Conduite en état Livresque

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D'habitude, les gens ne supportent bien que le malheur des autres. Ils te trouveront plus sympathique si tu te casses une patte que si tu gagnes au loto.
Claude Courchay dans "Retour à Malaveil".

jeudi 14 janvier 2010

jeudi
14
janvier 2010

Renégats, de David Gemmell.

L'ouvrage:
L'ordre des chevaliers de la Gabala a été créé pour combattre le mal. Ce sont des chevaliers triés sur le volet, qui, en plus de leur adresse et de leur force au combat, ont hérité d'armes magiques. Le sorcier Olater leur a ouvert le portail entre les deux mondes, et ils sont partis affronter le mal... sauf Mananan. Au dernier moment, celui-ci a reculé.
Aucun chevalier n'est revenu, et Mananan, prisonnier de son armure et de son heaume, erre dans la forêt à la recherche d'Olater, le seul capable de le délivrer.

Quelque chose de dangereux se prépare. D'étranges créatures colossales hantent la forêt, tuant et dévorant tous ceux qu'elles y trouvent.
De mystérieux chevaliers rouges, apparemment commandés par le roi, font régner la terreur. Ils disent combattre le mal, mais ils propagent la peur.

Pour échapper au diktat royal, des gens quittent les villes, et fuient dans toutes les directions. C'est ainsi que plusieurs personnages de Makta se retrouveront au coeur de la forêt.

Critique:
J'ai rarement l'occasion de lire des ouvrages de fantasy, et du coup, je ne sais toujours pas si j'apprécie le genre ou pas. Je n'ai pas aimé le cycle des princes d'ambre, de Roger Zelazny (je n'ai même pas pu finir le tome 1), et il paraît que c'est un incontournable du genre. Mon mari, qui s'y connaît mieux que moi en fantasy, m'a rassurée, après avoir essayé de le lire: il a lu des ouvrages qui l'ont bien plus passionné.

J'ai beaucoup aimé ce roman. D'abord, l'auteur sait nous plonger très vite dans son monde et dans les intrigues de ses personnages. On se retrouve aisément immergé dans l'univers que David Gemmell créé. Univers qui contient assez de repères pour qu'on puisse s'y retrouver, et assez de nouveauté par rapport à ce qu'on connaît pour nous dépayser, nous faire penser à autre chose. On ne met pas 10 pages à découvrir les règles et les spécificités d'un monde qui nous est totalement inconnu. L'auteur a su mêler connu et inconnu, ce qui fait qu'on se divertit.

Les personnages sont sympathiques et attachants. Là encore, ils ne sont pas de parfaits héros qui ne pensent et ne fomt que le bien. Ils seraient peu crédibles. Ils sont complexes. Le lecteur comprend leurs motivations, même s'il lui arrive de soupirer d'exaspération à cause de l'entêtement de certains.

Lentement, David Gemmell tisse une toile inextricable autour de ses personnages et de son lecteur. Cette forêt, théâtre de tous les moments importants du roman est fascinante. Elle est comme un vaste huis-clos. Ce contraste est une partie de ce qui captive le lecteur. En outre, la forêt est un lieu symbolique, qui tient souvent une place importante dans les romans de fantasy. Enfin, pour quelqu'un d'un peu imaginatif, une forêt, c'est mystérieux, c'est justement l'endroit où se croisent le bien et le mal.

Certaines choses m'ont déplu, mais je dois reconnaître qu'elles apportent force et crédibilité au roman. (Attention, passez au paragraphe suivant si vous n'avez pas lu le livre.)
J'ai bien sûr été attristée de la mort d'Olater. Mais c'est ce qui a permis à Lamfada de devenir l'armurier.
J'ai trouvé qu'il y avait trop de morts de personnages sympathiques, mais cela apporte plus de crédibilité.

L'affrontement bien et mal est assez bien expliqué dans le roman. D'abord lorsque deux personnages s'entretiennent à ce sujet, mais aussi lorsque Mananan finit par découvrir le monde de l'autre côté du portail. Polus et lui s'affrontent et chacun expose son point de vue. Ils ne peuvent pas se comprendre. Bien sûr, le lecteur donnera raison à Mananan, mais les arguments de Polus quant au monde auquel il n'appartient plus sont intéressants.

Je me suis un peu ennuyée à partir du chapitre 15, car je trouvais que tout devenait prévisible. Depuis le début du roman, j'étais tenue en haleine, et soudain, tout se précisait, et on sait ce qui va se passer. Alors, on attend que l'auteur nous le raconte, mais on est beaucoup moins impatient de continuer sa lecture.
Néanmoins, ce genre de chose arrive beaucoup dans les romans de fantasy, me semble-t-il. Donc ma critique à ce sujet vient peut-être du fait que certains aspects du genre me plaisent moins.

Malgré certains points qui m'ont déplu, je recommande vivement ce livre, qui, à mon avis, vous fera passer d'agréables moments.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Judith Repond pour la Bibliothèque Braille Romande.
La lectrice a une voix basse et sobre. J'ai aimé son interprétation de ce roman. Elle a préféré ne pas se risquer à trop en faire, mais parfois, a tenté quelques intonations plus vives. Sa narration est très bonne, et sa manière d'interpréter, si elle est plutôt sobre, ne tombe absolument pas dans le monotone. Je lirai donc avec plaisir d'autres livres enregistrés par elle.

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lundi 13 octobre 2008

lundi
13
octobre 2008

La grande inversion, de Philippe Rouchier.

L'auteur:
Le site officiel de Philippe Rouchier vous le fera découvrir bien mieux que je ne pourrais le faire.

L'ouvrage:
Voskul est furieux. Lui qui commençait à prendre des vacances bien méritées dans le royaume de Kzz, est rappelé par ses supérieurs. Il doit se rendre chez le mage Kastétrophus qui, semble-t-il, a commis une erreur lors d'une opération de magie.
Sans prendre la peine d'enquêter sur les résultats de cette erreur, Voskul se propose de punir l'impudent, puis de retourner se reposer. Seulement, Kastétrophus a prévu la colère de l'enquêteur surnaturel, et arrive à le neutraliser. Voskul devra donc accompagner Zalbast et Zelzévine, un jeune homme et une épée. Ils sont le fruit de l'opération malencontreuse de Kastétrophus. Les deux êtres ont fui, aidés par le mage, afin d'échapper au courroux des instances supérieures. Zalbast a une mission: délivrer un message, et doit, pour cela, faire un long voyage, périple pendant lequel il sera épaulé par Voskul.

Critique:
Si vous voulez garder le suspense entier jusqu'au moment où Zalbast découvre la vérité, ne lisez pas la quatrième de couverture. Elle en dévoile trop sur l'intrigue, et sur la raison pour laquelle Zalbast et Zelzévine sont une erreur des manipulations de Kastétrophus. Il est regrettable, à mon avis, que la quatrième de couverture ait été rédigée ainsi.

Ce livre est plaisant par plusieurs côtés. D'abord, nous sommes entraînés, à l'instar des héros, dans une multitudes d'aventures qui mènent à l'accomplissement de la mission. Zalbast rencontre des embûches, ce qui le fait mûrir, et le pousse à découvrir des vérités sur lui-même: la raison de sa création, mais aussi sa personnalité, sa façon d'agir dans des situations extrêmes.
D'autre part, les joutes verbales entre Zalbast et Voskul sont savoureuses. Bien sûr, c'est un peu cliché: les deux personnages ne pouvant pas se supporter, et étant obligés de travailler l'un avec l'autre. Cependant, cet aspect de l'intrigue m'a plu, car ces échanges sont une pause divertissante. Ils nous font oublier la tension pour quelques minutes, ce qui fait qu'on y est replongé avec d'autant plus d'étonnement. Tout au long des aventures qu'ils vivent, ils s'agacent, et ne se privent pas de se le faire savoir. Seulement, le lecteur sait qu'il y a un respect et une amitié sous-jacents. La fin en est la preuve. A mon avis, la scène la plus drôle est celle où Zalbast doit délivrer Voskul, prisonnier d'un giroplasme, dans le manoir de l'oncle de Sha.

D'autre part, lorsque Zalbast parvient à délivrer son message, la leçon qu'il en tire est inattendue et pleine de sagesse. Là aussi, vous me direz que c'est un peu cliché. Peut-être, mais je ne l'avais pas deviné. En outre, le lecteur prend toute la mesure de la malice de Kastétrophus.
La toute fin était à prévoir. Cela ne pouvait se terminer autrement. Elle est donc satisfaisante puisqu'elle s'accorde avec ce que le lecteur connaît de Zalbast. Bien sûr, les personnages ont un peu peur de se retrouver au milieu de nulle part, mais le lecteur se doute bien que si Zalbast s'est vu confier un certain objet, c'était parce qu'on avait prévu qu'il s'en servirait.

D'autres côtés m'ont moins plu.
Il m'a semblé que les aventures étaient superposées les unes aux autres sans aucun liant, mis à part Zalbast et Voskul. Ca me faisait penser aux dessins animés où les personnages vivent une aventure par épisode. De ma part, ce n'est pas une manière de dénigrer cette façon de faire, car je suis fan de dessins animés. Seulement, ce genre d'histoires me lasse vite, car je préfère les histoires un peu plus suivies.

Par ailleurs, l'énigme rappelant un roman policier, où les personnages doivent découvrir qui est le meurtrier, m'a semblé légèrement artificielle, comme si l'auteur l'avait ajoutée après coup pour mêler le plus de genres possible, à la façon de Serge Brussolo. C'est un peu rattrapé par la fin de l'aventure, fin à laquelle je ne m'attendais pas.

Les personnages sont attachants (Voskul et sa fausse mauvaise humeur chronique, Sha qui semble soumise et fade au premier abord, et qui se révèle intelligente et courageuse), mais, pour certains, pas assez fouillés. Bien sûr, pour Zalbast, c'est un faux reproche, puisque normalement, il est gentil. (Je n'en dirai pas plus.) Mais un personnage comme Farfalax aurait mérité d'être un peu plus développés, car sa création est intéressante.

Ce livre m'a été offert par son auteur. La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Marie-Philippe Lachaud.

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lundi 23 juillet 2007

lundi
23
juillet 2007

Le peuple des rennes, tome 2: Le frère du loup, de Megan Lindholm.

Voir la critique du tome 1.

L'ouvrage:
Tillu, la guérisseuse, et son fils, Kerleu, font maintenant partie du peuple des rennes. Mais toutes les précautions qu'a prises Tillu sont réduites à néant, car Carp les a retrouvés. Il exerce plus que jamais son influence sur Kerleu. Il ne le quittera pas. Il le dit son apprenti. Tillu sent son fils lui échapper.

Carrie, la fille de Capiam, chef du peuple, doit bientôt se marier. Elle ne le désire pas. Seulement, ses parents prennent son refus pour un caprice. Elle se dit qu'ellepourrait l'éviter en se faisant marquer le corps des symboles de la chouette. Elle prétend lui appartenir. Si les marques le prouvent, son futur époux ne la voudra pas, et annulera les noces. Elle demande son aide à Tillu.

Kelta et Rolk, épouse et fils de Capiam, sont soudain atteints d'une forte fièvre. Tillu se bat difficilement contre le mal qui semble frapper également le chef. Joboam, qui cherche à nuire à Tillu, et à détrôner Capiam, excite la tribu contre la guérisseuse. C'est elle qui a apporté le malheur. Tout est de sa faute, et Capiam n'est pas un bon chef, puisqu'il l'a acceptée au sein de sa tribu.

Critique:
Le tome 2 est aussi passionnant que le tome 1. Cependant, le mystère et l'étrangeté dont est entouré le tome 1 se dissipe quelque peu ici. L'ambiance n'est pas tout à fait la même. L'espèce de magie du tome 1 est moins présente.

Cela ne m'a pas empêché d'apprécier l'histoire et les personnages. Des problèmes assez fréquents se retrouvent dans la tribu de Capiam, et cela nous montre que certains comportements se retrouvent partout. Par exemple, les parents de Carrie sont enfermés dans leur raisonnement, et sont persuadés qu'ils agissent au mieux pour leur fille.
Celle-ci, sûre qu'elle ne peut et ne doit pas révéler son secret, s'enferme dans la superstition pour essayer d'éviter ce mariage. Elle est fragile, et le frêle équilibre qu'elle réussit parfois à assurer s'écroule. Elle donne facilement sa confiance, et cela la perd. Elle la donne à une personne qui la piétine, qui n'en fait pas grand cas. C'est un personnage qui suscite des sentiments contradictoires. Parfois, on a envie de la secouer, de lui ordonner d'aller s'exprimer devant ses parents; parfois, on a envie de la protéger. Tillu passe d'ailleurs par ces sentiments.

Le personnage de Carp est détestable. C'est le type même du parasite.
Joboam ne surprend pas le lecteur, étant donné ce qu'il a vu dans le tome 1.
Heckram est parfait. Cela peut être un peu agaçant: il comprend tout mieux que ceux de la tribu, il accepte et aime Kerleu, il comprend Tillu sans qu'elle lui dise clairement les choses... Personnellement, j'aime bien ce personnage, mais je peux comprendre qu'il ait pu en agacer certains.

Kerleu évolue. Il se transforme. Il fait ce qu'il a toujours eu envie de faire. Il réalise son rêve, sa vocation. Cela le change. Dans le monde de la tribu, dans les gestes quotidiens, il est gauche, il ne s'adapte pas. Mais lorsqu'il réussit à devenir nadj, on ne le reconnaît plus. Il se montre rusé, débrouillard, fin...
Tout comme Tillu, je ne crois pas en un réel pouvoir chaman. Mais je crois en l'intuition de Kerleu.

L'histoire d'amour que laissait présager le tome 1 a lieu dans le tome 2. Je ne l'ai pas trouvée trop téléphonée. On l'attend depuis le tome 1.
Il est amusant qu'Heckram et Tillu ne découvrent jamais qui a donné la potion à Ella, et qu'ils croient chacun que c'est l'autre, jusqu'au bout.

Si on a aimé le tome 1, on aimera le tome 2. La seule différence est que l'accent est plutôt mis sur l'histoire et la psychologie des personnages, alors que le tome 1 prenait le temps de planter le décor. Et en matière de psychologie des personnages, c'était surtout celle de Tillu qui était mise en avant. Ici, on voit un peu plus celle des autres.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler et Véronique Groux de Mieri pour les éditions VDB.

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lundi 16 juillet 2007

lundi
16
juillet 2007

Le peuple des rennes, tome 1, de Megan Lindholm.

Note: Tout au long de mon article, lorsque je donne le nom de l'auteur, je mets le lien vers son site. Néanmoins, pour ceux qui voudraient un site francophone, il existe un site de fans très fourni, très accueillant: un paradis pour les admirateurs de l'auteur. C'est Les rivages maudits. Je vous conseille vivement d'y faire un tour si vous aimez ou découvrez l'auteur.

L'ouvrage:
Lorsqu'elle était enfant, Tillu a été enlevée à son père par des pillards. Elle a été violée par eux. Plus tard, naîtra un enfant, Kerleu.
Tillu consacre sa vie à protéger cet enfant pas comme les autres. Kerleu semble simple d'esprit, à première vue. Mais c'est plus compliqué que ça. Pour lui, les choses essentielles ne sont pas les mêmes que pour sa mère et les autres personnes.

Carp, le chaman de la tribu où Tillu officie en tant que guérisseuse, veut faire de Kerleu son apprenti. Il est sûr qu'il sera un grand chaman. Lorsqu'il commence à l'initier, Tillu le supporte très mal. Lorsque Carp décide de s'établir dans la tente de la guérisseuse, c'en est trop. Tillu quitte la tribu, emmenant Kerleu. Ils vont désormais vivre seuls, et Tillu devra se battre pour les nourrir.

Critique:
Mon résumé ne précise pas à quelle époque se passe le roman. En fait, on ne le sait pas trop. On a l'impression que c'est pendans une période très reculée. Le livre ne présente aucune indication spatio-temporelle, et nous devons deviner où et quand l'action se passe. Comme il y a des tribus, que ces tribus chassent, qu'ils ont des couteaux en os ou en bronze, qu'ils fabriquent des objets eux-mêmes, j'ai pensé que cela se passait peut-être pendant la préhistoire... Mais cela pourrait également se passer bien plus tard, et les peuples décrits pourraient être des peuples nomades... N'oublions pas que le peuple des rennes est appelé ainsi parce qu'il domestique des rennes. Cela ne peut donc pas se passer pendant la préhistoire.
Sur son site, Megan Lindholm explique que ce livre est d'abord de la fantaisie, et qu'il est quasi préhistorique. Elle a donc imaginé un monde où les comportements rappellent une période reculée de notre monde.
En tout cas, l'absence d'indications spatio-temporelles entoure le livre de mystères, de même que l'attitude de Kerleu.

Je ne savais pas trop ce qu'allait m'apporter ce livre. Le mystère, les façons de vivre de diverses tribus, l'amour possessif et plein d'abnégation de Tillu pour son fils, l'énigme qu'est Kerleu, l'autre énigme qui concerne la mort d'Ella, l'histoire d'amour qui se dessine... tout cela m'a beaucoup plu. Bien sûr, j'ai deviné certaines choses. De plus, si on enlève la dimension préhistorique, certains événements pourraient faire penser à du roman de gare, mais je trouve que tout est bien amené, et que l'intrigue est passionnante. On a envie de savoir la suite, et ce qu'on devine est assez vite révélé, donc le fait qu'on l'ait deviné n'est pas si grave.

On se doute que l'union entre Heckram et Ella est un échec, étant donné qu'Heckram n'aime pas sa promise. La prédiction de Kerleu accentue notre impression que quelque chose va arriver à Ella.
On devine également que Tillu et Heckram vont finir par se mettre ensemble. A la fin de ce livre, qui est le tome 1 de la série, ils ne sont pas vraiment ensemble, mais les événements et Kerleu nous le laissent penser.
Il est dommage que le personnage d'Ella soit facilement détestable. Si elle se montrait compréhensive envers Kerleu, à l'instar d'Heckram, elle exaspèrerait moins le lecteur, et il serait sûrement plus peiné que soulagé de ce qui lui arrive. Il partagerait la peine de sa famille et d'Heckram. De plus, il aurait moins hâte qu'elle soit rayée de la carte pour qu'Heckram découvre qui il aime.
Le personnage de Joboam est un peu caricatural, mais ce n'est pas tellement gênant.

J'ai été très surprise d'aimer ce livre. En effet, j'ai essayé de lire la série "Les enfants de la terre", de Jean Auel, que certains m'ont vantée. Je n'ai pas accroché. J'ai eu du mal à finir le tome 1. J'en ai déduit que c'était moi qui n'aimait pas les romans qui se passent dans des temps reculés. Ici, l'intrigue m'a beaucoup intéressée, ainsi que la façon de vivre des tribus décrites, et la façon dont les guérisseurs opéraient. Bien sûr, Megan Lindholm a d'abord écrit un roman de fantaisie qui ressemble à un roman préhistorique. C'est peut-être ce mélange qui a fait que cela m'a plu.

Megan Lindholm écrit d'autres romans de fantaisie sous le pseudonyme Robin Hobb. Elle estime que les deux pseudonymes sont nécessaires, car elle n'explore pas les mêmes pans de la fantaisie en tant que Robin Hobb et en tant que Megan Lindholm

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Yves Mugler et Véronique Groux de Mieri pour les éditions VDB.

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mercredi 18 avril 2007

mercredi
18
avril 2007

Les métamorphoses, d'Ovide

Métamorphoses

La mythologie gréco-romaine est riche en petites histoires extraordinaires, mettant en scène dieux et hommes, animaux, arbres, êtres fantastiques et divinités naturelles. Nous en connaissons tous au moins une ou deux, l'histoire de Narcisse, d'Arachnée, de Daphné, les conquêtes de Zeus ou Jupiter, Orphée et Euridyce... Mais ce que l'on trouve ici, dans ce long poème d'Ovide, c'est une énorme somme de toutes ces histoires, toutes basées sur une thématique précise, celle des transformations : hommes en animaux ou végétaux, voire en dieux, dieux en vue de séduire des mortel(le)s, femmes qui changent de sexe, ou qui acquièrent des caractéristiques des deux à la fois (Hermaphrodite)... L'on assiste également à des passages plus épiques, comme une grande bataille entre hommes et Centaures au moment des noces de Pirithoüs, ou la description d'une tempête sur la mer...
Bref, une oeuvre éclectique qui nous permet d'avoir un immense aperçu de diverses légendes antiques, qui pour la plupart ont pour but d'expliquer la naissance ou les caractéristiques de tel ou tel phénomène naturel : qu'est-ce que l'ambre ? pourquoi l'araignée tisse-t-elle de telles toiles ? pourquoi le plongeon (oiseau marin) porte-t-il ce nom ?...

Outre l'intérêt scolaire que présente cette oeuvre, elle permet également à nous adultes de poursuivre notre culture mythologique, avec de nombreuses histoires qui sont souvent une explication poétique de tel ou tel élément. Je ne peux que vous conseiller de lire au moins quelques pages, vous trouverez ce que vous cherchez : romantisme ou gore, tout y est !!
Si vous ne lisez pas le latin dans le texte (moi non plus, je vous rassure !!!), je vous conseille l'édition établie par Jean-Pierre Néraudeau pour les éditions folio classiques, car elle est très agréable à lire, la traduction n'est pas trop éloignée du texte, sans être basiquement scolaire, et l'apparat critique est très riche de notes et renvois qui éclairent le texte et nous permettent parfois de comparer plusieurs versions du mythe que l'auteur nous rapporte. L'on peut également trouver des éditions en plus petit format, qui ne reprennent que quelques livres parmi les quinze que compte l'oeuvre complète, voire seulement quelques histoires, mais il vaut mieux à mon sens acheter l'ensemble pour pouvoir le feuilleter à loisir au gré de ses envies.

Sinon, la traduction française et le texte original sont disponibles sur internet, sur le site des Bibliotheca Classica Selecta. Vous pouvez également trouver sur ce site d'autres textes grecs et latins, et VO et en VF, mais (avis aux élèves qui nous lisent) les traductions sont souvent très littéraires et très éloignées du texte original. Elles permettent donc d'avoir une idée du sens, mais ne pensez pas les copier pour les rendre à vos profs, qui verraient tout de suite que vous n'êtes pas l'auteur de ce que vous rendez !

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