Conduite en état Livresque

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Je penche mon visage dans l'eau pour baigner mes yeux encore et encore. Quand je le relève, je porte un léger masque de mer, un fragile masque de fraîcheur, que l'air, à petits coups, cherche à m'enlever.
Marie-France Pisier dans "Le bal du gouverneur".

jeudi 8 février 2007

jeudi
8
février 2007

Peggy Sue et les fantômes, tome 2: Le sommeil du démon, de Serge Brussolo.

Peggy Sue et les fantômes: le sommeil du démon Voir la critique du tome 1.

L'ouvrage:
Le père de Peggy Sue a failli avoir un accident. Il est charpentier, et travaille sur les toits. Il raconte qu'il a manqué tomber d'un toit, comme si une main invisible le poussait. Peggy Sue ne dit rien, mais elle sait que c'est encore un coup des invisibles. Cela fait que Barney a peur de remonter sur les toits. Heureusement, il trouve un travail dans un aérodrome.

Peggy Sue se rend vite compte que c'est un endroit assez particulier, où naissent des mirages. Les mirages apparaissent et matérialisent ce dont on a le plus envie dans l'instant. Par exemple, Peggy Sue meurt de chaud, et se retrouve devant un mirage qui est un paysage de neige. Lorsqu'on y entre, on ne vieillit pas, on s'amuse toute la journée, les désirs les plus excentriques sont immédiatement réalisés. Pourtant, il ne faut pas y entrer...

Peu après, Peggy Sue rencontre Sebastian, qui s'est échappé d'un mirage. Il y est entré il y a plus de cinquante ans, et il a toujours l'âge qu'il avait en y entrant. Mais maintenant qu'il est sorti, il ne peut plus vivre dans le monde réel. Si son corps n'est pas régulièrement humidifié, il se dessèche, ce qui le conduirait à se transformer en un petit tas de sable. C'est le sort de ceux qui reviennent dans le monde réel.

Sebastian s'est échappé, car il a un message important à transmettre. Il veut prévenir les hommes plus que jamais contre les mirages. En effet, depuis quelque temps, c'est la guerre dans ces mondes. Ils sont fabriqués par un génie qui dort. Son travail, c'est de rêver. Chaque rêve donne naissance à un mirage. Seulement, depuis quelque temps, le génie fait des cauchemars, et les mirages sont devenus des lieux de guerre.

Critique:
Encore un livre plein de rebondissements, et qui ne traîne absolument pas.

On retrouve plusieurs fois le thème de la personne dont la volonté est anihilée par un sort. Par exemple, sitôt qu'on s'approche des crabes mangeurs d'espoir, on a envie de pleurer. Même si on sait que les pensées négatives distillées par ces crabes sont fausses, dès qu'elles sont en nous, on ne peut que se laisser persuader de l'inutilité de tout.
Il y a aussi l'exemple que j'ai évoqué dans la critique du tome 4 de "Sigrid et les mondes perdus".
Autre exemple: les enfants savent pertinemment que s'ils se laissent entraîner par les odeurs de confiseries qui emplissent le mirage, la nuit, s'ils goûtent à ces gourmandises, ils grossiront à tel point qu''ils ne pourront plus bouger, et seront attrapés pour être cuits et mangés par le génie. Bien qu'ils sachent cela, certains se laissent prendre.
Il y a aussi l'exemple des légumes ensorcelés.

On retrouve aussi le thème d'une chose trop formidable pour être vraie: les mirages sont des lieux féériques, où l'on peut avoir tout ce que l'on veut. Oui, mais si on veut sortir du mirage, cela est impossible. Remarque, personne ne le veut...

Il y a aussi le thème de la loyauté. Le chien bleu est confronté à un terrible dilemme: il est tiraillé entre son désir le plus cher et son amitié pour Peggy Sue.

On voit aussi que Brussolo est moins cynique, moins pessimiste que dans ses romans pour adultes. C'est un livre sympathique qui fait réfléchir, qui distrait. Je le conseille.

La série comporte neuf tomes à ce jour. Je me suis arrêtée au tome 5. Le tome 3 est bien, mais ensuite, j'aime moins. En outre, Brussolo s'inspire énormément de ses anciens romans pour adultes, et cela devient agaçant.
Pour l'instant, je ne compte pas faire d'autres critiques sur cette série.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Brigitte Bourge.

lundi 5 février 2007

lundi
5
février 2007

Peggy Sue et les fantômes, tome 1: Le jour du chien bleu, de Serge Brussolo.

Peggy Sue et les fantômes: Le jour du chien bleu L'ouvrage:
Peggy Sue Fairway a quatorze ans. Elle a une particularité qui consiste à voir les fantômes, ou, comme ils se font appeler, les invisibles. Elle assiste, impusssante, à toutes les horreurs qu'ils font subir aux humains. Ces "farces" les amuse beaucoup. Seulement, ils en ont assez qu'elle les voie. D'autant que si elle les fixe intensément, elle peut leur faire mal. Il en résulte d'affreuses migraines pour elle, mais parfois, elle le fait. Elle a été choisie pour les contrer, les arrêter, mais elle est bien seule, et ne peut pas leur faire grand-chose. Les fantômes ne peuvent pas la tuer, mais ils peuvent le faire faire par quelqu'un, ou organiser des traquenards pour cela. A cause d'eux, Peggy Sue est souvent obligée de changer d'école. Ils la font passer pour une folle, par exemple, en prenant sa main, et en écrivant des horreurs au tableau, devant la classe.
Ses parents, Barney et Maddy, qui ne la croient pas, pensent qu'elle est un peu folle. Sa soeur, Julia, est presque toujours en train de la houspiller.

Un jour, après un nouveau renvoi de Peggy Sue, la famille va s'installer dans le petit village de Point Bluf. Peggy Sue est d'abord soulagée, car rien ne se passe, les fantômes ne l'embêtent pas. Elle arrive à se faire des amis dans son école. Elle peut sereinement assister aux cours. Elle peut, comme les autres, se désoler, lorsque le professeur de mathématiques donne des exercices trop difficikes, et traite tous les élèves d'idiots.

Mais un jour, un curieux phénomène se produit. Un soleil bleu plane au-dessus de la ville. Comme c'est inhabituel, et que cela peut être dangereux, la mairie donne des casquettes aux habitants, afin qu'ils s'en protègent. Sonia Lewin, une amie de Peggy Sue, ne veut pas se protéger, car elle trouve ces casquettes ridicules, et en plus, elle aimerait savoir ce que ça fait de bronzer bleu. Un après-midi, elle s'endort au soleil...

Critique:
Comme tous les romans pour la jeunesse de Brussolo que j'ai lus, celui-ci démarre très vite, et ne traîne pas. En outre, l'idée du soleil bleu qui cause des dommages sur les êtres est une bonne idée.

On trouve, dans ce roman, une variante au thème utilisé dans "Le sourire noir". Dans "Le sourire noir", un régime révolutionnaire, qui semble être une bénédiction, se révèle être quelque chose d'extrêmement dangereux. Ici, le soleil bleu commence par rendre tout ceux qui s'y exposent intelligents. Les gens se ruent sur l'aubaine, mais les cerveaux ne peuvent pas supporter cela, et finissent par griller, si j'ose dire.

Ensuite, il y a le thème des animaux qui se révoltent. C'est un thème intéressant, et on ne peut blâmer les animaux, sauf peut-être les extrémistes.

Il y a aussi une bonne dose d'humour. Par exemple, les animaux veulent avoir des prénoms et des noms humains. Et lorsque le chien bleu indique à Peggy Sue quel nom il a choisi, on est tenté de rire, car c'est un nom très pompeux. C'est assez amusant d'imaginer un petit cabot affublé d'un nom aussi prétentieux. On rit aussi lorsque le chien bleu repaptise le shérif.
L'histoire de la souris qui grossit est également amusante, même si elle fait aussi un peu peur.
Bref, on passe un bon moment, et on apprend certaines petites leçons.

Cette série comporte 9 tomes, pour l'instant:
Le jour du chien bleu
Le sommeil du démon
Le papillon des abîmes
Le zoo ensorcelé
Le château noir
La bête des souterrains
La révolte des dragons
La jungle rouge
La lumière mystérieuse

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Brigitte Bourge.

lundi 4 décembre 2006

lundi
4
décembre 2006

Seras-tu là?, de Guillaume Musso.

Seras-tu là ? L'ouvrage:
2006.
Elliott Cooper, brillant chirurgien, a soixante ans. Depuis quelques années, il travaille avec la Croix Rouge, et fait des séjours dans des pays défavorisés pour essayer de sauver des vies.
Un jour, il diffère son départ d'Afrique, afin d'opérer un enfant ayant un bec de lièvre. Un vieux cambodgien, la seule famille qu'ait cet enfant, lui en est infiniment reconnaissant. Il lui demande ce qu'il aimerait en remerciement. Elliott s'en tire par une boutade: ce qu'il demande est ce qu'il aimerait le plus au monde, mais il sait bien que le vieux cambodgien ne pourra le lui donner. Il aimerait revoir Ilena, l'amour de sa vie. Elle est morte il y a trente ans.
Le vieux cambodgien réfléchit un instant, puis confie à Elliott un flacon de pilules...

Critique:
Guillaume Musso s'attaque ici à une trame dangereuse: la possibilité de revenir dans le passé, et de pouvoir parler à son moi d'avant. Le Elliott de soixante ans rencontre le Elliott de trente ans. La trame n'est pas nouvelle. On ne peut s'empêcher de penser à d'autres auteurs ou à des metteurs en scène qui l'ont exploitée, et de comparer les idées de Guillaume Musso avec les leur. J'ai pensé, entre autres, au film "Fréquence interdite" et aux livres "Le temps n'est rien", d'Audrey Niffenegger, et "Le voyageur imprudent" de René Barjavel. D'ailleurs, Guillaume Musso fait une allusion très claire à ce dernier roman, et cite sa source.
Le scénario est quelque peu prévisible. Elliott tente de changer quelque chose dans son passé, mais cela l'oblige à prendre certaines décisions qui font qu'autre chose de terrible se passe. C'est ce qui arrive dans "Fréquence interdite". Il essaie donc de redresser la barre, etc.

L'auteur évite certains clichés. Je voyais des choses venir avec de gros sabots... elles ne sont pas venues. Par exemple, je pensais qu'Elliott sauverait Ilena, qu'ils vivraient ensemble, et qu'ils auraient des enfants, comme Ilena le souhaitait. Au début, lorsqu'Elliott a trente ans, il refuse d'avoir des enfants. Je me disais qu'après avoir sauvé Ilena, il changerait d'avis. Mais la question n'a pas pu se poser, car le récit ne s'est pas déroulé tout à fait comme je le pensais.
Il y a, malgré tout, un topos du genre: les rites du voyage dans le temps. Lorsqu'Elliott remonte le temps, c'est toujours pendant son sommeil. L'approche de son retour dans son présent est signalée par des tremblements et un saignement de nez. Ce genre de rite est un peu spectaculaire.

Autre chose est un peu gros: lorsque certaines personnes sont au courant de la vérité, et qu'autre chose se passe dans leur passé, leurs souvenirs de ce qui s'est anciennement passé ne s'effacent pas. Cela permet à l'auteur de finir son histoire comme il le veut, mais c'est un peu incohérent. Cela se comprend en ce qui concerne Elliott, mais moins en ce qui concerne Matt, (qui, entre parenthèses, est français, et a un nom anglophone), c'est un peu plus gros.

On retrouve les ravages de la cigarette. Là aussi, j'ai pensé au film "Fréquence interdite". Guillaume Musso arrive à nous surprendre un peu. On ne peut s'empêcher de penser que le Elliott de soixante ans va interdire au Elliott de trente ans de fumer. Ce qui se passe est quand même un peu plus recherché.

La fin nous montre que l'auteur a voulu rester vraisemblable, tout en essayant de faire plaisir au lecteur. Je suis mitigée quant à cette fin. On sent bien que l'auteur essaie de contenter tout le monde. Je regrette quand même les trente ans de brouille entre Elliott et son meilleur ami.

Tout en étant un produit commercial, le livre n'est quand même pas une espèce de soupe insipide où tout est rose et incroyable. On change quelque chose dans son destin, mais ce n'est pas pour cela que tout sera rose. A tout prendre, j'aurais peut-être choisi la "première" vie d'Elliott, la cigarette en moins.

A l'instar de "Et après?" et de "Sauve-moi", "Seras-tu là?" se lit très vite. Il ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais on a envie de continuer à lire pour savoir comment l'auteur va gérer ses personnages. C'est un livre de vacances, on n'a pas trop besoin de réfléchir en le lisant. On ne se pose pas de questions quant aux motivations des personnages, on ne reste pas très marqué par cette lecture. C'est un livre léger qu'il faut lire si on a envie de se reposer le cerveau.

A part ça, il y a un point positif que je voudrais souligner.
A un moment, Ilena est seule, et elle pense aux animaux dont elle est la soigneuse. Elle explique que le fait de séparer deux membres d'une même famille d'orques est contre nature. Mais les hommes n'en n'ont cure. Elle se dit également que c'est les assujettir, leur rogner les ailes que de les garder en captivité. Ce genre de sujets est probablement souvent évoqué parmi les gens qui s'occupent d'animaux en captivité, et qui les aiment. Je trouve cela très bien qu'un auteur grand public, un auteur lu par beaucoup de gens nous le rappelle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hervé Lavigne et Véronique Groux de Mieri pour les éditions VDB.

mercredi 25 octobre 2006

mercredi
25
octobre 2006

L'île aux trente cercueils, de Maurice Leblanc

l\'île aux trente cercueils

Une jeune femme, Véronique d'Hergemont, revient dans le pays de son enfance, la Bretagne, où elle n'a pas mis les pieds depuis quatorze ans. Elle tente de retrouver son fils, enlevé par son grand-père car il est né d'une union qu'il ne voulait pas. Mais à peine arrivée dans l'île de Sarek, aux écueils menaçants qui lui valent le surnom de "l'île aux trente cercueils", qu'elle est plongée dans l'horreur : une mystérieuse légende réclamant trente victimes pour les trente cercueils, dont quatre femmes mourant sur la croix, son visage dans un dessin représentant ces quatre croix, ses initiales de jeune fille un peu partout. Surtout, elle voit son fils tuer le père qu'elle venait retrouver, les habitants de l'île devenir fous et être tués par ce même fils, et se retrouve peu à peu seule sur son île.
Seule ? Non, pas tout à fait, car un petit chien surnommé Tout-Va-Bien vient lui tenir compagnie, et elle apprend qu'un mystérieux sauveur va venir pour la sortir de là, elle et ceux qu'elle aime...

Du grand Maurice Leblanc, voici ce que l'on peut dire de ce roman ! L'intrigue et bien menée, nous ne savons pas où nous allons, le fantastique est tout à fait présent, l'atmosphère vraiment oppressante, et l'horreur omniprésente dans la partie centrale du récit. Le petit chien vient apporter une touche d'humour et de tendresse dans la détresse de la jeune femme, et nous vivons au rythme du récit : dans un premier temps, l'horreur monte, puis un calme subit précède une tempête encore plus violente pour la jeune femme, durant laquelle elle trouve tout de même des alliés inattendus, ou plutôt inespérés, et enfin le dénouement, léger, léger, comme seul Arsène Lupin peut en apporter.
Au fur et à mesure de la lecture, on se sent aussi oppressés que Véronique, nous vivons tout par ses yeux, et l'horreur qu'elle rencontre se présente également devant nos yeux. Mais aux événements tels qu'ils se déroulent, nous ne pouvons manquer de nous demander quand arrivera ce sauveur attendu et annoncé, et nous avons hâte d'aller plus loin pour enfin voir les choses s'arranger. Le monstre auquel sont confrontés Véronique et Arsène est un véritable monstre, justement, les actes qu'il commet révèlent toute sa monstruosité et sa folie, et nous ne pouvons qu'approuver le dénouement final.
Quant au sens du suspense et de la mise en scène de Maurice Leblanc, ils font ressortir au mieux tout l'humour du dénouement, apportant la fin comme une bulle de champagne, où tout est bien qui finit bien, ou plutôt où Tout-Va-Bien ! Car en effet, Arsène intervient pour tout résoudre, tout expliquer, apporter sa touche au mystère, et rendre à Tout-Va-Bien la justification de son surnom !

Encore une fois, je suis assez peu objective pour parler de ce roman, car Maurice Leblanc est un auteur que j'adore, et son personnage favori et principal, Arsène Lupin, qui a presque - presque - complètement effacé son auteur de l'histoire littéraire, est un chef-d'oeuvre de bonne humeur, de gouaillerie, d'ironie, mais il possède aussi un formidable esprit de déduction qui lui permet de tirer des conclusions logiques à partir d'événements apparemment tout à fait fantastiques et hors du réels.
Vraiment, je vous recommande cette lecture, pour frissonner... de plaisir, évidemment !

P.S. : En cherchant une photo de la couverture sur Internet, je suis tombée sur plusieurs photos apparemment tirées d'une adaptation filmée du roman... Cela vous dit-il quelque chose ? L'avez-vous déjà vu ? En savez-vous plus ?

mardi 29 août 2006

mardi
29
août 2006

Anansi Boys, de Neil Gaiman

Anansi Boys

Note de la rédactrice : ayant lu, une fois n'est pas coutume, ce livre en Anglais, j’ai laissé les vrais noms, et traduit entre parenthèses pour la version française du livre.

Fat Charly (Gros Charlie) vit en Angleterre. Il s'y est exilé il y a de nombreuses années, afin d'échapper à sa famille américaine, un peu emcombrante il faut dire, et de vivre une vie d'employé et d'amoureux modèle. D'ailleurs, il est en train de planifier avec sa promise le futur mariage. Oui, mais est-il vraiment obligé d'inviter son père, lui qui lui a toujours fait honte (c'est même lui qui a fait en sorte que tout le monde le surnomme "gros charlie") ?
Sa fiancée, Rosy, la bonté même, le persuade d'appeler tout de même son père pour l'inviter, car après tout la famille c'est sacré.
C'est ainsi que Fat Charly apprend que ce dernier vient juste de mourir...

Et que son père n'était autre qu'Anansi, un dieu filou et roublard, le dieu Araignée.
Et qu'en plus il a un frère, qu'il n'a jamais connu.
Et que c'est ce dernier qui a hérité de tous les pouvoirs de leur père.

Son frère, Spider (Mygal) ne tardera pas à venir lui rendre visite en personne.
Et à bouleverser totalement le cours de sa vie, la faisant sombrer dans un univers totalement surréaliste, peuplé de contes, de dieux, et de transfiguration de la réalité.

Anansi Boys n'est pas un American Gods 2, même s'il reprend l'un de ses personnages, Anansi, et continue de s'intéresser aux mythes divers et dieux.
Au fil des pages, les deux frères opposés devront apprendre à se connaître et à réconcilier leurs visions de la vie, à grands coups de magie.

Comme à son habitude, Neil Gaiman nous plonge dans un univers fantastique, peuplé de personnages hauts en couleurs, comiques et cyniques à souhait. Cependant, il signe ici un roman plus léger qu'American Gods, dans le sens où il ne cherche pas autant à critiquer la société, qu'à distraire ici le lecteur, qui n'est vraiment pas en reste !
Bref, on ne s'ennuie pas une seule seconde en suivant Fat Charly et ses aventures de plus en plus déjantées au fil des pages...