Cette fois, un épisode de Fidelma qui n'est pas commentée par vos serviteuse !
Un grand merci à Marguerite, qui nous a envoyé cette critique qui donne envie...

Fidelma n'aura finalement pas le temps de se rendre jusqu'en Espagne puisqu'elle reçoit un message alarmant de son frère Colgu. En effet, Eadulf, en chemin pour Canterbury, s'est retrouvé accusé du viol et du meurtre d'une jeune fille, religieuse dans le monastère où il séjournait (« Notre-Dame des Ténèbres : tout un programme !).
Malheureusement, la sombre abbesse du lieu est adepte de la loi des Pénitents, nouvelle doctrine de l'église romaine. C'est donc « oeil pour oeil » et « dent pour dent » et Eadulf a été condamné à la peine de mort par pendaison. Il y aurait même un témoin du meurtre, une autre jeune novice. Le pauvre Eadulf se retrouve donc dans une situation délicate et Fidelma ne dispose que d'une journée pour essayer de prouver l'innocence de celui-ci, d'autant que plusieurs éléments lui indiquent qu'il n'est pas coupable (on s'en doutait bien sûr). Comme d'habitude, elle aura face à elle un brehon (juge irlandais) convaincu de la culpabilité du moine saxon, ami de l'abbesse et adepte de la loi des Pénitents.
La fin sera très surprenante et assez sordide ... Pour ce qui est d'Eadulf et de Fidelma, la chute du roman sera encore plus palpitante que celle du Pèlerinage de soeur Fidelma (surtout pour ceux qui devront attendre le prochain roman, presqu'un an plus tard... !), désolée Bernie...

Dans ce roman, on retrouve le style des précédents, une enquête très complexe où il est impossible de deviner le ou les coupable(s) avant la fin, des personnages qui s'adonnent plus à la luxure ou la jalousie qu'à la prière, une description (parfois lourde) des systèmes judiciaires de l'Irlande du haut Moyen Age et bien sûr l'infatigable soeur Fidelma qui doit se débrouiller toute seule cette fois. Comme dans les autres romans, il n'y a pas grand-chose de religieux, les moines et soeurs qui apparaissent dans cette histoire vivent finalement comme tout le monde sauf qu'ils portent une robe de bure et qu'ils dorment dans un monastère.
De mon point de vue, ce roman est le dernier où l'on apprécie tant Fidelma. Son caractère très difficile, autoritaire et indépendant, sa passion de la justice au détriment du reste deviennent très marqués dans les romans suivants. Peut-être l'auteur l'a t-il voulu, mais je la trouve moins sympathique par la suite.

Voilà, je pense que je n'ai rien révélé (pas facile d'ailleurs) mais il n'y a plus qu'à attendre le mois de novembre à moins que Bernie ne se sente une irrésistible envie de lire en anglais...surtout pour le roman qui suivra Smoke in the wind !!