Romans historiques

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jeudi, 5 janvier 2017

L'oiseau des tempêtes, de Serge Brussolo.

L'oiseau des tempêtes

L'ouvrage:
Le baron Artus de Bregannog et ses gens sont naufrageurs. Depuis qu'il a reçu une flèche empoisonnée, Artus a des crises de folie, et bien qu'il s'en défende, son esprit est en proie à la superstition. Ainsi se laisse-t-il convaincre par Chavral, son garde-chasse, que Marion (quinze ans, belle-fille du vétérinaire, Alexandre) est dangereuse et néfaste. Dès lors, la jeune fille est en danger.

Critique:
L'auteur n'est pas aussi inventif que dans des romans comme «Anges de fer, paradis d'acier», mais j'ai trouvé «L'oiseau des tempêtes» plus creusé et plus abouti que «Tambours de guerre». Ici, Serge Brussolo renoue avec les romans historiques. Il s'écarte du policier pour nous plonger dans un roman d'aventure. Les choses se mettent vite en place, et Marion est précipitée dans des dangers plus périlleux les uns que les autres. À peine se tire-t-elle d'un mauvais pas qu'un autre court à sa rencontre. À un moment, j'ai pensé que l'auteur créerait des invraisemblances pour la sortir de situations délicates. Heureusement, ses solutions sont toujours crédibles. L'intrigue ne souffre donc pas de temps morts.

Marion est une héroïne brussolienne. Elle est foncièrement gentille, et lucide quant à sa situation. Parfois, j'ai eu envie de la secouer, comme c'est souvent le cas avec les héros brussoliens. Cependant, elle n'a pas toujours la possibilité de faire quelque chose pour améliorer sa situation. Elle est un peu naïve quant à certains événements, mais cela se comprend. Comme elle le souligne elle-même, elle ne connaît pas grand-chose de la vie. Elle n'est pas préparée à être précipitée dans ce tourbillon de péripéties.

À la fin, Brussolo laisse la porte ouverte à une suite. Il peut s'arrêter là, mais il a la possibilité de poursuivre les aventures de Marion.

Service presse des éditions Fleuve éditions. La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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jeudi, 8 décembre 2016

La part des flammes, de Gaëlle Nohant.

La part des flammes

L'ouvrage:
Paris, 1897.
Violaine de Raezal souhaite oeuvrer pour les pauvres. C'est à cette occasion qu'elle rencontre la duchesse Sophie d'Alençon. Celle-ci la prend sous sa protection, et la fait travailler avec elle, au bazar de la charité. C'est là que Violaine rencontre Constance d'Estingel, jeune fille d'un abord réservée.
C'est alors que, le 4 mai, le bazar de la charité est la proie d'un incendie. Cet événement laissera une empreinte indélébile dans la vie de ces femmes et de leurs proches.

Critique:
À mon avis, la première qualité de ce roman est la minutie avec laquelle l'auteur décrit une époque, des personnages, les conséquences d'un événement qui bouleverse tout et tous. Dès les premières pages, le ton est donné. Nous frayons avec la noblesse parisienne, avec ses règles (non-écrites, mais auxquelles personne ne déroge), ses castes, ses conventions, ses artifices... Tout au long du roman, cette ambiance reste. On cancane à propos de telle personne, on veut à tout prix être dans les bonnes grâces de telle autre parce qu'elle est populaire. Après l'incendie, l'une de ces dames, avide de ragots et de relations superficielles (mais elle n'est pas la seule) devra remettre certaines choses en question, ayant été atteinte par les flammes, et donc n'étant plus aussi intéressante pour certains.
J'ai également beaucoup aimé l'épisode qui se passe au théâtre. Là encore, pour certains, le théâtre n'est qu'un prétexte pour se montrer et observer les autres. Les rares personnages du roman qui y vont pour regarder ce qui se déroule sur scène sont vite éconduits par les superficielles de la bande, Léonce d'Ambronay en tête. Léonce fait partie de ceux qui concentrent bêtise et égoïsme.

Je ne connaissais pas du tout Gaëlle Nohant. J'ai découvert une plume fluide, un vocabulaire recherché (ce qui me ravit), une narration et des dialogues vivants qui, outre l'ambiance, nous plongent au coeur de l'époque. De plus, ce roman ne souffre d'aucun temps mort.

Quant à l'intrigue, elle m'a également plu, mais elle n'aurait pas été si puissante sans les atouts dont je parle plus haut. Elle présente donc ces protagonistes, évoluant dans une société sans pitié dont ils connaissent les rouages, et ayant du mal à s'y habituer (du moins, en ce qui concerne les personnages principaux). Les conséquences de l'incendie creuseront le fossé entre eux et cette société du paraître et des convenances. J'ai aimé la manière dont certains sont amenés à se rencontrer.

Constance a éveillé à la fois ma compassion et mon exaspération. Je voulais qu'elle ait le courage d'être elle-même, de s'accepter. Pourtant, je reconnais qu'entre sa mère et la mère supérieure, la pauvre n'avait pas vraiment la possibilité de s'affirmer. Entre se révolter contre celle qui ne sait pas l'aimer et de qui elle est trop différente, et tout faire pour être digne de l'affection de la mère supérieure, Constance se débat dans des courants contraires. On comprend bien que son esprit soit tourmenté.

Amélie, sa mère, m'a interpellée. Embourbée dans son égoïsme, elle m'a d'abord paru méprisable. Puis je l'ai un peu appréciée, parce que s'il est évident qu'elle agit par intérêt, on perçoit aussi sa conviction que c'est pour le bien de Constance. Elle n'a aucun cas de conscience à ne faire que contrarier sa fille (et à accepter autre chose que je vous laisse découvrir) parce qu'elle est sûre qu'à terme, cela aidera la jeune fille. À l'inverse, la religieuse que révère Constance me semble uniquement poussée par l'aigreur et le besoin d'enfermer quelqu'un dans le même malheur qu'elle. Qu'elle ait compris ou pas que Constance souhaitait s'en remettre à Dieu pour de mauvaises raisons, elle sait que celle-ci est perdue, et fait tout pour l'enfoncer dans son marasme à coups d'ordres péremptoires et de jugements sans appel.

À l'instar de Violaine et de Lazlo de Nérac, je n'ai pas seulement vu en Armand un personnage fade. Pendant une grande partie du roman, on sait seulement qu'il n'aime pas sa belle-mère et le cache mal. Je ne sais pas pourquoi, mais je l'imaginais couard et sans saveur. Il est bien plus complexe. Lazlo et Violaine finissent par deviner qu'il n'est pas uniquement ce qu'il montre. J'ai aimé que l'auteur ne nous présente pas quelqu'un d'absolument détestable, et explique, par ses actes et son passé, qu'il a des côtés attachants.

D'autres personnages et d'autres thèmes seraient à évoquer, mais je ne veux pas trop en dévoiler.

Service presse des éditions Audible Studios, dont vous trouverez le catalogue sur le site Audible.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Françoise Cadol.
J'aime beaucoup cette comédienne que je connais surtout pour ses doublages. Je l'apprécie énormément. Ici, elle n'a pas démérité. Elle est l'interprète parfaite pour ce roman! De sa voix claire et soignée, elle entre parfaitement dans la peau des personnages, et sert à merveille le style de Gaëlle Nohant. Elle ne s'embarrasse pas de cet artifice qui consiste à prendre «une grosse voix» pour les hommes, et dont certaines usent à mauvais escient.

L'un des personnages est américain. Il s'agit de Mary Holgart. Plusieurs fois, l'auteur précise qu'elle s'exprime avec un accent. Je suis ravie que la lectrice ne tente pas de faire cet accent. Je suppose que c'est d'un commun accord avec l'éditeur audio. J'ai trouvé cela judicieux, car pour moi, il est toujours laborieux d'entendre des lecteurs prendre un accent étranger. Je remercie donc la lectrice et l'éditeur pour cela. J'avoue que j'aurais même préféré que la comédienne prononce Mary sans faire le «r» anglophone.
D'autre part, je constate que l'éditeur sait s'adapter d'un livre à l'autre. En effet, dans «Le sourire des femmes», l'accent de Goldberg ajoute au comique de la situation, il était donc logique que le comédien le fasse. De plus, ce personnage ne s'exprime pas trop longtemps, donc cela s'arrête avant que l'agacement remplace le rire. Dans «La part des flammes», cela aurait été du surjeu, ôtant toute crédibilité au personnage, et dissipant la tension de certains moments. Bref, cela aurait été du gâchis, à mon avis.

Parfois, certains personnages lisent des vers. La lectrice les lit de manière fluide en tentant de respecter certaines règles de versifications sans que cela ait l'air prétentieux. Il me semble qu'à un moment, elle marque à peine une diérèse.

Pour information: la structure du livre est respectée.

Cliquez ici pour voir le livre audio et en écouter un extrait.

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lundi, 5 octobre 2015

La prisonnière de Venise, de Valeria Montaldi.

La prisonnière de Venise

L'ouvrage:
Venise, 1328.
Giulia jeune patricienne de seize ans, vit avec sa tante. Elle a une liaison avec Samuel, le fils d'un marchand de tissu de passage à Venise. Giulia est amoureuse, le jeune homme ne voit en elle qu'un agréable passe-temps. Après que son amant a quitté Venise, Giulia s'aperçoit qu'elle est enceinte.

Critique:
Ayant beaucoup aimé «La rebelle», je me suis empressée de lire ce roman. Il m'a plu, mais moins.
D'abord, il m'a semblé que l'intrigue était moins recherchée. L'auteur commence à tomber dans le «soap opera». Ce n'est pas à ce point, mais il y a des tendances. Les personnages ne m'ont pas paru très creusés. Pour certains (comme le frère Gaspare), ce n'est pas très grave, car on imagine quelqu'un de ce genre dans la vie réelle. Cristina m'a agacée, car très souvent, elle ne sait que s'emporter. C'est peut-être en ce sens qu'elle fait partie de ceux que je trouve peu creusés. Francesco, lui, m'a paru un peu passe-partout.

Le fait que deux personnages tombent amoureux est une grosse ficelle. D'abord, comment se fait-il que ce soit justement ces deux-là! Au long du roman, il y a d'autres ficelles de cet acabit. Certes, ce genre de choses peut arriver, mais ici, c'est surtout que Valeria Montaldi en avait besoin pour créer un rebondissement, et précipiter certains personnages dans la tourmente. Ce qui est un peu dommage à ce sujet, c'est que le lecteur, lui, sait ce qu'il y a à savoir quant aux amoureux. Bien sûr, il est intéressant de voir comment les personnages vont le découvrir, mais j'ai trouvé que c'était un peu long. D'ailleurs, à un moment, j'ai pensé: l'auteur passe la première partie du livre à faire ourdir des plans à certains, et la deuxième à faire en sorte que les autres découvrent ce qu'il en est. J'ai trouvé tout cela un peu trop transparent...
J'ai quand même globalement apprécié ce roman, et j'ai aimé la fin qu'a choisie l'auteur.

D'autre part, certains (surtout Giulia et Cristina) expriment leurs sentiments de manière assez poussée, et parfois, on a envie de leur dire d'abréger un peu les effusions. Bien sûr, il est compréhensible que Giulia, qui a tenté de tout étouffer en elle, éprouve de très fortes émotions, alors que le coeur du problème est abordé. J'ai très bien compris ce personnage, mais je trouvais que parfois, l'auteur en faisait trop.
Giulia évolue, se trompe, accepte (dans la douleur) ses erreurs, se remet en question... Elle finit par trouver en elle une force insoupçonnée. C'est un personnage positif, ainsi que Tobia Catellano, le médecin qui prône la tolérance, l'évolution, et qui semble soucieux de bien faire son métier.

Comme dans son précédent roman, l'auteur plonge son lecteur dans une époque. J'ai trouvé cela moins présent. Bien sûr, il y a l'épidémie de peste, ainsi que le grand tremblement de terre... cependant, il m'a semblé qu'on rencontrait moins les habitudes, les moeurs, la culture de la ville...

Éditeur: Pygmalion.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne Fauch pour la Bibliothèque Braille Romande.
La lectrice a une voix agréable. Elle prend parfois un accent pour certains noms, mais ce n'est pas trop poussé. Elle met le ton approprié, mais elle lit trop doucement, comme si elle était à côté de quelqu'un qu'elle ne souhaitait pas réveiller. Elle le fait même quand un personnage crie. Cela fait qu'elle tente de crier doucement... j'ai trouvé cela dommage.

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lundi, 25 novembre 2013

Le printemps des enfants perdus, de Béatrice Égémar.

Le printemps des enfants perdus

L'ouvrage:
Paris, mai 1750. Manon Dupré est parfumeuse. Elle voit beaucoup de gens passer dans sa boutique, au Bouquet de Senteurs. En ce moment, une étrange histoire se raconte: des enfants seraient enlevés en pleine rue. Elle n'y croit pas trop, mais lorsque le jeune Gaspard (qui travaille pour elle) disparaît, elle se pose des questions.

Critique:
Béatrice Égémar s'est servie d'un fait divers afin d'écrire un roman policier historique. Je ne connaissais pas du tout cette histoire d'enlèvements d'enfants de 1750. La romancière explore certaines pistes, donne quelques réponses, et en annexe, indique au lecteur des ouvrages documentaires qui lui permettront d'en savoir plus su ce fait divers si le coeur lui en dit.

Le décor est très bien planté. Je me suis laissée porter par l'histoire, et n'ai pas tenté de chercher des coupables. Le style est relevé sans être pompeux. L'auteur nous immerge très vite dans l'ambiance du Paris de l'époque.

L'héroïne et les personnages qui gravitent autour d'elle sont attachants. La soeur de Manon (Catherine) m'a parfois agacée car elle a tendance à rejeter son fils qui, apparemment, est attardé. (Je me demande s'il ne souffre pas d'une forme d'autisme...) Cependant, il faut recontextualiser les choses. Catherine est effrayée et ne sait pas s'y prendre. Personne ne la conseille vraiment, et même si Manon ferait mieux (cela se sent lorsque la romancière livre ses pensées à ce sujet), il est évident que Catherine aurait eu besoin de davantage de soutien et de confiance en elle.
Manon pourrait sembler parfaite, mais elle a une qualité qui l'humanise: elle est modeste. Son humilité n'est pas tapageuse comme celle d'autres héroïnes (ce qui en ferait, pour le coup, une fausse humilité). En outre, elle accepte de se compromettre (en quelque sorte) dans un but honorable. Et pus, elle réfléchit.

L'intrigue est bien menée. Le suspense n'est pas à couper le souffle, mais est instillé lentement, et certains faits se révèlent où on ne les attend pas forcément.

Manon étant parfumeuse, on la voit évoluer au milieu de différentes essences, et à un moment, elle fabrique un parfum. J'ai aimé lire ces détails qui, en plus de contribuer à l'immersion du lecteur dans le décor, lui rappelle qu'un parfum se compose de plusieurs odeurs mêlées.

Un livre sympathique qui instruit tout en divertissant.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par les éditions Presses de la cité

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lundi, 23 septembre 2013

De tempête et d'espoir, tome 2: Pondichéry, de Marina Dédéyan.

De tempête et d'espoir, Pondichéry

L'ouvrage:
Anne arrive au terme de son voyage. Elle doit maintenant tenter de retrouver son frère dans cet immense pays.

Critique:
La suite de l'histoire d'Anne de Montfort est également un roman d'aventures. L'auteur a parfaitement planté le décor dans lequel se retrouve son héroïne. À cette époque, l'Inde était un pays mystérieux, tout ce pourquoi on la connaît était nouveau pour des gens comme Anne. Marina Dédéyan réussit très bien à nous montrer tout l'exotisme du pays alors que ses personnages poursuivent leur périple. D'autre part, le contexte historique est également bien retranscrit et exploité.

L'objet de la quête étant Jean, le frère de l'héroïne, il est un peu logique que si elle le trouve, ce ne soit qu'à la fin. Cependant, j'aurais aimé que cela arrivât plus tôt, cela aurait créé un rebondissement. J'ai parfois trouvé les choses un peu lentes... Bien sûr, certains événement arrivent... L'auteur a même réussi à me piéger: à un moment, j'ai trouvé une chose très grosse, et elle l'a expliquée par la suite.

Anne m'a parfois agacée. Je comprenais ses motivations, mais son caractère emporté ne l'a pas forcément servie... Son obstination est louable, mais elle touche parfois au caprice. J'ai trouvé l'une de ses réactions (je ne peux pas dire laquelle, j'en dévoilerais trop) disproportionnée. Elle est compréhensible, mais sa virulence et sa durée ne le sont pas. De toute façon, Anne est assez extrême dans ce tome. On me dira que c'est son caractère.Certes, mais là, elle l'est un peu trop. Heureusement, elle se remet en question. Tout au long du roman, elle se demande où elle en est, ce qu'elle doit faire, comment le faire, si elle agit conformément à ce qu'elle est.

Anne et Jean ne sont pas les seuls personnages du roman: ceux que nous découvrons sont intéressants et attachants. Outre des personnalités complexes, ils représentent un pan de ce pays aux multiples facettes.

Il est dommage que l'auteur ait inventé des coups de foudre. Cela fait très cliché. Une fois qu'on s'y habitue, on apprécie ces histoires d'amour, mais je pense qu'elles auraient pu être amenées plus finement.

Le récit alterne les chapitres numérotés (le récit d'Anne) et les chapitres non-numérotés (le carnet de Jean). Tout est essentiellement rédigé au présent. J'ai préféré cette structure à celle du tome 1, car on ne devine pas quelle sera l'issue du roman.
Cette quête ressemble à un conte: Anne va d'un endroit à un autre après avoir reçu des indications de personnes qui auraient vu Jean, elle rencontre des personnes qui l'aideront... En outre, le frère et la soeur ayant été très proches, très complices, ils parviennent à deviner certaines choses concernant l'autre. Cela a un petit parfum de magie, même si cela s'explique par une grande complicité et une grande connaissance de l'autre.

Après avoir lu ce tome 2, je me demande de quoi se composera le tome 3. Pour moi, l'histoire pourrait s'arrêter là. Je n'en serai pas moins ravie de retrouver Anne et certains autres dans le tome 3.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par les éditions Flammarion par l'intermédiaire de l'agence de communication Gilles Paris.

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