Cycle de Ki et Vandien, tome 4: Les roues du destin, de Megan Lindholm.
À 07:00 par La Livrophile, dans la rubrique Fantaisy
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L'ouvrage:
Ki et Vandien se voient offrir une grosse somme pour conduire un garçon de quatorze ans (Gotheris, dit Cabri), auprès de son oncle qui lui enseignera l'art d'être guérisseur. Vandien ne tient pas trop à cette espèce de mission, car il sent que quelque chose n'est pas net. Mais Ki accepte. Les rapports entre Cabri et les deux adultes commencent par être tendus à cause de la suffisance affichée par le jeune garçon.
Tout se complique lorsque les voyageurs acceptent une autre passagère, Saule, qui voue une haine incommensurable à l'adolescent.
Critique:
On retrouve Ki et Vandien avec plaisir. En outre, on les voit ensemble pendant la moitié du livre. J'ai aimé cela, car dans les tomes 2 et 3, j'ai trouvé qu'on ne les voyait pas assez ensemble, dans leur vie quotidienne. De ce fait, si le début peut paraître lent, je l'ai apprécié grâce à cela. Bien sûr, les disputes entre Saule et Cabri sont agaçantes, mais le lecteur passe là-dessus, car il réagit exactement comme Ki et Vandien à leur égard. On ne pourra s'empêcher de sourire lorsque Ki les laisse sur la route.
D'autre part, les deux personnages principaux restent égaux à eux-mêmes, et cela fait plaisir. Bien sûr, certains événements poussent Vandien à agir de manière extrême, mais ça va bien à son caractère.
Cependant, certaines choses m'ont déplu.
D'abord, la révélation qui est faite dans le tome 3 n'est pas exploitée dans le 4. J'aurais voulu que l'auteur approfondisse cela.
D'autre part, un aspect intéressant des autres tomes n'est pas repris ici. Je veux parler de la découverte d'autres peuples, d'autres coutumes. On ne retrouve que ceux qu'on connaît déjà. On me dira que c'est normal: au bout du tome 4, le lecteur connaît bien l'univers de la série, et l'auteur ne peut pas inventer des peuples à l'infini. Soit. Je n'aurais d'ailleurs pas voulu que Megan Lindholm créât un nouveau peuple, mais elle aurait peut-être pu s'attarder sur l'un de ceux évoqué dans un autre tome, technique déjà utilisée. Par exemple, celui des ventchanteuses est évoqué dans le tome 1, avant de prendre une place prépondérante dans le tome 2.
Ici, on retrouve des peuples connus, et on assiste à une rébellion contre la tyrannie existante. C'est assez banal. Sans Ki et Vandien, cette histoire ne m'aurait pas vraiment plu.
À partir du moment où les deux protagonistes sont entraînés dans la tourmente de la rébellion, j'ai trouvé le déroulement des événements un peu long, et certaines choses un peu grosses.
Il semblerait qu'au départ, le tome 3 ait été, en fait, la fin de la série. J'ai supposé que ce tome 4 a été écrit parce que la série a marché, et que la romancière a essayé de surfer sur la vague. Même le titre n'est pas aussi bien choisi que les trois précédents. «Les roues du destin», ça fait un peu soap opera, alors que les trois autres titres sont simples, et parlent d'un aspect important de chaque tome.
Je pense que Megan Lindholm aurait pu faire en sorte que «Les roues du destin» ait moins l'air d'être un ajout en approfondissant la révélation du tome 3, en montrant d'autres peuples dans leur vie quotidienne, et en faisant une intrigue moins banale.
Le personnage de Cabri est complexe. C'est ce personnage qui fera un peu office de «peuple à découvrir». Il se montre détestable, au début, et ensuite, l'explication le concernant est intéressante et intelligente.
Par contre, le personnage de Saule est détestable jusqu'au bout. Ne voulant pas comprendre qu'elle est manipulée autant qu'elle manipule, elle n'a pas vraiment de personnalité, pas d'esprit critique. Elle est dévouée corps et âme à la rébellion pour de mauvaises raisons, acariâtre, aigrie, sournoise...
Donc, mon sentiment est mitigé, mais j'ai quand même passé un bon moment, surtout parce que j'ai pris plaisir à retrouver Ki et Vandien.
Éditeur: Mnémos.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.












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