jeudi, 18 octobre 2018

La pluie et le beau temps, de Lily King.

L'ouvrage:
Daley Amory a onze ans lorsque ses parents se séparent.

Critique:
Ce roman est un coup de coeur.
Daley, la narratrice, est très attachante. Dès son enfance, elle est lucide quant à ses parents. Elle se sent déchirée entre les deux, mais comprend bien qu'ils ne peuvent pas rester ensemble. Elle ne prend pas vraiment parti, car même si elle comprend sa mère, elle ne lui pardonne pas certains actes. Quant à son père, la relation se complique. De ces trois personnages, c'est la narratrice la plus objective. Elle pointe du doigt les erreurs de ses parents, et pour moi, a raison. Elle expose le mal que chacun lui a fait après cette séparation. Bien sûr, sa mère a surtout agi par maladresse, mais sa priorité aurait dû être sa fille, et cela ne semblait pas toujours être le cas.

C'est surtout sa relation avec son père que Daley raconte ici. Le roman est divisé en trois parties. La première raconte la séparation et les mois qui suivent. Les deux autres sont des tournants dans la vie de l'héroïne et dans sa relation avec son père. Dans la deuxième partie, Daley fait certaines choses que son entourage ne comprend pas. Même si j'ai eu du mal à admettre qu'elle sacrifie autant pour quelqu'un qui a été si dur envers elle, j'ai pensé qu'elle avait raison, et aurait regretté de n'avoir pas été au bout de ce chemin. J'ai trouvé que son entourage la jugeait sévèrement. Je n'étais pas d'accord avec les théories que son amie et son fiancé lui sortaient. Je pense qu'encore une fois, c'était elle la plus lucide. D'autant que son abnégation n'est certainement pas allée jusqu'à la bêtise et le reniement de soi.

Autre chose rend la narratrice admirable: elle a su dépasser les blessures reçues, et est devenue quelqu'un de bien, de posé. Elle a appris à franchir les obstacles occasionnés par ces blessures.

Je n'ai pas pu apprécier Gardner, le père de Daley. J'ai très bien compris les sentiments à la fois forts et contradictoires qui les unissaient, mais Gardner m'agaçait la plupart du temps. Bien sûr, il avait ses bons jours, et certaines discussions entre sa fille et lui étaient soit drôles soit paisibles, mais pour moi, il avait d'énormes défauts rédhibitoires.

Dans ce roman, rien ne traîne. L'auteur expose parfaitement le ressenti de son héroïne, les événements s'enchaînent de manière fluide, l'écriture est alerte et soignée.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Audible Studios.

Comme d'habitude, la lecture de Cassandra Campbell est juste et vivante. Elle rend très bien les émotions de Daley, n'exagère pas lorsqu'il s'agit de jouer les rôles masculins... Bref, son interprétation est toujours adéquate.

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31 lectures

lundi, 15 octobre 2018

How far she's come, d'Holly Brown.

How far she's come

L'ouvrage:
Cheyenne Florian, journaliste de vingt-quatre ans, se voit offrir un travail sur la chaîne INN (Independent News Network). Elle y voit une chance de faire table rase d'événements douloureux, et de pouvoir faire passer d'importants messages aux gens. En effet, INN se dit du côté de monsieur et madame tout le monde, contre ceux qui veulent les obliger à ne pas voir le mal que les puissants (politiciens, industriels, etc) pourraient leur faire.
Alors que Cheyenne prend ses marques en observant comment fonctionne INN, et qu'elle se rend compte que certains lui sont hostiles, elle reçoit anonymement le journal intime d'Elyse Rohrbach, une ancienne présentatrice de télévision, accompagné d'un mot la mettant en garde contre les erreurs à ne pas reproduire. Le journal date de 1991. Cheyenne trouve rapidement, sur Wikipédia, l'histoire d'Elyse. Alors que le journal de la jeune femme lui en apprend davantage sur les dessous des cartes, ses premiers pas sur INN ne sont pas faciles. Elle se rend compte que certains parallèles sont possibles entre ce qu'elle vit et ce qu'a vécu Elyse.

Critique:
Ayant beaucoup aimé «Don't try to find me», j'ai sauté sur l'occasion de lire un autre roman d'Holly Brown. Il m'a beaucoup plu. J'ai trouvé que l'auteur avait bien construit son intrigue. Au début, on apprend pourquoi, alors qu'elle était encore étudiante, Cheyenne a été conspuée sur les réseaux sociaux, puis a fini par craindre pour elle-même. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi, au départ, on s'en est ainsi pris à elle. Ce qu'elle disait était vrai, et il étais évident qu'elle ne voulait pas blesser les victimes. Ensuite, Cheyenne et Elyse m'ont tout de suite été sympathiques. Même lorsque Cheyenne n'agit pas forcément très correctement envers Chase, étant donné qu'elle a des raisons pour cela. Je ne dis pas qu'elle a eu raison à 100%, mais qu'elle a bien fait d'écouter son instinct.

J'ai été déçue que la bonne volonté et le souci de bien faire des deux journalistes aient été sapés soit par des personnes travaillant à leurs côtés, soit par des gens lambda. Cependant, cette déception n'est pas un reproche adressé à Holly Brown. Elle a très bien décrit situations et circonstances: la jalousie, la bêtise, le besoin d'avoir du pouvoir sur quelqu'un... Elle montre également que tout n'est pas perdu pour tout le monde, certains savent reconnaître leurs torts, et s'en repentent.

Le parallèle entre Cheyenne et Elyse est fait intelligemment. Les situations et les circonstances sont différentes, mais certains paramètres restent. Moi qui n'aime pas trop les récits qui alternent narrateurs et époques, ici, j'ai apprécié cela.
Je pense que malheureusement, ce que finit par dénoncer Cheyenne lors de son dernier passage sur INN est vrai dans beaucoup d'entreprises de toutes sortes. Là encore, l'auteur a bien montré les faits, bien exposé les choses, et son héroïne a bien synthétisé le tout.

Je ne sais pas trop quoi penser de certains personnages. Edwin, par exemple, semble vouloir défendre le peuple, mais ses actes ne parlent pas toujours en sa faveur, notamment sa soumission à Daphné. Reece (je ne sais pas si cela s'écrit ainsi) ne m'a pas toujours semblé très fiable. Pourtant, selon ses réactions et les événements, elle l'est... Je crois qu'en fait, c'est sa fonction qui m'a rendue méfiante... À partir du moment où une personne a été engagée pour être l'assistante de Cheyenne, je me suis méfiée de cette personne, l'assimilant (alors que rien dans son comportement n'appelait cette assimilation) à une personne traîtresse es peu fiable.

Un roman bien pensé, abouti, assez marquant...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Arielle Delisle pour les éditions Harper Audio.

J'aime beaucoup Arielle Delisle dont le jeu est naturel. Elle ne force pas trop pour les rôles masculins. En lisant ce roman, qui est le deuxième interprété par elle que je lis, je me suis fait la réflexion que sa voix était difficile à «apprendre» et donc à reconnaître. Ensuite, j'ai acheté «The stranger game» lu par elle et Erin Spencer. Je connais très peu Erin Spencer que j'ai seulement entendue sur des extraits, et dont j'ai trouvé la lecture naturelle. En écoutant Erin Spencer après avoir lu «How far she's come», je me suis aperçue... que je confondais les deux comédiennes. Il va donc falloir que je lise d'autres livres enregistrés par les deux pour les différencier.

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45 lectures

jeudi, 11 octobre 2018

My absolute darling, de Gabriel Tallent.

My absolute darling

L'ouvrage:
Turtle Alveston a quatorze ans. Elle connaît les bois environnant son village comme sa poche. Elle vit seule avec son père depuis de nombreuses années. À l'école, elle ne parvient pas à faire grand-chose. Elle n'a pas d'amis, est réservée...

Critique:
Avant de lire ce roman, j'avais entendu dire qu'il était très bien, mais très dur. Je partage cet avis. Le livre m'a beaucoup plu. Si certaines scènes sont extrêmement dures, ce que suggèrent d'autres l'est également.

Je ne suis pas allée aussi loin que la quatrième de couverture dans mon résumé, non (pour une fois) parce qu'elle en dit trop, mais parce que je ne voudrais pas que les personnes qui me lisent et qui n'ont pas lu ce roman pensent que Turtle va se battre pour elle-même uniquement parce qu'elle a rencontré Jacob. (C'est ce que j'ai cru à la lecture du résumé.) Turtle fait les choses par paliers. Elle finit par se prendre en main et faire la part de tous ses sentiments, mais Jacob ne joue pas un rôle si grand que cela dans ses choix. Il a son importance, mais ce n'est pas lui qui fait que Turtle décide de lutter.

Turtle est le personnage qui donne sa force au roman. C'est une enfant dotée d'une extraordinaire force de caractère. Je ne sais pas ce que je serais devenue si j'avais subi ce qu'elle a enduré. Elle est remarquable. Sa psychologie est très bien décrite et analysée. J'ai compris chacune de ses réactions, même si j'en désapprouvais certaines. Sa mésestime de soi, la façon dont elle s'admoneste et sermonne (plus tard) Jacob, le déchirement qu'elle éprouve lorsque son coeur lui dit à la fois de lutter et de se soumettre... tout cela est compréhensible.

Je ne sais pas trop ce que l'auteur voulait que le lecteur pense de Martin. Pour ma part, je n'ai rien trouvé de positif chez lui. Il n'a jamais attiré ni ma compassion ni ma sympathie. Je m'attendais à ce que Gabriel Tallent atténue mon dégoût envers ce personnage en montrant des moments de réelle tendresse et de véritable complicité entre Turtle et lui. Je n'en ai trouvé aucun. On me dira peut-être qu'il y a le rite de la bière lancée par Turtle. Si ça, c'est un moment de complicité...

Martin se plaint de son père qui ne l'aimait pas, mais le lecteur ne sait jamais ce qu'il lui reproche exactement. Il n'y a jamais d'anecdotes. J'ai fait le parallèle avec «Shelter» où, au début, je trouvais le héros (Kyung) injuste avec son père, jusqu'à ce que soient contées au lecteur des scènes de l'enfance de Kyung. Ici, on n'a que la parole de Martin, et étant donné ses actes, elle ne vaut rien. Je me suis d'ailleurs demandé pourquoi Turtle l'aimait. Peut-être à cause de l'attachement presque inné qu'on éprouve pour ceux qui nous élèvent, mais dans le cas de Martin, je ne l'ai pas compris, car rien ne me plaisait ou ne me paraissait digne d'intérêt chez lui. Cela n'a pas rendu Turtle fade à mes yeux. Au contraire, j'ai pensé qu'elle se raccrochait à ce qu'elle pouvait pour ne pas sombrer.

Le roman se passe dans les années 2010 (un personnage lit «Twilight»), mais j'avais l'impression qu'il se passait dans les années 50, voire avant. Peut-être à cause de l'amour de Turtle pour sa maison et ses bois, peut-être parce qu'un village entouré de bois et d'eau évoque (pour moi en tout cas) des temps reculés...

L'auteur ne bâcle pas sa fin. Cependant, j'aurais aimé qu'il y ait des chapitres supplémentaires qui en auraient dit davantage sur la manière dont les choses évoluent. Les derniers chapitres en donnent une bonne idée, mais je crois que je ne voulais pas quitter un certain personnage après qu'un événement donné s'est passé...

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie Bouvet.

Je ne connaissais pas du tout Marie Bouvet. J'ai apprécié son jeu. Ce livre plein d'émotions n'a pas dû être facile à lire à voix haute. Pour moi, la lectrice s'en sort très bien. C'est un tour de force parce qu'elle n'a pas surjoué. Les situations et le caractère de certains auraient pu pousser à trop en faire. Colère, désespoir, effroi, haine, Marie Bouvet joue très bien ces sentiments paroxystiques. Elle ne modifie pas sa voix à outrance pour les rôles masculins. Elle ne prononce pas les noms étrangers en tentant de faire un accent. (J'avais peur qu'elle dise «Turtle» de manière affectée.) Je l'entendrai à nouveau avec grand plaisir.

J'ai remarqué que l'éditeur a demandé à la comédienne d'indiquer qui avait traduit l'ouvrage. J'espère que cela sera toujours mentionné (pour les romans étrangers, bien sûr ;-) ) dorénavant.

Pour information, la structure du livre n'est pas respectée: certains chapitres sont coupés en deux ou trois pistes.

Comme je lis également en anglais, il arrive que je tombe sur des livres audio existant en anglais et en français. Lorsque le lecteur me plaît dans les deux langues, mon dilemme est terrible! ;-) Pour «My absolute darling», je n'ai aucune question à me poser, non seulement parce que la prestation de Marie Bouvet est excellente, mais parce qu'en VO, le roman est lu par une lectrice qui, pour moi, fait d'horribles effets de voix. Sa voix a une particularité, et elle la fait énormément ressortir, ce qui me déplaît beaucoup.

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mercredi, 10 octobre 2018

*Parutions Audiolib, novembre 2018.

Ces titres sont annoncés pour le 7 novembre.

Le Labyrinthe des esprits - Le Cimetière des Livres oubliés 4, de Carlos Ruiz Zafon, lu par Frédéric Meaux, 28h32.
Dans la Barcelone franquiste des années de plomb, la disparition d'un ministre déchaîne une cascade d'assassinats, de représailles et de mystères. Mais la jeune Alicia Gris, tout droit sortie des entrailles de ce régime nauséabond, est habile à se jouer des miroirs et des masques. Son enquête l'amène à croiser la route du libraire Daniel Sempere. Il n'est plus ce petit garçon qui trouva un jour dans les travées du Cimetière des Livres oubliés l'ouvrage qui allait changer sa vie, mais un adulte au coeur empli de tristesse et de colère. Le silence qui entoure la mort de sa mère a ouvert dans son âme un abîme dont ni son épouse Bea, ni son jeune fils Julián, ni son fidèle compagnon Fermín ne parviennent à le tirer. En compagnie d'Alicia, tous les membres du clan Sempere affrontent la vérité sur l'histoire secrète de leur famille, et quel qu'en soit le prix à payer, voguent vers l'accomplissement de leur destin.

Bitna, sous le ciel de Séoul, de Jean-Marie-Gustave Le Clezio, lu par Sarah Stern, 4h36.
Parce que le conte peut faire reculer la mort, Bitna, étudiante coréenne sans un sou, invente des histoires pour Salomé, immobilisée par une maladie incurable. La première lutte contre la pauvreté, la seconde contre la douleur. Ensemble, elles se sauvent dans des récits quotidiens ou fabuleux, et bientôt, la frontière entre réalité et imaginaire disparaît. Un roman qui souffle ses légendes urbaines sur la rivière Han, les boulevards saturés et les ruelles louches. Sous le ciel de Séoul se lève « le vent de l’envie des fleurs »…

Appelle-moi par ton nom, d'André Aciman, lu par Gabriel Bismuth-Bienaimé, 8h2.
L'été de ses 17 ans, à la fin des années 80, les parents d’Elio accueillent dans leur maison sur la côte italienne un jeune universitaire censé assister le père d’Elio, éminent professeur de littérature. Cette année l’invité sera Oliver, dont le charme et l’intelligence sautent aux yeux de tous. Au fil des jours, Elio se sent de plus en plus attiré par Oliver, tout en séduisant Marzia, la voisine. L’adolescent et le jeune professeur de philosophie s’apprivoisent et se fuient tour à tour, puis la confusion cède la place au désir et à la passion. Quinze ans plus tard, Elio rend visite à Oliver en Nouvelle-Angleterre…

Le triomphe des ténèbres - Le cycle du soleil noir, vol. 1, d'Eric Giacometti et Jacques Ravenne, lu par François Hatt, 12h57.
1938. Dans une Europe au bord de l'abîme, une organisation nazie, l'Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. À la recherche de trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l'Himalaya et se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis cherchent-ils la clé ?
À Londres, Churchill découvre que la guerre contre l'Allemagne sera aussi la guerre spirituelle de la lumière contre les ténèbres.
Ce livre est le premier tome d'une saga où l'histoire occulte fait se rencontrer les acteurs majeurs de la Seconde Guerre mondiale et des personnages aux destins d'exception : Tristan, le trafiquant d'art au passé trouble, Erika, une archéologue allemande, Laure, l'héritière des Cathares...

La Vie secrète des animaux, de Peter Wohlleben, 7h2, lu par Thibault de Montalembert.
Les animaux ressentent-ils de l'injustice, de la compassion, du regret ou de la honte ? Peuvent-ils compter ou faire des projets ? Que signifie pour eux être apprivoisés ou domestiqués ? Que sait-on de leur sommeil, de la manière dont ils vieillissent ou de leur façon d'apprendre ? Pour répondre à ces questions, le forestier Peter Wohlleben s'appuie sur son incroyable sens de l'observation et sur les dernières découvertes scientifiques. Avec le même talent de pédagogue que dans «La vie secrète des arbres», il nous ouvre les portes d'un monde caché, celui de la vie intérieure des animaux, de leurs émotions et de leur ressenti : les coqs mentent, les biches connaissent le deuil, un hérisson peut être tourmenté par ses cauchemars... Ce récit buissonnier, nourri d'anecdotes étonnantes et de références savantes, est un appel vibrant au respect du monde animé qui nous entoure.

Livres pour la jeunesse:
Le carnet d'Allie 2 - La nouvelle école, de Meg Cabot, lu par Camille Donda, 3h41.
Changer d’école en cours d’année n’est pas facile. Surtout lorsqu’une camarade de classe vous rend la vie infernale dès le premier jour ! Allie doit vite trouver une solution pour empêcher Rosemary, sa nouvelle ennemie, de la réduire en bouillie. Doit-elle écouter les conseils de l’oncle Jay, et ne pas se laisser intimider ? Ou doit-elle se confier à Mme Hunter, la nouvelle institutrice ?

Casse-Noisette et les quatre royaumes - Le roman du film, de Walt Disney, lu par Clara Quilichini, 5h24.
La jeune Clara reçoit en cadeau une poupée Casse-noisette à Noël. Lorsque la pendule sonne minuit, Clara se retrouve dans un monde fantastique où une guerre fait rage entre les soldats de pain d'épice et une armée de souris.

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44 lectures

lundi, 8 octobre 2018

The survivor's guide to family happiness, de Maddie Dawson.

The survivor's guide to family happiness

L'ouvrage:
À la mort de sa mère adoptive, Nina Popkin, trente-cinq ans, voit son monde s'écrouler. Ayant besoin d'un but, et étant curieuse concernant sa naissance, elle décide de rechercher ses parents biologiques.

Critique:
L'auteur a fait un pari risqué. Elle aborde différents thèmes graves, et fait souvent cela avec humour. Pour moi, elle est parvenue à doser, et elle ne tombe jamais à côté, alors qu'elle aurait très facilement pu.
Exemples d'éléments qui pourraient paraître exagérés:
Lorsqu'elle était enfant, Nina vivait dans un quartier regroupant beaucoup d'enfants adoptés. Au lieu de paraître invraisemblable, cela donne lieu à une anecdote plutôt cocasse, tout en expliquant de manière très naturelle un autre élément important du roman...
Nina a très peur des nones.

Bien sûr, certains moments sont graves, exempts d'humour. Là encore, l'auteur n'en fait pas trop. Sous le rire, elle montre des personnages tourmentés. Nina, bien qu'aimée et choyée dans son enfance, cherche désespérément à se sentir à sa place. Elle en fait souvent trop, afin de tisser autour d'elle un cocon de gens qui seraient de sa famille, de son clan. J'ai bien aimé ce que lui disent Carter et Phoebe vers la fin du chapitre 31. C'est plein de bon sens.
Phoebe et AJ sont également torturés. Ils vivotent, font ce qu'ils peuvent... Pour eux, la romancière n'utilise pas souvent le rire. Elle fait bien.

Dans un tout autre registre, Indigo (quinze ans) se cherche. À travers elle, Maddie Dawson entremêle rire et gravité. La jeune fille n'hésite pas à redoubler d'extravagances qui pourraient être dangereuses, afin de trouver sa place. Qu'elle soit d'une mauvaise foi inégalable, qu'elle se dispute avec son frère (qui est la voix de la raison), qu'elle devienne activiste pour la cause animale, qu'elle se transforme en détective, Indigo est extrêmement attachante. Sa présence est toujours synonyme de drôlerie, et souvent, de gros ennuis. Mon exemple préféré est sûrement ce qui arrive lorsqu'elle décide de faire l'amour sans amour. Je n'avais pas pensé que cela pourrait se terminer ainsi, et pourtant, c'est cohérent.
Au sujet de l'adolescente, j'ai aimé la manière dont Nina interprète ses actes, et ce qu'elle conseille à Carter de faire.

Lindie est un peu agaçante, au début, parce qu'elle a l'air coincé. Quant à ce qu'elle pensait de l'abandon de ses parents biologiques, cela ne m'a pas choquée. Elle jugeait avec les éléments qu'elle avait, et même si une personne extérieure se doute que c'est loin d'être si simple, la théorie de Lindie pouvait se tenir.

S'agissant de l'histoire d'amour, au début, j'ai pensé qu'elle était trop rapide, et je me préparais à râler, quand l'auteur a compliqué les choses. D'autres éléments tournent différemment de ce qu'auraient voulu les clichés, et c'est très bien. Par exemple, la rencontre entre Jane et Nina, ou les soupçons de Lindie quant à une éventuelle infidélité de son mari.

J'ai bien aimé ce que raconte l'épilogue. C'est à l'image du livre dans son ensemble.

Je verrais bien ce roman adapté au cinéma, car je pense que certaines scènes (notamment celle des grenouilles) pourraient être très amusantes.

En gros, j'avais peur que ce roman tombe dans le niais à tout moment, et cela n'a pas été le cas. Il me rappelle un peu «Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie». Il raconte la vie de personnages avec leurs joies, leurs peines, les caractères qui s'accordent ou pas, les répliques savoureuses... et les grosses douleurs dont on ne se relève que difficilement.

Il existe un autre livre de Maddie Dawson, mais je vais sûrement passer mon tour parce que deux lectrices l'ont enregistré, et le jeu de l'une d'elles m'agace...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.

Amy McFadden est une excellente comédienne. Je suis toujours surprise de la facilité apparente avec laquelle elle module sa voix sans que rien ne soit exagéré. Elle interprète magistralement ce roman, n'en faisant jamais trop, qu'il s'agisse du rire, de la gravité, ou des rôles masculins.

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52 lectures

jeudi, 4 octobre 2018

La femme secrète, d'Anna Ekbert.

La femme secrète

L'ouvrage:
Louise Andersen tient un café sur l'île danoise de Bornholm. Elle vit avec Joachim, un écrivain. Un jour, un homme débarque dans le bar, et affirme à Louise qu'elle est sa femme, Hélène Soderberg, disparue trois ans plus tôt. L'ADN confirme cela. Seulement, Louise ne se souvient de rien.

Critique:
Ce livre m'a beaucoup plu. Avant de le lire, j'avais lu de très bons avis, et je m'attendais donc à un excellent thriller. Je n'ai pas été déçue.

Au début, je me demandais comment l'auteur pouvait expliquer l'amnésie d'Hélène. J'avais peur de quelque chose de bancal, mais non. Je ne sais pas si l'explication se tient scientifiquement, s'il a existé des cas de ce genre, mais j'ai trouvé que c'était plausible.
Au bout d'un moment, Hélène et Joachim se lancent dans une enquête. Chacun ignore que l'autre cherche. L'auteur alterne les deux intrigues. À chaque fin de chapitre, je voulais poursuivre l'enquête en cours, mais j'étais contente de retrouver l'autre. En général, je n'aime pas trop cette structure, parce que je trouve que les écrivains s'y prennent mal, et la rendent artificielle. Parfois, comme c'est le cas ici, je trouve cela fait très intelligemment. Cela donne du rythme à l'histoire, les chapitres s'enchaînent de manière fluide.

Anna Ekbert aborde un thème avec lequel il est difficile de ne pas faire n'importe quoi: la personne amnésique marchant dans ses propres pas pour comprendre ce qui est arrivé. Pour moi, elle s'en sort bien, notamment parce qu'Hélène découvre qu'elle n'était pas parfaite. À ce sujet, je partage l'avis de Joachim qui dit, en substance, que nous nous forgeons par rapport à notre environnement. Bien sûr, notre caractère entre en ligne de compte, mais il est évident que quelqu'un qui recevra des messages positifs aura davantage tendance à développer ses bons côtés.
D'une manière générale, j'ai apprécié l'analyse que l'auteur fait quant à tel personnage ou tel comportement. Qu'il s'agisse de quelqu'un qui se rend compte que l'essentiel n'est pas d'amasser de l'argent, ou de personnes exprimant leur folie et leur perversité, Anna Ekbert rend le tout crédible... ce qui, concernant certains exemples, fait froid dans le dos.

J'ai été déçue que la romancière utilise une ficelle que je juge mauvaise. Le chapitre 1 est un moment crucial, et à partir du chapitre 2, on revient deux semaines plus tôt. J'ai déjà dit (dans d'autres chroniques) que je n'aimais pas ce procédé artificiel qui est là pour faire saliver le lecteur, et qui me fait plutôt soupirer d'ennui. Ici, il est quelque peu pardonnable, car le moment crucial dont il est question au chapitre 1 ne se situe pas peu avant les derniers chapitres, il est bien antérieur. J'ai d'ailleurs apprécié que la romancière jalonne son récit de découvertes, sans s'embarrasser de fausses pistes.

Si on pinaille, on peut dire qu'il y a quelques incohérences. Par exemple, je n'ai pas vraiment compris comment Hélène avait réussi à se cacher dans un terrier d'animal. J'ai aussi eu de sérieux doutes quant à la vraisemblance d'une coupe de cheveux faite à la va-vite. Il me semble avoir vu d'autres aspérités de ce style, mais je n'en tiens pas trop rigueur à l'auteur, parce que les grands éléments sont cohérents.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Juliette Croizat pour les éditions Lizzie.

J'ai malheureusement eu peu d'occasions d'entendre cette comédienne, parce qu'elle n'a pas enregistré beaucoup de livres, et que peu d'entre eux m'ont tentée. J'apprécie d'abord sa voix claire et soignée. Ensuite, je trouve son jeu naturel. Elle force un peu pour jouer les rôles masculins, mais sa voix n'étant pas très aiguë, elle n'a pas trop le choix. De toute façon, pour moi, elle fait du travail de qualité. J'espère l'entendre davantage.
L'auteur a sûrement fait exprès pour faire une sorte de parallèle étrange: un personnage s'appelle Hélène et un autre se prénomme Ellen. Visuellement, on fait la différence, mais à l'oreille, ce n'est pas forcément facile. La lectrice a modifié très légèrement la prononciation pour «Ellen», prononçant «elloeun» (un peu comme se dit ce prénom à l'anglaise, et peut-être à la danoise) sans affectation.

Pour information, la structure du livre a été respectée à 99%: le chapitre 59 est sur deux pistes.

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103 lectures

lundi, 1 octobre 2018

La disparue de la cabine n° 10, de Ruth Ware.

La disparue de la cabine n° 10

L'ouvrage:
Laura Blacklock est journaliste dans un magazine de voyage. Elle rêve d'avancement. L'opportunité va se présenter car sa patronne, alitée, ne peut effectuer la croisière d'une semaine à propos de laquelle elle devait écrire pour le magazine.
Le voyage commence bien: l'Aurora est un yacht luxueux, les quelques passagers sont sympathiques. Cependant, la première nuit, Laura (encore marquée par des événements ayant eu lieu peu avant son départ) s'éveille, les sens en alerte. C'est alors qu'elle entend un cri et un bruit de plongeon. Cela semble provenir de la cabine voisine de la sienne. La journaliste est d'autant plus horrifiée qu'elle a rencontré l'occupante de la cabine, celle-ci lui ayant prêté son mascara. Elle donne l'alerte. C'est alors qu'on lui apprend que la cabine voisine de la sienne était sans passager.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu. Il ne commence pas par la croisière, mais par l'événement marquant arrivé peu auparavant. Je n'ai pas été gênée que le début soit cet événement qui n'est pas évoqué dans le résumé, parce qu'il permet au lecteur de connaître un peu Laura, sa vie, sa situation. D'une manière générale, je ne me suis pas ennuyée pendant ma lecture, malgré quelques éléments qui auraient pu engendrer des lenteurs. Je pense surtout à ce que j'appelle un défaut de structure. L'histoire est racontée par Laura. À certains moments, de petits passages sont des e-mails, des SMS, des extraits de journal ou d'un forum. Il est dommage que ces passages bousculent la chronologie, et évoquent des choses que le récit de l'héroïne n'indique que plus tard. Quant au prologue, il se déroule après que la narratrice a entendu le cri et le plongeon. Il est là pour faire saliver le lecteur, et comme d'habitude, il m'a agacée. Le livre m'ayant plu, je pardonne ce prologue à l'auteur.

Autre chose pourrait ennuyer certains lecteurs. On se rend vite compte que presque tout le monde est suspect. En général, je n'aime pas cette ficelle. Ici, cela n'a pas été le cas, parce que cela ne dure pas trop, et que je m'amusais à deviner les mobiles de chacun, et me risquais à ne pas soupçonner certains personnages.

Si beaucoup de protagonistes sont sympathiques, c'est à l'héroïne qu'on s'attache le plus. Elle nous raconte sa vie présente et passée, expose ses sentiments, exprime un mal être dont elle est consciente qu'elle ne parvient pas à se débarrasser... Et bien sûr, analyse ses réactions après qu'elle a entendu le corps être balancé par-dessus bord. On se met très facilement à sa place. Souvent, j'ai pensé que dans tel ou tel cas, j'aurais réagi comme elle.

J'ai apprécié que l'auteur ait pris le temps de faire une fin. Les événements ne s'arrêtent pas brutalement, on voit de quelle manière la croisière a marqué et fait évoluer certains personnages. Quant à l'énigme, on finit par assembler tous les éléments, et on sait ce qui est arrivé. J'aurais quand même aimé que certaines circonstances soient davantage expliquées. Bien sûr, pour cela, il aurait fallu qu'un personnage écrive à un autre, cela aurait été risqué, et j'aurais râlé que l'auteur ait créé quelqu'un assez stupide pour jouer ainsi avec le feu. ;-)

Service presse de la plateforme d'écoute Audible.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Alice Taurand pour les éditions Lizzie.

Je ne connaissais pas cette comédienne. J'ai trouvé qu'elle entrait très facilement dans la peau de Laura, jouant ses sentiments et émotions de manière très naturelle. Quant aux autres personnages, j'ai également apprécié le jeu d'Alice Taurand, qui n'a ni cabotiné ni modifié sa voix à outrance. De plus, elle n'a pas cherché à faire un accent pour les noms propres étrangers. J'ai un peu regretté qu'elle prononce le prénom du petit ami de la narratrice à l'anglophone, mais je comprends très bien que si elle l'avait prononcé à la française, cela aurait pu paraître incongru, car à ma connaissance, ce prénom n'est pas courant en France, et il est connoté. Si elle l'avait dit à la française, j'aurais appuyé mon appréciation de sa prononciation par l'argument suivant: en anglais, l'incongruité se retrouve pour les mêmes raisons. Or, ça m'étonnerait que la lectrice anglaise l'ait prononcé autrement que dans la langue dans laquelle était écrit le récit.

Pour information, la structure du livre a été respectée à 95%: le prologue est sur la même piste que le chapitre 1, et deux chapitres sont coupés en deux.

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jeudi, 27 septembre 2018

Elizas, de Sara Shepard.

Elizas

L'ouvrage:
Eliza Fontaine (la narratrice) se réveille dans une chambre d'hôpital. Elle se souvient de sa soirée dans un grand hôtel de Palm Springs. Seulement, certains éléments lui ont échappé, car on lui apprend qu'on l'a repêchée au fond d'une piscine, elle qui ne sait pas nager. Ses parents sont sûrs qu'elle y a sauté, car elle a déjà fait des tentatives de suicide. Eliza, elle, est persuadée qu'on l'y a poussée. Mais qui? Avec qui parlait-elle avant cela? Que s'est-il passé?

Critique:
Avant de commencer un livre, j'aime bien le parcourir: voir combien il y a de chapitres, s'il est divisé en parties, etc. En faisant ainsi avec «Elizas», j'ai constaté qu'il avait la même structure qu'un roman que je n'ai pas du tout aimé (je ne l'ai pas fini, tant il m'a ennuyée): «Lies she told», de Cate Holahan. Les deux ouvrages racontent le présent de l'héroïne en alternance avec des chapitres du livre qu'elle écrit. Ayant été échaudée par «Lies she told», j'avais peur de retrouver une intrigue mal ficelée avec des rebondissements qui n'en seraient pas, et des personnages exaspérants. Heureusement pour moi, le roman de Sara Shepard ne m'a pas du tout inspiré ces pensées. Il ma beaucoup plu, même si, en bonne pinailleuse, j'ai quelques bémols à mettre.

Pendant une partie de l'histoire, on se demande si Eliza est paranoïaque et a des hallucinations ou s'il faut la croire. Lorsque je lis un écrit de ce genre, je me range toujours du côté du personnage principal, donc je ne me demandais pas si elle affabulait, je prenais tout ce qu'elle disait pour argent comptant. À vous de voir ce que vous ferez.
L'héroïne est attachante. Elle tente de digérer des événements difficiles, reconnaît certains de ses torts passés (surtout envers sa demi-soeur), ne sait pas en qui elle peut avoir confiance... Le passage où elle doit assister à l'émission de Docteur Roxane montre bien son désarroi.

Pour moi, l'intrigue ne traîne pas. Au début, j'avais peur que passer aux chapitres racontant le livre écrit par l'héroïne serait synonyme de lenteurs, mais cela n'a pas du tout été le cas. Que ce soit le présent d'Eliza ou les déboires de Dot (le personnage qu'elle a créé), je ne me suis pas ennuyée, et n'ai jamais été déçue de passer au chapitre suivant.

L'auteur fait le pari de dévoiler un élément important bien avant la fin. Comme vous vous en doutez, après cette révélation, rien n'est fini. Je me demande (même après avoir achevé le livre) pourquoi cette personne (celle qui se confesse) a fait ce qu'elle a fait. Elle s'explique, mais je n'ai pas été convaincue.

J'ai trouvé l'histoire d'amour un peu rapide. Heureusement, elle n'est pas assortie de la mièvrerie des romans à l'eau de rose, et les protagonistes vivent un ou deux événements intéressants ensemble avant qu'elle surgisse.

À la fin, on est censé avoir toutes les réponses. Cependant, des questions restent. Pourquoi a-t-on vu Eliza à des endroits où elle n'était pas? Pourquoi, le premier soir, l'héroïne a-t-elle eu si peur de la personne venue lui parler? Cette personne voulait lui dire ce qu'elle lui dit dans l'épilogue, donc pourquoi ne l'a-t-elle pas laissée parler, comme elle le fait dans l'épilogue? À la fin, la narratrice décide de croire ce qui vient de lui être dit, mais les possibilités qu'elle évoque quant à la réelle identité de la personne ne sont pas si faciles à rejeter. Seule une chose corroborerait les dires de cette personne: l'attitude d'une autre personne au moment de certains faits. En effet, l'autre personne ne dit pas ce qu'elle aurait pu dire si elle n'avait pas été celle que pense la narratrice. Donc, le lecteur se doit, lui aussi, de croire qu'Eliza n'a pas été mystifiée.

J'ai aimé les conseils qu'Albert donne à l'héroïne, ainsi que son avis quant à ce qu'il est préférable de faire concernant des souvenirs traumatisants.

J'ai relevé deux éléments un peu gros. D'abord, quelle était la chance pour que, dans un endroit public, Eliza croise une personne qui, justement, à ce moment-là, parlait d'elle au téléphone? Le second, c'est le tour de passe-passe concernant les boissons. Comment se fait-il que ce tour ait pu être réussi? Les circonstances sont trop hasardeuses: il faut que cela ait eu lieu en moins de deux secondes, sans bruits...

Je me demande si l'anecdote de la starlette dont le meurtre a été pris pour celui d'une de ses congénères est vraie. En tout cas, comme le souligne Eliza, elle s'imbrique bien dans ce roman.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Juliette Croizat.

J'ai été ravie de retrouver Juliette Croizat. Ici, elle parvient très bien à faire passer l'angoisse et le désarroi de l'héroïne, ainsi que toutes les autres émotions dues aux événements. Elle modifie quelque peu sa voix selon les personnages, mais ne le fait pas à outrance, ce qui fait qu'elle reste naturelle. J'ai apprécié qu'elle ne prenne pas un accent anglophone pour dire «Saint mother Maria» (le nom du premier hôpital où va Dot), ni même pour Palm Springs, Tranquillity, etc. Son interprétation est à la hauteur de mes attentes.

Le titre original est «The Elizas». Dans ce cas, pourquoi le titre français n'est-il pas «Les Eliza»? Surtout que si Eliza avec un «s» pour marquer le pluriel est juste en anglais, c'est une faute en français. Sur la couverture, le «s» est légèrement en-dessous du reste du titre, un peu de travers, comme s'il tombait. C'est sûrement pour montrer qu'il y a une différence, peut-être pour dire qu'il ne faut pas le mettre, mais alors, pourquoi y est-il? Pourquoi ne pas avoir traduit le titre original avec exactitude? Malgré mon désaccord quant à ce choix, je trouve que la lectrice a eu raison de le prononcer comme elle l'a fait. Ce n'est pas elle qui a fait la faute au départ, elle s'est contentée de prononcer le «s» mis à tort par l'éditeur français, afin que l'auditeur n'ait aucun doute.

Pour information, la structure du livre a été respectée.

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