Conduite en état Livresque

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La nuit était délicatement acidulée, comme dans un rêve.
Philippe Djian dans "Maudit manège".

lundi 10 octobre 2011

lundi
10
octobre 2011

L'enfant de la montagne noire, de Laurent Cabrol.

L'enfant de la montagne noire

L'ouvrage:
Années 60, un petit village.
Mathilde est mariée à François Bonnet. Celui-ci travaille dur à la ferme. C'est un amoureux de la terre, de la nature. Mathilde, elle, rêve de vivre «à la ville» depuis son enfance. Malheureusement, les années passent, et François ne semble pas vouloir honorer la semi-promesse qu'il lui a faite avant leur mariage.
C'est alors qu'Agnès, leur fille de cinq ans est retrouvée dans une usine abandonnée après que la foudre l'a frappée et détruite. L'enfant n'aurait pas pu sortir avant que l'usine ne soit brûlée: ses mains et ses pieds étaient attachés.

Critique:
Si l'intrigue est parfois un peu lente, j'ai aimé ce livre. Au début, l'auteur prend le temps de présenter Mathilde. Il faudra bien cela au lecteur pour qu'il puisse savoir quoi penser de la jeune femme autour de laquelle le mystère s'épaissit, au long de l'ouvrage.
Ensuite, le roman traîne un peu lorsque plusieurs personnes sont suspectées du meurtre d'Agnès. C'est lent, et c'est un peu ridicule... La justice est aussi perdue que le lecteur.
D'autre part, je n'ai pas aimé que le livre s'ouvre sur la découverte du cadavre d'Agnès. Cela dévoile tout de suite une partie de l'histoire. C'est d'ailleurs pour ça que je suis allée aussi loin dans mon résumé: je ne dévoile rien, puisque le roman commence comme ça. Bien sûr, Laurent Cabrol n'est pas très long, ensuite, à en venir à la mort d'Agnès, mais je trouve que le prologue ajoute une longueur dont l'auteur aurait pu se passer.

Ces désagréments sont gommés par une intrigue bien menée, aux personnages épais. L'auteur met très bien en évidence ce que cela fait d'être différent dans une petite communauté. Mathilde ne semblait pas déborder d'amour pour sa fille, elle voulait partir pour la ville, alors, les villageois ont fondu sur elle comme les mouches sur une charogne. Ils ont pris n'importe quel prétexte pour déverser leur fiel sur elle. J'ai bien aimé le témoignage d'une fille qui était allée en classe avec elle, et qui disait qu'elle était prétentieuse, ambitieuse, et n'avait pas d'amis. Si tous les gens qui sont comme ça devaient, par la suite, commettre un meurtre...! ;-)

Tous les personnages sont plus ou moins intéressants. C'est Mathilde qui retiendra l'attention du lecteur. Elle rêve d'une autre vie. À ce propos, ses actes dénotent une certaine immaturité. C'est dans l'épreuve que la jeune femme mûrira. Elle apprendra de ses erreurs, de ses malheurs. Au lieu de l'endurcir, de l'aigrir, cela lui montrera la futilité des chimères après lesquelles elle court. Elle n'aspirera plus qu'à la vie qu'elle connaît, et qu'elle a appris à aimer.
J'ai apprécié qu'elle fasse ce travail sur elle-même, qu'elle s'assouplisse, qu'elle se rendent compte de l'essentiel.

Quant à la solution de l'énigme, elle est simple, et va bien au reste. Elle est conforme à ce à quoi on aurait pu s'attendre. Je ne l'avais pas devinée. J'aime bien le dernier geste de la dernière personne à connaître cette vérité: geste plein d'humanité, de respect. Cette fin fait que le lecteur se posera des questions... que penser du personnage qui est coupable? Faut-il le blâmer ou le plaindre? Les deux, sûrement.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Chantal Perrier pour l'association Valentin Haüy.
Au premier abord, la voix de la lectrice paraît quelque peu austère. Cependant, elle met le ton approprié, et sa lecture se révèle agréable.

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mercredi 11 mai 2011

mercredi
11
mai 2011

Nous irons cueillir les étoiles, de Gilbert Bordes.

Nous irons cueillir les étoiles

L'ouvrage:
Barjols.
Sandrine Gaspect est séparée d'Olivier, son mari. Elle vit avec son fils, Baptiste. Celui-ci aimerait que ses parents se remettent ensemble. Il doit également supporter ses grand-mères qui l'agacent avec dictées et remontrances sur son appétit.
Un jour, Sandrine est convoquée chez un notaire. Elle y rencontre un certain François Rivière qui dit être son père biologique. Il possède un domaine, et souhaite qu'à sa mort, Sandrine touche la part qui lui revient de droit.
Tout se complique lorsque Louise, la fille du capitaine de la gendarmerie, décide de faire une fugue, entraînant Baptiste.

Critique:
Voilà un livre sympathique, malgré certaines choses grosses et agaçantes. Certains événements sont attendus, comme l'évolution, au long du livre, des rapports entre Sandrine et Olivier. Malgré cela, j'ai aimé que cela se passe ainsi.
Il y a bien quelques longueurs. Par moments, le lecteur en a un peu assez, car lui connaît les réponses, et s'essouffle de voir tout le monde s'échiner à aller dans la mauvaise direction. En outre, il est un peu invraisemblable que les enfants rencontrent justement une personne qui connaît le russe, et qu'il serait facile de soupçonner.

Sandrine, Olivier, Baptiste, et Pucieri sont attachants. Ce sont les personnages les mieux analysés du roman. L'auteur montre ce qui les pousse, ce qui les effraie, ce qui les retient.

Les autres personnages ne sont pas très sympathiques. Soit ils sont caricaturaux, soit peu creusés.
Martine et Jacquote sont assez détestables. Elles ont élevé leurs enfants en pensant à elles-mêmes, ne sont à l'écoute de personne, ne savent qu'attaquer et interdire.
Quant au père de Louise, je ne le cerne pas trop. Il fait quand même quelques choix qui le montrent plus ambitieux que préoccupé de sa fille.

Louise éveille la compassion du lecteur, mais la plupart du temps, elle est agaçante. Il est logique qu'elle tente de faire comprendre à sa mère que la façon dont elle est traitée ne lui plaît pas. Il est normal qu'elle veuille se faire entendre. Mais ensuite, elle est totalement dépourvue de scrupules. Elle se montre désagréable, sournoise, et vicieuse. Même s'il est évident qu'elle n'a pas souhaité qu'il arrive malheur à Pucieri, elle aurait pu se douter que son attitude légère et égoïste n'apporterait que des ennuis au musicien.
Elle peut aussi faire rire le lecteur par certaines de ses répliques, notamment lorsqu'elle se dit que la seule chose qui doit préoccuper sa mère, c'est le fait que ses ravisseurs pourraient lui faire manger de la viande.

Ma critique n'est pas très positive, mais j'ai passé un bon moment avec ce livre, principalement pour deux raisons. D'abord, j'ai tellement été déçue par d'autres romans de cet auteur que celui-là a été une bonne surprise. Ensuite, l'interprétation de la lectrice m'a ravie. Elle a fait de ce roman passe-partout un livre qui vaut la peine qu'on s'attarde sur cette version audio. Elle a su le jouer sans cabotinage, comme à son habitude.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Marie Scaramuzzi pour la Bibliothèque Braille Romande.

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vendredi 7 janvier 2011

vendredi
7
janvier 2011

La cousette de Commagnac, de Guillemette de La Borie.

La cousette de Commagnac

L'ouvrage:
Marie-Antoinette, dite Toine, est domestique au château de Commagnac. Elle a été élevée par la Mazille, la cuisinière du domaine. Elle ne sait rien de ses origines. À quatorze ans, elle s'intéresse à tout, voudrait s'instruire, et devenir quelqu'un.
Emmeline de la Filolie, la maîtresse du château, ne s'y trompe pas: elle sait que Toine est la fille bâtarde de son mari. Lorsque Toine est violentée par l'aîné des fils du domaine, elle voit une occasion de se débarrasser d'elle, d'autant que la jeune fille souhaite partir pour Périgueux et devenir cousette. C'est ainsi que Toine s'en va, seule, de bon matin, prête à affronter deux jours de marche, une ville inconnue, et un travail où elle devra s'imposer. Son départ causera le désespoir de Gauthier, le fils cadet du domaine, qui l'aimait «comme une soeur».

Critique:
Voilà un roman dans le style des livres de Marie-Paule Armand. Un roman retraçant la vie d'une jeune fille pugnace et ouverte d'esprit. Son parcours sera semé d'embûches, mais de joies aussi.
L'intrigue a certains côtés attendus. On devine comment finiront certaines choses, mais on ne sait pas trop comment elles vont arriver. Donc malgré le fait qu'on prévoit le dénouement, il n'est pas cliché. Je crois qu'une autre fin m'aurait déçue. J'aime bien que certains romans, surtout ceux de ce genre, se termine comme je m'y attends. Et puis, toute l'histoire est bien ficelée.
En outre, le style de l'auteur est agréable: fluide et sans mièvreries.
D'autre part, j'ai aimé me plonger dans un roman se déroulant à cette époque (entre 1850 et 1860). L'auteur a su planter un décor, créer une ambiance qui m'ont plu, et dans lesquels je me suis tout de suite immergée.

Les personnages sont peut-être un peu clichés, par certains côtés... Par exemple, Antoinette semble un peu trop parfaite. Elle accomplit un travail titanesque, se bat avec courage pour obtenir ce qu'elle veut, sait d'instinct ce qu'il faut faire dans des situations délicates... elle a même la fibre maternelle au point de refuser une nourrice, alors que c'est «la grande mode». Elle m'a parfois agacée, avec sa perfection brandie comme un étendard. Elle m'a surtout exaspérée lors de la scène qu'elle fait à la banque. Outre qu'elle ne respecte pas les ordres du médecin, elle m'a paru ridicule et pathétique. Bien sûr, elle a obtenu ce qu'elle voulait en tapant du poing sur la table, et en jetant de la poudre aux yeux, mais son esclandre m'a plutôt donné envie de lui mettre une bonne claque.
Et bien sûr, il ne lui arrive rien de fâcheux (à part lors de cette fameuse scène), alors qu'elle n'a pas respecté les consignes de son médecin.

Le personnage de Gauthier est sympathique, mais il paraît parfois un peu benêt, notamment lorsqu'ils arrivent en gare, qu'Antoinette se trouve mal, et qu'il ne remarque rien. Cependant, le lecteur respectera sa droiture, et rira gentiment de sa fougue.
Quant à Victor... j'ai trouvé qu'on ne le voyait pas assez pour bien le connaître.

La princesse qui assujettit Antoinette, et qui «paie son caprice» pour se l'attacher, est faite pour être détestée. Elle n'a suscité que mon mépris. Elle est tellement capricieuse et égoïste qu'elle m'a paru sans consistance. Elle ne vaut même pas la peine que le lecteur la vilipende.
Je lui préfère Hortense Schneider qui est plus nuancée. Bien sûr, ce personnage fait rire et agace, avec ses «Oh mein Got!» toutes les cinq secondes, mais elle a du coeur, et ne se laisse pas aveugler par l'argent facile, à l'inverse de la princesse.
À travers ces deux femmes, l'auteur décrit très bien une certaine frange de la société, ainsi que les états d'âme d'Antoinette au contact de cette société.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Marie Scaramuzzi pour la Bibliothèque Braille Romande.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un livre enregistré par Anne-Marie Scaramuzzi. Cela a été un immense plaisir de retrouver sa voix et sa façon de jouer le livre. Fidèle à elle-même, elle interprète à merveille, sans jamais cabotiner. Sa façon de jouer Hortense Schneider, par exemple, me semble très juste, vu le personnage.

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lundi 29 septembre 2008

lundi
29
septembre 2008

Les tisserands de la Licorne, de Françoise Bourdon.

Les tisserands de la Licorne

L'ouvrage:
1869.
Joséphine Tortel vit à Saint-Blaise, un petit village des Ardennes, avec son père, sa tante, et ses frères et soeurs. En effet, depuis la mort d'Aurélie, sa mère, sa tante, Catherine, est venue partager la vie de la maisonnée. Catherine travaille sans relâche pour assurer la survie de la famille. Joséphine ne peut la dissocier de son métier à tisser. Quant au père de la jeune fille, il passe ses journées à boire. Lorsqu'il est à la maison, il ne pense qu'à crier après sa famille.

Un jour, la scène que fait son père à Joséphine est une scène de trop. La jeune fille âgée de dix-sept ans décide de partir pour Sedan. Là-bas, elle se fait embaucher comme ouvrière dans la fabrique d'une puissante famille de drapiers: les Desprez.

Critique:
En général, j'aime bien ce genre de sagas. Mais peut-être en ai-je trop lu... J'ai trouvé "Les tisserands de la Licorne" trop cliché. Nous avons des ingrédients prometteurs, mais également assez caricaturaux: la belle jeune fille intrépide qui veut lutter pour avoir une vie meilleure, une histoire d'amour impossible, une mère castratrice et intolérante qui ne voit pas la personne, mais sa naissance.
On devine beaucoup de choses: on sait que Joséphine arrivera à se venger. On sait également ce qu'elle devra faire pour accomplir au mieux sa vengeance. On ne sait pas comment elle y parviendra, certes, mais on sait que ce sera la seule façon dont elle touchera vraiment son adversaire.

La seconde histoire d'amour traîne. Lorsqu'elle pourrait éclore, Joséphine agit stupidement, et le temps passe... Le lecteur averti connaît cette ficelle éculée: c'est juste pour retarder encore l'union des amants. C'est agaçant, à la longue.

la fin m'a déçue. La décision finale de Joséphine cadre avec son caractère. On aurait cependant pu penser qu'elle a tiré des leçons de son passé douloureux. Mais non. Elle n'a vécu que pour sa vengeance, ce qui a fait qu'elle s'est consacrée corps et âme à la fabrique de draps. On comprend tout de même sa décision finale. Il est vrai que l'espèce de chantage que lui fait son amant est exagéré. Cette absence de compromis fait que la fin est décevante.

La condition des ouvriers, des laineurs est bien décrite. Nous partageons la dureté de leur condition. On comprend bien pourquoi Gauthier devient amer et se tourne vers l'alcool, lorsque l'un de ses "outils de travail" lui est enlevé. On l'admire également, car après l'abattement, il trouve autre chose qui le rehausse à ses propres yeux.

Vous l'aurez compris, je ne recommande pas vraiment ce roman. Pour ceux qui ont beaucoup de livres en attente, n'y ajoutez pas celui-là, il ne vaut pas vraiment le détour, à mon avis.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Anne-Marie Charlot pour la Ligue Braille.
(Note: Les noms des lecteurs de la Ligue Braille ne sont écrits nulle part. Je dois donc deviner leur orthographe. Je présente ici mes excuses à ceux dont j'estropie les noms.

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lundi 5 novembre 2007

lundi
5
novembre 2007

Un bouquet de dentelle, de Marie-Paule Armand.

Un bouquet de dentelle

L'ouvrage:
Emeline vit une enfance heureuse entre ses parents, son frère (Timothé), et sa grand-mère (Blanche). La famille n'est pas très riche, mais l'amour l'unit.
L'enfant adore également son parrain, Isidore (qu'elle appelle Dodore). Quant à la femme d'Isidore, Léocadie,elle fait peur à Emeline, car elle a toujours l'air revêche.

Un jour, Emeline découvre que les êtres humains ne sont pas éternels. La mort de sa Grand-mère était dans l'ordre des choses, même si ce deuil est terrible. Mais le père de la fillette meurt à son tour. La famille n'a d'autres solutions que de se disperser. Emeline ira vivre chez son parrain et Léocadie.

Critique:
Dans l'ensemble, on passe un bon moment avec ce livre. Pourtant, certaines choses sont un peu agaçantes.
La façon dont Emeline nous raconte ses malheurs fait penser aux romans larmoyants. Bien sûr, on la plaint et on compatit, mais j'ai trouvé qu'elle racontait ça d'une manière un peu grandiloquente. On a envie de lui dire d'agir au lieu de s'apitoyer sur son sort. Je sais que cette remarque n'est pas très justifiée, étant donné que les circonstances font qu'elle est soit trop jeune pour agir, soit prise entre le marteau et l'enclume. La seule fois où mon énervement à son égard a été justifié, c'est quand elle joue les saintes, et n'épouse pas l'homme qu'elle aime pour ne pas contrarier le père de ce dernier.
L'agacement vient aussi de ce qu'il lui arrive trop de malheurs pour que ce soit crédible. Je me suis plusieurs fois surprise à marmonner: "Mais c'est Cosette, Cendrillon, Sarah Crew, et Caliméro réunis, cette pauvre Emeline!"

On devine pas mal de choses avant qu'elles arrivent. Les coups de théâtre sont attendus. A peine sont-ils esquissés que nous savons ce qui va se passer.

J'ai trouvé la deuxième partie un peu bâclée. Le roman est construit comme "La maîtresse d'école", du même auteur: la première partie est narrée par Emeline, et la seconde par sa fille, Maxellende. Déjà, je n'aime pas trop cette construction, mais en plus, j'ai trouvé que Maxellende était ébauchée.

J'ai été déçue que monsieur Dorsel ne sache pas ce qui arrive vers la fin. Puisque les "méchants" ne sont pas toujours punis dans la réalité, j'aime qu'ils le soient dans les romans. On aurait d'ailleurs attendu cela de ce genre de livres.
La fin est bonne, surtout pour ce genre de romans. On est préparé à une telle fin, et elle ne déçoit pas, car quand on lit ces livres, on s'attend à ce que certains codes soient respectés, d'où mon étonnement et ma déception quant à monsieur Dorsel.

Je n'ai pas réussi à savoir à quelle période se situait exactement le roman, mais il doit chevaucher le dix-neuvième et le vingtième siècle. Cela permet à Marie-Paule Armand de montrer à son lecteur les différents métiers exercés par les ouvriers. Tout cela est passionnant. On se sent proche des roulotteuses, et plus tard, des femmes qui travaillent la dentelle.
On apprend aussi pourquoi les célèbres bêtises de Cambrai s'appellent bêtises.
De plus, il est intéressant de voir comment le personnage d'Emeline se construit. Après l'éducation qu'elle reçoit, elle côtoie des gens qui atténuent un peu ce qu'on lui a inculqué. Elle apprend à réfléchir, et à remettre en question certaines choses qu'on lui a apprises.

J'ai conscience d'être dure. J'attendais peut-être trop de ce roman, ayant aimé "Au bonheur du matin" et "Le cri du héron". Ce roman m'a semblé moins bien ficelé qu'"Au bonheur du matin". Dans ce dernier, les choses un peu attendues passaient mieux. L'héroïne était moins mièvre, m'a-t-il semblé. Pourtant, on passe un bon moment avec "Un bouquet de dentelle".

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Nicole Baillon pour la Ligue braille.

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