Conduite en état Livresque

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Faut pas insister quand on sent qu'on est rejeté de tous les côtés à la fois. Il faut regarder devant soi et continuer tout seul sur son chemin.
Philippe Djian dans "37,2 le matin".

lundi 9 juillet 2007

lundi
9
juillet 2007

Le jeune amour, de Michel Jeury.

Le jeune amour

L'ouvrage:
Les années 50.
Gil Jallas a dix-sept ans. Il rêve de devenir un grand écrivain. Il s'essaie d'ailleurs à écrire quelques textes, et participe même à un concours entre amis.
Après avoir passé la première partie de son bac, il songe à travailler, car ses parents ne roulent pas sur l'or. Sa mère, Félicia, travaille dans une usine. Justement, le patron de cette usine, Adrien Lécuyer, a trouvé un travail pour Gil. Il met juste quelques conditions à cela. L'une de ces conditions est que Félicia et Marie, une autre ouvrière, travaillent au nettoyage de maisons lui appartenant. Une condition sous-jacente est que Marie devienne sa maîtresse.
Il faudrait aussi que Félicia et Marie fussent ses oreilles à l'usine.

Gil est heureux d'entrer dans la vie active. Il se fait un ami en la personne d'Yvon Pelot, l'un de ses collègues. Les deux hommes deviennent très vite complices.
Yvon est le seul à connaître le secret de Giles: celui-ci est amoureux de Marie.

Critique:
Voilà un roman du terroir sympathique. Le décor de l'après-guerre, les émois d'un adolescent qui se cherche, des personnages qui s'aiment, ne s'aiment plus, se laissent prendre au jeu des apparences...

Gil est doux, attendrissant. Un drame va le pousser à grandir peut-être un peu vite. En même temps, il perdra sa candeur, et acquerra une nouvelle assurance. C'est également après ce drame, après que Gil aura traversé cette épreuve que son amour pour Marie se concrétisera.
Le drame arrive à un moment où le livre commençait à s'essouffler. Cela fait qu'il prend une tournure inattendue.

Le roman est majoritairement détendant. Il y a beaucoup de traits d'humour, et de situations cocasses. Par exemple, Yvon et Gil s'amusent du talent qu'a ce dernier à imiter une écriture, voire une signature. Ce don aurait d'ailleurs pu lui porter tort, après l'accident.
Une scène m'a donné le fou-rire. Rien que pour cette scène, le livre est à lire. Pour ceux qui écouteraient la version audio publiée par les éditions VDB, cette scène se trouve à la fin du CD numéro 3. Personnellement, je n'ai absolument pas vu venir la chute!

Certains personnages inspirent la compassion: Isabelle, Aurélie, le garde, Pierre... C'est le côté sombre du roman. Il est léger, mais les souffrances et les blessures de certains personnages le rendent plus grave, par moments.

C'est un roman sympathique, dont les personnages sont attachants, sauf un qui est vraiment cruel. Il réussit à détendre et à faire réfléchir à la fois.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Christophe Caysac pour les éditions VDB.

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jeudi 15 février 2007

jeudi
15
février 2007

Le bal des célibataires, de Michel Peyramaure.

Le bal des célibataires

Voir la critique du tome 1

L'ouvrage:
Première guerre mondiale.
Pierre doit partir combattre. La famille est désespérée. Malvina et Cécile l'accompagnent à la gare.
Pierre reviendra en permission. Mais à la fin de la guerre, il ne reviendra pas. Il est porté disparu. Cécile et lui se sont mariés pendant l'une de ses permissions. Cécile gardera un souvenir vivant de lui: un enfant.

Un jour, une femme, Sylvaine, se présente chez Cécile. Elle lui apprend qu'elle a été la maîtresse de Pierre, et qu'elle voulait connaître sa femme qu'il adorait. Après cette entrée en matière incongrue, et une réaction plutôt vive de la part de Cécile, (réaction compréhensible, avouons-le), les deux femmes cohabitent, et se lient d'une amitié teintée de ressentiments, lorsqu'elles évoquent Pierre.

D'un autre côté, le village de Saint-Roch est comme mort. Beaucoup d'hommes de ce petit village sont morts au combat. Les femmes ont besoin d'hommes pour les aider dans les travaux quotidiens, et aussi pour combler leur solitude.
C'est alors que Cécile et Sylvaine ont une idée.

Critique:
Pour la petite anecdote amusante, ce livre a d'abord été un téléfilm. En fait, "L'orange de Noël" a été adapté pour la télévision en 1997. Les créateurs du film ont décidé de lui inventer une suite télévisée. Michel Peyramaure a ensuite écrit l'adaptation en livre de ce téléfilm.

En général, la suite d'un livre est moins bien que le premier tome, si ce premier tome n'appelait pas de suite. Ici, mon sentiment est mitigé. L'idée du bal des célibataires est assez originale. Elle peut paraître saugrenue, mais il faut se remettre dans le contexte de l'époque. Les femmes dépendaient plus des hommes que maintenant pour leur vie quotidienne. Il est également compréhensible qu'elles aient envie de compagnons. Et puis, ne voit-on pas ce genre de choses aujourd'hui, avec les sites de rencontres, par exemple?

Le personnage du maire est assez amusant. Il est mené à la baguette par sa femme, et essaie de faire croire que c'est lui qui porte la culotte dans le ménage.
Certaines histoires d'amour attendrissent le lecteur: celle de Thérèse et d'Armand, ou celle d'Emma Berthier.
En outre, Malvina explique que le bal des célibataires n'a pas été un succès pour tout le monde. Cela rend l'histoire plus crédible.

Une chose m'a fortement déplu: l'histoire entre Sylvaine, Robert, et Cécile. On dirait une espèce de remake de l'histoire entre Cécile, Pierre, et Sylvaine. Et puis, Robert semble avoir au moins de l'affection pour Sylvaine, et pourtant, il ne fait rien pour l'aider lorsque Cécile la chasse. Mieux: il reste chez Cécile, et finit par se mettre avec elle. Tout cela n'est pas très net, et est tiré par les cheveux. Lorsque Cécile a chassé Sylvaine, je pensais que Robert aurait la décence de s'en aller, même si, comme le résume Malvina, il n'a que du désir pour Sylvaine, et éprouve de l'amour pour Cécile. En fait, cette histoire a gâché le plaisir que j'ai eu à lire ce livre. Tout le reste du livre est sympathique, mais cette histoire-là est décevante, à mon avis.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Frédérique Ribes pour les éditions VDB.

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lundi 12 février 2007

lundi
12
février 2007

L'orange de Noël, de Michel Peyramaure.

L'orange de noël L'ouvrage:
Septembre 1913.
Cécile Brunie est nommée institutrice dans le petit village de Saint-Roch, en basse Corrèze. Elle va prendre en main l'école laïque. Cécile est très mal accueillie par la majorité des villageois, car le curé, l'abbé Brissaud, leur a seriné que la laïcité était diabolique, et que cette institutrice était l'incarnation du mal, un "diable en jupons". Cécile ne se laisse pas démonter. Malgré le découragement qui s'emparera souvent d'elle, elle restera à Saint-Roch, et essaiera de faire son travail de son mieux.

La première enfant qu'elle rencontre est Malvina Delpeuch. Elle est sauvage et solitaire. De ce fait, sa famille et le village la pensent simple d'esprit, et la laissent courir les bois et se cacher dans les arbres. Malvina s'attache aux pas de Cécile par curiosité. En lui parlant, Cécile acquiert la conviction que l'enfant n'est ni sotte ni folle. Elle décide de l'instruire.

Critique:
Ce livre évoque certains thèmes qui pourraient paraître rebattus, par exemple l'institutrice qui va mettre toutes les chances du côté d'un élève studieux. Ici, c'est un peu différent, car Malvina n'a pas spécialement envie d'apprendre, au début. Et même lorsqu'elle s'y met, elle rechigne parfois.

D'autre part, les personnages ne sont pas des clichés du genre. En général, les parents de l'élève studieux préfèrent qu'il les aide à la maison, et ne comprennent pas à quoi pourraient lui servir les études. Ici, il est vrai que le frère aîné (Pierre) et la mère de Malvina ne comprennent pas trop à quoi cela pourrait lui servir, mais c'est aussi parce qu'ils la pensent idiote. Sa mère est assez réticente, et se montre parfois injuste, mais c'est aussi parce qu'elle-même se tue au travail, ainsi que Pierre, et la soeur cadette de Malvina, Flavie.
A propos de Flavie, je trouve injuste que celle-ci n'ait pas eu une nouvelle chance de s'en sortir. Soit, elle a tenté le certificat et ne l'a pas eu. Elle n'a pas pu redoubler, car sa mère avait besoin qu'elle travaille. Mais Cécile, qui met tant de feu à aider Malvina, aurait dû s'intéresser également à Flavie, dont la soif de savoir est bridée. Cécile aime son métier, et veut que le plus de monde possible puisse être instruit. Dans ce cas, pourquoi n'aide-t-elle pas Flavie qui ne demande que ça? Pourquoi ne trouve-t-elle pas un moyen de la faire travailler? Elle ne voit que Malvina. Elle marque ostensiblement une préférence pour elle devant les autres élèves. Il est logique qu'une enseignante ait des préférences, mais elle se doit de ne pas les montrer, surtout à ce point.

L'histoire d'amour qui se dessine n'est pas téléphonée, pour une fois. On la sent un peu venir, mais pas tant que ça. Elle n'est pas trop mal amenée.

En outre, si l'abbé Brissaud est critiqué à cause de ce qu'il fait subir à Cécile, il n'y a pas d'amalgame avec la religion catholique. Cécile elle-même pratique certains rites religieux: elle va à la messe, par exemple. Elle tolère les enfants qui font la prière avant que la classe ne commence.

C'est donc un livre plein de sensibilité, qui prône la tolérance, et une merveilleuse histoire d'amitié. J'ai juste été déçue par quelque chose qui arrive vers la fin.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Frédérique Ribes pour les éditions VDB.

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lundi 29 janvier 2007

lundi
29
janvier 2007

Le roi en son moulin, de Gilbert Bordes.

Le roi en son moulin L'ouvrage:
Beaucoup d'hommes moururent à la guerre du début du vingtième siècle. D'autres revinrent blessés physiquement et moralement. Dans le petit village de Plumozelle, en Corrèze, très peu d'hommes revinrent intacts.
Jean Charias, dit le Rouge, à cause de ses cheveux roux, est l'un des rares à avoir survécu, et, qui plus est, est revenu indemne des combats. C'est un gaillard costaud, un solide paysan, à qui le travail ne fait pas peur.
Baptiste Simoneau, le maître du moulin de la Farge, voit en Jean une aubaine. En effet, ses deux fils sont morts à la guerre, sa seule descendance est sa fille, Pauline. Baptiste décide que Pauline épousera Jean. Ce dernier assurera la continuité du moulin, même s'il préfère travailler la terre plutôt que moudre le blé. Baptiste se fait fort d'en faire un meunier.
Pauline ne veut pas de ce mariage. Depuis la mort de son frère jumeau, elle s'est enfermée dans sa douleur, et semble refuser la vie. En outre, le Rouge ne lui a jamais plu.
Baptiste ne tient pas compte de ce que pense Pauline. Une fille doit obéir à son père, dit-il, aussitôt imité par sa femme, Camille. Le mariage se fait donc, et Baptiste enseigne à Jean comment devenir meunier.

Jean respecte Pauline, et voit en elle une espèce de princesse qu'il révère. Ils n'aurait jamais osé penser l'épouser. Seulement, maintenant qu'ils sont mariés, Pauline rejette cet homme dont elle ne veut pas, qu'on lui a imposé. Elle le voit le moins possible, et refuse de partager sa couche.
Elle laisse travailler les hommes au moulin, et sa mère à la maison. Elle passe ses journées à se promener...
Le jour où elle apprend à la famille qu'elle est enceinte, Jean, excédé et terrassé par le chagrin, s'en va.

Critique:
Ce livre fait passer un moment. Il n'est pas désagréable à lire, mais il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je l'ai trouvé un peu fade. Certes, des sentiments forts y sont décrits, et la psychologie de certains personnages est intéressante. Par exemple, Jean est un homme bon, qui n'hésite pas à travailler dur pour que le moulin tourne bien, pour que Baptiste soit content... Il aime Pauline d'un amour impossible, et cela fait qu'il lui passe tous ses caprices: elle ne veut pas dormir avec lui, et donc, ne veut pas coucher avec lui, il la laisse tranquille. Il pourrait, pourtant, user de son droit d'époux, surtout à cette époque. Mais par amour, il accepte la répulsion qu'il inspire à sa femme. Il n'est tout de même pas stupide, et lorsqu'il a des preuves de l'infidélité de cette dernière, il entre dans des colères noires, et châtie l'homme à qui Pauline accorde ce qu'elle lui refuse. Il est tourmenté.

D'autre part, il y a une petite touche d'humour. Le personnage de Camille fait sourire le lecteur. Elle est complètement décalée par rapport à la réalité. Elle ne comprend pas le mal être de Pauline. De plus, elle ne comprend pas tout ce qui se passe chez elle. Par exemple, Baptiste renvoie Julien, voyant bien qu'il tourne autour de Pauline: Camille se plaint, et lui reproche de mettre à la porte quelqu'un qui faisait du bon travail.

Pauline est un peu bizarre. Elle a souffert de la mort de son frère, et ne s'en remet pas. Cela se comprend. Ce n'est pas une raison pour aller batifoler avec n'importe qui. Surtout qu'elle se rend compte qu'elle n'aime pas réellement ces hommes.

Gilbert Bordes a pris une trame dangereuse. En effet, comment peut-il faire une fin? Comment peut-il débloquer la situation? Pauline n'aime pas Jean, elle ne va pas se mettre à l'aimer tout d'un coup. Il s'en sort par une pirouette, car au fil du roman, Pauline s'habitue à Jean, puis il lui devient indispensable. Ensuite, autre chose arrive qui fait qu'on pense que Pauline lui ouvrira peut-être son coeur. L'épilogue reste assez vague, mais on peut quand même déduire certaines choses de cette fin.

En conclusion, ce livre n'est pas trop mal, mais il y a bien mieux. Je ne l'ai pas trouvé désagréable du tout, il se laisse lire, mais il n'a pas déchaîné mon enthousiasme.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Henriette Kunzli pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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jeudi 28 décembre 2006

jeudi
28
décembre 2006

Juste un coin de ciel bleu, de Gilbert Bordes.

Juste un coin de ciel bleu L'ouvrage:
Aurélien Leconte a la quarantaine. Il est aveugle. Il habite avec son chien, Nestor, dans la maison de sa famille. Depuis que sa mère est morte, il y habite seul. Il adore se disputer avec sa voisine, Marguerite. Ça apporte du piment à sa vie solitaire.
Son frère, Jacques, voudrait vendre la maison familiale, et mettre Aurélien dans un centre pour handicapés. Aurélien s'y refuse. Leurs deux soeurs, Paule et Marie, seraient plutôt d'accord avec Jacques, mais plus par fatalisme que par conviction.
Aurélien décide de contrer les projets de son frère. Il est sûr que s'il va à Lourdes, un miracle aura lieu, et il pourra voir. S'il voit, ses problèmes seront résolus. Il ne devra plus aller dans un centre pour handicapés, et gardera la maison. Il va demander à son ami, François, de l'emmener dans la ville des miracles.

Danielle n'aime plus son mari, Jean-Paul, avec qui elle a eu une fille, Clotilde. Il lui semble même qu'elle ne l'a jamais aimé. Il boit, et cela n'arrange pas ses rapports avec sa femme. Cette fois, c'est sûr, elle va le quitter. Elle va aller s'installer chez son amant, Alain. Seulement, chez Alain, il n'y a pas de place pour les enfants. Danielle doit donc laisser Clotilde chez sa mère, Marguerite.
Clotilde se sent exclue, rejetée. Elle voudrait se faire remarquer. Il faudrait qu'elle fasse une grosse bêtise, pense-t-elle. Là, on la regarderait, elle serait le centre de l'attention.

Critique:
Ce livre ne m'a pas trop plu... Il y a pourtant certaines bonnes choses. Par exemple, la "grosse bêtise" de Clotilde force ses parents à se remettre en question. Ce qu'ils font à la fin est logique. Ils se sont remis en question, ont pris de bonnes résolutions pendant une période de crise, mais vont-ils s'y tenir? Danielle fera-t-elle plus attention à sa fille? Quant à Jean-Paul, il semblerait que sa résolution n'ait pu être tenue... Est-ce parce que quoi qu'il en dise, il avait pris cette résolution en espérant le retour de Danielle?

En outre, il y a un passage amusant, lorsqu'Aurélien devient soudain presque bigot par intérêt, et que François le lui fait remarquer.

Deux personnages trouvent la force de suivre leurs coeurs. Eux sortent vraiment différents des événements qui font le noeud de l'histoire.

Malgré cela, les choses qui m'ont déplu ont été plus fortes que celles sus citées. Par exemple, Aurélien est aveugle, et quand sa mère a essayé de lui trouver une femme, c'était forcément une femme aveugle. Cette façon de penser montre un esprit assez étroit. S'il avait eu un bras cassé, sa femme aurait obligatoirement dû avoir le bras cassé?!
Par ailleurs, il ne voit pas comment est faite une maison, par exemple. Mais il peut l'imaginer. Lorsque Clotilde lui décrit une maison, ce qu'elle dit est logique pour moi. La description qu'en a faite Aurélien était peut-être logique, mais il aurait pu faire celle qu'a faite Clotilde, malgré son handicap.
Pour en finir avec Aurélien, à un moment, il se rend compte qu'en fait, il ne veut pas voir. Il est trop tard, pense-t-il. Il veut rester tel qu'il est. C'est aberrant, de mon point de vue. Pour une personne handicapée, surtout dans notre société, si son handicap pouvait être "guéri", cela lui faciliterait la vie sur bien des points. Je pense donc que la réaction d'Aurélien n'est pas vraisemblable.
Pour moi, l'auteur a donc commis plusieurs maladresses en traitant ce sujet.

Le personnage de Danielle n'est pas sympathique. Elle est centrée sur elle-même: la pauvre petite Danielle dont le mari boit. Elle ne pouvait pas faire autrement qu'abandonner sa fille. elle n'avait pas d'autre choix, pauvre d'elle.
Jacques non plus n'est pas sympathique, mais il est caricatural. On n'arrive pas à le détester tellement il est cliché.

Encore un livre qui n'a pas vraiment su m'émouvoir. Il n'est pas mauvais, mais pas indispensable.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par José Heuzé et Véronique Groux de Mieri pour les éditions VDB.

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