montre parfois dictatorial. Son ambivalence est intéressante, car il inspire des sentiments contradictoires.

Chaque personnage est travaillé, aucun ne laissera indifférent.

L'auteur s'est apparemment beaucoup documenté quant à la construction des cathédrales. À travers la passion et les découvertes de Tom et Jack, j'en ai appris davantage là-dessus. Dans la préface, Ken Follett explique qu'on ne sait pas exactement pourquoi la construction des cathédrales étaient si importante, à l'époque. Il y répond en partie, et dans son roman, il l'explique par l'engouement de certains hommes comme Tom et Jack.

L'ambiance de l'époque est également bien rendue. Par exemple, j'ai été étonnée de voir qu'une histoire crédible pouvait amener à condamner la personne accusée, même en l'absence de preuves. Entre la rumeur publique et la prépondérance de l'Église (ici, c'est un homme d'Église qui accuse), cela se comprend, mais c'est effrayant.

Je n'en dévoile pas plus, mais il y aurait beaucoup à dire quant à ce roman foisonnant et très réaliste.
Ce volume est le premier d'une trilogie, mais d'après ce que j'ai lu, il ne faut pas vraiment considérer les livres du cycle comme de véritables suites, le tome 2 se déroulant deux siècles après le 1, et le tome 3 deux siècles après le 2. Ils se passent dans le même décor, et certains personnages seraient les descendants de Tom le bâtisseur, mais à part cela, rien ne relie les romans.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Patrick Descamps.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien, car ses précédents livres enregistrés ne me tentent pas. J'ai aimé son jeu. Il parvient à modifier sa voix pour certains personnages sans que cela soit affecté. Quant aux rôles féminins, il ne prend pas une voix exagérément aiguë. Enfin, il prononce les noms propres anglophones sans tenter de faire un accent. Je l'entendrai avec plaisir sur les tomes suivants, mais aussi sur d'autres livres.

La structure du livre n'a pas été respectée. La plupart des chapitres sont coupés, parfois en cinq pistes.

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jeudi, 28 septembre 2017

Dis-moi si tu souris, d'Eric Lindstrom.

Dis-moi si tu souris

L'ouvrage:
Parker Grant, seize ans, est aveugle depuis l'âge de sept ans à la suite d'un accident dans lequel sa mère est morte. Son père a fait de son mieux pendant les années qui ont suivi.
Un matin, après son jogging quotidien, Parker trouve son père mort. Outre la peine due à cette perte, elle doit se faire à la cohabitation avec son oncle, sa tante, et ses deux cousins (Sheila et Petty).

Critique:
Avant de parler de l'intrigue, je tiens à dire que je suis reconnaissante à Eric Lindstrom de n'avoir pas écrit n'importe quoi concernant les personnes aveugles. Il m'est déjà arrivé de poser un livre en pestant parce qu'il racontait des âneries. Bien sûr, tous les aveugles ne se comportent pas exactement de la même manière, mais ce qui est dit ici me rappelle beaucoup ce que je fais. Par exemple, Parker demande aux gens de la prévenir avant de la toucher, de ne pas déranger ses affaires, de s'annoncer en entrant dans une pièce où elle est ou de prévenir en en sortant, de ne pas hurler en s'adressant à elle, de ne pas parler comme si elle avait 2 de QI. Ces demandes ne m'ont pas du tout paru incongrues. Malheureusement, j'ai connu ce genre de désagréments. En général, je réagis moins vertement que l'héroïne, surtout vis-à-vis de ceux qui, voulant bien faire, sortent (par exemple) mon déjeuner de mon sac, et étalent tout (plat, couverts, dessert) à côté de moi. Comme le dit Parker, on ne s'y retrouve plus si quelqu'un bouleverse tout.
À l'inverse de l'adolescente décrite ici, je ne compte pas les pas qui mènent d'un lieu à l'autre, je ne reconnais pas la voiture d'une personne que je connais au son de son moteur, etc.
Parker explique qu'elle connaît des restaurants proposant un menu en braille. Cela existe peut-être dans des pays anglophones, mais en France, je n'en ai jamais vu. (Il est vrai que la France est en retard sur beaucoup de choses...)
Parker cache ses yeux avec un bandeau où des yeux sont dessinés. Elle l'explique. Sur ce point, je ne pense pas du tout comme elle (que ce soit sa raison officielle ou sa raison officieuse). En plus, au long du roman, je me suis demandé comment il se faisait que le bandeau ne la gênait pas. Cette réflexion est assez logique de ma part, moi que le moindre bracelet gêne. ;-)

Outre la justesse de ses propos quant au handicap de l'héroïne, Eric Lindstrom signe un roman bien pensé, à la fois grave et cocasse. Parker s'engage dans une espèce de parcours initiatique au long duquel elle comprendra que des idées trop tranchées peuvent être nuisibles, que l'honnêteté n'empêche pas la diplomatie, et qu'elle va devoir vivre avec ses peurs et ses chagrins au lieu de les fuir. Il y a des moments où elle m'a vraiment agacée. C'est après qu'elle découvre ce qu'aurait dû lui dire Trish, mais aussi lorsqu'elle oblige Molly à la guider en certaines circonstances. Bien sûr, il vaut mieux une héroïne qui est à la fois sympathique et agaçante, une humaine qui a encore des leçons d'humilité à recevoir. D'autre part, si certaines choses exaspèrent, on peut aussi comprendre la jeune fille. Sa manière de se comporter avec Sarah, lorsqu'elle a des doutes, est également discutable, mais là encore, que ferions-nous si nous étions perdus (moralement)? Malgré tout, Parker avance et se remet en question.

J'ai eu un peu de mal à apprécier Sheila. Pourtant, elle agit pour les mêmes raisons que Sarah. C'est sûrement parce qu'elle agit différemment, et que sa manière de faire m'a déplu que j'ai eu davantage de mal à lui accorder les circonstances atténuantes. Tous les personnages sont attachants, à leur façon. Certains piétinent allègrement les apparences. Par exemple, Kent n'a pas l'air très futé ni très aimable, au début, et on se rend compte que ce n'est pas le cas. Lorsque Danny apparaît, tout le monde est époustouflé par sa beauté (cela donne lieu à une scène très drôle entre Sarah et Parker), puis Molly explique quelque chose, et force nous est de reconnaître qu'elle a raison. Faith fait partie du «trio dynamique», c'est-à-dire des filles les plus populaires, ce qui ne l'empêche pas d'être amie avec Parker et Sarah.

On trouvera peut-être Scott trop gentil. Peut-être que certains espéreront une fin où une chose est attendue mais pas encore arrivée... Je ne sais pas trop ce que j'aurais voulu quant à la fin, mais de toute façon, elle n'enlève rien au fait que le roman aborde intelligemment les thèmes de l'amitié, de l'adolescence, de la trahison... et surtout, il invite à ne pas négliger le point de vue des autres.

Éditeur français: Nathan.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lauren Fortgang pour les éditions Hachette Audio.

Je connais peu Lauren Fortgang. J'ai aimé son interprétation. Elle parvient à ne pas faire une voix trop pénible pour les garçons. J'ai quand même trouvé dommage qu'elle fasse des voix caractéristiques à Sarah et Sheila. Sheila a l'air d'une pétasse idiote, et Sarah, on dirait qu'elle a 2 de tension. Heureusement, la voix de Sarah devient moins caractéristique au long du roman.

Pour les personnes aveugles qui souhaiteraient lire ce roman en français, il existe en audio à la Ligue Braille. Je l'avais d'ailleurs commencé ainsi, mais la lectrice tentait de prendre un accent pour les prénoms anglophones, notamment «Parker», et je n'ai pas pu le supporter. J'ai donc été ravie de le trouver en anglais sur Audible.fr.

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