Conduite en état Livresque

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Je penche mon visage dans l'eau pour baigner mes yeux encore et encore. Quand je le relève, je porte un léger masque de mer, un fragile masque de fraîcheur, que l'air, à petits coups, cherche à m'enlever.
Marie-France Pisier dans "Le bal du gouverneur".

vendredi 28 octobre 2011

vendredi
28
octobre 2011

Phaenomen, tome 3: En des lieux obscurs, d'Erik L'Homme.

Phaenomen, Tome 3 : En des lieux obscurs

L'ouvrage:
Nos quatre amis sont à la recherche du secret des Templiers. Ils vont voyager, et connaître bien des aventures.
D'autre part, chacun évolue, et chaque caractère s'affirme davantage.

Critique:
Encore une fois, Erik l'Homme précipite ses héros et son lecteur dans des péripéties pendant lesquelles on n'a pas le temps de s'ennuyer. J'ai aimé que les enfants ne soient pas uniquement suivis par des gens qui leur voulaient du mal.
J'ai également apprécié la solidarité des enfants. Ils l'ont toujours été, mais dans ce tome, l'un d'eux est à deux doigts de commettre l'irréparable, et même si les autres en sont effrayés, ils veulent d'abord soutenir leur camarade, et l'aider, car ils comprennent (même confusément) que c'est surtout des pouvoirs incontrôlés qui agissent.
Les personnages sont toujours aussi sympathiques. La fragile Claire qui, dans des cas extrêmes, sait être forte, avisée, et pleine de sagesse. Nicolas dont les plaisanteries détendent l'atmosphère. Arthur qui continue de mettre ses pouvoirs à profit pour «se débrouiller» en tagalog. Et Violaine qui reste celle avec laquelle je n'accroche définitivement pas. Je la comprends, mais rien à faire, je n'ai pas réussi à m'attacher à elle, au long de ces trois tomes. Elle m'a davantage agacée. On la voit souvent comme la chef parce qu'elle a du caractère, mais elle est impulsive et un peu capricieuse. Les autres ont l'air d'être plus matures qu'elle.

Là encore, l'auteur fait des révélations. Il fallait s'attendre à certaines d'entre elles. Malgré cela, elles sont bien amenées, et les explications qui sont autour compensent le fait qu'elles étaient prévisibles.

J'ai apprécié l'absence de manichéisme chez deux personnages, les deux qui se retrouvent dans l'épilogue. Au départ, le lecteur se fait une idée d'eux, et il se voit contraint de changer d'opinion, car tout n'est pas si simple.

La structure du livre est, me semble-t-il, la même que dans les autres tomes, mais je l'ai surtout remarquée dans celui-là... peut-être parce que j'y étais habituée. J'ai aimé entrer, même quelques instants, dans les pensées de chaque enfant (souvent en début de chapitre). J'ai apprécié les extraits historiques, scientifiques, ou simplement ayant trait au bons sens, qui se trouvent surtout en fin de chapitres.

Le style est fluide et recherché à la fois. C'est une bonne chose. Ce n'est pas parce que cette trilogie est pour la jeunesse qu'il aurait fallu que le vocabulaire soit trop simple.

Attention! Je dévoile la fin, passez donc à la remarque annexe, si vous n'avez pas lu le livre.
La seule fausse note, pour moi, c'est la fin. D'abord, parce que je suis quelqu'un de primaire: dans ce genre de livres où quatre enfants passent par tout un tas d'aventures pas toujours réjouissantes, je préfère que cela se termine bien. Ensuite, parce que je ne sais pas comment interpréter cette fin. Les enfants ont-ils vraiment rejoint une autre dimension? Fallait-il pour cela qu'ils meurent? Dans ce cas, c'est leurs âmes qui sont allées ailleurs. Je n'aime pas cette interprétation parce que d'une manière générale, je ne crois pas ce genre de choses. Mais si j'ai bien compris, les corps des enfants ont disparu après que Clarence les a vus. Un dragon (quelqu'un en a vu un) les aurait donc vraiment enlevés? Dans ce cas, pourquoi n'ont-ils pas vécu la scène ainsi? Ou alors, ils sont bel et bien morts (d'ailleurs, quand Clarence les voit, cela ne semble pas faire de doutes), et le dragon s'est contenté d'emporter leurs dépouilles dans son monde.
De toute façon, je n'ai pas aimé cette fin.

Remarque annexe:
À un moment, Violaine parle des «petits nains». C'est un pléonasme. C'est agaçant, parce que c'est répété deux ou trois fois.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par soeur Marie-Paule pour l'Étoile Sonore.
Outre que la lectrice a une voix agréable, et met le ton approprié, elle prononce bien Miguel. J'ai tellement entendu de lecteurs mal le prononcer que je dois aussi faire la remarque lorsque certains le disent bien. ;-)

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jeudi 27 octobre 2011

jeudi
27
octobre 2011

Phaenomen, tome 2: Au plus près du secret, d'Erik L'Homme.

Phaenomen, tome 2

L'ouvrage:
Les quatre enfants ne peuvent pas oublier le secret que leur a appris le Doc. Ils pensent que cela pourrait peut-être les aider à découvrir leurs origines. Ils partent donc en quête de la vérité.

Critique:
J'ai préféré ce tome au tome précédent. Je l'ai trouvé plus creusé, plus abouti. Le lecteur n'a pas le temps de s'ennuyer. Le livre ne s'étale pas sur un nombre incalculable de pages (comme cela semble être la mode), et il n'y a pas de remplissage. Le lecteur est ballotté d'aventures en rebondissements pour son plus grand plaisir.
D'autre part, l'intrigue n'est pas tout à fait construite de la même façon que celle du tome 1. C'est une bonne chose, car le lecteur ne s'enferre pas dans la routine. Ici, on sait ce que cherchent les enfants, on sait qu'ils sont suivis, mais on n'a pas toutes les cartes en main.
À l'inverse du tome 1, ce volume se termine en laissant beaucoup de questions non-résolues. C'est également une bonne surprise, même si le lecteur est furieux de devoir attendre le tome suivant. C'est d'ailleurs le but de l'auteur.

J'ai trouvé un peu gros qu'Antoine se dévoue corps et âme aux enfants, et qu'en plus, ce soit lui qui ait l'air d'un enfant à côté d'eux.
Les quatre personnages principaux ont des pouvoirs qui les rendent différents, et les font mûrir plus vite. Cependant, j'ai du mal à concilier leur état d'enfant, et leur façon de se débrouiller dans le monde. Pour moi, leurs pouvoirs ne leur confèrent pas forcément cette capacité à se sortir des situations les plus rocambolesques.
Je les ai tout de même trouvé attachants, et plus creusés que dans le tome 1. Il est également intéressant qu'ils ne maîtrisent pas totalement leurs pouvoirs, qu'ils se laissent encore surprendre par eux. On a moins l'impression que c'est des super héros.
Le dilemme de Violaine est intéressant: il soulève très bien la question du contrôle de l'esprit. Néanmoins, je ne parviens pas à trouver Violaine totalement sympathique. Je n'aime pas trop qu'elle domine tout le monde, qu'elle soit souvent celle qui a la solution à tout, etc. Les enfants décident qu'il n'y aura pas de chefs, mais sans Violaine, ils sont perdus. C'est cette espèce d'hégémonie qui me déplaît.

Le personnage de Clarence est intéressant. On ne perd pas de vue qu'il a, au final, de mauvaises intentions, même si on ne sait pas trop lesquelles. Cependant, ses intérêts font qu'il tire les enfants de plusieurs situations périlleuses, et là encore, l'auteur a su créer des situations exemptes de manichéisme, ce qui me plaît toujours dans un roman. En outre, au fil de l'histoire, on en apprend un peu plus sur lui, ce qui permet de mieux le cerner.

Augustin est un personnage manichéen, mais on peut comprendre sa fureur aveugle et sa soif de vengeance.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par soeur Marie-Paule pour l'Étoile Sonore.

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mercredi 26 octobre 2011

mercredi
26
octobre 2011

Phaenomen, tome 1, d'Erik L'Homme.

Phaenomen

L'ouvrage:
Pierre Barthélémy travaille dans une clinique pour enfants souffrant de troubles du comportement. Il s'est pris d'affection pour quatre d'entre eux qu'il essaie d'aider: Claire (qui ne peut faire un pas sans souffrir de vertiges), Arthur (qui souffrirait d'une forme d'autisme), Nicolas (dont la sensibilité à la lumière devient un problème), et Violaine (qui se rebelle, et voit les dragons astraux de chacun).
Le jour où Pierre disparaît, les quatre enfants décident de tenter de le retrouver pour le sauver. Ils ne sont pas au bout de leurs surprises.

Critique:
Le livre est sympathique, même si on retrouve un air de déjà vu. Par exemple, ces enfants qui ont certains pouvoirs qu'ils ne maîtrisent pas forcément, c'est un thème déjà beaucoup exploité.
J'ai également trouvé que tout était un peu trop facile pour les enfants. Ils déchiffrent très vite les énigmes. Soit, ils sont très intelligents, et leur rapidité évite les longueurs, mais j'ai trouvé ça un peu gros.

Le livre n'est pas un pavé, et il n'y a pas de lenteurs.
De plus, il est intéressant que Violaine ne soit pas toujours celle qui guide les autres, et prend les décisions. Les enfants montrent tous qu'ils peuvent agir, décider... J'ai aimé cet équilibre.
Nos quatre héros sont plongés dans un tourbillon d'aventures, cela renforce leur amitié. Ils doivent apprendre à se débrouiller face à un milieu et à des personnes hostiles. Tout cela m'a plu.

Quant au secret que cache Pierre, il est assez intéressant. D'abord, j'ai apprécié le fait que l'auteur développe cette théorie dans un roman pour la jeunesse. Cela fait que les jeunes lecteurs se pencheront peut-être plus volontiers sur un pan de l'histoire. Ensuite, l'importance du secret rend toute l'aventure vraisemblable.

Les quatre enfants sont sympathiques au lecteur. Violaine m'a un peu agacée, car elle a une personnalité assez forte, risque souvent de tout décider seule. Bien sûr, ce n'est pas le cas, mais je l'ai tout de même trouvée trop présente.
Les autres enfants ont attiré ma sympathie. Leurs personnages ne sont pas tellement creusés, ou bien, ils ont un air de déjà vu, mais ils sont attachants.
Quant aux autres, ils ne sont pas très fouillés, donc j'ai un peu tremblé pour Pierre, et n'ai pas aimé la bande des trois méchants, mais j'ai pris un peu de distance.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par soeur Marie-Paule pour l'Étoile Sonore.
La lectrice a une voix agréable, et met le ton approprié. En outre, elle prononce les noms anglophones de manière naturelle, sans tenter de faire un horrible accent!

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mardi 13 septembre 2011

mardi
13
septembre 2011

La ligne verte, de Stephen King.

La ligne verte

L'ouvrage:
Fin des années 90. Paul Edgecombe vit maintenant dans une maison de retraite. Une histoire le hante. Elle est arrivée en 1932, alors qu'il était gardien-chef de la prison du couloir de la mort. Paul sait qu'il ne sera pas tranquille tant qu'il ne l'aura pas relatée par écrit.
Elle commence avec l'arrestation de John Caffey, accusé, puis condamné à la chaise électrique, pour avoir sauvagement assassiné deux fillettes.

Critique:
Après avoir été déçue par plusieurs Stephen King, je songeais à ne plus lire cet auteur, quand une amie m'assura que «La ligne verte» était très bien, et qu'il me plairait. J'ai mis un peu de temps à entrer dedans, mais effectivement, je n'ai pas été déçue. Ce que je n'aime pas chez Stephen King, c'est le spectaculaire gratuit et les personnages peu creusés. Il n'y a rien de cela dans «La ligne verte». Souvent, je trouve que le surnaturel de King détruit le livre. Ici, il s'y imbrique très bien. Sans ce surnaturel, l'histoire n'aurait pas pu exister, il en est le fil conducteur, et ne semble pas (comme dans d'autres), avoir été ajouté à la va-vite pour faire du spectaculaire ou pour mettre du surnaturel parce que c'est Stephen King, et qu'il est connu pour cela.
Bien sûr, il y a certains côtés très clichés dans ce surnaturel. Par exemple, à un moment, Paul sent clairement deux forces s'opposer: le bien et le mal. La tumeur de Mélinda la fait jurer comme un charretier et sécréter des humeurs pestilentielles, ce qui n'est pas sans rappeler «L'exorciste», et de toute façon, la représentation qu'on nous donne du diable.
Le personnage qui fait le bien peut paraître manichéen, mais il ne l'est pas tellement... À un moment, il fait ce que j'aurais moi-même fait, mais qu'on n'attribuerait pas forcément à quelqu'un qui ne fait que le bien.
Quant aux répercutions du surnaturel, par la suite, je ne les trouve pas grandiloquentes. Là encore, elles vont bien à l'histoire, aux personnages... et elles font aussi réfléchir le lecteur.

Les personnages du roman sont confrontés à des dilemmes intéressants. De vrais cas de conscience. J'aime ce genre de romans où le lecteur est placé dans une situation difficile, où il ne peut s'empêcher de se demander ce qu'il ferait, à la place des personnages.
En outre, certaines choses auraient dû me paraître évidentes dès le départ. Pourtant, je me suis laissée porter par l'histoire, et je les ai devinées très peu de temps avant Paul. Pour moi, c'est le signe d'un bon roman. J'étais trop prise dans l'intrigue pour essayer de la démonter et de la décortiquer. Au début, j'ai moins aimé les passages où on voyait Paul à la maison de retraite, mais à mesure du récit, ils prennent leur place. Ils permettent aussi à l'auteur de résumer quelque peu les épisodes précédents sans que cela fasse trop gros. Il l'explique d'ailleurs, dans la postface.

On me dira que certains personnages peuvent paraître caricaturaux. Les méchants sadiques, par exemple, ne se démarquent par rien d'autre. Soit, mais ils sont, malheureusement, criants de vérité. Je sais qu'il existe des gens comme ça, qui profitent de la moindre faiblesse ou qui anéantissent exprès ce qui est la raison d'être d'autres.
D'autre part, à travers Delacroix, l'auteur nous montre la personne derrière celui qui a commis un acte affreux. On n'oubliera pas pourquoi Delacroix a été condamné, mais comment ne pas le prendre quelque peu en pitié?... Là encore, Stephen King confronte intelligemment son lecteur à une certaine réalité.

J'ai beaucoup aimé la souris! Outre ce qui lui arrive, c'est le «personnage» qui semble être là où il faut quand il faut. Cette souris qui choisit ses amis, qui aime les bonbons à la menthe, qui court après une bobine coloriée, qui a la pudeur de se cacher pour faire ses besoins... cette note d'espoir et d'optimisme ne pourra qu'émouvoir le lecteur.

J'ai lu les six épisodes réunis en un seul volume. J'ai donc pu lire une note préalable et une postface de l'auteur. Elles sont, toutes les deux, très intéressantes.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Pierrette Johner pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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jeudi 25 août 2011

jeudi
25
août 2011

Atlantis, les fils du rayon d'or, de Pierre Bordage.

Atlantis, les fils du rayon d'or

L'ouvrage:
Jaïc, membre du clan de la Lai, est sceptique. Celle pour qui il a le béguin lui a parlé de bateaux volants. Il évoque cela auprès de son grand-père, expliquant qu'il ne se laissera pas raconter n'importe quoi. Celui-ci lui assure qu'il devrait reconsidérer sa position, et commence à lui raconter l'histoire de Tcholko, ancien membre du même clan, qui voyagea à bord de bateaux volants.

Critique:
Pierre Bordage fait partie de ces rares auteurs qui écrivent vraiment très bien. Ça m'a fait énormément plaisir de me plonger dans un roman au vocabulaire relevé, riche, étendu...
D'autre part, il mêle habilement monde imaginaire et monde réel. C'est-à-dire qu'il invente un univers avec ses codes et ses rites, mais le balise en utilisant certaines références très connues du lecteur. Il n'a pas besoin de le noyer sous des tonnes de nouveaux paramètres pour l'emporter et le dépayser.
En outre, lorsque nos héros sont en danger, on se doute qu'ils vont s'en sortir, parce que leur histoire a été transmise, mais je me demandais toujours comment ils allaient se tirer de ces mauvais pas.

Ce qui m'a laissée pantoise, c'est qu'en général, je fuis les romans traitant de ce genre de sujets: guerres entre peuples, périple aventureux d'espèces d'ambassadeurs tentant d'éviter le pire... Ici, j'ai adoré voyager avec Tcholko et Artea. J'ai affronté les périples avec eux, ai respiré à leur rythme...
L'auteur a su créer des rebondissements à partir d'un voyage à travers la taïga et son froid polaire.
Pour moi qui suis friande de découvertes de peuples bien créés, je n'ai pas été déçue. L'auteur décrit très bien les différentes tribus que nous croisons. En outre, il insère habilement une espèce de choc des cultures avec la rencontre de Tcholko et Artea. Là encore, c'est très bien analysé. De plus, ce pan de l'histoire n'est pas toujours prévisible, même si on devine certaines choses. Pierre Bordage complexifie le tout, et cela vaut mieux, car c'est plus réaliste. Ça l'est d'ailleurs jusqu'au bout.

J'ai été un peu gênée que l'histoire principale soit racontée longtemps après qu'elle est arrivée. Cela n'y change rien, mais c'est une ficelle que je n'aime pas. Pourtant, ici, elle est indispensable.

J'avoue qu'à partir du moment où nous sommes sur Atlantis, j'ai trouvé certaines choses un peu longues, notamment les combats. Cependant, ce n'est qu'un petit désagrément. Il a d'ailleurs été contrebalancé par d'autres rebondissements, et les personnages que nous découvrons sur Atlantis. Le plus fascinant est sûrement le chasseur de rats: mystérieux, charismatique, avisé, un peu effrayant...
D'une manière générale, les personnages ne laisseront pas le lecteur indifférent, et c'est ce qui compte.

Remarque annexe:
J'ai été sensible au passage où Tcholko se retrouve à voler dans le ciel. C'est quelque chose que nous aimerions tous expérimenter, et l'auteur décrit bien les sentiments et les sensations du personnage.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.

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