L'homme aux cercles bleus, de Fred Vargas
À 09:08 par Bernie, dans la rubrique Romans policiers, thrillers
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Une série mystérieuse occupe journalistes et curieux en ce mois d'août à Paris : de grands cercles tracés à la craie bleue sur les trottoirs de la capitale, autour d'objets abandonnés par terre, aussi divers que variés, et toujours cette phrase qui revient... "Victor, mauvais sort, que fais-tu dehors ?"
Cela amuse tout le monde, sauf le commissaire Adamsberg, nouveau commissaire du 5ème arrondissement, fraîchement arrivé de province, qui pressent dans ces cercles quelque chose de mauvais, de maléfique, de négatif, sans savoir quoi. Cela agace le lieutenant Danglard, qui ne comprend pas l'intérêt que porte son commissaire à ces actes d'un maniaque dérangé. Cependant, il obéit quand Adamsberg lui demande d'aller photographier tous les nouveaux cercles qui apparaissent, quel que soit l'arrondissement. Jusqu'au jour où, dans un de ces cercles, on trouve une femme assommée et égorgée...
Mathilde rencontre un jour à la terrasse d'un café un "aveugle beau", Charles Reyer, et demande à Adamsberg de le lui retrouver. Quand cela est fait, elle propose à Charles de venir s'installer dans un des deux appartements qu'elle loue dans son immeuble. C'est ainsi qu'il rencontre la vieille Clémence, une demoiselle obsédée par les petites annonces et les rendez-vous galants qui tournent systématiquement à l'échec.
Ce roman est le premier de la série des enquêtes de Jean-Baptiste Adamsberg, commissaire de police parisien, un héros atypique et étrange. Un homme lent, très lent, et par conséquent assez énervant, bien qu'apaisant... Du moins, c'est ainsi que le ressentent ses collègues et les gens qui le rencontrent. Il aime s'attarder sur des détails que personne n'a relevés, et éviter de parler des grands éléments de l'enquête, qui permettent que ses collègues avancent.
On fait la connaissance dans ce roman des personnages qui seront récurrents dans cette série, car outre le héros Adamsberg, on y fait la connaissance d'Adrien Danglard, son lieutenant, plus porté sur le vin blanc et sur les connaissances que sur le social ou la délicatesse envers les témoins et suspects. L'opposition entre les deux personnages est classique, mais elle permet d'enrichir singulièrement la narration. Le lecteur se met un peu à la place de Danglard, qui ne sait pas où son chef l'emmène, mais qui y va quand même.
L'auteure sait s'y prendre pour embrouiller son lecteur : fausses pistes et hypothèses, processus intellectuel du commissaire passé sous silence... On ne sait pas trop où l'on va avant d'y être arrivé, et ainsi, la révélation de la clé de l'énigme est des plus surprenantes pour le lecteur qui a eu du mal à suivre le cheminement qui permet d'y arriver. Du moins, c'est ainsi que je l'ai ressenti, car si j'avais deviné qui pouvait être le coupable, la démonstration de son innocence est tellement convaincante que je m'y suis laissée prendre !
Une chose cependant m'a un peu chiffonnée : il n'y a pas de découpage en chapitres distincts, seuls des alinéas et des signes typographiques permettent de faire une pause dans le récit. Cela m'a un peu dérangée, car j'ai pour habitude de lire par chapitre, du moins de m'arrêter toujours à la fin d'un chapitre ! Là ce n'est pas possible, d'où la nécessité d'aller au plus vite au bout de la lecture (bon, aussi parce que j'avais très envie de connaître le fin mot de l'histoire !! (-.^))
En bref, un très agréable roman policier qui m'a bien plu, et je vous préviens : si vous commencez, vous ne pourrez pas le lâcher avant la fin ! Bonne lecture !










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