Jugement sans appel, de Richard North Patterson.
À 07:05 par La Livrophile, dans la rubrique Romans policiers, thrillers, suspense
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L'ouvrage:
Ce soir-là, Brett et James sont allés se promener près du lac. Ils ont fait l'amour, puis Brett est allée se baigner. À son retour, James était mort, un couteau enfoncé dans les côtes. Tout accuse la jeune femme. En effet, sous l'emprise de la drogue que James et elle avaient absorbée, elle a fait des déclarations confuses à la police, et a mis huit heures avant de pouvoir raconter ce qui, selon elle, s'était passé.
Shaning Masters, le grand-père de Brett, va faire appel à sa fille, Caroline (la tante de Brett), qu'il n'a pas vue depuis vingt ans. Caroline est une brillante avocate, et Shaning pense qu'elle est la seule à pouvoir tirer Brett de ce mauvais pas.
Critique:
Ma critique va être paradoxale. J'ai apprécié ce livre, mais j'ai beaucoup de reproches à lui faire!
D'abord, il est trop long. Son épaisseur engendre des lenteurs.
On devine pas mal de choses. On ne sait pas exactement qui a tué James, mais on oscille entre deux personnes dont le coupable.
L'auteur utilise certaines ficelles qui m'agacent. Par exemple, il simule le mystère. Il dit que Caroline a rompu avec sa famille, fait des allusions, mais ne dit pas pourquoi. Tout ça pour que le lecteur tire la langue, et se pose des questions. Et plus tard, il fait un retour en arrière, et nous explique tout. À ce moment, on a plus ou moins deviné. Pas tout, bien sûr, mais les grandes lignes.
J'avais également deviné très vite ce qu'il y a à savoir sur Brett.
Certains personnages n'évoluent pas. Shaning, Larry et Betty vivent dans un huis clos. Larry et Betty ne font rien pour échapper à l'emprise de Shaning. Seules, Caroline et Brett veulent avancer. En outre, à part Caroline, et peut-être Brett, les personnages ne sont pas vraiment creusés. Ils sont caractérisés par une chose: Larry est faible, Shaning est exclusif et excessif, Betty est possessive, Megan est manipulatrice...
Voilà donc un livre qu'il vaut mieux lire quand on ne veut pas trop réfléchir, quand on veut se reposer la tête. On ne s'ennuie pas vraiment, une fois qu'on a accepté la lenteur du livre. On devine les secrets, mais on prend un certain plaisir à parcourir ces deux intrigues entrecroisées.
Remarque annexe:
Si mes souvenirs sont bons, on retrouve Caroline Masters dans «Pour l'amour d'un enfant». Elle a un rôle secondaire, mais elle est toujours aussi sympathique au lecteur.
Éditeur: Albin Michel.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henri Duboule pour la Bibliothèque Sonore Romande.
J'aime beaucoup Henri Duboule. Il a une voix sympathique, et sait mettre le ton qu'il faut. J'ai quand même été gênée qu'il tente de mettre un accent anglophone sur les noms américains. C'est affecté. Avant, il ne le faisait pas, il prononçait les noms anglophones de manière plus naturelle.












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