Conduite en état Livresque

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Tu imagines un crémier albinos en blouse blanche, avec une bouteille de lait dans chaque main?
Philippe Djian dans "37,2 le matin".

vendredi 12 août 2011

vendredi
12
août 2011

L'amour ne meurt jamais, de James Patterson.

L'amour ne meurt jamais

L'ouvrage:
Jennifer a beaucoup de mal à se remettre de la perte de son mari. Alors qu'elle endure vaillamment ce coup du sort, sa grand-mère, Sam, de qui elle est très proche, fait une chute et reste dans le coma. Désespérée, la jeune femme va s'installer chez Sam, afin d'aller la voir tous les jours, à l'hôpital près de chez elle.
En entrant dans la chambre qu'elle occupe habituellement chez Sam, elle découvre, en évidence, un énorme paquet de lettres par lesquelles Sam lui raconte toute sa vie, comme Jennifer le lui demande depuis longtemps.

Critique:
Ce livre est un repose-cerveau.
Les deux histoires d'amour qui s'entrecroisent en sont les thèmes centraux. C'est un peu moins mièvre que du Danielle Steel, et certaines situations sont amenées un peu plus finement.
Dès que Jennifer rencontre Brandon, le lecteur sait tout de suite qu'une histoire d'amour naîtra entre eux. Elle est un peu moins clichée que le traditionnel coup de foudre que je déteste, car ils se connaissaient enfants.
En outre, l'intrigue est un peu mélodramatique, mais c'est le lot de toutes les histoires de ce style. J'avoue ne pas trop aimé ce genre de livres, mais un de temps en temps, ça ne fait pas de mal, surtout que celui-là est un peu moins nunuche que certains du genre.

Les personnages ne m'ont pas paru assez creusés. On éprouve un peu de compassion pour Sam, mais après tout, elle l'a un peu cherché.
Quant à Jennifer, Charles, et Brandon, ce qui leur arrive touche le lecteur, mais ces événements toucheraient s'ils arrivaient à n'importe qui. J'ai trouvé ces personnages un peu passe partout. Ce sont des personnages ordinaires, soit, mais ils n'ont pas de plus qui fait qu'on les apprécie. Ils ne sont pas complexes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marianne Paquette pour l'INCA

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mardi 26 juillet 2011

mardi
26
juillet 2011

Le fleuve qui tout emporta, de Marcia Davenport.

Le fleuve qui tout emporta

L'ouvrage:
Pittsburghh, 1873.
La jeune Mary Raferty est engagée comme femme de chambre chez les Scott, une famille possédant une usine de sidérurgie. Elle découvre des gens bienveillants. Tout le monde finit par l'adopter.
On se rendra bientôt compte de l'attachement entre elle et l'un des fils Scott.

Critique:
Ce livre est plein de bonnes idées. D'abord, l'époque fait que l'auteur montre à son lecteur les premiers pas de choses que nous connaissons bien, aujourd'hui. Par exemple, les Scott essaient de nouvelles techniques en matière de sidérurgie.
En outre, se mettent en place des syndicats, des grèves, des revendications pour de meilleures conditions de travail. Il est intéressant de lire tout cela, car aujourd'hui, pour nous, c'est presque normal.
Au sujet du syndicat et de son meneur dans le livre, les choses ne sont pas tranchées. Des personnes campent sur leurs positions, mais l'une d'elle sait bien que tout n'est pas tout blanc ou tout noir. Étant futur propriétaire de l'usine, il n'est pas un patron borné qui refuse le dialogue. Je trouve très bien que l'auteur ait fait ressortir ce côté des choses.

Au début, on comprend parfaitement pourquoi Mary ne veut pas se résoudre à épouser celui qu'elle aime. C'est une femme honnête, tentant de bien faire les choses, et surtout, ne voulant pas blesser ou déshonorer ceux qui furent si bons pour elle.
Ce genre de dilemmes est une occasion pour l'auteur de montrer, encore une fois, que rien n'est simple. Ce n'est pas parce qu'on a un rang qu'on en est digne. C'est d'ailleurs ce que soulignent William et Clarissa en donnant Constance et Julia comme exemples.
Constance est une petite dinde sans cervelle. Elle est ambitieuse, mais n'a pas l'intelligence de son ambition. Elle est plutôt calculatrice, manipulatrice... Mais on n'arrive qu'à la mépriser. Elle n'est pas vraiment creusée, et n'est donc pas intéressante. Elle n'est que frivolité et vice.

L'auteur analyse avec une certaine pertinence le fait de passer d'un état de servante à celui de membre à part entière de la famille. Il est intéressant de voir comment le personnage en cause ne parvient pas à tout concilier. Il est assez choquant de voir les réactions primaires des gens qui rejettent quelqu'un parce qu'il a eu de la chance, et qui le renient, alors que la personne, elle, ne renie pas ses origines.

Les Scott, à part Constance, sont intéressants parce que dans une société où les conventions es les rangs à tenir sont importants, ils réfléchissent, ne sont pas guindés, ne s'arrêtent pas aux apparences. Cela sort un peu des sentiers battus.

Le roman s'étale sur onze ans. Généralement, je n'aime pas lorsqu'il y a trop d'ellipses. Ici, ça passe, parce que cela donne le temps aux personnages de bien se connaître. Du coup, cela rend certains événements moins tirés par les cheveux.

Tout cela est gâché par la fin du roman. Si l'auteur sait créer des rebondissements qui font qu'on ne s'ennuie pas, si elle parvient à faire en sorte qu'on ne puisse deviner quel sera le prochain événement, la fin de son livre m'a étormément déplu. D'abord, je l'avoue, parce qu'elle ne répond pas à certains codes. D'habitude, je préfère un livre qui sort des codes, mais là, non. En outre, c'est totalement invraisemblable. Si certains arguments, au début, étaient recevables, après les événements décrits, il n'y a plus aucune raison pour une telle fin. Les personnages disent eux-mêmes que c'est comme ça, que c'est leur destin, et bien sûr, ils auraient dû le savoir avant, etc. Mais aucun argument valable n'est avancé. Cela donne donc une fin bancale à force d'invraisemblance et d'auto-flagellation.

Par ailleurs, le personnage de Mary est assez pénible. Si on la comprend, tout au long du livre, elle est très agaçante, à jouer les martyres. Elle ne sait pas pourquoi, mais il faut absolument qu'elle porte tout le malheur du monde sur ses épaules. Si quelqu'un a mal agi, il faut qu'elle le paie. C'est tout juste si elle ne se flagelle pas. Et puis, elle n'arrête pas de pleurer encore et encore. C'est tout ce qu'elle sait faire: pleurer, souffrir, s'accuser de tous les maux provoqués par d'autres... À un moment, j'ai pensé qu'elle se rendrait responsable de la peste bubonique! En outre, elle mettait Dieu à toutes les sauces, disant que ce qui lui arrivait était voulu par lui. Je trouve cette remarque trop facile: dans le cas de Mary, c'est une excuse pour ne pas agir comme elle le souhaiterait.
Elle était à peu près supportable, au long du livre, parce qu'elle remettait parfois Constance à sa place, et qu'elle remettait certaines choses en question. Mais à la fin...

Finalement, je ne recommande pas ce livre. Pour moi, les mauvais côtés occultent complètement les bons, même si ceux-ci sont plus nombreux.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Michel Ellisalde pour l'association Valentin Haüy.
Heureusement, le lecteur a interprété ce roman avec sobriété. Il aurait été très facile d'être mièvre, voire mélodramatique. Le lecteur a pris le parti qui s'imposait, ce qui fait que mon écoute a été agréable.

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jeudi 23 juin 2011

jeudi
23
juin 2011

La nuit bengali, de Mircea Eliade.

La nuit bengali

Note: Ne lisez pas la quatrième de couverture: elle résume tout le livre!

L'ouvrage:
Inde.
Allan est un jeune ingénieur européen. Son patron le loge. C'est alors qu'il rencontre sa fille: Maitreyi. Il est blanc, elle est indienne. Au fil de leur cohabitation, ils passent d'une indifférence polie à une passion dévorante.

Critique:
En plus de résumé le livre, la quatrième de couverture indique que ce roman est remarquable, et que le personnage de Maitreyi est une figure féminine à côté de laquelle il ne faut pas passer. Je comprends ce que celui qui l'a rédigée veut dire. Cette jeune fille qui se débat entre conventions et passions, qui brave les interdits, qui ne se contente pas d'être une gentille petite fille, qui remet certaines choses en question... cette jeune fille paraît admirable.
Mon sentiment à son égard est assez mitigé. D'abord, il est important de remettre les choses dans leur contexte: l'époque, le pays et ses coutumes, le racisme des colons envers les colonisés, les choses sacrées qu'Allan et Maitreyi ont piétinées aux yeux du père de celle-ci... Tout cela fait que le lecteur éprouvera effectivement une certaine admiration pour le courage et la force de caractère de Maitreyi.

Cependant, j'ai eu du mal à entrer totalement dans l'histoire, à vraiment prendre parti pour les amoureux. J'ai plutôt regardé les personnages se débattre dans des filets en prenant une certaine distance. Si Maitreyi est sympathique, j'avoue que ses larmoiements m'ont agacée. On me dira que ça aussi, ça fait partie de sa culture.
En outre, Allan est exaspérant. Comment peut-elle aimer aussi follement un être si mou, si plat, si lâche?! Comment peut-elle tout risquer pour un être si falot? Un être qui se cache derrière une vague promesse pour ne plus la revoir, qui crie qu'il l'aime, mais qui ne le prouve pas, qui, ensuite, dit qu'il ne l'aime pas, et pique des crises de nerfs... à part s'agiter, se donner en spectacle, et semer la souffrance autour de sa personne, ce pauvre Allan ne fait pas grand-chose.

Quant aux parents de Maitreyi...! Bien sûr, ils tiennent aux conventions, car c'est très ancré dans leur culture, mais l'amour de parents pour leur enfants devrait passer en premier. Ils devraient souhaiter son bonheur.

Le contexte historique est très bien rendu. Il est intéressant de s'y replonger afin de mieux comprendre certains événements, et la manière dont tout acte est perçu.
Le livre est bien écrit, le style est à la fois fluide et recherché.
Malgré ces qualités indéniables, je ne recommande pas vraiment ce livre...

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Jacques Zurlinden pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Je n'aurais pas fini le livre s'il n'avait pas été lu par ce lecteur que j'apprécie, et qui, par sa lecture sobre, m'a rendu les errances d'Allan et les larmoiements de Maitreyi plus supportables.

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mardi 8 février 2011

mardi
8
février 2011

Le mec de la tombe d'à côté, de Katarina Mazetti.

Le mec de la tombe d'à côté

L'ouvrage:
Désirée a trente-cinq ans. Depuis peu, elle est veuve. Elle s'habille de couleurs pâles, adore lire, aime le théâtre...
Elle se rend régulièrement sur la tombe de son mari. Elle croise parfois un homme, qu'elle finit par baptiser le Forestier (à cause de l'inscription sur sa casquette) ou le mec de la tombe d'à côté (parce qu'il est en deuil de ceux qui occupent la stèle voisine de celle de son mari).

Lui, c'est Benny. Fermier, pragmatique, préférant les vêtements plus tape-à-l'oeil, ayant très peu de temps à lui, s'accommodant tant bien que mal de sa solitude quasi-forcée...
Désirée et Benny se jaugent. Chacun n'apprécie pas vraiment ce qu'il voit de l'autre. Pourtant, ils finiront par se rapprocher.

Critique:
Ce livre est un coup de coeur. J'avoue que je ne m'y attendais pas du tout, car en général, je suis très sévère envers un ouvrage dont j'ai entendu trop de bien.

Ce roman est intelligemment écrit. Il aurait été très facile pour l'auteur de tomber dans le cliché: le paysan inculte et rustre en face de la femme cultivée rebutée par la seule idée d'entrer dans une étable... Benny est préoccupé de sa ferme, et donc est plus pragmatique que Désirée. Il n'a pas le temps de s'attarder sur l'art et certaines autres formes de culture. Mais ce n'est pas parce que l'opéra ne l'intéresse pas (il me rebute totalement, quant à moi), qu'il n'a pas de culture.
Quant à Désirée, elle passe moins facilement dans le monde de Benny... Il me semble qu'elle fait moins de concessions que lui. Par exemple, elle ne l'aide jamais.

Ceux qui me connaissent seront étonnés que je ne sois pas exaspérée par le coup de foudre. Pour moi, ce n'en était pas vraiment un. Il est quelque peu préparé. En plus, on voit comment les deux protagonistes le vivent après qu'il est arrivé, et tout est très réaliste.
D'autre part, l'auteur a réussi ce tour de force: une histoire d'amour sans mièvrerie. Si ce couple disparate attendrit, exaspère parfois, on ne le trouve jamais mièvre.
J'ai adoré la scène des cadeaux d'anniversaire offerts à Désirée! D'une manière générale, j'ai aimé la découverte de l'amour par les protagonistes. Cela leur tombe dessus, ils ne peuvent rien empêcher, rien contrôler... J'ai trouvé que c'était très bien décrit, et ai apprécié la réaction des personnages.
C'est un livre à la fois drôle, touchant, et romantique.

Katarina Mazetti a su donner de l'épaisseur à ses personnages: on s'identifie à eux, on les comprend, on s'y attache...
Beaucoup de questions sont habilement posées, dont celle de l'amour contre la raison. C'est la plus importante de toutes dans cet ouvrage.
Une autre est celle à laquelle l'auteur ne répond pas vraiment: deux personnes ayant des styles de vie très différents peuvent-elles vivre ensemble?

Dans ce roman, la polyphonie est une très bonne chose. J'ai adoré passer d'un point de vue à l'autre. Cela est fait sans redondances, sans lourdeurs qui sont les pièges dans lesquels tombent certains auteur qui s'essaient à la polyphonie.

Si les deux personnages principaux occupent beaucoup de place, l'auteur a su en créer d'autres très intéressants.
Martha attirera la compassion ainsi que l'exaspération du lecteur.
Madame Lundmark est assez fascinante et un peu effrayante... et bien sûr, elle inspire la pitié.
Orian est assez déconcertant... voire détestable. On dirait un robot. C'est à la fois une force et une faiblesse du roman. C'est une force parce que cela explique que Désirée ait été à ce point assoiffée d'amour, de sentiments vrais... C'est une faiblesse parce qu'il est facile au lecteur de ne pas le regretter.

Que dire de la fin? Elle colle très bien au reste du roman. Mais elle vous laissera avec une kyrielle de questions. Certains s'inventeront une suite pour y répondre. Quant à moi, j'aimerais presque que l'auteur l'écrive elle-même.

Remarque annexe:
Benny habite à quarante kilomètres de la ville. Il est un peu gros qu'il fasse si souvent l'aller retour entre le cimetière et la ferme, surtout qu'ensuite, il le fait moins, alors que son amour habite en ville.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marielle Ostrowski et Michelangelo Marchese.
Ce livre m'a été offert par les éditions Audiolib. Il sort en audio le 16 février.

Les deux comédiens ont brillamment interprété ce roman.
Marielle Ostrowski a une voix caractéristique. Elle fait partie des voix qu'on reconnaît facilement. Elle est douce, malgré un léger enrouement, et très fraîche. De plus, la lectrice joue sans cabotiner. Elle traduit à merveille les états d'âme de Désirée.
Le jeu de Michelangelo Marchese est un peu plus sobre que celui de Marielle Ostrowski, mais je pense que cela est dû au personnage de Benny. Le comédien entre parfaitement dans son rôle. Je n'imagine pas Benny interprété autrement. Outre son jeu sans failles, il a une voix très agréable.

Même si je préfère les livres sans musique, celle qui émaille cet ouvrage n'est pas désagréable.

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lundi 10 janvier 2011

lundi
10
janvier 2011

Vince et Joy: et si le premier amour était le bon?, de Lisa Jewell.

Vince et Joy: et si le premier amour était le bon

L'ouvrage:
2003.
Vince est à une soirée avec des amis. Chacun évoque sa première fois. Lorsque le tour de Vince vient, il explique que sa première fois, c'était avec son premier amour, une fille de son âge pour qui c'était également la première fois. Il raconte à ses amis comment il a rencontré Joy, à dix-neuf ans, et comment, ensuite, les aléas de la vie les ont ballottés.

Critique:
Voilà un roman divertissant qui ne fait pas trop réfléchir. Quelques situations et caractères sont un peu téléphonés, mais dans l'ensemble, on passe un bon moment.
Les personnages de Georges et de Jesse ne sont pas sympathiques, et c'est justement un défaut. Il est facile de les trouver antipathiques. Il aurait été plus intéressant que Vince n'aime pas Jesse tout simplement parce qu'elle n'est pas Joy, comme c'était le cas avec Magda.
Pour Joy, c'est plus compliqué. Au début, elle agit comme avec son tout premier flirt: par dépit et faiblesse. Mais au final, il est trop facile de trouver Georges désagréable.

C'est la même chose pour Allan. Barbara excuse et accepte tout, et Joy finit par le comprendre. S'il est logique qu'Allan se soit senti floué, ce n'était pas une excuse pour agir comme il a fait tout au long de son mariage, avant même la naissance de Joy.
Barbara est mi-sympathique mi-exaspérante. Elle s'étiole, laisse son mari la tyranniser et la rabaisser pour une raison que le lecteur finit par connaître, mais qui n'est pas valable.
Quant aux deux personnages principaux... ils sont peut-être un peu trop gentils, mais ils sont attachants. Vince et Joy sont séparés par des événements, des hasards, des occasions manquées... j'avais peur que le tout soit très gros, mais en fait, Lisa Jewell a su construire son intrigue assez pertinemment. Certains faits sont même drôles: comment ne pas rire lorsque Madeleine fait son petit numéro?

Si des pans de l'intrigue paraissent un peu poussifs, ils sont rattrapés par les personnages sympathiques.
J'ai beaucoup apprécié Bella qui n'a pas la langue dans sa poche, et est assez loufoque.
Cass est excentrique, et elle ne manquera pas de faire rire le lecteur.
Julia est attachante.
Chriss et Kirsty représentent le bonheur tranquille, celui auquel on aspire. On remarquera le contraste entre les vies tumultueuses de Vince et Joy et ce couple.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Annie Lamoise pour l'association Valentin Haüy.

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