mercredi 11 juin 2008
Coule la Seine, de Fred Vargas
Par Bernie, Dans la rubrique Nouvelles
Un recueil de trois nouvelles mettant en scène le célèbre commissaire Adamsberg.
Salut et Liberté : En plein mois d'août, un mystérieux clochard prend quartier sur le banc en face du commissariat d'Adamsberg. Pendant ce temps, des lettres anonymes parviennent au commissaire, parlant d'un crime dont personne n'a parlé...
La nuit des brutes : La nuit de Noël, Adamsberg est de garde au commissariat, avec un jeune policier tout juste sorti de l'école. Il lui explique que cette nuit est très particulière, mais ne livre ses victimes que quelques jours plus tard. Effectivement, trois jours après, on retrouve un cadavre de femme dans la Seine...
Cinq francs pièces : Un clochard vendeur d'éponges au rebut est témoin de l'agression d'une jeune femme, une nuit. Cette femme fait partie du ministère de l'intérieur, on presse donc Adamsberg pour obtenir très rapidement des résultats. Mais l'unique témoin n'est préoccupé que de pouvoir vendre ses éponges...
Ce recueil est le premier Fred Vargas que je lis. Mes parents, après avoir découvert l'auteure par le biais des adaptations télé et cinéma qui en ont été faites, ont été séduits par son style, et ont acheté tous ses romans. Je pense que ce recueil est très bien pour aborder le style de l'auteure, tout en finesse, presque en poésie, très agréable à lire, mais qui prend son temps, comme son héros principal.
Le commissaire Adamsberg est en effet assez spécial, dans ses méthodes déroutantes, très lent, mais en même temps efficace. Déroutant pour ses collègues, qui doivent apprendre à composer avec lui, mais aussi pour les lecteurs, qui ne sont pas habitués à de telles méthodes, très cérébrales. Il m'a un peu fait penser à un Colombo français, avec des questions qui ne semblent pas avoir l'air de vrais interrogatoires, qui, dirait-on, n'ont pas de rapport avec l'affaire, mais qui l'amènent à la bonne conclusion.
C'est aussi un personnage qui sait accueillir l'aide qui lui viendrait de l'extérieur, de gens qui ne sont pas formés à l'investigation comme lui. Il me semble assez humble, proche des gens qui l'entoure, sans en avoir l'air.
Il est épaulé, comme souvent dans les romans policiers, par son exact opposé, l'adjoint Danglard, un grand policier profondément agacé par la lenteur de son patron, mais aussi profondément respectueux et admiratif de son esprit de déduction. Le duo contrasté est un classique du genre, mais ici, Fred Vargas réussit à lui donner une identité différente, je ne saurais dire en quoi, mais qui fait qu'on se souvient d'eux longtemps après avoir refermé le roman...
J'ai été séduite par le style de l'auteure et par son héros, et je compte très bientôt lire quelques uns de ses romans. J'espère ne pas être déçue, et pouvoir la lire encore longtemps !!
Un conseil de la Livrophile : les romans de Fred Vargas mettant en scène son héros le commissaire Adamsberg sont parus dans un ordre qu'il vaut mieux respecter pour la lecture. Je vous le copie ici :
L'homme aux cercles bleus, 1992.
L'homme à l'envers, 1999.
Pars vite et reviens tard, 2001.
Coule la Seine, 2002.
Sous les vents de Neptune, 2004.
Dans les bois éternels, mai 2006.


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