Romans policiers, thrillers, suspense

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jeudi, 11 mai 2017

Jusqu'à l'impensable, de Michael Connelly.

Jusqu'à l'impensable

L'ouvrage:
Harry Bosch est maintenant à la retraite. Son demi-frère, Mickey Haller, demande son aide. Le client de Mickey est accusé de meurtre. Il faudrait que Bosch enquête pour prouver son innocence.

Critique:
J'ai trouvé ce roman plus intéressant que les deux derniers parus en audio. L'intrigue m'a semblé plus fouillée. En outre, je n'avais pas tout deviné. Il y avait un élément dont je savais bien que c'était un indice, mais je n'arrivais pas à comprendre comment.
J'ai bien aimé certains rebondissements. Par exemple, je me suis demandé comment Harry allait découvrir une chose que le lecteur sait presque tout de suite. J'avais peur que cet élément traîne, mais non. À partir du moment où Harry le découvre, j'ai apprécié le jeu de cache-cache entre lui et deux autres protagonistes. Il y a juste une incohérence: quelqu'un d'aussi attentif et pointilleux que Bosch ne peut pas avoir oublié les photos originales dans le photocopieur. Il fallait bien que Connelly trouve un moyen pour que ses personnages sachent que Bosch les avait démasqués, mais ce qu'il a trouvé ne m'a pas convaincue.

J'ai aimé voir Bosch sans équipier. J'aimais bien ceux qu'il avait, mais j'ai trouvé sympathique de le voir enquêter seul, comme dans certains autres romans. On le retrouve pugnace, fin limier, intègre... Mickey m'a un peu déplu dans ce roman. Harry, lui, cherche la vérité; Mickey cherche seulement à faire innocenter son client. De plus, j'ai été un peu choquée par les diverses réactions de ceux qui ne comprennent pas pourquoi Harry, qui fit partie du LAPD, enquête pour sauver la peau d'un condamné, alors qu'il s'attachait à arrêter les criminels. Pourquoi n'ont-ils pas eu ce raisonnement simple: si le condamné n'est pas coupable, il faut que le vrai coupable soit arrêté, et s'il l'est, Harry ne fera rien pour le faire libérer? Certains ont ce raisonnement, mais il est surprenant que Maddie ne l'ait pas.

Comme d'habitude, j'ai apprécié les scènes de vie quotidienne entre Bosch et sa fille, mais j'ai eu l'impression que Maddie cherchait parfois des problèmes où il n'y en avait pas. Je comprends qu'elle soit déboussolée par l'absence de sa mère, mais j'ai trouvé très cliché qu'elle dise qu'il y avait des choses qu'elle aurait confiées à sa mère, et ne pouvait pas dire à son père. Certes, il y a des choses qu'on préfère dire à une femme, mais étant donné les circonstances, Maddie pouvait tenter d'en parler à son père.

Comme souvent, Connelly parsème son récit d'anecdotes qui, j'imagine, sont vraies. Je pense à celle sur le tout premier meurtre consigné par le LAPD ou à celle concernant le gouverneur de la Californie (dont le nom n'est pas écrit, mais que nous reconnaîtrons sans peine). J'aime bien ces petites histoires.

Je trouve dommage qu'une énième relation amoureuse semble prendre forme, à la fin de ce roman...

Je n'aime pas trop le titre français qui me semble excessif. Bien sûr, Bosch va frayer avec d'atroces meurtres commis par des personnes sans scrupules, mais malheureusement, c'est le cas dans beaucoup de ses enquêtes. Je préfère le titre VO («The crossing») qui suggère la rencontre (sur une affaire) entre Bosch et Haller, mais aussi le fait que Bosch franchit une frontière.

En faisant le tour des romans de Connelly parus en audio, j'ai constaté qu'apparemment, «Le verdict des dieux» n'avait pas été édité. J'ai trouvé cela curieux. Je ne pense pas qu'il ait pu être édité par un autre éditeur de livres audio, car je pense avoir fait le tour en cherchant sur Audible et Livraphone.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied.
Je n'ai rien de nouveau à dire sur le comédien. En fait, je pense la même chose que lors de mes précédentes chroniques.

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lundi, 1 mai 2017

Disparue, de Darcey Bell.

Disparue

L'ouvrage:
Stephanie et Emily sont amies. Miles, le fils de Stephanie, est le meilleur ami de Nicky, le fils d'Emily. Les deux enfants ont cinq ans. Un jour, Emily demande à son amie de prendre Nicky en même temps que Miles à la sortie de l'école. Cela est habituel. Seulement, la soirée avance, et Emily ne vient pas chercher son fils. Elle ne donne signe de vie ni le lendemain, ni les jours suivants.

Critique:
Ce roman met mal à l'aise parce qu'il montre à quel point certains peuvent être manipulateurs. On me dira que personne, dans la vraie vie, n'ira aussi loin que l'un des personnages. Je pense que malheureusement, on doit trouver cela dans la vie réelle. Bien sûr, un oeil averti discernera la manipulation, surtout parce que le personnage déraille et n'est pas si organisé qu'il veut bien le croire. Cependant, l'attitude des autres personnages est également effrayante. Ils se laissent manipuler tout en sachant très bien ce qu'il en est, ou sont dupés en croyant fermement aux assertions du personnage malveillant... En effet, il y a plusieurs phases, plusieurs étapes. Ces étapes font que le roman ne traîne pas. L'auteur s'arrange pour qu'on soit toujours dans l'expectative, qu'une découverte laisse assez rapidement place aux actions qui en découlent, etc.

En général, je n'aime pas les romans où je n'apprécie aucun personnage. Ici, cela ne m'a pas dérangée. D'abord, chacun n'inspirera pas la même répulsion. Ensuite, il y en a que je n'ai pas pu tout à fait détester.

Certaines réactions peuvent être jugées de deux points de vue. À un moment, on peut par exemple penser que Sean est une vraie chiffe sans caractère. Mais on peut aussi penser qu'il a été victime des circonstances, qu'il n'a pas su gérer tout ce qui lui est tombé dessus. J'ai oscillé entre les deux points de vue. C'est un peu la même chose concernant Stephanie. Est-elle naïve? Perverse? Opportuniste? Sa solitude lui pèse-t-elle trop? Je pense que c'est un mélange de tout cela. Il y aurait beaucoup de choses à dire sur les personnages, mais j'en dévoilerais trop.

Dans plusieurs romans, on nous montre qu'il faut aller au-delà des apparences. Darcey Bell le fait aussi, mais sa démonstration ne semble pas éculée. Entre le fait que Stephanie travestisse la vérité sur son blog et les demi-vérités et les énormes mensonges des uns et des autres, les exemples bien choisis ne manquent pas.
La romancière utilise une autre ficelle qui peut paraître trop employée, mais elle ne m'a pas gênée. Je pense que c'est parce que l'auteur nous prépare à sa découverte. Je n'ai rien deviné, mais une fois la chose dévoilée, je me suis souvenue de l'élément préparatoire. L'auteur elle-même le rappelle.

La fin m'a satisfaite. Au départ, j'ai pensé qu'elle était incertaine: ce qu'a prévu un personnage peut arriver, mais les choses peuvent tourner autrement. Ensuite, j'ai pensé que les choses tourneraient fatalement autrement, parce que pour moi, si ce personnage est très sûr de lui, il commet des erreurs, d'ailleurs soulignées par un autre personnage. Certes, je préfère penser que les choses n'arriveront pas comme le souhaite ce personnage, et donc vous allez me dire que je me persuade qu'il sera pris en défaut. J'attends donc vos avis.

Éditeur français: Hugo Roman
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Andi Arndt, Xe Sands, et Matthew Waterson pour les éditions Harper Audio.
J'aime beaucoup Andi Arndt: sa voix, son jeu naturel. Je trouve qu'elle exagère un peu pour les rôles masculins, mais justement, ici, elle l'a peut-être un peu moins fait.
Je ne connaissais pas Xe sands. Je ne l'ai pas trop appréciée parce que j'ai trouvé qu'elle marmonnait. Son ton était approprié, mais sa voix n'était pas claire. Peut-être qu'elle a adopté cette façon de faire à cause du personnage qu'elle jouait. Cela serait logique. Je verrai bien si je lis un autre livre enregistré par elle.
Je ne connaissais pas Matthew Waterson. J'ai été un peu gênée parce qu'il lisait avec un accent anglais (puisque Sean est anglais), mais cela n'a pas été si pénible, d'abord parce qu'il a peu de chapitres, ensuite parce que son accent anglais m'a paru moins prononcé que chez d'autres. Je ne sais pas s'il est anglais ou s'il a pris un accent pour l'occasion.

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lundi, 24 avril 2017

Mariachi plaza, de Michael Connelly.

Mariachi Plaza

L'ouvrage:
Harry Bosch et Lucia Soto enquêtent sur un crime dont la victime est morte dix ans après qu'on lui a tiré dessus.

Critique:
Ayant été très déçue par «Dans la ville en feu», j'ai boudé «Mariachi plazza» à sa sortie audio. Il y a quelques jours, j'ai décidé de l'essayer, car le prochain sort bientôt: il a l'air intéressant, et je préfère lire les Connelly dans l'ordre de publication.

Comme je l'ai constaté dans certains autres romans de cet auteur (surtout dans les derniers), l'enquête n'est pas ce qui m'a intéressée le plus. C'est plutôt certaines choses qu'elle engendre. Par exemple, Michael Connelly évoque (comme ailleurs) les relations entre les policiers et les journalistes. Ce faisant, il explique une chose dont je ne m'étais pas aperçue, à savoir que certains journaux sont bien moins florissants que dans les années 90. Le lire sous sa plume m'a fait penser que c'était sûrement le cas en France également.

J'ai apprécié de lire certaines choses quant à la hiérarchie dans la police. Là encore, je suppose que c'est le cas un peu partout. Ici, cela s'illustre par le fait qu'une nouvelle recrue est assignée à la gestion d'un aspect pénible de l'enquête.
J'ai aimé lire les manipulations qu'effectue la personne chargée de visionner une vidéo importante pour l'enquête.

C'est toutes ces petites choses qui font que j'ai passé un bon moment. De plus, j'ai retrouvé Bosch et sa fille avec plaisir. Cependant, ce roman ne me laissera pas un souvenir impérissable. L'enquête est sans réelles surprises, tout comme celle que Soto et Bosch mènent en parallèle. Ce n'est pas désagréable, mais il ne faut pas lire ce roman en s'attendant à quelque chose de palpitant.

L'auteur a été un peu moins pénible que dans ses deux derniers romans quant à la vie sentimentale de Bosch, mais ses pensées concernant une ancienne flamme qu'il recontacte pour l'enquête m'ont agacée. Je sais, je suis sévère et pinailleuse, mais décidément, la vie sentimentale de Bosch ne me plaît pas. Peut-être est-ce parce que parmi celles qu'il a aimées, ma préférée reste Sylvia, et qu'il ne revoit que celles que je n'aime pas ou a de brèves aventures avec des femmes à qui j'ai toujours quelque chose à reprocher. ;-)

Remarque annexe:
À un moment, il est expliqué qu'avant que Maddy cesse de manger de la viande, le père et la fille allaient souvent à In N Out (une chaîne de fastfood comparable à Mcdonald). Cela m'a fait un petit pincement au coeur, car je trouve In N Out bien meilleur que Mcdo, et voilà bien longtemps que j'embête mon entourage en râlant que c'est In N Out qui aurait dû se développer en France.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Chaussepied pour les éditions Audiolib.
Je n'ai pas grand-chose à dire sur le comédien. En fait, je pense exactement pareil que lors de mes précédentes chroniques depuis que Jacques Chaussepied a remplacé Éric Herson-Macarel.

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97 lectures

jeudi, 13 avril 2017

Parce qu'elle m'aime, de Mark Edwards.

Parce qu'elle m'aime

L'ouvrage:
Andrew est célibataire, travaille chez lui... À part sa soeur (Tilly) et sa meilleure amie (Sasha), il est seul. Un jour, il rencontre Charlie. Ils entament très vite une relation passionnée.

Critique:
Après avoir beaucoup aimé «Sur tes pas», je ne pouvais laisser l'occasion de lire «Parce qu'elle m'aime». Ce roman m'a plu. Mark Edwards s'est essayé à un exercice assez difficile, parce qu'il fallait que tout soit crédible. Dans un message au lecteur en fin d'ouvrage, il présente ses excuses à ceux qui trouveraient ses ficelles trop grosses. Le tout m'a paru bien amené. Après coup, j'ai pensé: «Ah, il a utilisé le même type de ficelle que Machin dans tel roman, et il a fait exprès de faire ceci ou cela que j'ai moins apprécié.» Certes, mais si j'avais été à sa place, j'aurais fait exactement pareil! Il faut bien trouver un moyen de duper le lecteur. D'ailleurs, l'auteur est plus subtil que certains autres. Si Andrew finit par être persuadé de quelque chose, le lecteur, lui, est plus précautionneux. Quant à moi, je ne savais quoi croire, et c'est justement ce qui rend ce roman intéressant. Certains faits poussent vers une conclusion, mais après tout, le réseau de «preuves» n'est pas bien solide... À un moment, j'ai pensé que Mark Edwards en faisait peut-être un peu trop concernant Frazer, mais après tout, c'est crédible.
Un autre point positif est que l'auteur n'amène pas les choses avec de gros sabots. Andrew découvre, peu à peu, des éléments dont certains sont anodins. Là-dessus, se greffent les problèmes sentimentaux de Sasha, etc.

Les personnages principaux sont tous attachants, même si on en préférera certains à d'autres. Le style de l'auteur est fluide. Il sait poser une situation, et fait en sorte que l'histoire soit assez intéressante pour que le lecteur ne tente pas de la décortiquer et devine tout trop tôt. Le romancier sait créer le suspense. Son intrigue ne traîne pas.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Olivier Chauvel.
J'aime beaucoup Olivier Chauvel, et je suis convaincue que c'est un bon comédien. Voilà pourquoi je trouve vraiment dommage qu'il modifie sa voix pour faire certains personnages. Je ne sais pas si cela vient de lui ou du studio qui l'a dirigé, mais quel gâchis d'avoir fait une voix de beauf à Victor! Tout ça parce qu'il appelle sa femme bobonne, et a parfois des réflexions un peu idiotes! Dans la vie normale, personne ne parle avec une voix qui semble exagérée, toujours forte... Qu'aurait fait le comédien si, à un moment, Victor avait chuchoté? Il change aussi sa voix pour Frazer. Ici, c'est un peu mieux réussi, mais tout comme pour Victor, cela fait caricatural. Il est normal que la voix laisse transparaître une fêlure, mais pourquoi faire renifler Frazer toutes les cinq secondes? L'auteur ne précise pas ces reniflements. Bien sûr, ils vont avec ce qu'on sait et imagine de Frazer, mais que le lecteur les fasse accentue la caricature, tout comme la voix qui prend automatiquement une certaine tessiture.
D'autre part, à plusieurs reprises, Andrew rédige des SMS: le lecteur les lit comme si le narrateur était en train de les rédiger en les lisant à voix haute. De ce fait, il ne met pas le ton, et les lit de manière hachée. J'ai trouvé cela dommage: cela casse le rythme, et ne fait pas très naturel.

Pour information: la structure du livre n'a pas pu être respectée.

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lundi, 20 mars 2017

Jeux de miroirs, d'Eugen Ovidiu Chirovici.

Jeux de miroirs

L'ouvrage:
Peter Katz, agent littéraire, reçoit les premières pages du manuscrit écrit par un certain Richard Flynn. Celui-ci y a joint une lettre expliquant que le reste du manuscrit est à la disposition de Peter. Le début raconte comment Richard Flynn rencontra Joseph Wieder, professeur d'université qui faisait des recherches sur le cerveau, la mémoire... Les pages reçues par Peter s'achèvent lorsque Richard évoque le meurtre de Wieder, en 1987. L'affaire ne fut jamais résolue...

Critique:
Ce roman m'a plu, malgré son aspect classique. En effet, il y a eu un meurtre, et il y a des suspects. Pour moi, plusieurs choses démarquent ce roman. J'ai surtout apprécié l'impossibilité pour le lecteur (et pour les enquêteurs) de dégager la vérité. Richard affirmait quelque chose, Laura disait autre chose, etc. Pourquoi croire l'un plutôt que l'autre? Comment vérifier la véracité des dires de chacun? D'ailleurs, la vérité n'oscille-t-elle pas entre tous ces points de vue? Si on décide d'être totalement objectif, on n'a aucune preuve quant au livre publié par Laura. On penche pour la version d'une personne à cause de ce qu'on apprend à propos de tel ou tel personnage, mais on n'a aucune preuve. Cela n'est pas gênant, c'est même très intéressant: les deux explications se tiennent. Bien sûr, on finit par savoir qui a tué, mais pour moi, ce n'est pas le plus important. Je l'avais plus ou moins deviné, et certains lecteurs le devineront sûrement. Ce qui compte vraiment, ce sont justement ces «jeux de miroirs» entre tous les témoignages recueillis tour à tour par Peter, John, et Roy.
J'ai également apprécié de constater qu'une personne dit la vérité tout en ne la disant pas. En effet, cette personne expose sa vérité, mais lorsqu'elle raconte son récit, «l'enquêteur» y apporte des précisions qui montrent que si l'histoire est vraie, la conclusion de la personne qui l'a vécue est erronée.

Le fait que trois personnes cherchent la vérité à tour de rôle est également un élément original. En tout cas, je ne me souviens pas l'avoir rencontré dans un autre roman. Au début, cela m'a un peu déroutée, et j'ai eu peur de décrocher. Je me suis rapidement aperçue que cela ne me gênait pas du tout. J'étais un peu détachée quant à la vie privée de John (le deuxième «enquêteur»). J'ai été davantage interpellée par celle du troisième, Roy. Sûrement parce qu'il s'implique davantage et nous en dit beaucoup sur lui-même.

Si on désire connaître l'identité de l'assassin, on veut surtout savoir pourquoi. D'ailleurs, l'auteur dit, dans une note finale, qu'il voulait surtout expliquer pourquoi. Ce mobile, mais surtout, ce qu'il révèle, fait réfléchir quant à un sujet qui revient régulièrement, sous différentes formes dans le roman, et qui passionne beaucoup de monde. L'auteur explique, dans sa note finale, que c'est quelque chose touchant à ce sujet qui l'a fait réfléchir et a été le point de départ de l'écriture de ce roman.

J'ai également apprécié que le romancier prenne le temps de planter un décor. Par exemple, lorsque Roy va voir Franck, on rencontre d'abord Matt qui semble avoir des idées assez tranchées quant à son métier. On voit peu ce personnage, mais il m'a intéressée parce qu'il semblait terriblement réaliste et profondément humain, malgré le fait qu'il avait souvent l'air de râler.

Le roman ne souffre pas de temps morts. Les rebondissements ne sont ni invraisemblables ni trop spectaculaires.

Service presse des éditions Audiolib.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Vincent Schmitt.
C'est le premier livre enregistré par Vincent Schmitt que j'écoute. J'ai beaucoup apprécié ce comédien dont la lecture est naturelle. En outre, il n'a pas modifié sa voix pour les rôles féminins ni tenté de prendre un accent pour les noms anglophones. Il a quelque peu modifié son intonation pour le rôle de Franck, ce qui, pour moi, est une bonne chose. Cela a donné plus d'épaisseur au personnage, car cela va bien à ce qu'on imagine de lui. En outre, le comédien fait cela de manière subtile, il n'exagère pas son jeu. Je l'entendrai à nouveau avec plaisir.

L'éditeur n'a pas respecté la structure du livre. En effet, comme c'est souvent le cas chez Audiolib, certains chapitres sont coupés en deux. Je trouve cela dommage, d'autant que je ne comprends pas ce qui les empêche de faire un fichier par chapitre, comme ils le font pour certains livres. La seule explication que j'ai trouvée est qu'ils pensent qu'au-delà d'un quart d'heure, un fichier est trop long. C'est étrange, c'est comme si, dans un livre papier, on trouvait qu'au bout de tant de pages, un chapitre est trop long.

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