lundi, 23 avril 2018

Les fantômes d'Eden, de Patick Bauen.

Les fantômes d'Eden

L'ouvrage:
Paul Becker pense qu'il n'a plus vraiment rien à attendre de la vie. C'est alors qu'un événement le force à se pencher sur son passé, et à examiner de plus près ce qui est arrivé l'été 79, à Eden, le petit village de Floride où il vivait, alors que sa bande d'amis et lui étaient des adolescents insouciants.

Critique:
Après avoir beaucoup aimé «Monster», j'ai été ravie que la suite sorte en audio. À noter que même si on retrouve certains personnages, il n'est pas obligatoire d'avoir lu «Monster» pour apprécier «Les fantômes d'Eden».

Patrick Bauwen s'y entend pour faire monter la tension. Plusieurs passages sont propres à effrayer le lecteur, même si celui-ci, moins impliqué que Paul, devine qu'il n'y a pas vraiment de quoi avoir peur. Je pense, par exemple, à l'excursion de Paul dans le tunnel (avec la lumière du portable qui s'éteint juste à ce moment-là), à sa «rencontre» avec Sarah puis Abigail que l'auteur prend bien soin de détailler, et à d'autres scènes dont le décor et la description sont particulièrement réussies. À un moment, Paul fait une sorte de mise au point en se remémorant des phrases dites par l'un ou l'autre. Cette scène est percutante, parce que le narrateur se repasse en accéléré plusieurs aspects de son enquête. Je me suis surprise à «entendre» aussi ces phrases dans ma tête, se succédant à un rythme vertigineux. J'imagine que cela serait très réussi dans un film.

D'autre part, si Patrick Bauwen utilise certaines ficelles un peu faciles, il se rattrape en ne tentant pas (comme par exemple Michel Bussi dans «Nymphéas noirs») de berner le lecteur par des procédés malhonnêtes. Il éparpille même certains indices sans les déguiser. Certains sauront peut-être d'ailleurs qui est coupable de tout avant qu'il ne le dévoile. Je n'ai pas deviné, d'abord parce que je me suis obstinée dans un raisonnement erroné. À un moment, Paul imagine certaines hypothèses, et je pensais: «Mais il ne dit rien quant à la mienne.» Je me trouvais très futée par rapport au personnage... j'avais tort, ce qui m'a beaucoup plu. Ensuite, j'étais trop prise par l'histoire pour chercher efficacement. C'est là que l'auteur fait porter les soupçons sur tout le monde, ce qui peut être agaçant. Je ne lui en ai pas voulu parce qu'intrigue et personnages me plaisaient beaucoup. De plus, il sème de petites énigmes qui dépendent de la grande, et rendent le tout d'autant plus captivant. Enfin, il révèle un certain nom bien avant la fin. J'ai apprécié cette originalité, surtout qu'après, il a réussi à maintenir le suspense concernant autre chose. Et puis, tout se tient, il n'y a pas d'incohérences. Comme je pinaille, je dirai qu'il y a un détail que les auteurs qui utilisent l'une des ficelles employées dans ce roman ratent souvent, ce qui m'agace beaucoup. Ici, Patrick Bauwen néglige complètement ce détail, au début, et fait comme s'il n'existait pas. J'ai donc commencé par râler. Puis il l'évoque, et tente d'expliquer pourquoi les personnages ne le voient pas. C'est plus ou moins réussi, mais au moins, il ne l'a finalement pas laissé de côté.

Paul n'est pas forcément très sympathique. En tout cas, je lui préfère Stan et Jerry qui sont plus sensibles, réagissent souvent de manière plus posée... Stan a suscité mon empathie.
Paul a laissé la vie décider pour lui, n'a pas cherché à être maître de son destin alors qu'il aurait pu. C'est d'autant plus rageant qu'un autre n'a pas pu faire autrement qu'être emporté dans la tourmente...%/%Quant à Sarah, je ne l'appréciais pas spécialement au début, mais par la suite, elle m'a déçue. J'ai eu du mal à accepter que certains la protègent (surtout une personne), et qu'elle paraisse trouver cela normal.
Je n'évoquerai pas tous les protagonistes, mais aucun ne laissera le lecteur indifférent.

Suspense, personnages attachants, intrigue bien menée... un roman qui m'a fait passer un très bon moment!

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Antoine Tomé.

Je suis très contente que l'éditeur audio ait été soigneux, et ait fait enregistrer ce roman par le comédien qui a enregistré «Monster». Je le souligne parce que «Monster» n'a pas été lu pour le même éditeur audio. J'aime beaucoup le jeu d'Antoine Tomé. Ici, il n'a pas démérité. Il est parvenu à modifier sa voix pour certains rôles de manière appropriée. Il a fait certains effets de voix bienvenus, afin de plonger davantage l'auditeur dans l'ambiance. Par exemple, lorsqu'Abigail parle. J'ai apprécié la voix qu'il donne à Mike: cela m'a fait imaginer le personnage de manière plus précise. Cela a également été le cas pour Teddy. Enfin, je crois que le comédien a donné à Cameron la même voix que dans «Monster», ce qui signifie sûrement qu'il a pris le soin de réécouter comment il avait interprété ce personnage en 2009. J'ai apprécié cela.

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74 lectures

samedi, 21 avril 2018

Les aventuriers de la mer, tome 2: Le navire aux esclaves, de Robin Hobb.

La

L'ouvrage:
Hiémain doit s'habituer à sa vie de mousse sur Vivacia. Quant à Althéa, elle décide de faire en sorte qu'un commandant de navire puisse jurer, un jour, qu'elle a l'étoffe d'un capitaine. Ronica, elle, doit faire face à une cruelle réalité: elle n'est pas en mesure de rembourser la dette contractée des générations plus tôt pour la construction de Vivacia...

Critique:
Ce volume (qui est en réalité le milieu du tome 1 original) plonge le lecteur au coeur de périlleuses aventures. Certains personnages sont contraints d'ouvrir les yeux quant à eux-mêmes. Je pense surtout à Keffria et à Althéa. Cette dernière est obligée de s'avouer qu'elle a encore du chemin à parcourir avant d'être un bon marin. C'est honorable de sa part (même si cela a été par méconnaissance de ce qui l'attendait réellement) d'avoir choisi de commencer tout en bas de l'échelle, sur un navire ordinaire. Pour pouvoir effectuer cet «apprentissage», elle se fait passer pour un très jeune garçon. À ce sujet, je sais gré à Robin Hobb d'avoir tenu compte d'un aspect que beaucoup d'auteurs négligent lorsqu'ils déguisent l'une de leurs héroïnes en garçon, à savoir leur voix. Ces auteurs attirent immanquablement mon mépris et mes remarques acerbes. Robin Hobb n'a ni tenté d'éviter la chose ni de la minimiser.

Je n'apprécie toujours pas Kennit. Cette fois, je ne me suis pas ennuyée lorsque le récit le suivait, mais j'étais plus distante. À la fin de cette partie, l'auteur montre qu'il commence à s'assouplir sur certains points afin de lui attirer un peu de sympathie. Pour l'instant, cela m'a laissée insensible.

Depuis le début, ma sympathie va à Hiémain. Je ne suis pas d'accord avec son choix de vie, mais j'espère qu'il sera libre de le réaliser, tout simplement parce que c'est ce à quoi il aspire. Son raisonnement est souvent très sage et sensé.

Dans cette partie du roman, un personnage jusque-là insignifiant (quoique pas très aimable) prend une certaine place. Il s'agit de Malta, la fille de Kyle et Keffria. Je pense qu'on peut s'attendre à ce qu'elle s'enfuie de chez elle, et mène une vie de courtisane. À voir...

Comme dans «L'assassin royal», j'ai retrouvé avec joie une intrigue solide, un monde réaliste, où tout est pensé, où tout se tient. En quelques pages, j'y ai été immergée. L'auteur mène si bien sa barque (je n'ai pas pu m'empêcher cette petite note humoristique) que les éléments fantastiques (les vivenefs par exemple) s'insèrent parfaitement dans ce monde envoûtant dans lequel j'entrerais bien.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Comme dans «Le vaisseau magique», j'ai beaucoup apprécié le jeu de Vincent de Boüard. Qu'il s'agisse du rustre Kennit, de la peste Malta, de la déterminée Althéa, du sage et calme Hiémain, le comédien a su moduler sa voix pour offrir un jeu en parfaite adéquation avec le roman.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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80 lectures

vendredi, 20 avril 2018

*Parutions Audiolib, mai 2018.

Ces titres sont annoncés pour le 16 mai.

  • La chambre des merveilles, de Julien Sandrel, lu par Sophie Duez, 5h13.
    Ce matin, Louis 12 ans, veut confier à sa mère, Thelma, qu’il est amoureux pour la première fois. Mais il voit bien qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part, fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis. En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet sous le matelas de son fils. A l’intérieur, il a dressé la liste de toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles, elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures, il verra combien la vie est belle. Peut-être que ça l’aidera à revenir. Et si dans quatre semaines, Louis doit mourir, à travers elle, il aura vécu la vie dont il rêvait. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado quand on a presque quarante ans...
  • Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie, de Virginie Grimaldi, lu par Sophie Frison, 7h16.
    « Je ne t’aime plus. » Il aura suffi de cinq mots pour que l’univers de Pauline bascule. Installée avec son fils de quatre ans chez ses parents, elle laisse les jours s’écouler en attendant que la douleur s’estompe. Jusqu’au moment où elle décide de reprendre sa vie en main. Si les sentiments de Ben se sont évanouis, il suffit de les ranimer. Chaque jour, elle va donc lui écrire un souvenir de leur histoire. Mais cette plongée dans le passé peut faire resurgir les secrets les plus enfouis.
  • Les Nouvelles Aventures du fakir au pays d'Ikea, de Romain Puértolas, lu par Dominique Pinon, 6h7.
    « Acheter le tout dernier modèle de lit à clous d’IKEA, le KISIFRØTSIPIK, voilà ce qu’il lui manquait pour redevenir celui qu’il avait toujours été. » Quelques heures plus tard, le fakir abandonne son bel appartement parisien et sa vie d’écrivain médiatique, et embarque pour la Suède. Au fil du voyage, il se rappelle les étapes de sa formation, enfant, pour devenir fakir.
  • American Gods, de Neil Gaiman, lu par Valentin Merlet, 19h11.
    À peine sorti de prison, Ombre apprend que sa femme et son meilleur ami viennent de mourir dans un accident de voiture et qu'ils étaient amants. Désemparé, il accepte de travailler pour un mystérieux individu qui se fait appeler Voyageur. Entraîné dans une aventure où ceux qu'il rencontre semblent en savoir plus sur ses origines que lui-même, Ombre va découvrir que son rôle dans les desseins de l'énigmatique Voyageur est bien plus dangereux qu'il aurait pu l'imaginer. Car, alors que menace un orage d'apocalypse, se prépare une guerre sans merci entre les anciens dieux saxons des premiers migrants, passés à la postérité sous les traits des super-héros de comics, et les nouveaux dieux barbares de la technologie et du consumérisme qui prospèrent aujourd'hui en Amérique...
  • Sur un mauvais adieu, de Michael Connelly, lu par Jacques Chaussepied, 12h40.
    Missions « haute tension » pour Bosch : traquer un violeur en série et retrouver l’héritier d’un magnat de l’industrie aéronautique que certains n’ont aucune envie de voir apparaître dans le tableau. Bosch se retrouve immédiatement en danger. À présent inspecteur de réserve au San Fernando Police Department, Bosch est mis à rude épreuve, d’autant plus qu’il se retrouve confronté à un passé qui le plonge à nouveau dans de graves angoisses existentielles.
  • Histoire mondiale de la France, de Patrick Boucheron, lu par Mathieu Buscatto, 32h54.
    Voici une histoire de France, de toute la France, en très longue durée, qui mène de la grotte Chauvet aux événements de 2015. Une histoire qui prend aularge le destin d’un pays qui n’existe pas séparément du monde, même si parfois il prétend l’incarner tout entier. Une histoire qui n’abandonne pas pour autant la chronologie ni le plaisir du récit, puisque c’est par dates qu’elle s’organise et que chaque date est traitée comme une petite intrigue.
  • Sauvez votre peau ! Devenez narcissique, de Fabrice Midal, lu par Patrick Mancini, 3h54.
    « Dans ce livre, je propose une toute nouvelle interprétation du mythe de Narcisse, qui n’est nullement cet homme coupable de ne penser qu’à lui, mais l’être qui apprend à se rencontrer, à se respecter, à se faire confiance.
    Contrairement à une illusion tenace, c’est en étant narcissique, en étant en paix avec soi, que nous pouvons développer un rapport authentique aux autres, sans les prendre de haut ni se rabaisser soi-même. » Fabrice Midal.
  • Imparfaits, libres et heureux - Pratiques de l'estime de soi, de Christophe André, lu par Jean-Marc Delhausse, 12h58.
    Être enfin soi-même. Ne plus se soucier de l’effet que l’on fait. Agir sans craindre ni l’échec ni le jugement. Ne plus trembler à l’idée du rejet. Et trouver tranquillement sa place au milieu des autres. Ce livre va vous aider à avancer sur le chemin de l’estime de soi. À la construire, la réparer, la protéger. Il va vous aider à vous accepter et à vous aimer, même imparfaits. Non pour vous résigner, mais pour mieux évoluer. Imparfaits, mais libres et heureux...

Jeunesse:

  • Les mondes d'Ewilan 1 - La forêt des captifs, de Pierre Bottero, lu par Kelly Marot, 6h44.
    Tandis que ses parents explorent des territoires sauvages de l'autre monde, Ewilan se retrouve prisonnière, sur Terre, d'une sinistre Institution. Au cœur de ce laboratoire clandestin, la Sentinelle Eléa Ril' Morienval fomente son retour en Gwendalavir qu'elle cherche plus que jamais à conquérir. Réduite à l'impuissance par de terribles expériences, Ewilan ne peut compter que sur le courage de Salim pour s’échapper.
  • La sélection 2 - L'Elite, de Kiera Cass, lu par Claire Tefnin, 6h7.
    La Sélection de trente-cinq candidates s'est réduite, désormais l'Élite restante n'est plus composée que de six prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illeá, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie. Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l'amour qu'elle éprouve depuis l'enfance pour Aspen, garde royal qu'elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie...

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41 lectures

jeudi, 19 avril 2018

Les aventuriers de la mer, tome 1: Le vaisseau magique, de Robin Hobb.

La

L'ouvrage:
Terrilville.
Ephron Vestrit est capitaine d'un navire marchand, la Vivacia. Sa fille, Althéa, est en parfaite communion avec le bateau, et il est acquis pour tous qu'elle en héritera. Seulement, les choses ne se passent pas comme prévu...

Critique:
C'est avec plaisir que je me suis plongée dans le deuxième cycle de Robin Hobb. J'ai été surprise de trouver le roman un peu lent à démarrer. Je pense que c'est dû au fait que je n'apprécie pas Kennit, et que c'est à lui qu'est consacré le premier chapitre. En outre, j'ai été un peu déroutée que la famille Vestrit lui laisse si souvent la place dans l'intrigue. Dans «L'assassin royal», nous suivions Fitz (c'est d'ailleurs lui qui raconte les événements). Ici, le narrateur étant omniscient, il est plus simple à l'auteur de montrer des personnages qui, pour l'instant, n'ont rien à voir avec les Vestrit.

Dans ce tome, il est très facile de ne pas apprécier Kyle. Pourtant, malgré tout, Robin Hobb s'efforce de montrer un personnage qui n'est peut-être pas si mauvais, notamment à travers les points de vue de Keffria et de Ronica. Leur foi en lui est quand même mise à mal après la démonstration de despotisme dont il les abreuve, mais il est peut-être capable de remise en question... Je dis surtout cela parce que je n'aimerais pas qu'il soit seulement cupide, sans coeur, et violent. Je voudrais que l'auteur l'ait davantage creusé. À voir dans la suite.

Althéa m'est sympathique. On voit très vite ses faiblesses: il lui arrive plusieurs fois de se retrouver ivre morte parce que quelque chose ne lui plaît pas. C'est en ce sens qu'elle donne quelque peu raison à Kyle qui la qualifie d'enfant gâtée ne connaissant rien à la vie. Même si je suis plus nuancée (d'autant que j'apprécie Althéa), force m'est de reconnaître qu'elle n'agit pas toujours avec discernement.

Outre des personnages très intéressants, dont certains révéleront sûrement des facettes insoupçonnées par la suite, Robin Hobb crée, une fois de plus, un décor passionnant. Les cités du royaume des anciens ont une histoire, un passé qui font d'elles ce qu'elles sont au moment où se passent les cycles. Les Autres ont leur fonctionnement et leurs superstitions. Les vivenefs sont intéressantes. Il est d'ailleurs évident qu'un douloureux secret entoure l'une d'elles...

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent de Boüard.

Je n'ai entendu ce comédien que sur un livre avant cette série. Je gardais un bon souvenir de sa prestation, mais (allez savoir pourquoi), j'imaginais qu'il ne lui serait pas aisé d'interpréter une série de ce genre. Cet a priori, fondé sur rien, a été totalement balayé par mon écoute de «Le vaisseau magique». Vincent de Boüard a très bien su changer son timbre de voix pour certains personnages sans que ce soit affecté. Il ne prend pas une voix ridicule pour les rôles féminins. Il a également l'intonation adéquate lorsqu'il s'agit de jouer la peur, la colère, etc. Je suis donc contente d'avoir encore huit tomes à passer en sa compagnie.

Pour information, la structure du livre n'a pas pu être respectée. Certains chapitres sont coupés en deux.

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111 lectures

mercredi, 18 avril 2018

*Parutions Audiolib, avril 2018.

Ces titres sont annoncés pour le 18 avril.

  • La ferme du bout du monde, de Sarah Vaughan, lu par Julie Pouillon, 12h43.
    1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu'à cet été 1943 qui bouleverse leur destin.
    Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l'a préparée à ce qu'elle va y découvrir.
    Deux étés séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?
  • De tes nouvelles, d'Agnès Ledig, lu par Isabelle Miller et Mathieu Buscatto, 8h9.
    Anna-Nina, pétillante et légère, est une petite fille en forme de trait d’union. Entre Éric, son père, et Valentine, qui les a accueillis quelques mois plus tôt un soir d’orage et de détresse. Maintenant qu’Éric et Anna-Nina sont revenus chez Valentine, une famille se construit jour après jour, au rythme des saisons. Un grain de sable pourrait cependant enrayer les rouages de cet avenir harmonieux et longtemps désiré.
  • Mange, prie, aime - Changer de vie, on en a tous rêvé... elle a osé !, d'Elizabeth Gilbert, lu par Catherine Creux, 14h38.
    À trente et un ans, Elizabeth Gilbert possède tout ce dont une américaine ambitieuse peut rêver : un mari dévoué, une belle maison, une carrière prometteuse. Elle devrait nager dans le bonheur, pourtant elle est rongée par l'angoisse, le doute, l'insatisfaction... Elle décide de tout plaquer pour partir seule à travers le monde. En Italie, elle goûte aux délices de la dolce vita et prend les « douze kilos les plus heureux de sa vie », en Inde, ashram et rigueur ascétique l'aident à discipliner son esprit (lever à 4 heures du matin, méditation et nettoyage des sols !) et en Indonésie, elle cherche à réconcilier son corps et son âme pour trouver l'équilibre qu'on appelle le bonheur...
  • Darker - Cinquante nuances plus sombres par Christian, d'E. L. James, 17h15, lu par Valentin Merlet.
    Après une liaison passionnée qui s’est achevée dans les larmes et les reproches, Christian Grey est incapable d’oublier Anastasia Steele. Il l’a dans la peau. Décidé à regagner son amour, il s’efforce de réprimer ses désirs les plus troubles et son besoin de tout contrôler pour enfin aimer Ana selon ses conditions. Hélas, son enfance continue de le hanter, d’autant que Christian comprend que Jack Hyde, le patron sournois d’Ana, la veut clairement pour lui seul. Le Dr Flynn, confident et thérapeute de Christian, parviendra-t-il à l’aider à affronter ses démons ? Ou est-ce que l’amour exclusif d’Elena et l’adoration insensée de son ex-soumise, Leila, finiront par le retenir dans le passé ? Et si, malgré ses tourments et ses obsessions, Christian réussit à reconquérir Ana, sera-t-il capable de la garder?
  • Calendar Girl 2 - Printemps (Avril, Mai, Juin), d'Audrey Carlan, lu par Helena Coppejans, 10h42.
    Pour rembourser les dettes de son père, expédié dans le coma par un prêteur sur gages, Mia est devenue escort. Pendant 1 an elle sera au service de 12 hommes dans 12 villes différentes. Compagne du joueur phare de son équipe de base-ball favorite, mannequin pour une nouvelle ligne de maillot de bain hawaïenne, faire-valoir d’un riche et vieil homme d’affaires à Washington DC, Mia se prête à tous les rôles. Sans perdre sa franchise, ni le contrôle de son corps tant convoité. Une seule chose la fait vaciller : son amour pour Wes, son premier client, un producteur de cinéma au corps de rêve. Mia parviendra-t-elle à relever son défi ?
  • Le Seigneur des Anneaux 2 - Les Deux Tours, de John Ronald Reuel Tolkien, lu par Thierry Janssen, 18h9.
    Les Deux Tours, deuxième partie du Seigneur des Anneaux, poursuit le récit des aventures de Frodo et de ses compagnons, lancés dans leur périple en Terre du Milieu. Avec Merry et Pippin, le lecteur plonge dans les batailles entre les Orques et les Cavaliers du Rohan, avant de rencontrer l'Ent Fangorn; avec Aragorn, Gimli et Legolas, il assiste, incrédule, au retour de Gandalf ; avec Frodo et Sam, il suit Gollum le long des chemins périlleux qui mènent vers le royaume du Mordor, le seul lieu où l'Anneau pourrait être détruit.
  • Lumière noire, de Lisa Gardner, lu par Colette Sodoyez, 14h3.
    Il y a sept ans, Flora Dane a été enlevée et maintenue en détention pendant 472 jours. Miraculeusement en vie après cette épreuve, elle a passé les cinq dernières années à essayer de reprendre une existence normale – ou presque car les murs de sa chambre sont couverts de photos de filles disparues. Quand, à la recherche d’une de ces disparues, Flora se fait de nouveau kidnapper, D.D. Warren comprend qu’un autre prédateur court les rues de Boston, un prédateur qui s’assurera cette fois que Flora n’en réchappe pas...
  • En sacrifice à Moloch, dAsa Larsson, lu par Odile Cohen, 10h58.
    Au terme d’une traque impitoyable dans les forêts de Lainio, en Laponie suédoise, un ours féroce est abattu. Dans sa panse : les restes d’un homme... Cette macabre découverte est suivie quelques mois plus tard par l’assassinat d’une femme à coups de fourche. Chargée de l’enquête, la procureure Rebecka Martinsson ne tarde pas à recouper ces faits a priori sans rapport : les deux victimes avaient un lien de parenté ; ils étaient père et fille. Mais ils ne sont ni les premiers ni les derniers à disparaître, comme si une étrange malédiction frappait leur famille...

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61 lectures

lundi, 16 avril 2018

Time of death, de Lucy Kerr.

Time of death

L'ouvrage:
Voilà douze ans que Francesca Stapleton (Frankie) a quitté sa famille qui tient un magasin dans le petit village de Stillwater. Elle est infirmière à Chicago, et retrouve les siens lors de fêtes comme Thanksgiving ou Noël.
Ce jour-là, sa soeur l'appelle, paniquée. Son bébé risque de naître six semaines avant terme. Elle n'a pas vraiment confiance en les médecins en général, et souhaite que Frankie revienne. Celle-ci se laisse convaincre. Dès son arrivée à l'hôpital de Stillwater, elle tombe sur un homme en train de faire un infarctus.

Critique:
Ce roman m'a globalement plu. J'ai apprécié Frankie et sa famille. Sa mère est un peu pénible (c'est d'ailleurs pourquoi notre héroïne a eu besoin d'air), mais elle n'est pas caricaturale. La narratrice a un caractère bien trempé, ne s'en laisse pas conter, et est lucide quant à ses raisons d'agir. J'ai apprécié la complicité presque immédiate entre elle et sa nièce, Riley. Cela donne lieu à des scènes amusantes, notamment celle où Riley surprend sa tante réintégrant sa chambre par la fenêtre après ce qui ressemble à un rendez-vous avec un homme.

L'énigme policière m'a d'abord intéressée, mais vers le milieu du livre, je l'ai trouvée un peu lente. À la décharge de l'auteur, je pensais savoir qui était coupable de tout, et je trépignais parce que Frankie ne pensais pas à cette personne. Il se trouve que je m'étais trompée, ce qui m'a bien fait rire. De plus, j'ai été reconnaissante à l'auteur de ne pas sortir de sa manche, au dernier moment, le coupable auquel je pensais.

D'autres moments légers jalonnent le roman. Par exemple, les rencontres explosives entre la narratrice et le docteur Paul Costello, la plus plaisante étant la dernière. Il y a aussi cet étrange chat qu'on rencontre lorsqu'on s'y attend le moins, et qui permet une découverte surprenante.

Ce roman est un tome 1. Je m'interroge quant à la suite. Je serai ravie de retrouver Frankie et ceux qui gravitent autour d'elle. J'ai même hâte de voir la jeune femme exercer son métier et se frotter à certains. Il me plaira également de lire des scènes entre sa famille et elle, de retrouver Noah... Cependant, Stillwater étant un petit village, je me demande s'il serait très crédible qu'il y ait d'autres meurtres, même à raison d'un par an.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Blackstone audio.
J'aime beaucoup le jeu naturel d'Amy McFadden. Ici, elle n'a pas démérité. Le ton de voix qu'elle prend pour la mère de Frankie, par exemple, est parfait, car il aide encore mieux à se la représenter. La comédienne modifie sa voix pour les hommes, mais n'exagère jamais, et parvient à merveille à faire passer les sentiments que chacun exprime.

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68 lectures

jeudi, 12 avril 2018

L'ascendant, d'Alexandre Postel.

L'ascendant

L'ouvrage:
Le narrateur, vendeur de téléphones portables, semble avoir une vie sans histoires. Il a des aventures avec des femmes mariées, ce qui lui permet de ne pas se fixer.
Un jour, il doit se rendre chez son père (celui-ci étant décédé), afin de mettre ses affaires en ordre...

Critique:
Voilà un livre sombre, oppressant, dont le personnage principal n'est pas sympathique. Chez son père, il fait une découverte extrêmement déstabilisante qui le met en face de lui-même, qui le force (en quelque sorte) à se reconnaître, à se révéler. Sa réaction l'oblige à voir ce qu'il est vraiment. Il est assez lucide pour le percevoir, mais bien sûr, se cherche des excuses. C'est humain. Qui ne le ferait pas, à sa place? C'est en cela qu'il est effrayant. Il agit mal, mais n'est pas assez «malade» pour penser que ce n'est pas grave. Il sait que cela l'est, et cherche à se dédouaner.
Pendant cinq jours, il raconte son présent, revoit des pans de son passé, émet des hypothèses quant à ses réactions. À le lire, on le sent englué en lui-même.

En peu de pages, l'auteur parvient très bien à dépeindre cet individu inquiétant. Son prénom ne nous est jamais donné, ce qui renforce l'opacité autour de lui, de sa personnalité. C'est d'autant plus dérangeant que pendant de nombreuses années, il a vécu parmi ses semblables, n'éveillant les soupçons de personne. Malheureusement, c'est souvent le cas lorsqu'on a affaire à des gens dangereux. C'est en cela qu'Alexandre Postel frappe, avec justesse, là où ça fait mal. Son personnage trouble est criant de réalisme.

À un moment, j'ai trouvé que le roman traînait un peu, mais en fait, cela n'est qu'une autre manière d'immerger le lecteur dans cette ambiance noire, aux côtés de ce narrateur sordide. Ce que j'ai trouvé lent n'était qu'une façon de renforcer le malaise causé par le récit et le protagoniste principal.

Éditeur: Gallimard.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée pour l'association Valentin Haüy.

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115 lectures

lundi, 9 avril 2018

Take me with you, de Catherine Ryan Hyde.

Take me with you

L'ouvrage:
Californie, début de l'été.
August s'apprête à traverser plusieurs états pour se rendre à Yellow Stone. Il veut y accomplir quelque chose. Mais son mobile home a besoin d'une réparation, ce pourquoi il s'arrête au garage de Wess. Pendant son escale, il sympathise avec Seth (douze ans) et Henry (sept ans), les fils du garagiste. C'est alors que celui-ci demande quelque chose d'incongru à son client: August peut-il emmener les enfants avec lui jusqu'à Yellow Stone? Wess a besoin que quelqu'un les prenne en charge pendant les trois mois à venir. Embarrassé, mais ressentant de la compassion pour les garçonnets, l'homme accepte.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Catherine Ryan Hyde fait de cette rencontre improbable un beau moment d'amitié, de solidarité. À mesure que nos trois protagonistes se découvrent, chacun tentera de résoudre les problèmes de l'autre à sa façon. August apprendra des enfants, tout comme ils apprendront de lui. Cet été est une sorte de parcours initiatique.

Les deux enfants sont très différents. Chacun est attachant. Seth veut être parfait, pour qu'on n'ait pas de raisons de lui en vouloir. Puis il se met en tête de résoudre le problème de son père, et s'aperçoit que cela n'est pas si simple. Henry semble très secret, voire introverti, mais il comprend très vite qu'il n'a pas à être sans cesse sur ses gardes. Ce voyage procurera aux personnages des moments d'amusement (notamment lorsque Seth s'extasie sur tout ce qu'il voit), de tendresse (surtout quand Henry montre sa confiance, que les enfants participent à la mission qu'August s'est donné), de gravité, et de jeux (quand Woody, le chien, s'en mêle). Cette amitié entre deux jeunes enfants et un adulte n'est pas étrange. Elle abolit les barrières et montre que si on le veut, certaines choses sont possibles.

À un moment, j'ai pensé qu'il allait être difficile pour l'auteur de faire une fin acceptable. Pourtant, elle a trouvé une bonne solution. En effet, l'été mémorable de nos héros n'est qu'une partie du roman. L'histoire ne s'arrête pas lorsqu'il prend fin. Voilà pourquoi la romancière a pu continuer.

Des éléments paraîtront peut-être un peu faciles à certains, mais pour moi, l'auteur a su amener son récit. Elle ne tombe pas dans le larmoyant, soulève des questions avec justesse, et montre que tout n'est pas si manichéen que ce qu'on pourrait croire. Par exemple, August et Seth sont en désaccord sur un sujet, et chacun a beaucoup de mal à accepter le point de vue de l'autre. Wess a un travers qui le rend peu aimable, mais ce n'est pas un monstre. Il lui est simplement (et malheureusement) impossible de se débarrasser de ce travers. Il sait d'ailleurs très bien que c'est ce qui cause l'éloignement moral de ses fils. Ne pouvant agir sur lui-même, il tente de contrer cet éloignement autrement...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jeff Cummings pour les éditions Brilliance audio.

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