Guerre et paix T2

L'ouvrage:
Pierre Bézoukhov se pose des questions quant à la fidélité de sa femme.
Nicolas Rostov revient du combat, et retrouve les siens.
La famille Bolkonsky angoisse, n'ayant pas de nouvelles d'André.

Critique:
J'ai préféré cette partie du roman à la première. La guerre n'est pas aussi présente, et lorsqu'il en est question, ce n'est plus pour voir des hommes se faire tuer au combat. Par exemple, les personnages ont affaire à des malades du typhus hospitalisés dans de mauvaises conditions. L'auteur n'aborde donc pas uniquement les combats, mais d'autres aspects et conséquences de la guerre.

L'intrigue se concentre surtout autour des trois familles dont je parle dans mon résumé. Après cette partie, je ne sais toujours pas quoi penser de Pierre... Il désire être bon, et veut, par exemple, rendre le servage moins pénible. Cependant, il se contente de ce qu'on lui montre, ne creuse pas, et donc, se révèle facile à duper. Par ailleurs, il accepte des choses qui ne lui conviennent pas par faiblesse, alors qu'il est résolu à les refuser. Il réfléchit beaucoup sur lui-même, sa façon d'être, il veut s'améliorer... et n'y parvient pas. Malgré cela, il ne m'a pas agacé. Je l'ai compris. Certains d'entre nous sont aussi velléitaires que lui. Certains se fourvoient tout en sachant qu'ils font fausse route... Il est profondément humain.

J'ai d'abord retrouvé Natacha avec plaisir. J'ai souri lorsqu'elle a éconduit l'un de ses prétendants, tout en étant très gênée de le faire. Seulement, son caractère emporté la fait agir légèrement. Certes, elle est jeune, s'enflamme très facilement, s'entête, s'imagine réfléchie... Cela donne un résultat explosif.

La princesse Marie a davantage éveillé ma compassion. Elle n'agit pas toujours comme il le faudrait, mais se remet en question. De plus, sa vie reste très peu attrayante.

On retrouve aussi certains personnages peu recommandables, comme Dologhow ou Anatole. Si les autres sont complexes, ces deux compères ne le sont pas. On dirait qu'il n'ont que le vice en tête. Ils sont plusieurs fois vecteurs de maux pour nos héros. J'avoue que la mésaventure de Nicolas avec Dologhow m'a fait sourire, parce que Nicolas a été presque trop facile à duper. En outre, il ne m'inspire pas beaucoup de sentiments positifs. Certes, c'est un «gentil», mais il semble souvent ne pas être à sa place, ne pas savoir comment agir...

Hélène est un peu caricaturale: très belle, inconséquente, intriguant sans cesse. Elle a plutôt suscité mon indifférence.

Un passage m'a moins plu que les autres, mais il n'est ni mal écrit ni ennuyeux. Il s'agit du passage où la famille Rostov chasse. Je n'aime pas ce thème. De pus, la chasse est décrite dans tout ce qui fait, pour moi, son horreur.

On voit très peu Anna Mikhaïlovna, mais elle trouve encore le moyen de cancaner. Cela m'a plutôt fait rire.

Service presse des éditions Sixtrid.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Éric Herson-Macarel.

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