lundi, 3 avril 2017

Letters to Zell, de Camille Griep.

Letters to Zell

À ma connaissance, cet ouvrage n'a pas été traduit.

L'ouvrage:
Grimland.
Rapunzell, dite Zell (Raiponce) et son mari sont partis vivre dans le royaume d'Oz. Cecilia (Cendrillon), Bianca (Blanche-Neige), et Rory (la belle au Bois dormant) lui écrivent et lui racontent comment se passe la vie sans elle.

Critique:
J'ai aimé la perspective adoptée par l'auteur. Après avoir lu «Les chroniques lunaires», je n'imaginais pas qu'on puisse aborder les contes sous un autre angle. Camille Griep est très forte. Elle projette ses héroïnes dans la réalité, mettant en avant les incohérences ou les étrangetés des contes. Par exemple, il est logique que les héroïnes n'aient pas toutes les mêmes aspirations. Elles sont d'ailleurs assez exaspérées de la manière dont les voient les humains. Parfois, cela leur pèse, et parfois, c'est traité de manière plus légère. Par exemple, lorsque nos princesses se rendent à Disneyland, la réaction de Rory à la vue de son château et de la manière dont elle est représentée m'a beaucoup fait rire. Certaines répliques sont amusantes, par exemple, à un moment, Cecilia et Bianca se disputent, et Cecilia assène: «Étouffe-toi avec une pomme!»

Outre l'univers des contes adapté et détourné, la romancière nous parle d'amitié, de rêves qu'on n'ose pas vivre, etc. Les trois jeunes filles ont du mal à se mettre à la place de leurs amies. C'est sûrement Rory que j'ai le moins appréciée. Je comprends qu'elle soit frustrée, car elle fait son possible pour maintenir ce qui ne peut l'être, elle ne peut retrouver ce qu'elle a perdu, et elle voit que ses amies ont la possibilité d'avoir ce qu'elle souhaite de toutes ses forces. Je l'ai comprise, mais je n'ai pas accepté son absence d'empathie (du moins sur une grande partie du roman) et sa mièvrerie. D'un autre côté, Cecilia et Bianca tentaient d'imaginer ce qu'elle endurait, et voulaient lui rendre la vie plus facile.

Étant très proches de Rory, Cecilia et Bianca ne parviennent pas à comprendre ce qu'a fait Henry (le mari de Rory). Bien sûr, on aura tendance à blâmer Henry, mais Rory et lui se sont retrouvés coincés de tous les côtés alors qu'ils n'étaient pas faits pour s'entendre. Que pouvaient-ils faire?

J'ai aimé la destinée et le caractère que Camille Griep imagine pour les princesses. C'est un peu étrange quand on connaît les contes, mais c'est très sympathique. Il faut d'ailleurs bien connaître certains contes, et ne pas se tromper de version. Comme cela se passe à Grimmland, on comprend que la romancière s'est basée sur les contes de Grimm. De ce fait, il faut se souvenir de ce qui arrivent aux demi-soeurs de Cendrillon à la fin de cette version. Ainsi, quand l'auteur le rappelle à travers son adaptation, on voit de quoi elle parle.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Amy McFadden pour les éditions Brilliance audio.
C'est le premier livre enregistré par cette lectrice que j'écoute. Elle a une voix agréable, dynamique, et met le ton approprié. Ici, elle a un peu forcé le trait (pour la mièvrerie de Rory ou le fait que Bianca soit un peu comme une tornade), sûrement pour bien montrer la personnalité des princesses. Cela m'a un peu agacée, mais la comédienne ayant enregistré les trois rôles, on lui a peut-être demandé d'accentuer les différences entre les héroïnes.

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jeudi, 16 mars 2017

The Sparrow sisters, d'Ellen Herrick.

The Sparrow sisters

L'ouvrage:
Granite Point, petit village de Nouvelle Angleterre.
Lorsque le docteur Higgins prend sa retraite, c'est Henry Carlile, trente-trois ans, qui le remplace. Les choses commencent mal, car Nettie Sparrow va le consulter au lieu de s'adresser à sa propre soeur, Patience, la guérisseuse du village.

Critique:
Ce roman m'a plu. Il démarre lentement, mais pour moi, cela n'a pas du tout été ennuyeux. Ellen Herrick montre un petit village avec ses habitudes. Henry comprend vite qu'il devra faire ses preuves s'il veut s'intégrer. L'auteur s'attarde à nous le présenter, ainsi que les trois soeurs Sparrow. On se focalisera sur Patience. Charismatique, hypersensible, entière, la jeune femme semble difficile à cerner, au départ. Elle paraît fermée. Certaines de ses réactions sont dures... Le lecteur devra apprendre à creuser, comprendre que ses contradictions ne sont pas forcément mauvaises.

Ellen Herrick oscille entre magie et science médicinale. Patience connaît les plantes, mais elle sait également écouter les gens, et son instinct lui dit quoi faire pour eux. Lorsqu'elle explique à Henry pourquoi Charlotte n'est pas enceinte, c'est surtout son intuition et son bon sens qui parlent. Est-elle un peu devineresse quant aux sentiments des gens? Son hypersensibilité fait-elle qu'elle ressent les gens? J'ai bien aimé cette façon de montrer les choses.

Pendant un moment, on ne sait pas trop où va aller l'auteur. J'aime beaucoup ne pas savoir où je vais tout en ne m'ennuyant pas. À un moment, je me croyais dans une ambiance à la Jane Austen (histoires d'amour contrariées pour les membres d'une sororité), teinté d'un parfum de sorcellerie.

Lorsqu'on entre dans le coeur du récit, chacun se trouve face à une épreuve. Chacun se révélera. Certains se remettent en question, certains agissent (pas forcément comme on s'y attendrait). J'ai aimé l'attitude d'Henry qui, même quand il doute, ne le cache pas. Connaissant celles à qui il a affaire, il aurait pu ne rien dire par peur, et ressasser. Son honnêteté est appréciable et le rend plus épais.
Charlotte m'a surprise. L'auteur a eu raison de faire ce qu'elle a fait, car le lecteur est forcé de ne pas réduire ce personnage au fait qu'elle empêche un couple d'exister, couple qui a été assez stupide pour ne pas se former quand il l'aurait pu.
C'est sûrement Rob qui aura le chemin le plus dur à parcourir. S'il se montre inconséquent avant le tournant de l'histoire, et injuste après, s'il est à blâmer pour cela, il ne faut pas oublier qu'il souffre. Rob inspirera divers sentiments contradictoires au lecteur.

La fin m'a semblé étrange. L'auteur fait exprès de laisser une question en suspens, comme si elle allait y répondre dans une suite. Je serais ravie de retrouver les personnages, mais j'ai du mal à imaginer comment il pourrait y avoir une suite, excepté concernant la question laissée en suspens, mais ça ne ferait pas un livre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Cassandra Campbell pour les éditions Harper Audio.

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lundi, 29 février 2016

Paper mage, de Leah Cutter.

Paper Mage

Note: À ma connaissance, ce livre n'a pas été traduit en français.

L'ouvrage:
Xiao Yen est une jeune mage. Elle crée des animaux par pliages, et ils prennent vie.
La jeune fille doit quitter son village natal (Balfang) afin d'accomplir sa première mission: la protection d'étrangers.

Critique:
Ce roman m'a beaucoup plu, et paradoxalement, j'ai eu du mal à avancer ma lecture. Je pense que cela tient au fait que les chapitres alternent les époques: certains racontent la mission de Xiao Yen, les autres détaillent sa formation à la magie. J'étais toujours déçue de finir un chapitre concernant la mission et de revenir à un moment racontant la formation. Pourtant, ces chapitres étaient intéressants. Cette structure engendre fatalement des longueurs. Par exemple, à un moment, Xiao Yen se demande ce qu'elle doit faire: être mage ou se marier. Étant donné qu'elle part en mission, nous savons déjà ce qu'elle a choisi. L'avantage de cette structure est qu'on se fait une idée de l'héroïne par petites touches. On sait très vite qu'elle agit pour faire plaisir à sa tante, et à mesure de la lecture, on voit qu'à la fin de sa formation, rien n'était sûr pour elle. Tiraillée entre des désirs contraires dans lesquels il était ardu de déceler sa volonté propre, la jeune fille attire la sympathie du lecteur.

Quant à sa mission, on y trouve de l'aventure, de la magie, de l'humour, de l'amitié, de la douleur... D'ailleurs, je n'étais pas du tout préparée à ce qui arrive après que Xiao Yen et Udo sont arrêtés... Je ne sais pas pourquoi je ne m'y attendais pas. Cela m'a d'autant plus surprise... Cela veut dire que l'auteur a su l'amener.

Xiao Yen est un personnage attachant. Elle fait ce qu'elle pense devoir faire, elle commet des erreurs, se remet en question... L'une de ses erreurs est assez cruelle pour elle (je parle du «vent de Dieu»), mais elle finit par s'en accommoder. Elle apprend de ses erreurs et des coups bas que lui fait la vie... Elle est attendrissante à cause de ce qu'elle pense quant à sa «chance».

Mei Mei est assez difficile à cerner. On comprend bien pourquoi elle est devenue égoïste. D'ailleurs, si certains le lui reprochent, Xiao Yen se met à sa place. Elle n'hésite pas à entraîner sa nièce dans quelque chose qui ne lui convient pas forcément, reproduisant par là ce qu'elle a subi. Il semblerait que Xiao Yen finisse par y trouver un certain intérêt.

Udo et son frère sont des «étrangers». J'ai bien aimé la confrontation des deux cultures, notamment lors de la discussion sur les pommes, chez Young Lu.

J'ai apprécié de ne pas trouver une histoire d'amour sirupeuse, du moins, pas entre Xiao Yen et quelqu'un. En effet, j'en ai un peu assez des romans où les jeunes héros trouvent très vite l'amour et où cet amour est tout de suite extrêmement fort.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Emily Woo Zeller pour les éditions Audible Inc.
J'aime beaucoup Emily Woo Zeller. Sa lecture et son jeu sont naturels. Elle parvient à modifier sa voix pour certains personnages sans que ce soit affecté.

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vendredi, 8 mars 2013

Les dossiers Dresden, tome 1: Avis de tempête, de Jim Butcher.

Avis de tempête

Ce livre est également paru sous le titre «Dans l'oeil du cyclone».

L'ouvrage:
Harry Blackstone Copperfield Dresden est magicien. Il appartient à la Blanche Confrérie. On l'appelle pour retrouver des biens perdus. Il est également consultant pour la police de Chicago.

Ce jour-là, il se demandait comment s'acquitter à temps de son loyer, tout en terminant un roman, lorsqu'une femme (Monica), visiblement effrayée par le monde de la magie fit appel à lui pour retrouver son mari.
Sur ces entrefaites, Karine Murphy (flic à qui on refile les cas étranges), lui demande de venir voir une scène de crime qui ne semble pas exempte de magie.

Critique:
Ce roman m'a plu, mais sachant qu'il y a au moins quatorze tomes, je me demande si l'auteur ne s'essoufflera pas. Ce qui est réellement plaisant, dans ce tome, c'est qu'Harry présente ce monde «parallèle», ses règles, ses personnages. En effet, l'enquête n'est pas mirifique. Elle est bien ficelée, mais elle n'est pas l'atout du livre. Sa force vient d'abord de ce que l'on découvre un autre monde.
S'inspirant de choses connues du lecteur, afin que celui-ci garde des repères, Jim Butcher crée Marcone et sa bande. C'est la pègre du monde magique, ils ressemblent à ce que nous connaissons, mais peuvent user de sorts.
Les fées et les magiciens ressemblent aux topoi du genre, mais s'en écartent assez pour le renouveler.
Une question reste entière quant aux vampires. Harry tente de trouver une explication: elle est plausible, mais est-elle réelle? C'est quelque chose que je n'ai pas vu dans d'autres séries, et c'est ce qui rend l'idée intéressante. Peut-être sera-ce développé dans les autres tomes.

Tout cela est assorti d'une bonne dose d'humour. Harry a une façon souvent caustique de s'exprimer, que ce soit pour s'adresser aux autres ou à lui-même. Son côté «vieille éducation» est également amusant, surtout lorsqu'il le confronte à Murphy. D'une manière générale, l'univers d'Harry est cocasse: son chat, sa voiture, sa propension à détraquer la technologie... Cela lui donne du corps, et fait de lui un personnage sympathique.
Certaines situations prêtent également à rire. Celle impliquant les potions était prévisible, cependant elle produira un effet de dédramatisation au coeur d'une situation extrêmement délicate.
Certains personnages sont également sources de rire. Comment ne pas s'amuser de la crédulité et des récriminations offusquées de Tuttut ainsi que des réactions et des exigences de Bob? Je pense que si on revoit ces personnages au long de la série(il est sûr qu'on reverra Bob), ils seront toujours synonymes de détente.

Outre une enquête sans réelles surprises, Jim Butcher a usé de ficelles un peu grosses. Par exemple, la façon dont Harry parvient à en savoir davantage en faisant parler Jack est peu crédible. Il est en tout cas, peu vraisemblable que Jack en dise autant alors qu'Harry montre bien qu'il ne sait pas grand-chose.
L'auteur crée quelques rebondissements, mais ils sont bien minces.

Remarque annexe:
Je n'ai su décoder que deux allusions à Harry Houdini: le prénom et le fait que contrairement à Houdini, Harry Dresden ignore comment se débarrasser de menottes. Cependant, je pense qu'il y en a d'autres.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Alain Granier pour les éditions Sixtrid.
Voilà longtemps que je n'ai pas lu d'ouvrages publiés par cet éditeur. Je n'avais pas de chance, ils ont sorti toute la série des Henning Mankell (que je n'aime pas), ainsi que celle des Gilda Pirsanti (que je n'aime pas non plus). Je suis ravie qu'ils s'attaquent à la fantasy urbaine. À mon avis, il y a bien trop peu de ce genre en audio. J'espère que le public suivra Sixtrid, et qu'ils continueront la série.

Alain Granier a une voix agréable. Son jeu est fin et subtile. Beaucoup de personnages se prêtent au surjeu pour un mauvais comédien: Linda, Tut, Bob, Morgan... Alain Granier les interprète comme je les imagine, sans trop en faire. En outre, il ne tente pas de prononcer les noms anglophones en y accolant un accent. J'espère qu'il interprètera la suite.

Apparemment, seuls cinq tomes de la série sont sortis en français. Je ne sais pas pourquoi la sortie française s'est arrêtée. J'espère qu'elle reprendra, et que les éditions Sixtrid se chargeront de la série. Si j'ai peur que l'auteur s'essouffle, j'ai quand même envie de découvrir la suite.
Si la sortie française ne reprend pas, je m'attaquerai à la VO, mais je serais déçue, car j'aime bien Alain Granier.

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vendredi, 15 février 2013

Septenaigue, tome 1: Soeur des cygnes, de Juliet Marillier.

Soeur des cygnes

L'ouvrage:
Au domaine de Septenaigue, la jeune Sorcha mène une vie insouciante entre ses jeux avec ses six frères et la culture de plantes médicinales. Ce bonheur vole en éclat lorsque son père, lord Colum, annonce son remariage avec lady Oonagh.

Critique:
J'ai d'abord entendu que la romancière s'était inspirée du conte «Les cygnes sauvages». J'étais curieuse de savoir comment elle l'exploiterait, et surtout, comment elle parviendrait à en faire un roman. Pour moi, le pari est réussi. D'abord, le décor est bien planté, les personnages sont bien campés. On entre très vite dans l'univers de Septenaigue, et plus tard, d'un autre domaine. Juliet Marillier est parvenue à rester fidèle au conte d'Andersen, et à l'imbriquer parfaitement à son intrigue. Étant donné que tout cela s'étale sur une période bien plus longue (ou en tout cas, plus longuement décrite) que dans le conte, le lecteur ressentira d'autant mieux l'extrême pénibilité d'une telle tâche. Surtout que l'écrivain ajoute des embûches sur le parcours de son héroïne. En général, quand un personnage se sacrifie et souffre mille maux, j'ai du mal à le supporter, car cela n'est pas crédible. Ici, cela l'est, justement à cause de l'univers à la fois fantastique et merveilleux dans lequel l'auteur inscrit son roman.
Les contes prennent bien sûr une très grande place dans le roman. Sorcha s'en sert pour «guérir» ou atténuer certains maux. Elle s'immerge dans cet univers connu et rassurant, s'y raccroche lorsque la réalité lui semble trop odieuse. Elle tente également d'y faire entrer quelqu'un pour les mêmes raisons. Plus tard, le conte servira également de passerelle entre deux êtres qui ont du mal à communiquer.

Le roman est très épais (l'éditeur français l'a coupé en deux, mais cette coupe n'a absolument aucune raison d'être), et il ne souffre d'aucun temps mort. Il y a bien un moment où l'action semble statique, mais cela permet à l'auteur de décrire les sentiments des personnages de manière précise et fouillée. Il est donc facile au lecteur de comprendre leurs motivations, leurs façons d'agir.
À un moment, j'ai trouvé les frères de Sorcha très durs, mais c'est expliqué par plusieurs choses, notamment l'aversion ancestrale qui oppose les deux peuples.

Tous les personnages sont épais. On me dira que Richard et lady Oonagh sont simplement méchants. Soit, ils semble peu creusés, mais je sais que des personnes comme eux existent, malheureusement. De plus, d'autres personnages atténuent l'aspect un peu «entier» de Richard et de lady Oonagh. Je pense surtout à lady Anne qui n'aime pas Sorcha (pour des raisons facilement compréhensibles), mais qui tentent de comprendre certaines choses.
Il est un peu déstabilisant de se dire que tout est programmé par le peuple des fées. Sorcha s'insurge contre l'idée que sentiments et événements ne sont que le fait du peuple magique. Je n'aime pas non plus cette idée qui voudrait dire que l'on n'est pas maître de son destin. Bien sûr, le peuple magique sait très bien comment réagira Sorcha à telle ou telle chose, mais il est consternant de se dire que tout est pensé par les fées.

Afficher Attention, je dévoile certains aspects de l'intrigue.Masquer Attention, je dévoile certains aspects de l'intrigue.

À la fin, lorsque Finbar disparaît, j'ai imaginé qu'il allait tenter de trouver un moyen pour redevenir cygne. D'après ce que j'ai lu sur le site de l'auteur, il finit par revenir, ne pouvant être ni vraiment homme ni vraiment cygne à cause de l'enchantement qui n'a pas été totalement retiré. J'ai été très déçue de cette explication, car dans «Soeurs des cygnes», Finbar explique à Sorcha qu'il est malheureux d'avoir quitté sa compagne et ses enfants. J'imaginais donc une explication plus en rapport avec son coeur qu'avec une quelconque magie. Je trouve dommage qu'il n'ait apparemment pas pu se faire retransformer en cygne pour le rester, et pouvoir ainsi retrouver sa famille cygne.

Je ne sais pas si je lirai la suite, car elle n'est pas racontée du point de vue de Sorcha, et apparemment, il y a beaucoup de nouveaux personnages' L'auteur élimine les premiers en les éloignant ou en les tuant. J'aurais préféré continuer l'aventure avec ceux-là...

La fin pourra paraître décevante à certains. Je l'ai trouvée intéressante. En effet, tout ne se passe pas comme on aurait pu le prévoir. Il n'y a pas une ligne tracée, on sort du prévisible. J'aurais sûrement approuvé une autre fin, mais elle aurait été trop attendue.

Éditeur: l'Atalante.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Josselyne Daul pour l'association Valentin Haüy.
J'ai été ravie de retrouver Josselyne Daul dont la voix et la lecture sont très agréables. Son interprétation est naturelle. Elle joue le texte, mais ne tombe jamais dans le surjeu.

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