jeudi, 2 juillet 2020

Une vérité à deux visages, de Michael Connelly.

L'ouvrage:
Dans son bureau du SFPD, Bosch reçoit la visite de son ancienne équipière, Lucia Soto, accompagnée d'un autre policier. Ils lui apprennent qu'une affaire à laquelle il a participé, trente ans auparavant, va être réexaminée, car une preuve ne pouvant être analysée à l'époque innocenterait celui qu'Harry et son coéquipier de l'époque ont envoyé dans le couloir de la mort. Harry n'a pas le temps de se remettre du choc de cette révélation. Bella, sa coéquipière, lui apprend qu'un double meurtre vient d'être commis dans une pharmacie. Ils s'y rendent tous les deux.

Critique:
Ce roman m'a plu. J'ai apprécié que, comme dans le roman précédent, Bosch travaille sur deux affaires, car cela fait que l'auteur n'avait pas à traîner et faire du remplissage. Si on est tatillon, on peut même dire qu'il travaille sur trois affaires...
J'ai également apprécié que l'une de ces enquêtes nécessite l'intervention de Mickey. Ce personnage me plaît, et sa présence est synonyme de procès ou tout au moins de joutes verbales mettant en avant les lois et les qualités oratoires des avocats, en l'occurrence de Mickey.

Concernant l'affaire datant de trente ans, je me doutais bien qu'Harry et son coéquipier n'avaient rien à se reprocher, et je pensais que la «nouvelle preuve» n'était pas vraie, mais je me demandais comment l'auteur ferait pour que la découverte de la vérité ne semble pas tirée par les cheveux. Certains trouveront peut-être des éléments un peu poussifs, mais finalement, tout se tient.

Quant à l'affaire de la pharmacie, je ne pensais pas que Michael Connelly irait aussi loin concernant ce que doit faire Harry. C'est une bonne chose parce que cela sort le policier de sa zone de confort, et le lecteur aussi. Harry est placé dans une situation très délicate, inhabituelle de surcroît. J'ai compris ce qui l'a poussé à faire cela. Je pense que tous les lecteurs le comprendront, et partageront l'opinion d'Harry concernant le fils du pharmacien.
De plus, cette enquête plonge le lecteur dans un milieu auquel il n'est pas habitué, du moins avec Michael Connelly. Cela m'a plu. Par ailleurs, je suis sûre que, malheureusement, l'auteur n'exagère absolument pas à propos de ce milieu.

Outre Bella et Mickey, j'ai aimé retrouver certains personnages qui côtoyèrent Harry dans les autres romans. L'un d'eux est d'ailleurs celui qui initie une conversation qui m'a fait bien rire concernant une bouteille de bourbon. Et puis, ce personnage (que j'appréciais déjà parce que je suis moins tranchée qu'Harry) fait quelque chose qui le rachète en partie aux yeux de Bosch.

Je ne terminerai pas cette chronique sans raconter une anecdote amusante. Avant, c'étaient les éditions Sixtrid (elles ont commencé du temps où elles s'appelaient Livrapone) qui sortaient les romans de Michael Connelly en audio. Tout comme l'éditeur actuel, elles assortissaient le roman de musique. Cela m'était davantage supportable car il y en avait moins (au tout début, et à la toute fin). L'une de ces musiques m'a beaucoup plu. Il faut noter l'exploit, étant donné que je suis allergique à la musique dans les romans. C'est celle qui illustre «Les égouts de Los Angeles», «La blonde en béton», et «La défense Lincoln». Pendant ma lecture de «Une vérité à deux visages» (et aussi pendant celle de «Sur un mauvais adieu»), j'avais cette musique dans la tête. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.

J'avais déjà remarqué que, depuis longtemps, la France avait un ou deux ans de retard sur la sortie des romans de Michael Connelly. En cherchant la date de parution de la version originale de «Une vérité à deux visages», j'ai constaté que maintenant, l'éditeur audio a du retard sur les livres existant en français, «Nuit sombre et sacrée» étant sorti cette année. Heureusement, Audiolib sort ce roman ce mois-ci. L'année dernière, j'ai même remarqué qu'il existait un roman, paru en 2015 en France («Les dieux du verdict»). Or, il n'est pas sorti en audio.

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32 lectures

lundi, 29 juin 2020

A hapy catastrophe, de Maddie Dawson.

L'ouvrage:
Marnie file le parfait amour avec Patrick depuis quatre ans. Ce soir-là, elle veut lui demander quelque chose de très important. Pour ce faire, elle a réservé une table dans un restaurant où ils ont leurs habitudes. Patrick n'accueille pas la demande de Marnie comme elle le souhaitait. Dès le lendemain, quelque chose d'absolument inattendu va bouleverser leur vie.

Critique:
Ce roman est la suite de «Matchmaking for beginners» que je n'ai pas lu, et ne lirai pas, car une partie (même s'il semblerait qu'elle soit courte) est lue par une comédienne dont l'interprétation me déplaît. De plus, les chroniques, sur Audible, ne sont pas très bonnes. Ceux qui ont aimé n'argumentent pas, et ceux qui n'ont pas aimé ont surtout trouvé Marnie stupide et niaise. Il est vrai que la jeune femme m'a parfois agacée, parce qu'elle semble croire que tout se termine toujours bien (Si seulement c'était possible...!). De plus, je l'ai trouvée extrêmement ridicule et sotte lorsqu'elle se persuade que ses cheveux sont un peu plus brillants, et que c'est un signe que ce qu'elle souhaite arrive. Après m'être moquée d'elle, j'ai reconnu que... je faisais exactement pareil. Je souhaite ardemment quelque chose, et dès que je le peux, je vois des signes montrant que cela va arriver. Je le fais de manière moins mièvre et plus lucide que Marnie, mais je ne peux pas m'empêcher de le faire...

Quant au fait que notre héroïne croie que l'univers nous offre parfois de jolies surprises, je ne le remets pas du tout en cause. Parfois, de bonnes choses arrivent presque inopinément, donc pourquoi pas? Seulement, Marnie fait parfois valoir cela de manière un peu grandiloquente.

Au long du roman, certains personnages remettent leur vie en question, car ils ne se sentent pas bien, ne parviennent pas à communiquer comme il le faudrait. Concernant l'un d'eux, cela a de sympathiques conséquences. Concernant l'autre, c'est un peu plus délicat.

Je n'ai pas apprécié Tessa. Je comprends qu'elle n'ait pas la fibre maternelle, mais alors, pourquoi a-t-elle eu cette enfant? Pourquoi n'a-t-elle pas essayé, puisqu'elle était consciemment une mauvaise mère, de la confier à son père avant? Il est d'ailleurs étrange qu'avec une telle mère, Fritzy ait été si équilibrée, intelligente, et sympathique. La fillette est un personnage très attachant, ainsi que les parents de Marnie.

J'apprécie les romans qui se terminent bien, mais je préfère quand les éléments sont bien amenés. Ici, l'un d'eux n'est absolument pas crédible. La romancière aurait pu mieux le préparer.

C'est le troisième roman de Maddie Dawson que je lis. J'ai préféré les deux autres, même si celui-là m'a plu.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Sur Audible, parmi les personnes ayant donné leur avis sur «Matchmaking for beginners», deux n'ont pas apprécié la façon de lire de cette comédienne. Aimant beaucoup son jeu, je n'ai pas tenu compte de ces avis,. Je me suis quand même demandé pourquoi elle n'avait pas pris une voix plus enfantine pour Fritzy. Je me suis dit, comme cela a déjà été le cas, qu'elle avait peut-être eu peur de trop en faire. De plus, je me suis également demandé pourquoi Fritzy, qui a vécu en Angleterre les huit premières années de sa vie, n'avait pas l'accent anglais. N'aimant pas du tout l'accent anglais, j'ai remercié intérieurement amy McFadden d'avoir gardé son accent pour jouer Fritzy, mais je reconnais que ce n'est pas cohérent.

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37 lectures

jeudi, 25 juin 2020

Un couple irréprochable, d'Alafair Burke.

L'ouvrage:
Jason et Angela sont mariés depuis six ans. Il gagne très bien sa vie: il est professeur à l'université, a publié un livre qui s'est bien vendu, anime un podcast à succès... C'est alors qu'une jeune femme porte plainte contre lui pour harcèlement sexuel.

Critique:
C'est le premier roman d'Alafair Burke que je lis. J'ai tendance à ne pas trop faire attention à elle parce qu'elle publie des romans coécrits avec Mary Higgins Clark que je trouve insipide. Cependant, voyant que ce roman était lu par des comédiennes dont j'apprécie le jeu, j'ai lu le résumé. Celui-ci m'a plu, alors, j'ai décidé de tenter le roman. Je l'ai aimé, même si j'ai quelques reproches.

À part Corinne, Colin, Spencer, et Susan, je n'ai pas apprécié les personnages. On me dira que j'ai quand même apprécié pas mal de monde. C'est vrai, mais parmi ceux-là, il y a peu de personnages principaux. En admettant que Jason soit innocent, d'autres aspects de sa personnalité m'ont déplu. On me dira que dans certaines situations, il s'est arrangé comme il a pu. Soit, mais cela ne m'a pas plu. Quant à Angela, au long du roman, je la comprenais et éprouvais de la compassion pour elle, mais trouvais dommage qu'elle agisse de telle ou telle manière. Concernant ces personnages, les choses se complexifient...

Après avoir fini le roman, le lecteur aura un goût amer dans la bouche en évoquant l'un des personnages. Quant à moi, j'ai eu beau brandir mon habituel: «Qu'aurais-je fait à sa place?», je n'ai pas réussi à lui trouver de circonstances atténuantes, notamment parce qu'il y a eu un moment où ce personnage aurait pu agir autrement. Je pense que je suis d'autant plus déçue que ce protagoniste échappe à son châtiment.

L'intrigue est bien menée, il n'y a pas de temps morts.
L'autrice avait besoin de retarder une révélation, donc elle a créé une incohérence. Je ne peux pas dire laquelle, et je ne sais pas comment j'aurais procédé, à sa place, pour garder le rebondissement pour la fin tout en gommant l'incohérence. Cependant, ce que je vois, c'est qu'il y a une incohérence. Certes, on peut trouver des détails qui la rendent crédible, mais pour moi, ce n'est pas convaincant.

Je ne sais pas quoi penser de la toute fin, à part que j'aurais préféré un chapitre (ou plusieurs) supplémentaire afin que le lecteur n'ait aucun doute. Je sais que beaucoup de thrillers se terminent avec une fin de ce genre, et je me rends compte que cela me déplaît de plus en plus. D'accord, cela permet d'envisager d'autres possibilités, mais alors, autant les écrire. On me dira que dans le cas de «Un couple irréprochable», Alafair Burke a peut-être matière à une suite. Cela ne me déplairait pas, même s'il lui serait difficile de ne pas s'essouffler...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Audrey d'Hulstère (qui lit les chapitres narrés par Angela) et Fabienne Loriaux (qui interprète ceux du point de vue de Corinne) pour les éditions Lizzie.

Je gardais un bon souvenir de ces deux comédiennes, même s'il était lointain. Ici, elles ne m'ont pas déçue. Elles ont bien rendu les divers sentiments des personnages, et n'ont pas modifié leur voix à outrance pour les rôles masculins.

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43 lectures

lundi, 22 juin 2020

The sixty-eight rooms, de Marianne Malone.

Note: «The sixty-eight rooms» est une série en quatre tomes. Ici, je chronique la série en un seul billet, je ne le fais pas tome par tome.

L'ouvrage:
Chicago, de nos jours. Ce matin-là, Jack Tucker et Ruthie Stewart, onze ans, vont, avec leur classe, au musée. Les élèves ayant été sages, leur professeur leur accorde le droit d'aller regarder les soixante-huit pièces miniatures de Narcissa Thorne. Celles-ci ont été conçues entre 1932 et 1940. Narcissa Thorne a souhaité recréer des intérieurs typiques des siècles passés. Ainsi, les pièces allant de E1 à E31 sont des décors européens, celles allant de A1 à A37 sont des décors américains. Ruthie s'émerveille à la vue de ces salles. Par exemple, elle voit un lit à l'air très confortable. Elle se dit qu'elle aimerait bien vivre dans l'une de ces pièces. Bien sûr, pour cela, il lui faudrait être minuscule, à l'instar desdites.
Lorsque la visite s'achève, Jack apprend à Ruthie que dans le couloir menant à l'endroit où sont entreposées les pièces, il a trouvé une clé. Les deux enfants s'accordent pour aller rapporter la clé au musée, et demander au gardien des salles s'il sait à qui elle appartient. Seulement, les choses vont tourner autrement, et ils garderont la clé...

Critique:
Lorsque j'ai commencé la série, je pensais que ces soixante-huit pièces étaient une invention de Marianne Malone pour faire vivre un tas d'aventures à ses héros. À la fin du tome 1, il y a une interview de l'autrice, et elle et la productrice du livre audio parlent des fameuses salles. Elles existent donc. Il est compréhensible qu'elles aient servi de matière à l'imagination de Marianne Malone. Je suis sûre que si j'avais connu leur existence lorsque j'étais enfant, je les aurais imaginées propices à de nombreuses aventures. Pour moi, la romancière fait cela très bien. Pendant les quatre tomes, les deux enfants vivent des événements fantastiques (dans le véritable sens du mot) qui les feront rêver et grandir.

J'ai apprécié que Marianne Malone entraîne ses personnages à la découverte de faits historiques. C'est sûrement le récit de Phoebe qui m'a le plus plu. Phoebe n'a pas vraiment existé (comme le précise l'autrice), mais son histoire est basée sur des événements qui arrivèrent.
J'aurais bien aimé savoir ce qu'est devenue Louisa. Je pensais que peut-être, Jack et Ruthie auraient cherché ses traces...

L'intrigue de chaque roman est bien agencée. En toile de fond, il y a une énigme. Celle-ci se précise au long de la série... Dans le tome 3, il se passe quelque chose qui fait monter la tension. Pendant cet épisode, je me demandais comment je réagirais si j'y étais confrontée. Bien sûr, je sais que c'est impossible, puisque cela a à voir avec un aspect fantastique du roman, mais j'ai quand même imaginé ce que je ferais.

Les personnages principaux sont attachants. Ils veulent faire au mieux, et font tout ce qu'ils peuvent pour y arriver. Dans le tome 2, la manière dont ils piègent la voleuse m'a fait rire.

Après avoir lu le tome 3, j'ai eu peur qu'il n'y ait pas de vraie fin. Heureusement, Marianne Malone a bien fait les choses. Il y a une vraie fin, et rien n'est incohérent.

Cette série est pour la jeunesse, mais je suis sûre qu'elle peut aussi plaire aux adultes (pas seulement à moi), car outre le fait que la romancière a choisi un décor propre à ce qu'on ait envie d'y vivre des aventures à l'instar de ses héros, tout cela est très bien conté.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Listening Library.

Cassandra Campbell fait partie des lecteurs dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, il est aussi bon que d'habitude. En fait, il serait plus juste de dire que par la suite, il a été aussi bon qu'ici, car elle a lu ces romans entre 2011 et 2014.

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45 lectures

jeudi, 18 juin 2020

Je suis une viking, d'Andrew David MacDonald.

Je suis une viking

L'ouvrage:
Lorsque Zelda était dans le ventre de sa mère, celle-ci a trop abusé de l'alcool. Cela a pour conséquence que Zelda est attardée.
À présent, elle vit avec son frère, Gert. Celui-ci va à l'université. Quant à Zelda, elle se passionne pour la civilisation des vikings, et entend bien être digne d'en être une. C'est alors qu'elle rencontre l'une des fréquentations de Gert, un jeune homme qui ne lui plaît pas.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Le personnage de Zelda touchera forcément le lecteur. En tout cas, cela a été mon cas. Je n'ai pas vraiment compris sur quels points exacts la jeune fille était en retard, si elle avait des comportements autistiques (elle a besoin de règles, de listes, d'un cadre)... Sa vision des choses n'est pas si simpliste. Pour moi, ce n'est pas vraiment celle d'une personne attardée. Certes, elle s'exprime de manière enfantine. De plus, elle ne comprend pas certaines choses, ou prend au pied de la lettre certaines répliques dites au sens figuré, mais ce ne sont rien que des erreurs que pourrait faire quelqu'un qui n'est pas au fait de certains codes, et cela ne veut pas forcément dire qu'on a des difficultés de compréhension. En fait, il me semble avoir trouvé beaucoup de moi dans la façon de penser de Zelda. Je suis peut-être attardée, et j'ai réussi à le cacher. ;-)
L'héroïne est peut-être un peu trop admirative des vikings, a peut-être trop envie de leur ressembler (moralement), mais cela ne fait pas d'elle une inadaptée. On peut tous avoir une passion pour un sport, une culture, ou autre chose, et cette passion peut devenir une obsession. La différence entre Zelda et la personne lambda, c'est que la personne lambda ne dira pas à tous ceux qu'elle rencontre à quel point elle est passionnée de telle ou telle chose. De toute façon, je n'ai pas vraiment vu le handicap de l'héroïne comme quelque chose qui l'empêcherait d'avancer. Malheureusement pour elle, certaines personnes sont stupides (moralement), et ne veulent pas prendre les personnes comme elle au sérieux. De plus, sur certains points, la jeune fille est totalement dans les clous: il lui suffit de passer très peu de temps avec Toucan pour se rendre compte que c'est une personne peu fréquentable.
L'auteur donne quand même d'autres exemples. Marxy et Sarabeth sont moins évolués que Zelda, et ils ont davantage de mal à s'adapter à la vie et à ses codes. Je n'ai pas réussi à les apprécier, surtout Marxy qu'on côtoie davantage que Sarabeth.

Le frère de l'héroïne est intéressant parce qu'il est complexe. Il fraie avec des individus louches, ne respecte pas toutes les règles que Zelda et lui ont fixées (il lui ment, par exemple), s'emporte très facilement... Mais il est évident que ce qu'il souhaite, c'est le bien-être de sa soeur. Il reconnaît qu'elle se bat tous les jours pour apprendre à vivre en société, qu'elle souhaite être quelqu'un de bien, et comprend qu'elle tienne à ce que rien de mal n'arrive à ceux qu'elle aime.

J'aimerais bien que ce livre ait une suite. J'aimerais savoir comment évolueraient Zelda, Gert, et AK47 (personnage très sympathique). Bon, je dois dire que je ne serais pas ravie de retrouver Marxy qui m'agace, mais j'imagine que s'il y avait une suite, il en ferait partie.

Éditeur français: Nil.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Phoebe Strole pour les éditions Simon and Schuster Audio.

Phoebe Strole fait partie des comédiens dont j'aime beaucoup le jeu. Ici, elle n'a pas démérité. Elle n'a jamais pris un ton affecté, n'a pas exagéré... Bref, encore une fois, son interprétation est parfaite.

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73 lectures

lundi, 15 juin 2020

Pour le pire, de E. G. Scott.

Pour le pire

L'ouvrage:
Rebecca et Paul sont mariés depuis vingt ans. Comme tous les couples, ils ont connu des hauts et des bas. Ce matin-là, la police leur fait une visite de routine, parce qu'ils connaissaient une femme dont la disparition vient d'être signalée. Ils n'ont rien à voir avec cela. Cependant, ils cachent des choses. À la police, certes, mais également l'un à l'autre.

Critique:
J'ai acheté ce roman (je l'ai lu en anglais, mais il existe en français) peu après avoir reçu une publicité de Babelio disant que le suspense était haletant, que l'un des personnages (et donc le lecteur) se retrouvait en plein cauchemar, qu'il fallait se méfier de tous les personnages... J'exagère, mais en tout cas, c'était dithyrambique. Peut-être que, de ce fait, j'attendais beaucoup de ce roman. En tout cas, je ne suis pas vraiment ravie d'avoir dépensé un crédit (sur Audible) pour cela.

L'auteur traîne beaucoup concernant au moins un pan de l'intrigue. Cela m'aurait peut-être moins agacée si je n'avais pas deviné, à la minute où cet aspect est apparu ce qu'il y avait à savoir à ce sujet. À un moment, l'auteur a bien essayé de renforcer les soupçons d'un personnage en créant un fait, fait qui aurait dû détourner mon esprit de la vérité, mais là aussi, j'ai compris de quoi il retournait exactement.

Dans le paragraphe qui suit, pour ne pas dire de quels personnages je parle (afin de ne pas donner trop d'indices), je les appelle A et B.
Je ne comprenais pas pourquoi A ne confrontait pas B aux failles que A pensait trouver. On me dira que A avait peur de B. Certes, mais c'est une excuse bien mince, sachant que A pouvait se protéger.
De plus, pourquoi B tenait-il tant à ne rien dire à A concernant l'aspect de l'intrigue dont je parle ci-dessus? Justement, B aurait dû souhaiter dire tout de suite à A ce qui se passait. Bien sûr, l'auteur fait exprès de faire cela afin que le lecteur croie à la théorie de A. Non seulement, cela n'a pas fonctionné avec moi, mais en plus, on trouve l'incohérence une fois qu'on connaît la vérité.

Il y a un personnage qui m'a déplu dès le départ. Pourtant, on comprend vite que ce personnage est ainsi parce que certains événements l'ont poussé vers le côté obscur de la force. ;-) Cela aurait plutôt dû me faire éprouver de la compassion. Encore une fois, cela n'a pas pris, et tout au long du livre, ce personnage m'a déplu. Il y a d'ailleurs quelque chose qui n'est révélé que vers la fin, et dont je me suis très vite doutée concernant ce personnage.

Enfin, si je peux comprendre que les choses se terminent ainsi pour A et B (j'aurais préféré que cela ne soit pas ainsi pour l'un des deux, mais après tout, cela ne m'a pas trop gênée) j'aurais aimé que la toute fin montre autre chose. Pour moi, il est vraiment dommage que l'auteur n'ait pas fait ce que j'attendais. À mon avis, la fin aurait pu être percutante. Il est vrai qu'il aurait fallu que l'auteur la prépare, fasse très attention aux incohérences, etc. Mais cela aurait justement montré son talent. Pour moi, ce roman est plutôt raté...

Comme souvent, je n'apprécie pas le titre français. Le titre original est bien plus en accord avec ce qui arrive dans le livre.

Éditeur français: Pygmalion.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Mark Deakens (Paul), Erin Bennett (Rebecca), George Newbern (Silvestry), Nicol Zanzarella (Sheila), Mike Chamberlain (Walcott), Will Damron (Wess) pour les éditions Penguin Random House Audio.

Je connaissais certains narrateurs. J'ai aimé le jeu de chacun. C'est plutôt dans la manière de présenter le livre que j'ai moins aimé Erin Bennett. Sa façon de faire m'a paru affectée. Heureusement, cela n'arrive que lorsqu'elle présente le livre.
Je ne connaissais pas Mike Chamberlain. J'ai eu du mal à différencier sa voix de celle de George Newbern. Cela ne m'a posé aucun souci, car à chaque chapitre, le nom du personnage qui narre est annoncé. De plus, je pense que les deux voix ne sont pas si ressemblantes. Ma confusion vient de ce que je ne connaissais pas du tout Mike Chamberlain.

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58 lectures

jeudi, 11 juin 2020

Les sept morts d'Evelyn Hardcastle, de Stuart Turton.

Les sept morts d'Evelyn Hardcastle

L'ouvrage:
Il erre dans la forêt. Il ne se souvient que d'une chose: Anna a été assassinée, il doit trouver le meurtrier. On lui a donné une boussole. Il se demande si ce ne serait pas l'assassin qui la lui aurait donnée. Il finit par être retrouvé. On lui apprend qu'il était au domaine de Black Eath à l'occasion d'une fête donnée par les propriétaires. On l'y ramène, et on lui promet qu'on va faire son possible pour retrouver Anna, ou son meurtrier, si elle a été tuée. C'est un peu plus tard qu'il apprend qu'il n'est pas là par hasard.

Critique:
J'ai un sentiment mitigé quant à ce roman. J'ai trouvé l'idée bonne, mais pour moi, l'intrigue était beaucoup trop lente. Il me semble que l'auteur voulait écrire un récit haletant, et qu'il a réussi à créer des scènes de ce genre, mais certains passages m'ont semblé un peu poussifs. J'ai apprécié la résolution de l'énigme, car je ne l'avais pas devinée, et j'ai trouvé que l'auteur avait bien joué.

Des questions cruciales se posent concernant le personnage principal qui est également le narrateur. On peut comprendre son cheminement: d'abord, il était là pour une raison très précise; petit à petit, il s'est rendu compte que les paramètres changeaient... Il finit par penser que la manière dont il a évolué est bénéfique. Je me suis demandé comment j'aurais réagi à sa place. Je n'ai pas réussi à répondre. J'imagine que je n'aurais pas évolué de la même façon que lui, mais je n'en sais rien.
Quant à Anna, il me semble qu'on n'a pas assez d'indices sur elle. Bien sûr, il est aisé de comprendre qu'étant donné le contexte, elle a évolué dans le même sens que le narrateur. Là encore, j'ignore comment j'aurais réagi à sa place, et je trouve intéressant de me le demander.

Certains diront que l'idée de départ (ce qui arrive au narrateur) n'est pas si bonne que je le dis, parce qu'elle a déjà été plusieurs fois exploitée. Je l'ai trouvée bonne parce qu'à mon avis, le romancier a su en tirer parti. Je dois aussi reconnaître que cette idée me plaît, et que j'imagine parfois ce que je ferais si j'y étais confrontée, tout en sachant que cela ne m'arrivera jamais.

Malgré les passages lents, je recommande ce roman pour ses idées, son personnage principal, et la résolution de son énigme.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Laurent Natrella pour les éditions Lizzie.

Je ne connaissais pas du tout ce comédien. Son jeu m'a plu. Il n'avait pas la partie facile, car il devait interpréter une galerie de personnages. Pour moi, il les a joués sans surjouer. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

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lundi, 8 juin 2020

The line between, de Tosca Lee.

The line between

L'ouvrage:
Wynter a vingt-deux ans. Le roman s'ouvre sur son expulsion de la secte Nouvelle Terre, secte dans laquelle elle vivait depuis l'âge de sept ans.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu, même si j'ai de petits reproches à lui adresser. Le principal concerne sa structure. Pendant les vingt-huit premiers chapitres, l'auteur alterne le présent et le passé de Wynter. L'idée est de retarder le fait que le lecteur apprenne certaines choses du présent. Le tout début étant l'expulsion de Wynter, j'ai trouvé pénible qu'ensuite, on nous raconte ses années dans la secte. Certes, c'est intéressant, mais pour moi, cela aurait été plus percutant si la structure avait été linéaire.

J'ai également trouvé l'histoire d'amour un peu grosse. On me dira que lorsque les personnages vivent quelque chose de fort, sans être sûrs qu'ils s'en sortiront, il est possible qu'une histoire d'amour naisse alors qu'ils se connaissent peu. C'est vrai...

Wynter voulait quitter la secte, parce que son esprit critique lui avait montré des failles dans les actes du gourou. Cependant, il ne faut pas oublier qu'y étant entrée à sept ans, elle ignorait beaucoup de catastrophes du monde. Lorsqu'elle découvre que des atrocités arrivent, elle est bouleversée, et commence à remettre des éléments en question. Je m'imaginais à sa place: sachant qu'un gourou peut être très persuasif, n'aurais-je pas été déstabilisée en découvrant, après m'être révoltée contre lui, qu'à première vue, il semble avoir raison? Je n'étais pas contente que Wynter puisse envisager que le gourou ait pu avoir raison, mais je me disais qu'à sa place, j'aurais sûrement réagi de la même façon. Il est logique qu'elle perde ses repères, et ne sache plus quoi penser.

Tous les personnages, qu'ils soient sympathiques ou pas, sont intéressants.

L'intrigue ne souffre pas de longueurs, car entre la psychologie de Wynter, les manigances de Magnus, et le fléau qui secoue le pays, le lecteur n'a pas le temps de souffler. Tosca Lee crée certains rebondissements que je n'avais pas vus venir.

Il y a un tome 2, mais je ne sais pas encore si je l'achèterai, car le résumé et certains avis de lecteurs (sur Audible.fr) me font penser qu'il est peut-être mièvre, et que certains éléments sont peu vraisemblables.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Simon and Schuster Audio

Comme très souvent, je n'ai rien à reprocher à l'interprétation de ce roman par Cassandra Campbell.

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