vendredi, 28 avril 2017

*Parutions Sixtrid, avril 2017.

Une femme, de Janine Boissard, lu par Sarah Jalabert, 7h15.
Pour la première fois, alors qu'elle s y était toujours refusée, Janine Boissard raconte sa vie de femme, d'épouse et de mère. Une vie comme dans ses romans, pleine de rebondissements, d'aventures plus tendres, folles, voire graves, les unes que les autres, où la petite fille qui se rêvait écrivain prend sa revanche sur ceux qui ne croyaient pas en elle. Une vie de femme, avec ses bonheurs et ses déchirures, qui ne renonce jamais à l'amour et avance, envers et contre tout.
Un récit joyeux et intime à la fois, surprenant et optimiste, qui ressemble à s'y méprendre à l'une de ses histoires...

La montagne rouge, d'Olivier Truc, lu par Nicolas Justamon, 15h.
Une pluie continue épuise les hommes et les bêtes. Alors que les éleveurs du clan Balva procèdent à l’abattage annuel des rennes, des ossements humains sont retrouvés dans l’enclos, au pied de la Montagne rouge. Or, le clan est opposé à un groupement de forestiers et de fermiers dans un procès exceptionnel à la Cour suprême de Stockholm. L’enjeu – le droit à la terre – est déterminant pour tous les éleveurs de rennes du pays : qui était là le premier ? La patrouille P9 de la police des rennes est chargée de l’affaire, mais l’identification du squelette, en l’absence de crâne, est difficile. Klemet et Nina commencent une enquête auprès des musées et des institutions, et découvrent un XIXe siècle collectionneur de types humains et un XXe siècle porté sur les idéologies purificatrices, perdus dans les tréfonds nauséabonds de l’histoire suédoise. Ils se heurtent à l’inertie, à la défiance voire à l’hostilité de l’administration. Ils découvrent aussi une mystérieuse vague de disparition d’ossements et de vestiges sami, autant de preuves potentielles de la présence originelle des Sami. Klemet, plus que jamais empêtré dans sa double identité lapone, et Nina, qui le supporte de moins en moins, croisent des personnages souvent ambigus. Des archéologues aux agendas obscurs qui s’affrontent. Petrus, le chef sami, écartelé entre son devoir, son fils et la poursuite des rêves de son père dans les paysages grandioses et désolés des forêts primaires du fin fond de la Laponie. Bertil l’antiquaire au passé politique douteux, et Justina l’octogénaire aux étranges talents de conductrice d’engins et son groupe d’adeptes de la marche nordique et du bilbingo. Sans oublier une masseuse thaïlandaise.

Parutions des mois précédents:
Meurtriers sans visage, d'Henning Mankell
Au fer rouge, de Marin Ledun
Six degrés de liberté, de Nicolas Dickner

À paraître:
L'indien blanc, de Craig Johnson
Lemmer l'invisible, de Deon Meyer%%Anna Karénine, de Léon Tolstoï

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jeudi, 27 avril 2017

Find me, de Laura Van Den Berg.

Find me

À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Joy Jones a dix-neuf ans. Sa mère l'a abandonnée lorsqu'elle avait un mois.
À présent, elle vit, avec d'autres, dans un ancien hôpital psychiatrique reconverti en abri pour rescapés du virus qui sévit aux États-Unis. Ce virus s'attaque impitoyablement à la mémoire de ceux qui en sont atteints. En peu de temps, on oublie jusqu'à sa mémoire réflexe. Le corps se dégrade également. Joy fait partie des rares à avoir été en contact avec ce virus sans l'avoir attrapé.

Critique:
Ce livre dégage une ambiance particulière. Entre le présent de Joy et ses souvenirs (ceux qu'elle ressasse par besoin, mais aussi pour ne pas oublier), le lecteur erre dans un dédale de couloirs. J'ai préféré la première partie du roman parce qu'il m'a semblé que ce grand bâtiment un peu étrange reflétait l'état d'esprit de la narratrice. Un peu perdue dans la vie, Joy tente de surmonter le traumatisme de son abandon. Juste avant d'entrer à l'hôpital, elle a appris qui était sa mère, ce qui ravive en elle l'envie de la retrouver. Ses errances mentales, ce qu'elle nous livre d'elle-même, tout cela fait qu'elle a un certain charisme.

D'autres personnages étranges jalonnent la vie de Joy. Par exemple, il y a les jumeaux, Sam et Christopher, qui habitent l'hôpital car ils n'ont pas attrapé le virus. À la fois amusants et un peu étranges, ils apportent de la vie à cet endroit un peu figé où les gens vivent les uns à côté des autres.
Je ne sais pas pourquoi, mais le médecin prenant ces gens en charge m'a intriguée. J'avais toujours l'impression qu'il cachait quelque chose. Peut-être est-ce parce qu'il semble s'entourer de mystère. Il ne soulève que brièvement le voile, pour raconter certaines choses à Joy...
Le personnage de Marcus ne laissera pas non plus le lecteur indifférent. À son sujet, je me pose certaines questions. Est-ce qu'il y a quelque chose que je n'ai pas compris? Est-ce que je complique les choses? Ou bien l'auteur crée-t-elle ce flou et ce questionnement à dessein?

J'ai moins aimé la deuxième partie du roman. Je n'ai pas vraiment compris ce qu'elle apporte. On continue de partager les réflexions et les sentiments de Joy, mais j'ai l'impression que ce n'est qu'une longue digression avant ce qui aurait dû être la troisième partie. En effet, pour moi, il manque quelque chose à ce roman. Apparemment, Laura Van Den Berg n'a pas souhaité que le lecteur assiste à ce qu'il y aurait eu dans cette troisième partie. Ce qu'il aurait dû y avoir n'était, en fait, qu'un prétexte à la romancière pour exposer un personnage qui doit agir dans un pays dévasté. Le but était de nous montrer cette jeune fille qui a certains paramètres, qui a un but, et la manière dont elle atteint (ou pas) ce but... Je peux comprendre ce choix, mais outre le «but ultime», il me semble que d'autres questions restent...

Un livre qui m'a plu, mais qui me semble inachevé.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Tantor Audio

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lundi, 24 avril 2017

Mariachi plaza, de Michael Connelly.

Mariachi Plaza

L'ouvrage:
Harry Bosch et Lucia Soto enquêtent sur un crime dont la victime est morte dix ans après qu'on lui a tiré dessus.

Critique:
Ayant été très déçue par «Dans la ville en feu», j'ai boudé «Mariachi plazza» à sa sortie audio. Il y a quelques jours, j'ai décidé de l'essayer, car le prochain sort bientôt: il a l'air intéressant, et je préfère lire les Connelly dans l'ordre de publication.

Comme je l'ai constaté dans certains autres romans de cet auteur (surtout dans les derniers), l'enquête n'est pas ce qui m'a intéressée le plus. C'est plutôt certaines choses qu'elle engendre. Par exemple, Michael Connelly évoque (comme ailleurs) les relations entre les policiers et les journalistes. Ce faisant, il explique une chose dont je ne m'étais pas aperçue, à savoir que certains journaux sont bien moins florissants que dans les années 90. Le lire sous sa plume m'a fait penser que c'était sûrement le cas en France également.

J'ai apprécié de lire certaines choses quant à la hiérarchie dans la police. Là encore, je suppose que c'est le cas un peu partout. Ici, cela s'illustre par le fait qu'une nouvelle recrue est assignée à la gestion d'un aspect pénible de l'enquête.
J'ai aimé lire les manipulations qu'effectue la personne chargée de visionner une vidéo importante pour l'enquête.

C'est toutes ces petites choses qui font que j'ai passé un bon moment. De plus, j'ai retrouvé Bosch et sa fille avec plaisir. Cependant, ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. L'enquête est sans réelles surprises, tout comme celle que Soto et Bosch mènent en parallèle. Ce n'est pas désagréable, mais il ne faut pas lire ce roman en s'attendant à quelque chose de palpitant.

L'auteur a été un peu moins pénible que dans ses deux derniers romans quant à la vie sentimentale de Bosch, mais ses pensées concernant une ancienne flamme qu'il recontacte pour l'enquête m'ont agacée. Je sais, je suis sévère et pinailleuse, mais décidément, la vie sentimentale de Bosch ne me plaît pas. Peut-être est-ce parce que parmi celles qu'il a aimées, ma préférée reste Sylvia, et qu'il ne revoit que celles que je n'aime pas ou a de brèves aventures avec des femmes à qui j'ai toujours quelque chose à reprocher. ;-)

Remarque annexe:
À un moment, il est expliqué qu'avant que Maddy cesse de manger de la viande, le père et la fille allaient souvent à In N Out (une chaîne de fastfood comparable à Mcdonald). Cela m'a fait un petit pincement au coeur, car je trouve In N Out bien meilleur que Mcdo, et voilà bien longtemps que j'embête mon entourage en râlant que c'est In N Out qui aurait dû se développer en France.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.
Je n'ai pas grand-chose à dire sur le comédien. En fait, je pense exactement pareil que lors de mes précédentes chroniques depuis que Jacques Chaussepied a remplacé Éric Herson-Macarel.

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samedi, 22 avril 2017

*Parutions Audiolib, mai 2017.

Ces titres sont annoncés pour le 17 mai 2017.

  • Article 353 du code pénal

Article 353 du code pénal, de Tanguy Viel, lu par Féodor Atkine, 3h59.
Pour avoir jeté à la mer le promoteur immobilier Antoine Lazenec, Martial Kermeur vient d'être arrêté par la police. Au juge devant lequel il a été déféré, il retrace le cours des événements qui l'ont mené là : son divorce, la garde de son fils Erwan, son licenciement et puis surtout, les miroitants projets de Lazenec. Il faut dire que la tentation est grande d'investir toute sa prime de licenciement dans un bel appartement avec vue sur la mer. Encore faut-il qu'il soit construit.

  • Danser au bord de l'abîme

Danser au bord de l'abîme, de Grégoire Delacourt, lu par Colette Sodoyez, 6h54.
Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d’un homme dans une brasserie. Aussitôt, elle sait.
Après On ne voyait que le bonheur, Grégoire Delacourt explore dans ce roman virtuose la puissance du désir et la fragilité de nos existences.

  • Tu comprendras quand tu seras plus grande

Tu comprendras quand tu seras plus grande, de Virginie Grimaldi, lu par Astrid Roos, 9h4.
À 32 ans, Julia croit davantage à la petite souris qu’au bonheur. Il faut dire que le sien s’est fait la malle, emportant avec lui son père, son futur mari et sa grand-mère. Elle se laisse glisser pendant six mois, jusqu’au jour où elle prend conscience qu’elle doit se sauver, dans tous les sens du terme. Elle répond à une offre d’emploi sans réfléchir : une maison de retraite à Biarritz cherche une psychologue pour un remplacement de congé maternité. Une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Au fil des jours et des situations, tantôt poignantes, tantôt épiques, Julia va découvrir que ceux qui se cachent sous leurs têtes blanches ont bien des choses à lui apporter. Et si elle n’était pas venue là par hasard ?

  • Le Secret du mari

Le Secret du mari, de Liane Moriarty, lu par Nathalie ugo, 12h6.
Jamais Cecilia n’aurait dû trouver cette lettre dans le grenier. Sur l’enveloppe jaunie, quelques mots de la main de son mari : « À n’ouvrir qu’après ma mort. » Quelle décision prendre ? Respecter le voeu de John-Paul, qui est bien vivant ? Ou céder à la curiosité au risque de voir basculer sa vie ? Tous les maris – et toutes les femmes – ont leurs secrets. Certains peuvent être dévastateurs…

  • Jusqu'à l'impensable

Jusqu'à l'impensable, de Michael Connelly, lu par Jacques Chaussepied, 11h51.
Harry Bosch, retraité du LAPD malgré lui, tente de tuer le temps en remontant une vieille Harley lorsque Mickey Haller, son demi-frère avocat de la défense, lui demande de travailler pour lui comme enquêteur. Haller est persuadé que seul Bosch pourra l’aider à innocenter Da’Quan Foster, un ex-membre de gang accusé d’avoir battu à mort la directrice adjointe des services municipaux de West Hollywood. Si les obstacles sont de taille – la preuve accusant Foster est accablante et il ne reste plus que six semaines aux deux frères avant le procès –, Haller en est sûr, Foster est innocent. Le dilemme est de taille pour Harry : comment défendre un assassin quand on a passé sa vie à en expédier le maximum en prison ?

  • Le Cri

Le cri, de Nicolas Beuglet, lu par Olivier Prémel, 13h52.
Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre… Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ? Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse…

  • Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre

Foutez-vous la paix ! et commencez à vivre, de Fabrice Midal, lu par Ptrick Mancini, 4h13.
« Méditez pour être sage, méditez pour gérer votre stress, méditez pour rester zen, méditer pour vivre mieux… Depuis une dizaine d’années, nous sommes soumis à une avalanche de discours et de livres sur les bienfaits de la méditation. Pourtant, malgré nos efforts, nous ne réussissons ni à devenir sages, ni à gérer notre stress. Et si nous allions mal en raison de la folie même de ces injonctions ? La méditation n’est pas un apprentissage de la gestion de sa vie intérieure. Au contraire, je médite pour être libre, pour être moi. Je médite pour me foutre la paix. Vous aussi, foutez-vous la paix ! » - Fabrice Midal

  • Méditation, respiration, relaxation

Méditation, respiration, relaxation - Se ressourcer pour tout concilier, de Clarisse Gardet, lu par l'auteur, 2h26.
Nous sommes tous confrontés chaque jour à des difficultés plus ou moins importantes. À chaque étape de la vie, le stress est présent et prend des formes particulières. Comment prendre du recul ? Comment se préserver et prévenir les réactions délétères sur notre organisme ? Comment apaiser les tensions physiques et les perturbations émotionnelles qui nous fragilisent ? Nous verrons que savoir se ressourcer est une compétence indispensable qui peut s’acquérir grâce à un entraînement simple. À partir de situations concrètes, nous aborderons des exercices faciles à intégrer au quotidien et qui peuvent aider, à tous les âges, à se ressourcer.

  • De l'âme

De l'âme, de François Cheng, lu par Didier Sandre, 3h17.
Il y a une quarantaine d’années, François Cheng, auteur encore peu connu, est abordé dans le métro par une jeune femme qui l’a reconnu. D’une beauté rayonnante, elle lui inspire des interrogations sur le mystère de la beauté, qui seront au coeur des deux seules rencontres qui suivront. Quarante ans plus tard, cette femme lui écrit : elle a subi comme tous certaines épreuves, et à l’automne de sa vie elle questionne le poète : « Sur le tard, je me découvre une âme. Est-ce une illusion, une réalité ? » Ce court livre est la suite des sept lettres par lesquelles François Cheng lui répond, avec la profondeur spirituelle et la qualité d’écriture qu’on lui connaît.

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jeudi, 20 avril 2017

Celle qui sentait venir l'orage, d'Yves Grevet.

Celle qui sentait venir l'orage

L'ouvrage:
Italie, 1897.
Frida est adolescente. Ses parents ont été pendus pour crimes de sang, et certains aimeraient également exécuter leur fille. Avec la complicité des parents de son amie Isabella, elle fuit son petit village, et trouve refuge chez le docteur Grüber. Elle comprend vite que ce séjour ne sera pas de tout repos...

Critique:
On m'avait dit du bien de la série «Méto». Ma lecture de «Celle qui sentait venir l'orage» renforce mon désir de lire cette série. Malheureusement pour moi, si elle existe en audio, c'est lue par une voix de synthèse. Outre que je n'aime pas ce mode de lecture pour un roman, je trouve qu'il existe des voix de synthèse plus performantes que celle qui a été utilisée.

Yves Grevet aborde certains thèmes de manière juste. On pourrait trouver exagéré cet acharnement sur la famille de Frida, pourtant, étant donné le contexte, cela se comprend. Le père de la jeune fille était différent des autres. Il alimentait donc superstitions et rumeurs. On sait bien que les préjugés se nourrissent d'eux-mêmes et du peu de crédit qu'y apportent d'autres personnes tout aussi bornées. L'auteur montre bien les conséquences de cela. Outre ce qui arrive aux parents de Frida, la jeune fille raconte son passé dans un pensionnat religieux. Entre fanatisme et superstition, je vous laisse imaginer ce qu'elle a vécu. Ajoutons à cela que ses «camarades», sûres de leur impunité, entraînées par l'effet de groupe, le mimétisme, etc, n'étaient pas en reste.

D'autre part, Yves Grevet rappelle que dans ces années, certaines théories (que nous jugeons loufoques aujourd'hui) avaient cours: celles de la physiognomonie. Il y avait des profils d'hommes dits normaux et d'hommes dits délinquants. Par exemple, une mâchoire carrée, des cheveux implantés bas, etc. J'ai beaucoup aimé la démonstration que finit par faire Mauricio quant à cela. Ces théories arriérées et subjectives sont assez effrayantes. De plus, certains «savants» de l'époque semblent intolérants, fermés... Bien sûr, l'auteur a inventé ce cas, mais il s'est basé sur des théories existantes. Il est déstabilisant de voir, à la lecture du rapport du docteur Grüber, que celui-ci met ses observations au service de sa théorie qui est également celle de son ami: il ne veut pas imaginer qu'elle puisse être fausse, et ne laisse aucune place à une autre interprétation que celle qu'il souhaite.

Quant à l'intrigue, elle ne souffre d'aucun temps mort. Le lecteur ne devine pas grand-chose avant que l'auteur ne le décide. On passe d'épreuve en rebondissement, on respire au rythme de Frida...
À un moment, l'écrivain utilise une ficelle employée dans certains romans. Cette ficelle nécessite des explications. L'auteur doit la rendre vraisemblable. Il est un aspect de cette vraisemblance sur lequel beaucoup ne s'attardent pas, ce qui m'agace toujours. Ici, Yves Grevet le gomme complètement, mais il est un peu moins blâmable que certains de ses confrères, car la jeunesse de Frida peut en partie expliquer qu'il ne s'y attache pas. J'aurais quand même aimé qu'il trouve quelque chose... ne serait-ce, justement, que l'explication de la jeunesse de l'adolescente.

Frida et ses amis sont attachants. La jeune fille réfléchit davantage que certains de ses contemporains, les épreuves et ses observations lui ayant forgé le caractère et donné l'esprit critique.

Éditeur: Syros.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Monique Dechamps pour la Ligue Braille.

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