Atlantis, les fils du rayon d'or, de Pierre Bordage.
À 07:00 par La Livrophile, dans la rubrique Fantastique
/ #904
/ rss /
/

L'ouvrage:
Jaïc, membre du clan de la Lai, est sceptique. Celle pour qui il a le béguin lui a parlé de bateaux volants. Il évoque cela auprès de son grand-père, expliquant qu'il ne se laissera pas raconter n'importe quoi. Celui-ci lui assure qu'il devrait reconsidérer sa position, et commence à lui raconter l'histoire de Tcholko, ancien membre du même clan, qui voyagea à bord de bateaux volants.
Critique:
Pierre Bordage fait partie de ces rares auteurs qui écrivent vraiment très bien. Ça m'a fait énormément plaisir de me plonger dans un roman au vocabulaire relevé, riche, étendu...
D'autre part, il mêle habilement monde imaginaire et monde réel. C'est-à-dire qu'il invente un univers avec ses codes et ses rites, mais le balise en utilisant certaines références très connues du lecteur. Il n'a pas besoin de le noyer sous des tonnes de nouveaux paramètres pour l'emporter et le dépayser.
En outre, lorsque nos héros sont en danger, on se doute qu'ils vont s'en sortir, parce que leur histoire a été transmise, mais je me demandais toujours comment ils allaient se tirer de ces mauvais pas.
Ce qui m'a laissée pantoise, c'est qu'en général, je fuis les romans traitant de ce genre de sujets: guerres entre peuples, périple aventureux d'espèces d'ambassadeurs tentant d'éviter le pire... Ici, j'ai adoré voyager avec Tcholko et Artea. J'ai affronté les périples avec eux, ai respiré à leur rythme...
L'auteur a su créer des rebondissements à partir d'un voyage à travers la taïga et son froid polaire.
Pour moi qui suis friande de découvertes de peuples bien créés, je n'ai pas été déçue. L'auteur décrit très bien les différentes tribus que nous croisons. En outre, il insère habilement une espèce de choc des cultures avec la rencontre de Tcholko et Artea. Là encore, c'est très bien analysé. De plus, ce pan de l'histoire n'est pas toujours prévisible, même si on devine certaines choses. Pierre Bordage complexifie le tout, et cela vaut mieux, car c'est plus réaliste. Ça l'est d'ailleurs jusqu'au bout.
J'ai été un peu gênée que l'histoire principale soit racontée longtemps après qu'elle est arrivée. Cela n'y change rien, mais c'est une ficelle que je n'aime pas. Pourtant, ici, elle est indispensable.
J'avoue qu'à partir du moment où nous sommes sur Atlantis, j'ai trouvé certaines choses un peu longues, notamment les combats. Cependant, ce n'est qu'un petit désagrément. Il a d'ailleurs été contrebalancé par d'autres rebondissements, et les personnages que nous découvrons sur Atlantis. Le plus fascinant est sûrement le chasseur de rats: mystérieux, charismatique, avisé, un peu effrayant...
D'une manière générale, les personnages ne laisseront pas le lecteur indifférent, et c'est ce qui compte.
Remarque annexe:
J'ai été sensible au passage où Tcholko se retrouve à voler dans le ciel. C'est quelque chose que nous aimerions tous expérimenter, et l'auteur décrit bien les sentiments et les sensations du personnage.
Éditeur: J'ai lu.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.












Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire