lundi, 17 septembre 2018

Parutions Audiolib, octobre 2018.

Ces livres sont annoncés pour le 10 octobre.

Calendar Girl 4 - Automne (Octobre, Novembre, Décembre), d'Audrey Carlan, lu par Helena Coppejans, 10h20.
Mia vit maintenant à Malibu avec Wes. Sa dette est payée et son ex n’est plus une menace. Elle n’a plus besoin d’être escort et décide de faire un métier qui la fait rêver. Elle devient réalisatrice de reportage télé pour Vivre en beauté. En novembre, son job l’envoie à New-York pour interviewer des stars, ce qui lui permet de revoir Mason Murphy, le joueur de base-ball, et Anton Santiago, le chanteur de hip-hop. Encore une fois, son père, toujours dans le coma, est absent pour Thanksgiving. Envoyée à Aspen, dans le Colorado pour faire un reportage sur une mystérieuse artiste locale, Mia n’est pas au bout de ses surprises. Heureusement, Wes est là pour l’accompagner.

Nos richesses, de Kaouther Adimi, lu par Jean-Paul Bordes, 3h49.
En 1935, Edmond Charlot, 20 ans, rentre à Alger avec une seule idée en tête : prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est de choisir, d’accoucher, de promouvoir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune et de l’Histoire.
En 2017, Ryad n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre un local poussiéreux, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

Marx et la poupée, de Maryam Madjidi, lu par l'auteur, 4h46.
Depuis le ventre de sa mère, Maryam vit de front les premières heures de la révolution iranienne. Six ans plus tard, elle rejoint avec sa mère son père en exil à Paris. À travers les souvenirs de ses premières années, Maryam raconte l’abandon du pays, l’éloignement de sa famille, la perte de ses jouets – donnés aux enfants de Téhéran sous l’injonction de ses parents communistes –, l’effacement progressif du persan au profit du français qu’elle va tour à tour rejeter,puis adopter frénétiquement, au point de laisser enterrée de longues années sa langue natale.

My absolute darling, de Gabriel Tallent, lu par Marie Bouvet, 12h52.
À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Passage des ombres - Trilogie des ombres, tome 3, d'Arnaldur Indridason, lu par Philippe Résimont, 8h27.
Un vieil homme solitaire est retrouvé mort dans son lit. Il semble avoir été étouffé sous son oreiller. Dans ses tiroirs, des coupures de presse sur la découverte du corps d’une jeune couturière dans le passage des Ombres en 1944, pendant l’occupation américaine. Pourquoi cet ancien crime refait-il surface après tout ce temps ? La police a-t-elle arrêté un innocent ? Soixante ans plus tard, l’ex-inspecteur Konrad décide de mener une double enquête. Jumeau littéraire d’Erlendur, il a grandi en ville, dans ce quartier des Ombres si mal famé, avec un père escroc, vraie brute et faux spirite. Il découvre que l’Islande de la « situation » n’est pas tendre avec les jeunes filles, trompées, abusées, abandonnées, à qui on souffle parfois, une fois l’affaire consommée, « tu diras que c’était les elfes ».

Le réseau Corneille. de Ken Follett, lu par Caroline Klaus, 14h18.
France, 1944. Betty a vingt-neuf ans, elle est officier de l’armée anglaise, l’une des meilleures expertes en matière de sabotage. À l’approche du débarquement allié, elle a pour mission d’anéantir le système de communication allemand en France. Après une première tentative catastrophique et coûteuse en vies humaines, Betty va jouer le tout pour le tout en recrutant une brigade unique en son genre: le Réseau Corneille, une équipe de choc. Six femmes à la personnalité hors du commun : l’aristocrate, la taularde, l’ingénue, la travestie... chacune va apporter sa touche très personnelle au grand sabotage.

C'était mieux avant ! Suivi de Petite Poucette et Temps des crises, de Michel Serres, lu par l'auteur, 5h43.
Dans «Le Temps des crises», Michel Serres décrit les grandes transformations de la société et la façon dont les institutions actuelles s'avèrent incapables de répondre à ces nouveaux besoins.
Dans «Petite Poucette», Michel Serres dresse, avec bienveillance, le portrait de la nouvelle génération modelée par la révolution numérique.
«C’était mieux avant» est la réponse à ces «dix Grands-Papas Ronchons qui ne cessent de dire à Petite Poucette... que “c’était mieux avant” » !

Livres pour la jeunesse:
__Descendants t. 2 - Retour sur l'Île de l'oubli - dans l'univers des Descendants,__ de Melissa de la Cruz, lu par Nancy Philippot, 5h8.
Après avoir passé toute leur enfance sur l’Île de l’Oubli, Mal, Evie, Jay et Carlos n’ont pas rejeté le luxe et le confort d’Auradon ! Après tout, vivre avec des princes et des princesses, c’est loin d’être aussi terrible qu’ils le pensaient. Pourtant, lorsqu’ils sont invités en secret à retourner sur l’Île, Mal et ses amis ne peuvent pas s’empêcher de retrouver leurs mauvaises manies. Mais tout n’est pas exactement comme dans leurs souvenirs. Le danger rôde, et ils vont rapidement devoir unir leurs talents afin de sauver le royaume d’une nouvelle menace, plus sombre et plus mystérieuse encore que les précédentes.

La Sélection 3 - L'Elue, de Kiera Cass, u par Claire Tefnin, 6h50.
La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. À quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une...

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34 lectures

Lucky baby, de Meredith Efken.

L'ouvrage:
Meg Lindsay s'est toujours sentie désapprouvée et rejetée par sa mère. Aujourd'hui, elle souhaite que son mari (Lewis) et elle puissent donner tout leur l'amour à un enfant qui n'en a pas. Voilà pourquoi le couple décide d'adopter une fillette chinoise.

Critique:
Au début, ce roman m'a beaucoup plu. Meredith Efken décrivait avec justesse les sentiments des uns et des autres. Je comprenais Meg dont la mère semblait n'avoir que des reproches à la bouche, dont la famille l'avait presque reniée parce qu'elle désapprouvait ses choix. J'ai aussi apprécié qu'on ait un aperçu du point de vue de la mère. Je ne partageais pas son avis, mais il était intéressant de le connaître.

En parallèle de l'histoire de Meg, nous suivons Wen Ming et Zhen An, deux orphelines qui, dès leur rencontre, ont tissé un lien extrêmement fort. Là encore, j'ai apprécié que l'auteur s'attarde sur le caractère et les blessures de Wen Ming, ainsi que sur ses raisons d'agir et de penser comme elle le fait.

J'ai commencé à tiquer losque Lewis demande à Meg de ne pas imposer sa religion à leur fille, mais de la laisser se forger son opinion. Si elle avait été aussi tolérante qu'elle le clame, Meg aurait accepté, et n'aurait pas amené l'enfant à l'église. Elle lui aurait parlé de sa foi, lui aurait proposé de l'accompagner à la messe de temps en temps, mais ne lui aurait rien imposé.
D'une manière générale, Meg m'a souvent agacée. J'ai compris ses sentiments, et j'ai apprécié qu'elle se remette en question. Cependant, j'ai eu du mal à accepter qu'elle ne prenne pas davantage au sérieux (et même qu'elle y voie un danger) l'amitié entre sa fille et un autre personnage. J'espère qu'à sa place, j'aurais favorisé ce lien, et que je n'aurais pas essayé de le distendre.
Bien plus tard dans le roman, Meg remet certaines choses en question, et pour moi, elle s'y prend mal. Elle s'admoneste parce que, sa fille l'ayant blessée, elle a peur de souffrir à nouveau si elle passe l'éponge. Pourtant, cette crainte est logique. Ce n'est pas ça qu'elle devrait remettre en question.

J'ai été agacée que l'auteur fasse partie de ceux qui disent que pardonner fait du bien à celui qui pardonne. Je ne partage pas cet avis. Je pense que l'absence de pardon ne signifie pas fatalement forts sentiments négatifs. L'absence de pardon peut mener à l'indifférence vis-à-vis de la personne qui a mal agi. Je connais des exemples de cela, et je pense que le pardon n'apporterait pas l'apaisement, alors que l'indifférence, si. Dans le cas de ce que Wen Ming doit (ou pas) pardonner, je serais plus nuancée. Cependant, je ne comprends pas ceux qui l'ont trahie.
Je n'ai pas non plus aimé qu'on (surtout Zhen An) blâme, pendant plusieurs mois, une enfant de douze ans à cause de quelque chose qu'elle a fait par désespoir, et dont elle-même reconnaît la méchanceté. Il ne faut pas oublier le passé de cette enfant de douze ans, ni toutes les blessures qu'on lui a infligées.

Je n'ai pas non plus aimé que Lewis fasse tout ce qu'il fait dans le but de conquérir une personne dont il sait qu'elle s'en moque. L'auteur explique cela par une réflexion de Meg qui dit en substance que même si un parent fait souffrir son enfant, celui-ci, sous la colère et la tristesse, aimera toujours ce parent. Là encore, je ne partage pas cet avis, ayant plusieurs exemples prouvant le contraire. L'auteur aurait pu s'en sortir en choisissant un exemple moins extrême. Cela lui aurait permis de nuancer son propos. J'ai l'impression que tout ce qui ne m'a pas plu est une succession de surenchères destinées à prouver que l'amour est toujours le plus fort. Je pense qu'elle aurait pu montrer cela autrement, de manière plus pertinente et moins grandiloquente.

Ce roman m'a un peu rappelé «La mémoire du thé» à cause du sujet principal. J'ai préféré «La mémoire du thé», parce que Lisa See tente de montrer les mêmes choses et y réussit mieux. Ses personnages me semblent plus crédibles que ceux de Meredith Efken. Leurs réactions sonnent plus juste.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Oasis Audio.

Dans ce roman, la comédienne est parvenue à modifier très légèrement sa voix selon la narratrice. Je ne sais pas trop comment elle a fait pour que ce soit à la fois perceptible et peu marqué, mais en tout cas, c'est une réussite.

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39 lectures

jeudi, 13 septembre 2018

La terre des morts, de Jean-Christophe Grangé.

La terre des morts

L'ouvrage:
Paris. Une strip-teaseuse a été assassinée. Son visage a été mutilé, et le tueur lui a enfoncé une pierre dans la gorge. Après qu'une équipe de policiers a travaillé sur l'affaire, et en a été dessaisie faute de pistes, c'est l'équipe de Stéphane Corso qui en est chargée.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai retrouvé quelques éléments qui m'agacent, mais je les pardonne à l'auteur. Par exemple, il y a des meurtres macabres, un thème qui m'ennuie et me fatigue beaucoup. Autre exemple: on a affaire à un policier cabossé depuis l'enfance qui se débat entre ses traumatismes passés et des choses douloureuses qu'il vit dans le présent, qui flirte avec le danger, l'illégalité... Cela aussi m'exaspère, mais ici, j'ai fait avec...

Très rapidement, j'ai souhaité que le coupable soit un personnage que je détestais. De ce fait, dès qu'une nouveauté apparaissait, j'échafaudais une explication qui se tenait et inculpait le personnage haï. J'ai été déçue que ce personnage ne soit pas du tout coupable parce que je ne l'aimais pas, mais aussi parce que je trouvais que mes explications concernant sa possible implication s'imbriquaient parfaitement dans les éléments de l'affaire. Souvent, quand j'ai des hypothèses qui se révèlent fausses, je trouve que l'auteur a bien mieux fait que moi. Ici, l'auteur a très bien fait, mais pour une fois, mes échafaudages n'étaient pas si branlants.

Si le livre est long, il ne traîne pas. L'auteur prépare ses effets et ses révélations. Il n'y a pas d'incohérences. Les rebondissements sont intéressants parce qu'à chacun d'eux, le lecteur ne sait pas vraiment quoi croire. Moi, bien sûr, je m'acharnais sur mon personnage détesté, donc ce qui me permettait de l'inclure dans le canevas me plaisait. À part cela, chaque rebondissement invite le lecteur à faire attention à ce qu'il croit savoir, d'une manière générale, sur son entourage. Lorsque le personnage coupable a fini par livrer le fond de son âme, j'ai trouvé qu'il y avait une certaine cohérence dans sa façon de penser. Non que j'approuve ses actes, mais j'ai trouvé que l'auteur avait bien construit son personnage.

Corso est, comme je l'ai dit plus haut, un policier à la Grangé. Malgré sa part trouble, je l'ai apprécié, comme souvent s'agissant des policiers créés par cet auteur. Parfois, il m'a semblé qu'il se laissait trop facilement rouler (pas uniquement concernant l'enquête), mais cela ne fait pas de lui un personnage incohérent. C'est un bon policier, et parfois, aussi bien à ce titre que dans sa vie privée, il ne prend pas la mesure des choses. Comme tout le monde.

J'ai passé un bon moment, ne me suis pas ennuyée, et ai facilement réussi à faire avec les côtés qui me plaisaient moins. Je trouve quand même très dommage que l'auteur n'ait pas tué le personnage que je détestais. ;-) Bien sûr, il aurait eu d'autres choses à gérer s'il avait fait cela...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lionel Bourguet.

J'apprécie ce comédien dont le ton est toujours adéquat, ce qui fait que sa lecture est naturelle. Ici, il joue à merveille les divers sentiments des protagonistes. De plus, il parvient à modifier très légèrement sa voix pour les rôles féminins sans que cela soit affecté. Cela m'a plu, car beaucoup en font trop quand ils veulent jouer l'autre sexe.
Comme je pinaille, je dirai que j'ai été un peu déçue que Lionel Bourguet prononce «Perez» en roulant le «r». À côté de cela, il a prononcé Waterstone sans tenter de faire un accent anglais, ce qui m'a plu.

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85 lectures

mercredi, 12 septembre 2018

La coupure, de Fiona Barton.

La coupure

L'ouvrage:
Mars 2012.
Banlieue de Londres. Le squelette d'un bébé est trouvé sur un chantier. Kate Waters, journaliste, y voit une occasion d'écrire un article qui fera parler d'elle. Qui sont les parents de ce nourrisson? Dans quelles circonstances a-t-il été enterré?

Critique:
Ce livre m'a beaucoup plu. Je n'ai aucun reproche à lui adresser. Vous allez voir que si des choses m'ont quelque peu déplu, l'auteur n'est pas à remettre en cause.

Fiona Barton explore à merveille la psychologie de ses personnages. C'est grâce aux réactions de certains qu'on devine que ce qu'ils ont vécu les a marqués. Dès le départ, la romancière nous les fait «ressentir». Les concernant tous, mes premières impressions ont été les bonnes. Je me suis pourtant trouvée prompte à accorder ma sympathie à deux d'entre eux, et à me méfier d'une autre. La suite m'a donné raison...
Je n'ai pas toujours apprécié Kate. Je comprenais qu'elle souhaitait s'approprier une histoire qui pourrait donner lieu à plusieurs articles à sensations, mais je ne l'ai pas trouvée assez compatissante envers ceux qui se sont confiés à elle. Souvent, elle joue la compassion pour les amadouer. De plus, je n'ai pas aimé son exaspération teintée de condescendance à l'égard de Joe. Sa réserve se comprend, mais elle exagère. Elle est empathique, mais j'ai eu l'impression que tout le monde venait après elle. Il n'y a qu'au sujet de son désaccord avec son fils que je l'ai entièrement approuvée.

Assez rapidement, j'ai commencé à soupçonner ce qui était arrivé et qui était le bébé. L'auteur donne quelques indices factuels au début. Ensuite, il y a eu un personnage que j'ai très vite trouvé antipathique... Pour moi, il gérait mal ceci dans le présent, avait mal géré cela dans le passé... Mes griefs ne cessaient de s'accumuler contre ce protagoniste, ce qui m'a fait entrevoir un morceau de vérité. Puis, à mesure que le livre avançait, je confrontais mon idée aux indices donnés. Cela collait toujours. J'ai donc pu constater que mes suppositions étaient justes. Cela n'a absolument rien gâché pour moi. Je pouvais analyser le comportement de chacun à la lumière de ce que j'avais deviné, et au final, mes analyses se sont avérées bonnes. Plus les choses se tenaient, plus je pensais que Fiona Barton avait très bien construit ses personnages et son roman. Bien sûr, cette lecture s'accompagne de très forts sentiments. Il y a des personnages que j'aurais souhaité aider, un autre que j'aurais rageusement frappé et à qui je voulais dire ses quatre vérités... Qu'ils soient exaspérants ou qu'ils attirent la compassion, ils sont très réalistes, crédibles, criants de vérité.

À mon avis, l'intrigue est très bien menée, et rien ne traîne. La preuve est que malgré ma rapide trouvaille, je ne me suis pas ennuyée. À tel point qu'à la fin, j'aurais souhaité qu'il y ait une suite. L'auteur ne bâcle rien, ne laisse rien au hasard, dit tout ce qu'il y a à dire. Sa fin est bonne. Néanmoins, j'ai été triste de quitter certains personnages, et j'aurais voulu savoir comment se passait leur vie. On me dira qu'il n'aurait pas pu y avoir grand-chose. Je pense que si. J'aurais voulu un dernier chapitre comme celui de «The survivor's guide to family happiness», de Maddie Dawson. J'imaginais un déjeuner entre certains protagonistes... Cela aurait été un plus, à mon avis, pour ce livre déjà excellent.

Service presse des éditions Lizzie par l'intermédiaire d'Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par plusieurs comédiens. Chacun dit son nom en début d'ouvrage, et il me semble connaître la voix de l'une d'eux. Donc, j'ai déduit que la distribution était la suivante: Anne O'Dolan lit les chapitres narrés par Emma, Anne Tilloy interprète ceux du point de vue de Kate, Anne Kreis lit ceux du point de vue d'Angela, Clémentine Yelnick lit ceux du point de vue de Jude, et Daniel Kenigsberg interprète celui du point de vue de Will.

Il me semble que je connaissais Anne O'Dolan (sous le nom d'Anne Dolan), pour ses doublages, notamment la voix d'Abby dans «NCIS». J'apprécie cette comédienne pour ses doublages, mais allez comprendre pourquoi, je n'aurais pas parié sur elle pour enregistrer des livres. Heureusement que d'autres que moi ont pris les paris. Maintenant que je l'ai entendue, je n'ai qu'une envie: qu'elle enregistre d'autres livres qui me tenteront! Elle est tout de suite entrée dans la peau de son personnage, a su exprimer sa peur, son inertie feinte, sa douleur... Tout en finesse, par un jeu subtil et sensible, Anne O'Dolan a parfaitement incarné Emma.

Je ne connaissais pas du tout les autres comédiens.
J'ai beaucoup aimé la lecture et le jeu d'Anne Tilloy. Je me rends compte, en écrivant cette chronique, que la journaliste aux dents longues ne devait pas être si simple à interpréter. Certes, Kate est ainsi, mais si je le lui ai reproché, j'ai reconnu que la compassion qu'elle éprouvait se ressentait aussi. Cela donne un personnage complexe. La comédienne la joue avec un grand naturel.

J'ai apprécié l'interprétation d'Anne Kreis et celle de Clémentine Yelnick. Chacune a une voix assez caractéristique, et comme certaines voix peuvent me gêner, j'ai commencé par craindre que ce soit le cas. Mes appréhensions ont rapidement été balayées, car ces deux comédiennes ont, elles aussi, très bien joué les personnages de Fiona Barton.

Daniel Kenigsberg ne lit qu'un chapitre. Je n'ai donc pas pu me faire une très bonne idée de sa lecture, mais à première écoute, son jeu m'a plu.
Une excellente distribution pour un roman très bien pensé!

Je regrette que l'éditeur ait mis de la musique au début de chaque chapitre. Bien sûr, cette musique, et ici ces bruitages cadrent avec le contenu du livre, mais pour moi, c'est inutile, et cela ne fait que retarder la lecture, tout comme les blancs que la plupart des comédiens font (cela doit être demandé par les éditeurs) après avoir annoncé le numéro d'un chapitre, et (dans ce cas) donné le nom du personnage à qui il se rapporte.

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99 lectures

lundi, 10 septembre 2018

By the book, de Julia Sonneborn.

By the book

L'ouvrage:
Septembre.
Anne Corey, trente-deux ans, enseigne depuis plusieurs années dans une petite université américaine. Elle s'y plaît beaucoup, d'autant que son meilleur ami (Larry) y officie également. Seulement, comme elle n'a aucune publication à son actif, son contrat pourrait ne pas être renouvelé dans un an. C'est alors qu'elle apprend que le nouveau président de l'université n'est autre qu'Adam Martinez, avec qui elle a rompu dix ans plus tôt.

Critique:
J'ai passé un agréable moment avec ce roman. J'ai tout de suite apprécié Anne qui fait de son mieux pour ne pas s'engluer dans les regrets, et doit faire face aux refus des maisons d'éditions, ainsi qu'à un bouleversement familial.

Outre une narratrice sympathique, l'auteur a créé beaucoup de scènes amusantes. Elles ont souvent lieu lorsqu'Anne et Larry discutent, même quand les sujets sont graves. Les passages où l'héroïne est avec son père sont plutôt tristes, mais jalonnés de situations amusantes.

J'ai aimé découvrir les quelques événements de la vie universitaire contés par Julia Sonneborn. Ils ne sont pas très nombreux, mais intéressants.

Quant à l'intrigue, j'ai trouvé dommage que la romancière use de gros sabots pour retarder un événement: d'abord, tout le monde attend qu'il se produise; ensuite, j'aurais aimé voir évoluer les héros après que ce fait se serait passé. De plus, il m'a été trop facile de ne pas aimer Rick (le retardateur de ce que tout le monde attend). Tout aurait peut-être été plus crédible de ce côté si Rick avait été vraiment sympathique. Or, on devine rapidement que ceux qui l'apprécient ont tort. Quant à moi, il m'a tout de suite semblé antipathique.
J'ai trouvé dommage que Julia Sonneborn utilise un autre «retardateur», d'autant qu'il était encore moins crédible que Rick...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Amy McFadden fait partie de mes lecteurs préférés. Ici, comme d'habitude, elle n'a pas démérité. Elle est parvenue à modifier sa voix pour les rôles masculins sans exagérer.
Elle prend un accent anglais pour Rick (qui est britannique). Je n'aime pas trop cela, mais elle le fait de manière à ce que cela reste supportable.
À un moment, un jeune enfant fait un caprice. Il aurait été très facile de dire ses répliques en en faisant beaucoup trop. La comédienne n'est pas tombée dans ce travers.

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57 lectures

jeudi, 6 septembre 2018

Tous nos jours parfaits, de Jennifer Niven.

Tous nos jours parfaits

L'ouvrage:
Au lycée, Finch est considéré comme bizarre, voire cinglé. Violet, elle, a une petite bande d'amis parmi les élèves populaires. Un jour, un événement les rapproche.

Critique:%%J'avais un peu peur de lire ce roman, craignant qu'il soit niais. Je suis contente d'avoir essayé, car il m'a plu.

Finch est sûrement le personnage le plus déroutant. Il est hypersensible. C'est en partie expliqué par son enfance, mais cela va plus loin. Petit à petit, le lecteur se rend bien compte qu'il y a autre chose. J'ai ressenti beaucoup d'empathie pour lui: il sait qu'il va mal, veut s'en sortir seul, ou bien veut en finir (je ne dévoile rien, puisqu'il dit cela très tôt). Malmené par ses contradictions, négligé par ceux qui devraient l'aider, très lucide quant à certains aspects de sa vie, Finch ne pourra qu'émouvoir le lecteur. On comprend également son farouche refus d'être rangé dans une catégorie, même si parfois, mettre un nom sur des maux aide à les appréhender. Notre narrateur tourne cela en dérision lorsqu'il fait l'essai d'aller à une thérapie de groupe. Chaque participant est catalogué, il a tel ou tel maladie de l'âme, et certains les cumulent.

Violet ne parvient pas à sortir du marasme, et son rapprochement de Finch va tout changer. Le jeune garçon la bouscule, la force à s'exprimer, à «se remettre en selle». C'est alors que notre héroïne verra au-delà des apparences. Au départ, sans forcément juger Finch, elle ne faisait pas attention à lui. Les événements contés dans le roman la feront évoluer, mûrir, réfléchir. J'aime beaucoup qu'elle finisse par dire qu'elle veut parler de tout, même de ce qui fait mal, pour ne pas oublier les bons moments, ne pas gommer les personnes qu'elle ne verra plus.

L'histoire est bien menée. Il n'y a pas de temps morts. Je me rends compte que je ne peux pas trop en parler pour ne pas dévoiler des éléments qu'il faut découvrir par soi-même. En tout cas, Jennifer Niven aborde intelligemment certains thèmes: l'acceptation des différences, mais aussi, la difficulté, lorsqu'on est «brisé» (pour citer Finch), de se faire aider, et d'accepter le soutien sincère (même s'il est maladroit) de ceux qui vous aiment. Sans parler de l'hypocrisie de ceux qui, au lieu de reconnaître leur méchanceté, font comme s'ils avaient toujours apprécié et respecté Finch...
Dans une note finale, la romancière explique pourquoi elle a écrit ce livre. On découvre quels pans de l'histoire font partie de son vécu.

Ce roman m'a rappelé «Le vide de nos coeurs». Ce dernier est plus léger, moins tourbillonnant, moins oppressant. Je vous recommande les deux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Kirby Heyborne et Ariadne Meyers pour les éditions Listenning Library.

J'aime beaucoup Kirby Heyborne. Ici, il n'a pas démérité. Il a su transcrire les émotions et les sentiments de Finch sans tomber dans le pathos.
J'apprécie également le jeu d'Ariadne Meyers, même si je regrette qu'elle modifie à ce point sa voix pour les rôles masculins. Quant à son interprétation de Violet, je l'ai aimée. Lorsque la jeune fille pleure, Ariadne Meyers joue très bien, et n'en fait pas trop.

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91 lectures

mercredi, 5 septembre 2018

*Audible.fr, écoutez vos livres.

En tant qu'abonnée à Audible.fr, je reçois souvent des questions sur la manière dont cela fonctionne. J'ai donc décidé d'écrire un article sur ce que je sais et ce que j'en pense.

Sur Audible, on trouve tous les livres (encore disponibles à la vente) édités par les éditeurs audio français: Audible Studios, Audiolib, Sixtrid, la Croix des Landes, Gallimard, Lizzie, Thélème, etc. Il y a aussi des romans qui furent édités par les éditions VDB, et qui sont ressortis sous le label Audible Studios. On trouve également des livres dans d'autres langues. Pour ma part, j'achète souvent des livres en anglais.
Je trouve très pratique de pouvoir écouter un extrait de chaque livre proposé. Cela permet d'entendre la manière de lire du comédien qui l'a enregistré, et de se faire une petite idée du livre, si on a l'impression que le résumé ne suffit pas.

Audible appartient à Amazon. De ce fait, pour pouvoir acheter ou s'abonner, il faut avoir un compte Amazon. Audible propose un système d'abonnement, sans engagement, très avantageux. Le premier mois est gratuit. Ensuite, le tarif est de 9,95 euros par mois pour un crédit, crédit qui permet d'acheter un livre. Si on achète un livre autrement qu'avec le crédit mensuel, on l'achète à son prix réel. Parfois, cela peut être intéressant, si le livre coûte moins de 9,95 euros. Certains livres coûtent un peu moins cher lorsqu'on les achète alors qu'on est abonné. Par exemple, j'ai acheté «Hidden», de Catherine McKenzie. Il coûte 10,6 euros, mais comme je suis abonnée, je l'ai payé 8,80 euros.
Depuis juillet 2018, un nouvel avantage est proposé. Si on est abonné depuis au moins deux mois, et qu'on a un ou aucun crédit en attente, on peut acheter trois crédits supplémentaires pour 21,90 euros. Cette possibilité m'intéresse beaucoup, car je suis une grosse consommatrice de livres audio.
Ceux qui lisent peu peuvent décider, après quelques mois d'abonnement, de mettre leur abonnement en pause pendant un, deux, ou trois mois. À noter aussi que chaque crédit non utilisé est reporté au mois suivant. On peut cumuler ainsi jusqu'à six crédits.
Un abonné peut également échanger un livre qui lui a déplu. Je n'ai jamais profité de cet avantage, car j'aurais trouvé malhonnête de ma part d'échanger les quelques livres qui m'ont déplu. C'est pourtant très intéressant.

On peut écouter les livres vendus par Audible grâce à l'application dédiée sur tablette, smartphone, PC, Mac, en streaming, à travers Echo (l'enceinte intelligente d'Amazon). Il suffit de suivre les procédures indiquées sur le site. Ces livres sont dans un format propriétaire. Pour moi qui préfère le format MP3 pour l'écouter dans VLC, c'est un désavantage, et j'ai longtemps boudé Audible à cause de cela. Néanmoins, ils proposent de plus en plus de livres qui m'intéressent, et qu'on ne trouve pas ailleurs: ceux édités par eux et ceux en anglais. De plus, sur PC, l'application d'Audible (Audible Manager) est accessible avec un lecteur d'écran (contrairement à l'application pour Windows 10, qui, dans ce cas-là, est à éviter), et facile à utiliser. J'écoute donc les livres sur PC avec Audible Manager.

Pour ne rater aucune nouveauté, il faut regarder les rubriques «nouveautés» et «en précommande».

Le service client est très réactif. On m'a toujours répondu. En juillet, j'ai eu un souci qui n'a pas été facile à résoudre, et la personne du service client qui s'en est chargée n'a pas perdu patience, et est finalement parvenue à m'aider.

Cet article n'est qu'une brève présentation de la boutique et de ses services. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à visiter le site.

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144 lectures

lundi, 3 septembre 2018

Conviction, de Julia Dahl.

Conviction

L'ouvrage:
2014.
Dépitée qu'un journaliste moins ancien qu'elle ait été promu, alors qu'elle pensait pouvoir l'être, Rebekah cherche une histoire qui lui permettrait d'écrire un bon article. C'est alors qu'elle a l'idée de s'intéresser aux prisonniers qui clament leur innocence depuis des années. En examinant certaines affaires, elle en trouve une datant de juillet 1992, dont s'est chargé Saul Katz, ancien policier qu'elle connaît depuis peu.

Critique:
Encore une fois, j'ai aimé me plonger dans l'histoire imaginée par Julia Dahl. J'ai pris plaisir à retrouver Rebekah qui, au fil des tomes, me devient de plus en plus sympathique. Elle reste tourmentée, mais va de l'avant, et est lucide quant à elle-même. Au départ, elle enquête sur cette affaire afin de faire parler d'elle. Ce n'est pas très honorable, mais cela ne l'empêche pas de souhaiter sincèrement parvenir à savoir si l'accusé est coupable ou non. Elle ne perd pas de vue qu'un innocent croupit peut-être en prison depuis vingt-deux ans, et en est profondément touchée. Elle fait son métier avec passion et conviction, ce qui fait qu'elle le fait bien.
Quant à la vie privée de notre héroïne, j'ai compris sa politique d'évitement d'Aviva. Je pense que j'aurais agi comme elle. Je ne parviens pas à apprécier Aviva. Je ne comprends pas son point de vue, son refus de voir celui de Rebekah... Aviva m'agace depuis le début de la série.

L'auteur alterne les chapitres contant l'enquête de la journaliste et ceux narrant les événements de 1992. Au départ, j'ai pensé que cela serait poussif, car dès que la narratrice s'intéresse à l'affaire, on sait ce qui est arrivé. Cependant, j'ai compris pourquoi Julia Dahl avait procédé ainsi: il est plus marquant de lire la manière dont se sont passées les choses à l'époque, plutôt que d'en avoir un récit en quelques lignes. On comprend comment et pourquoi tout s'est enchaîné. La moindre circonstance entre en ligne de compte. Par exemple, à cette époque, la vie privée de Saul était un désastre, et il avait été choqué par une récente affaire. Cela l'a influencé. D'autres paramètres entrent en jeu, et il est intéressant de les découvrir. Il est également perturbant de voir que des personnes qui n'étaient pas forcément convaincues ont préféré arrêter quelqu'un pour avoir un coupable plutôt que d'investiguer davantage. Bien sûr, la romancière n'exagère pas, mais le fait que cela arrive plus souvent qu'on ne le voudrait ne rend pas la chose moins méprisable.
D'un autre côté, on rencontre ceux qui étaient en contact direct avec les victimes, et lorsque Rebekah leur parle, ils avouent avoir cru les preuves apportées par la police, et ne pas s'être posé de questions, mais sont effarés à l'idée d'avoir peut-être méjugé celui qui a été arrêté pour le crime. J'ai apprécié ces gens qui n'hésitent pas à reconnaître qu'ils peuvent avoir eu tort de se précipiter sur les conclusions qu'on leur proposait.

Un livre qui, comme les tomes précédents, est une réussite.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt pour les éditions McMillan.

J'aime beaucoup la voix claire et dynamique de cette comédienne. Ici, elle n'a pas démérité. Son jeu est naturel, vivant, sensible, sans être affecté.

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