Conduite en état Livresque

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Mais je n'ai jamais aimé la musculation. A mon avis, c'est au vrai sport ce que la masturbation est au sexe.
David Lodge dans "Thérapie".

mardi 27 mars 2012

mardi
27
mars 2012

Horreur boréale, d'Asa Larsson.

Horreur boréale

L'ouvrage:
Au sein de la petite communauté religieuse de Kiruna, en Laponie, un drame survient: Victor Strangård, l'un de ses plus fervents adeptes, est sauvagement assassiné, énucléé, et amputé de certains membres. Sanna, la soeur de la victime, demandera l'aide de Rebecka Martinsson, qui est maintenant avocate à Stockholm. Malgré ses réticences, Rebecka se rend à Kiruna. Elle en est pourtant partie après avoir pratiquement été mise au banc de la société par ladite communauté. En outre, l'amitié qui la liait à Sanna a été mise à mal.

Critique:
Si ce roman contient des ingrédients assez classiques, l'auteur est parvenue à renouveler le genre, tout simplement, en y ajoutant sa touche. Les personnages font que le roman n'est pas insipide. L'intrigue est quelque peu linéaire, mais ce n'est pas trop gênant. Les événements sont bien placés: l'enquête commence, quelqu'un est soupçonné... À l'instar des personnages, je savais que ce n'était pas le coupable. On me dira que c'est une vieille ficelle. Soit, mais le personnage, tout en étant certain de ne pas l'avoir fait, sait qu'il a des absences... Par ailleurs, tout n'est pas si simple. C'est ce qui fait une originalité du roman.
Ensuite, l'auteur ne fait pas trop attendre le lecteur. Les événements s'enchaînent assez rapidement.
Un indice est donné très tôt. Je savais que c'était un indice, mais je ne savais pas vraiment à quoi le relier. L'auteur devait se douter qu'un lecteur aguerri de romans policiers saurait trouver l'indice. Elle a donc fait en sorte qu'il soit impossible de l'assembler au puzzle.

La romancière emploie un procédé qui, en général, me déplaît, mais qui est intelligemment utilisé, ici. Il s'agit des retours en arrière. Ils apparaissent aux bons moments, et permettent au lecteur de comprendre Rebecka.

Les relations familiales sont explorées. Chez Asa Larsson, elles sont plutôt toxiques. Sanna ne peut éviter la manipulation psychologique qu'exercent ses parents autrement qu'en ayant une aide extérieure. D'ailleurs, à la fin du roman, rien n'est vraiment réglé à ce sujet. C'est logique, même si c'est frustrant.

L'auteur dénonce habilement le danger de tout sectarisme. Les dirigeants de cette communauté sont des êtres détestables qui profitent de leur position, et de ce qu'on les croit animés de justes sentiments pour accomplir les pires bassesses. Le pire est que tout le monde le sait plus ou moins, étant donné ce qui se passe lorsque quelqu'un tente de faire des vagues. Au lieu d'obtenir soutien et réconfort, la personne spoliée est montrée du doigt comme la seule fautive, et on la blâme d'être la cause de désagréments pour son agresseur. Là encore, la manipulation psychologique est magistralement étudiée.

Je n'ai pas pu prendre Sanna en pitié. Je comprends qu'elle ait été conditionnée à ne pouvoir résister à la toute puissance de son père, je comprends l'ascendant qu'il a sur elle, mais il semble qu'elle n'ait pas réellement grandi. Avec le temps et l'indépendance, on pourrait penser qu'elle aurait acquis une certaine maturité, un certain courage afin de protéger ses filles de l'influence néfaste de son père. Et puis, elle pleurniche souvent. D'autre part, son attitude, à la fin, n'est pas saine.
Elle n'est pas une véritable amie pour Rebecka. Dans leur adolescence, elle ne l'a pas vraiment aidée. Elle a même contribué à la tentative de l'enfoncer qui eut lieu.
Enfin, elle est loin d'être aussi sotte qu'elle veut le montrer, et dans certaines situations, sait ce qu'elle fait et comment le faire.
Ma préférence va, bien sûr, à Rebecka, et à Anna-Maria qui semble un peu éclipsée par l'enquête, mais qui est quelqu'un de bien.

Ce roman est la première enquête de Rebecka Martinsson. J'espère que les autres seront du même acabit, et surtout, qu'ils seront accessibles en audio.

Remarque annexe:
Une chose m'a énormément déplu. Je pense que l'auteur aurait pu s'en passer. C'est ce qui arrive à un animal.

Éditeur: Gallimard.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Christine Leonardi pour la Bibliothèque Sonore Romande.
J'apprécie cette lectrice qui fait partie des rares lecteurs à ne pas lire trop lentement. Sa voix est agréable. Son ton est peut-être un peu trop sobre, mais elle n'est pas monotone, donc cela me convient.

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jeudi 22 mars 2012

jeudi
22
mars 2012

Le poids des mensonges, de Patricia Macdonald.

Le poids des mensonges

L'ouvrage:
Noah et Caitlin Eckert sont mariés depuis deux ans. Ils aiment tendrement Jordy, le fils de Noah et de sa première femme.
Un matin, Caitlin emmène le garçonnet à l'école. C'est là qu'il disparaît. La famille connaît les affres de l'angoisse, d'autant qu'aucune demande de rançon n'est faite.

Critique:
Les romans policiers de Patricia Macdonald sont classiques. Cependant, pour la plupart d'entre eux, elle entremêle ficelles attendues et rebondissements, ce qui fait qu'on ne tombe généralement pas dans l'ennui. Ce roman fait partie de ceux qui m'ont plu.

Comme à son habitude, elle ne se contente pas de brosser à grands traits d'inconsistants personnages. Leur psychologie est intéressantes, leurs motivations sont compréhensibles.
L'auteur démarre avec un événement dont n'importe qui comprendra l'impact sur la famille. Il est très facile d'imaginer la douleur de ce couple qui ne sait pas ce qu'est devenu son enfant, qui n'a aucune prise sur ce qui arrive.

Ensuite, je me suis interrogée: comment la romancière allait-elle remplir les pages qui me sépareraient de la fin? En effet, dans ce genre de romans, on sait qu'on ne connaîtra la vérité qu'à la fin. Heureusement, elle évite les lenteurs. Il y en a bien quelques-unes, mais elles ne sont pas nombreuses. Elle commence par relancer l'attention du lecteur en dévoilant quelque chose qu'il avait deviné depuis le premier chapitre. Au moins, ai-je pensé, elle ne prend pas le lecteur pour un idiot, et ne retarde pas trop cette révélation qu'il a devinée. Cela lui permet de montrer le caractère de Noah et de Caitlin. Là encore, le lecteur comprendra pourquoi l'un des personnages s'est d'abord tu, et pourquoi l'autre se laisse guider par sa colère et son désespoir.
D'autre part, même si le lecteur avait deviné ce pan de l'histoire, la romancière change quelque peu la donne en introduisant un élément qu'il était impossible d'imaginer au départ.

Après cela, Caitlin commence à soupçonner certaines choses... Là encore, le lecteur suivra ses péripéties avec intérêt. J'ai été reconnaissante à l'auteur de frôler certains écueils, mais de les éviter. Par exemple, elle ne jette pas un faux coupable en pâture au lecteur, pour ensuite lui désigner le vrai. Elle fait autre chose qui est plus fin. Certes, j'avais deviné ce tour de passe passe, mais j'ai trouvé que cela avait été bien fait.

Patricia Macdonald a créé un rebondissement quelque peu dangereux, car il est à double-tranchant. Il relance l'attention du lecteur, soit. Mais si celui-ci a déjà deviné certaines choses (ce qui était mon cas), ce coup de théâtre est un indice supplémentaire qui montre que les suppositions sont justes.

Certains thèmes sont abordés de manière intelligente. Par exemple, Caitlin est victime de préjugés à cause de son passé et du fait qu'elle n'est pas la mère de Jordy, et elle finit par soupçonner arbitrairement quelqu'un sous prétexte qu'il est homosexuel. Le thème du pardon et des circonstances entourant les événement est également intéressant. L'auteur n'exhorte pas tout le monde à s'aimer et à se pardonner.

J'ai deviné toute l'histoire à partir du moment où Travis râle à propos du ratissage des feuilles. Je m'étais simplement trompée sur un détail. Il y a plusieurs raisons à cela: d'abord, je commence à connaître Patricia Macdonald, et je sais décrypter les indices qu'elle disperse, mine de rien, en faisant comme s'ils n'étaient pas importants. Ensuite, ce thème commence à être beaucoup exploité par divers auteurs, ce qui fait qu'on y pensera assez vite. Cela n'a pas gâché ma lecture, parce que les événements s'enchaînent assez vite, que les personnages sont attachants, et que tout est crédible.

Je me souviens que j'avais trouvée un peu tirée par les cheveux l'attitude d'un personnage dans un roman de Linwood Barclay, attitude sur laquelle reposait l'intrigue. Ici, tout s'est enclenché à cause du même genre d'attitude, et j'ai trouvé cela bien plus crédible que dans le roman de Linwood Barclay.

Attention! Ne lisez pas ce paragraphe si vous n'avez pas lu le roman.
L'auteur explique bien que personne ne soupçonnait rien. C'est crédible concernant presque tout le monde. En effet, les pervers savent dissimuler, les enfants sont effrayé et ont honte. Seulement, je trouve un peu gros que Paula et Emily n'aient absolument rien vu. C'est possible, mais moins crédible que pour les autres. Être quotidiennement aussi proche d'un individu de cet acabit, et ne jamais se douter de rien... cela m'étonne. C'est d'ailleurs pour ça que je pensais qu'Emily avait, elle aussi, subi cela dans son enfance.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.
Ce livre m'a été offert par les éditions Albin Michel

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jeudi 15 mars 2012

jeudi
15
mars 2012

Trash Circus, de Joseph Incardona.

Trash Circus

L'ouvrage:
Frédéric Haltier, trente-quatre ans, travaille pour la chaîne Canal 7. Sous les ordres de Jean-Michel Auriol, il s'occupe de l'émission de télé réalité Destins Croisés. Le jeune homme aime également assister à des matchs de foot, et finir la soirée dans des combats de hooligans.
Un jour, il organise une petite vengeance impliquant un collègue et ses amis combattants de la nuit. C'est après cela que les ennuis vont commencer.

Critique:
J'ai conscience que l'auteur veut nous montrer le plus abject de la société: un homme travaillant dans un milieu artificiel, régi par l'argent, le chiffre, où tout le monde se marche dessus. Soit. Seulement, je pense que le livre aurait été bien plus percutant et pertinent s'il avait été rédigé dans un style moins vulgaire. La vulgarité va avec le personnage de Frédéric, me dira-t-on. Peut-être, mais c'est justement elle qui enlève beaucoup de force au roman, à mon avis.

Le personnage principal n'est pas sympathique. Là encore, je pense que c'est voulu par l'auteur, mais c'est démesuré. Il a souhaité montrer quelqu'un qui va très bien à ce monde de fausseté, mais il en a trop fait. Frédéric est vulgaire, opportuniste, sans scrupules (il écrasera n'importe qui par tous les moyens), sans conscience, n'aime que lui-même (Il n'a aucune pensée positive sur ceux qui l'entourent: soit il les dénigre et étale ses préjugés sur eux, soit il veut coucher avec eux... les deux ne sont d'ailleurs pas incompatibles pour lui.), envie le bonheur des autres... Ce genre de personnes existe sûrement, mais ici, le trait est tellement forcé que Frédéric en est caricatural. Il se permet, qui plus est, de pleurnicher pour se justifier, alléguant l'excuse la plus pitoyable qui soit: avant, j'étais gentil, c'est la vie qui m'a rendu comme ça. N'oublions pas qu'il est d'un racisme primaire, catégorisant tout et tous. Comme si cela ne suffisait pas, il n'est pas sain d'esprit, puisqu'outre son amour pour la violence, c'est un obsédé sexuel. Voilà d'ailleurs autre chose qui gâche l'ouvrage. On trouve du sexe partout! Je ne suis pas prude, et n'ai rien contre les scènes d'amour dans les romans, mais ici...! Quand Frédéric ne s'adonne pas à de violents ébats (il aime bien, par exemple, effrayer sa partenaire en la menaçant d'un cutter), il abreuve le lecteur de pensées salaces, exposant sans retenue ses désirs malsains, désirs qui se manifestent n'importe quand, surtout dans les moments les moins appropriés. Tout cela raconté de la manière la plus crue qui soit.

Tous ces aspects font que je n'ai pas apprécié ce roman. Je me suis ennuyée, et ai souvent pesté après Frédéric, le vouant aux gémonies, et rêvant pour lui d'un long supplice extrêmement douloureux. Même si je comprends les intentions de l'auteur, je trouve que les bonnes idées sont amoindries par ce qui m'a déplu.

Quant à la résolution de l'énigme, elle est intéressante, mais elle m'a déçue. D'abord, elle est un peu légère, même si l'explication est cohérente. Elle fait un peu tour de passe passe, comme si l'auteur ne savait pas trop quoi inventer. En outre, j'ai été déçue que ce ne soit que cela. J'aurais voulu quelque chose de bien plus dur!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par les éditions Parigramme dans le cadre de l'opération Masse-critique, organisée par Babelio.

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mardi 6 mars 2012

mardi
6
mars 2012

Petite soeur, de Patricia Macdonald.

Petite soeur

L'ouvrage:
Beth vit à Philadelphie. Elle est coupée de son père et de sa soeur, Francie, depuis plusieurs années. Elle ne s'est jamais bien entendue avec son père, et connaît peu Francie, qui était très jeune, au moment de son départ.
Un jour, Beth apprend que son père est mort d'une crise cardiaque. Elle doit retourner dans la petite ville où elle a passé son enfance pour l'enterrement. Sa «rencontre» avec Francie ne sera pas vraiment cordiale.

Critique:
En général, Patricia Macdonald écrit des romans où l'énigme domine sur la psychologie des personnages. Elle se sert de la psychologie pour son énigme. Dans ce roman (qui est l'un de ses premiers), elle fait le contraire. Il y a bien quelques petites énigmes, mais l'auteur s'attache surtout à analyser ses personnages. Je trouve que c'est très bien. Cela change un peu de ce qu'on voit d'habitude, cela démarque ce roman. En outre, les personnages sont bien analysés, surtout Beth et Francie.
L'une des énigmes est un peu faciles. Je m'étais fait piéger, mais je trouve quand même que c'est un peu déloyal d'attraper le lecteur avec cette ficelle. Remarque, c'est le lecteur qui imaginera, l'auteur ne fait que disperser de menus indices, et jouer avec un certain a priori qu'aura fatalement le lecteur. La ficelle est bien utilisée, mais un peu facile.
L'auteur parvient à ne pas faire de remplissage, et à doser ses effets.
Il est peut-être un peu gros que Francie et Gina s'attachent si vite l'une à l'autre, mais cela s'est déjà vu.

C'est sûrement Francie qui attirera le plus la sympathie du lecteur. Sa psychologie est assez simple, et pourtant, tellement réaliste! Elle est jeune, a besoin de protection. Elle vient de perdre celui qui l'aimait le plus. Elle voit débarquer une étrangère qui ne s'est jamais donné la peine de prendre de ses nouvelles, et qui n'est pas très chaleureuse... il est normal qu'elle se braque, et se montre désagréable. Il est également logique qu'elle ait voulu être la petite amie d'Andrew. À ce moment-là, elle avait encore son père, mais apparemment, elle a toujours été un peu effacée, n'a pas réellement d'amis. Elle se rapproche d'Andrew plus par désœuvrement que par réel intérêt, au départ.

Quant à Beth, elle est très froide. On peut la comprendre: elle ne s'est jamais entendue avec son père, elle adorait sa mère et n'accepte pas sa mort, et sa petite vie est perturbée par ce qui lui arrive. Cependant, elle ne fait pas preuve d'empathie. On comprend qu'elle soit désorientée, mais son espèce de colère permanente est assez agaçante. En outre, elle est facilement injuste avec tout le monde. Elle paraît insensible. Elle ne l'est pas, mais elle est beaucoup moins «abordable» que Francie.

Mike est un peu trop parfait pour être vraisemblable. Cela fait un gros contraste avec Beth. Si cela m'a un peu gênée au début, j'ai fini par m'en accommoder.

Concernant Andrew, je ne sais pas si sa psychologie est bien creusée. Sa personnalité est bien montrée, en tout cas. D'un autre côté, il n'est pas si simple de creuser un tel personnage.

Éditeur: éditions de la Seine.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Evelyne Rochat pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Cela faisait un moment que je n'avais pas entendu Evelyne Rochat. J'avais oublié qu'elle prononçait les noms anglophones exactement comme j'aime, c'est-à-dire qu'elle n'essaie pas de faire un accent, et prononce les noms de manière naturelle. Elle prononce juste «Andrew» de manière un peu étrange, mais cela ne m'a pas trop gênée.

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mardi 28 février 2012

mardi
28
février 2012

Duplicitty dogged the dachshund, de Blaize Clement.

Duplicitty dogged the dachshund

Note: À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:Ce matin-là, Dixie promène Maine, la chienne d'un couple parti en vacances. C'est alors qu'elle avise la voiture d'un autre de ses clients, Conrad Ferelli. Le chien de Conrad, Redgi, est à l'arrière. Dixie adresse un grand signe de la main au conducteur qu'elle pense être Conrad, tout en le hélant. Soudain, Maine lui échappe, et s'élance dans les bois. La jeune femme la suit: la chienne est en train de déterrer une main. Après l'arrivée de la police, on constate que le corps est celui de Conrad Ferelli.

Critique:
Comme dans le tome 1, il ne faut pas lire ce livre pour l'énigme policière, mais pour les personnages et leur psychologie. Toutes les situations sont bien décrites, bien analysées.
D'ailleurs, j'exagère un peu, car l'intrigue policière est plus poussée que dans le tome 1. Il y a des rebondissements et peu de lenteurs. Certaines de ces lenteurs sont dues au fait que Dixie répète certaines choses déjà dites dans le tome 1, afin que le lecteur qui n'aurait pas lu sa précédente aventure comprenne le tome 2. J'ai trouvé ça lourd, mais c'est indispensable.
Quant à la fin, certaines choses paraissent un peu invraisemblables, mais l'auteur a fait en sorte que ça n'ait pas trop l'air de «la gentille Dixie triomphe seule des trois méchants».
L'auteur parvient également à insérer de petits traits d'humour dans une scène où la tension domine: celle des serpents.

Dixie semblera terriblement réelle au lecteur, surtout à ceux qui aiment réellement les animaux, car ils réagiront comme elle en ce qui concerne Redgi, Maine, d'autres, et les animaux en général. D'ailleurs, si vous êtes comme elle et moi, vous aurez du mal avec certains passages... Notamment en lisant la lâcheté des propriétaires de Maine. Mais c'est loin d'être la seule scène qui fendra le coeur de ceux qui aiment et respectent les animaux.
D'autre part, si Dixie souffre encore de sa perte, elle tente de se reconstruire, et agit sainement.
Certains pourraient dire qu'il est contradictoire que Dixie souffre encore, et soit attirée par deux hommes à la fois. Je pense que non. Cela la rend plus humaine, plus vraisemblable.

Les autres personnages sont également intéressants, même les «méchants», dont la psychologie est creusée. Ce sont des brutes violentes, mais ils n'ont pas l'air si caricaturaux que dans les romans insipides de Mary Higgins Clark.
J'ai été touchée par Priscilla. Elle semble facile à briser, mais elle est forte. Elle s'éloigne résolument des clichés du genre.

J'ai apprécié de revoir Cora, encore plus pétillante que dans le tome 1.
J'aurais bien voulu que Dixie revoie Philip, mais cela n'a pas été le cas.

Remarque annexe:
Comme dans le tome 1, il me semble que les personnages n'arrêtent pas de manger beaucoup de choses appétissantes. ;-)

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Julia Gibson pour les éditions Recorded Books.
La série comporte sept tomes, mais l'éditeur audio n'en a publié que deux... Je suppose que les versions audio n'ont pas eu de succès. Dommage, j'aurais bien voulu lire la suite.

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