Hôpital de l'espoir

Note:Ce livre est la suite de «L'infirmière».

L'ouvrage:
Samuel Horrowitz se sent seul. Il n'a plus grand-chose à faire de sa vie: ses enfants habitent loin, son meilleur ami a déménagé... Il poursuit bien sûr sa relation amicale avec Ariet Washington, son ancienne infirmière, mais cela ne remplit pas sa vie.
C'est Ariet qui trouve la solution: elle lui propose de faire du bénévolat dans le service d'un hôpital qui accueille des nourrissons abandonnés ou bien dont la mère n'a pas la garde parce qu'elle est alcoolique ou toxicomane.

Critique:
J'avais beaucoup aimé «L'infirmière», et j'ai découvert, d'abord avec plaisir, qu'il y avait une suite. Malheureusement, j'ai été déçue par ce livre... Pourtant, certains thèmes sont intéressants. Par exemple, c'est, comme son titre l'indique, un livre plein d'espoir, puisqu'il crie haut et fort qu'on peut recommencer sa vie à plus de soixante ans.
D'autre part, le thème du bénévolat est bien exploité. Outre les personnes qui donnent d'elles-mêmes, on voit l'administration qui, par contraste, est froide, ne faisant preuve d'aucune souplesse lorsque l'un des bénévoles (Samuel, en l'occurrence), agit pour le bien d'un enfant. Dans le même ordre d'idées, il est assez dérangeant que certains exhortent Samuel à ne pas s'attacher aux enfants, et les traitent comme des objets. Bien sûr, il ne faut pas trop s'attacher aux enfants pour ne pas avoir trop mal lorsqu'ils partent, mais si on ne tient pas compte du facteur humain quand on fait du bénévolat, quand donc faut-il en tenir compte?!

Samuel est toujours un personnage au fort caractère, mais il en devient caricatural. Dans «L'infirmière», une scène m'avait agacée: celle où il se fourvoie complètement au sujet de la raison pour laquelle Conrad est à l'hôpital. Dans «Hôpital de l'espoir», il est presque tout le temps comme ça. C'est dommage, car cela le rend moins crédible. Le lecteur se moquera plutôt de ses emportements, alors que certains mériteraient d'être pris au sérieux.
La scène qu'il fait lors de la conférence à laquelle il assiste avec Molly est très intéressante. L'auteur confronte deux points de vue, et tous les arguments sont acceptables. Je serais tentée de dire qu'il faut essayer d'être dans le juste milieu, car trop de sévérité et trop de laxisme nuisent pareillement.

L'histoire d'amour n'est pas très crédible. Les deux personnages sont sympathiques, et le lecteur est content pour eux, mais on y croit moyennement. Peut-être parce qu'il aurait été plus logique, du moins pour moi, que l'un des personnages tombât amoureux d'un autre que celui qu'il finis par aimer.

Les personnages sont attachants, mais un peu trop caricaturaux. Surtout Mona. Elle était déjà à la limite de l'acceptable dans «L'infirmière», mais là...

Il y a peut-être une incohérence. J'ai relu ma critique de «L'infirmière», et apparemment, il se passe dans les années 60. Or, si j'ai bien entendu, dans «Hôpital de l'espoir», à un moment, Samuel dit qu'on est en 1992...

Éditeur: oh éditions.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Évelyne Mivelaz pour l'Étoile Sonore.

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