L'ouvrage:
Jack Swyteck reçoit la visite de son ancienne petite-amie, Jessie Merryl, qui l'a plaqué peu avant qu'il rencontre Cindy. Ensuite, lorsqu'elle avait voulu le reconquérir, il avait déjà rencontré Cindy, et l'aimait.
A présent, Jack est marié depuis cinq ans, et toute l'histoire Jessie est apparemment oublié. Encouragé par Cindy, il décide de se charger de l'affaire que lui présente Jessie.

Tout se complique après que Jack découvre que Jessie n'est pas toute blanche...
Les choses empirent sérieusement lorsque la jeune femme est retrouvée morte, les veines ouvertes, dans la baignoire des Swyteck.
Jack sera très vite soupçonné.

Critique:
Je n'ai pas vraiment adhéré au tome 1. Mais j'ai voulu tenter le tome 2. Bien m'en a pris. L'histoire ne traîne pas, l'intrigue m'a plus intéressée: plus de psychologie, moins de violence (même s'il y en a un peu), plus de suspense... Même si on retrouve des topoi comme le personnage principal étant accusé du meurtre, l'auteur sait les doser, et cela s'arrête avant de devenir insupportable.
Les découvertes que l'on fait sont plus surprenantes, mieux amenées.

Les personnages sont plus creusés, plus crédibles. On sent encore que Jack est un peu naïf, il est encore un peu promené par certains personnages et certains événements, mais le lecteur s'identifie un peu plus à lui, il compatit, alors que dans le tome 1, Jack est plutôt vu comme un idiot.

Le personnage de Cindy est plus compréhensible. L'auteur lui donne une psychologie, on comprend un peu mieux son côté poupée fragile. Bien sûr, c'est un peu facile d'expliquer sa fragilité par une blessure secrète subie dans l'enfance (blessure qu'elle et sa mère nient farouchement), mais on pardonne ce raccourci à l'auteur, car finalement, le personnage est crédible.
On trouve quand même un peu étrange de retrouver une Cindy tourmentée, alors qu'à la fin du tome 1, elle semble avoir réglé ses problèmes. Il est étrange que ses cauchemars récurrents arrivent soudainement dans le tome 2. Je me demande si ce n'est pas parce qu'au départ, James Grippando ne pensait pas faire une suite à ce roman. Ce contraste entre la Cindy de la fin du tome 1 et celle du tome 2 est un peu curieux, mais on s'y fait.

C'est dans le tome 2 qu'on découvre Théo Knight, tenancier d'un bar, meilleur ami de Jack qui l'a sauvé d'une condamnation certaine. Ce personnage est tout de suite très sympathique. Il ajoute une dimension humoristique, et dit souvent à Jack ce que le lecteur aimerait lui dire. Malgré sa façon brutale de dire les choses, on admire son bon sens et sa joie de vivre.

On découvre aussi la grand-mère de Jack, qu'il appelle «abuela» (ce qui signifie «grand-mère» en espagnol». Elle est cubaine, et son personnage fait que nous en apprenons plus sur la mère de Jack. C'est un personnage grave, sage... et amusant à un moment, lorsqu'elle soutient qu'elle a inventé une recette.

Il y a des personnages négatifs, dont la brute épaisse sans scrupules, Jessie, et la mère de Cindy. Bien sûr, on peut reprocher à l'auteur de ne pas nous les présenter comme complexes, mais le côté positif est que ces personnages sont négatifs de façon différentes. Pour moi, la pire est la mère de Cindy. Elle n'a aucune excuse. Même envers Cindy, elle se conduit mal: sous couvert de la protéger, elle l'enfonce.

Donc, je vous recommande la série, sachant que le tome 2, à mon avis, est plus réussi que le tome 1, ce qui n'augure que de bonnes choses pour le tome 3.

Éditeur français: Belfond.

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