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L'angoisse et l'absurdité sont les deux mamelles du monde.
Philippe Djian dans "37,2 le matin".

mercredi 14 septembre 2005

mercredi
14
septembre 2005

Robert Van Gulik

Aujourd'hui, plutôt que de vous parler d'un roman, je vais vous parler d'une série policière qui se déroule dans un cadre plutôt... exotique !

Mais parlons tout d'abord de l'auteur, qui a une vie qui elle-même pourrait être un roman...

Robert Van Gulik est né en 1910. C'est un hollandais qui éprouve une passion peu ordinaire pour le monde oriental, surtout la Chine. Cette passion l'a amené à étudier avec beaucoup d'attention la vie, les coutumes, la religion de ce pays, et ce dès son plus jeune âge. Alors qu'il n'a que onze ans et qu'il vit avec son père, général des armées dans les Indes néerlandaises, il écrit un essai sur un genre théâtral typiquement asiatique, le Wayang Golek (technique théâtrale utilisant des jeux d'ombre avec des marionnettes). Cet essai, bien qu'écrit très tôt dans sa vie, se révèle être une véritable somme d'érudition, et passe encore pour le plus complet sur le sujet qui existe à ce jour !

Au cours de ses études en Hollande, il devient un expert dans différentes cultures orientales : il parle couramment le javanais, le japonais, le chinois, le tibétain ; il étudie le sanscrit, le latin et le grec, passe différents diplômes dans des spécialités qui se rapportent à ces cultures... Bref, un érudit spécialisé dans la sinologie, alors qu'il a suivi des études dans lesquelles aucune de ces options n'étaient proposées !!

Après avoir acquis un doctorat ès Lettres et Philosophie, il est engagé pour un poste diplomatique aux Indes, et plus particulièrement au Japon, poste qu'il rejoint en traversant la Chine. Il profitera de cette préiode pour parfaire son japonais, apprendre le coréen, le mongol et l'hindi. Mais surtout, il s'imprègne tellement de ces cultures qu'il passera auprès de ses collègues japonais et chinois pour l'un des leurs, sinon un très proche ami ! Par la suite, la guerre éclate, le Japon prend parti avec l'Allemagne, et les différents corps diplomatiques présents dans ce pays sont rapatriés. Robert Van Gulik est alors envoyé en Afrique, où ses connaissances sur le monde asiatiques serviront beaucoup les services secrets. Pendant ces années africaines, il s'amusera à apprendre le swahili et l'arabe !

En 43, il est renvoyé en Chine, où il rencontrera celle qui devient sa femme l'année suivante, et dont il a rapidement un fils. La fin de la guerre est aussi la période où il lit un petit ouvrage qu'il a trouvé au Japon, un roman policier chinois qui parle d'un certain Juge Ti, mais il l'oublie vite, très occupé qu'il est par ses fonctions diplomatiques. De plus, il apprend l'espagnol, dans l'espoir d'être envoyé en Amérique du Sud, mais c'est à Washington qu'il atterrira, où il restera deux ans, en 47 et 48. C'est à cette époque qu'il traduit son premier roman, "Dee Goong an" ("Trois affaires criminelles résolues par le Juge Ti").

En 1948, il retourne au Japon, où il restera trois ans. C'est une période de très forte production littéraire : "Le squelette sous cloche", "Le mystère du labyrinthe", et un essai sur "la vie sexuelle dans la Chine ancienne". Il est ensuite envoyé à New Dehli pour deux ans, où il rédige "Meurtre sur un bateau de fleurs", qu'il finira au Moyen-Orient. Il se passionne également pour le tantrisme et le sanscrit, mais une mauvaise cataracte l'oblige à retourner aux Pays-Bas pour se faire opérer. Il y restera trois ans, durant lesquels sa femme perfectionnera son néerlandais, et apprendra l'anglais. C'est aussi là-bas que Robert Van Gulik fait publier les "Affaires résolues à l'ombre du poirier", une traduction d'un roman policier japonais ("T'ang-yin pi-shih"). en 1956, il prend son poste d'Ambassadeur à Beyrouth, où il séjourne pendant trois ans. Il y rédige un nouvel essai sur le "Chinese Pictoral Art as viewed by the Connoisseur" (900 exemplaires, un nombre limité par le nombre d'échantillons de papier de soie qu'il a préparés pour les joindre à l'ouvrage). Il prend alors des leçons d'arabe, et publie le "Scrapbook for Chinese Collectors". Quant aux romans policiers, c'est à Beyrouth que vont naître "Trafic d'or sous les Tang", "L'énigme du clou chinois", "Le monastère hanté", "Le pavillon rouge", "Meurtres au Nouvel An", "Meurtre sur l'étang de lotus", "Les cercueils de l'Empereur", et l'ébauche du "Paravent de laque".

Il est alors affecté en Malaisie, où il rencontre les singes gibbons, qui garderont toujours une place particulière dans son coeur. Durant ses trois années dans ce pays, il rédigera encore "La perle de l'Empereur", "Meurtre à Canton", "the golden pagoda" (pièce de théâtre non traduite encore en français). Puis il revient à La Haye, où il écrit "Le matin du singe", "Le jour de grâce", "La nuit du tigre" et "Le motif du saule". Le 15 juin 1964, il est reçu à l'Académie Royale des Arts et des Sciences, puis en 1965, il est nommé ambassadeur au Japon.

Pendant encore trois ans, son activité littéraire va se poursuivre : un essai sur les gibbons ("The Gibbon in China"), et la suite des aventures du Juge Ti : "Le fantôme du temple", "Le juge Ti à l'œuvre" (qui regroupe plusieurs enquêtes du Juge Ti, dont un inédit, "Le passager de la pluie"), puis "Le Collier de la Princesse" et enfin "Assassins et Poètes". Sa santé se dégradant rapidement, il prépare un voyage de quelques semaines aux Pays-Bas. Dès son arrivée, il consulte plusieurs spécialistes, dont le diagnostic est sans appel : le cancer du poumon est très développé, il n'en n'a plus pour longtemps et doit être hospitalisé. Dans sa chambre d'hôpital, on lui installe un bureau, sur lequel il met la dernière main à son essai sur les gibbons, qui paraîtra le jour même de sa mort. Enfin, il rentre chez lui, où il s'acharne à terminer "Assassins et Poètes", auquel il met le point final un vendredi de début septembre. Le dimanche suivant, dans la soirée, il meurt, dans son lit, entouré de sa femme et de ses enfants.

(source principale de cette courte biographie : http://le.juge.ti.chez.tiscali.fr/auteur.htm)

Voilà, je vous ai mis dans le cours de cette présentation la plupart des titres des aventures du Juge Ti. Je vous en donne maintenant l'ordre chronologique, si vous avez envie de les lire... (en fait d'ordre chronologique, c'est surtout l'ordre dans lequel je conseillerais de les lire, car ils sont regroupés par lieu d'enquête... Le juge ayant fait carrière dans la Chine des Tang (7ème siècle environ, pour situer), il a évolué de poste en poste dans tout le pays, ce qui explique qu'on peut retrouver des personnages d'un roman à l'autre !

Trois affaires criminelles résolues par le Juge Ti
Trafic d'or sous les Tang
"Cinq nuages de félicité" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
"Une affaire de ruban rouge" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
"Le passager de la pluie" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
Le paravent de laque
Meurtre sur un bateau de fleurs
"Le matin du singe" (in Le singe et le tigre)
Le monastère hanté
"Meurtre sur l'étang de lotus" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
Le squelette sous cloche
"Les deux mendiants" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
"La fausse épée" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
Le pavillon rouge
La perle de l'Empereur
Le collier de la princesse
Assassins et poètes
Le mystère du labyrinthe
Le fantôme du temple
"Les cerceuils de l'Empereur" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
"Meurtre au Nouvel An" (in Le Juge Ti à l'oeuvre)
L'énigme du clou chinois
"La nuit du tigre" (in Le singe et le tigre)
Le motif du saule
Meurtre à Canton
(Tous ces romans sont disponibles chez 10/18, collection "Grands détectives")

Vraiment, je vous les conseille, on apprend plein de choses sur la Chine qu'il parcourt, et puis, il s'agit d'un personnage qui a réellement existé, et qui est une sorte de légende en Chine aujourd'hui. On croise plein de personnages plus ou moins haut placés, des brigands et prostituées aux courtisanes et à la famille impériale, en passant par des moines, des soldats, des gradés à la retraite ou en exercice, et encore beaucoup d'autres. Ca donne un véritable aperçu de toute la société de cette époque.

Quant au style des enquêtes menées, on pourrait dire qu'il s'agit en fait d'un Sherlock Holmes à la chinoise, c'est tout à fait ça ! Un roman policier à la mode orientale, basé plus sur des descriptions, des déductions et la psychologie que sur les poursuites et les actions "sur le terrain"...



Moi j'adore ça, c'est vraiment bon pour les méninges ! Et ne vous inquiétez pas, on ne s'y ennuie absolument pas !!! ^_^

lundi 25 juillet 2005

lundi
25
juillet 2005

Virginia Cleo Andrews.

Virginia Cleo Andrews (également connue comme Virginia C. Andrews, ou Virginia Andrews, ou VC Andrews, ou VCA), a une histoire mystérieuse, dont on pourrait se demander si elle est vraie, ou si elle a été montée de toutes pièces, ou même inventée en partie, afin que l'auteur de romans si impressionnants ait, elle aussi, une histoire impressionnante. Selon certaines informations trouvées sur divers sites, elle aurait écrit son premier roman dans les années 70, mais il n'aurait jamais été publié. Elle aurait ensuite écrit 20 nouvelles qu'elle n'aurait jamais voulu publier, sauf une. Ensuite, elle aurait écrit sa première saga: "Fleurs captives" (excepté le tome 5), puis elle aurait commencé à écrire "La saga de Heaven" (les deux premiers tomes), puis un roman qui ne comporte pas de suite: "Ma douce Audrina", avant de mourir, le 19 décembre 1986. On peut également lire sur le net que sa mère n'était pas très aimante envers sa fille, d'autant qu'elle l'aurait confinée toute sa vie. Virginia aurait donc comblé son manque affectif dû à la froideur de sa mère et à la disparition de son père en s'enfermant dans le monde des livres, ce que sa mère réprouvait. A sa mort, elle aurait laissé énormément de plans de livres, et sa famille aurait demandé à Andrew Neiderman d'écrire ces livres. Certains disent que les livres écrits par Neiderman sont moins bien que ceux écrits par Virginia elle-même. Pour avoir lu "Fleurs captives" et "La famille Logan" (ce dernier étant écrit par Neiderman), je confirme que "La famille Logan" est beaucoup moins poignant, marquant, percutant, saisissant que "Fleurs captives". Cela ne veut pas dire que ce n'est pas la même personne qui les a écrits. On a peut-être enveloppé Virginia de mystères pour faire sensation, encore une fois, pour exciter l'esprit voyeur du lecteur. Surtout qu'il paraît que Virginia, à la suite d'une chute dans les escaliers lorsqu'elle était adolescente, (ou après avoir eu la poliomyélite, (on lit les deux versions sur le net)), passa le reste de sa vie en fauteuil roulant, ce qui expliquerait qu'on l'ait rarement vue, et qu'elle n'ait jamais accordé d'interviews. Oui, mais cela entoure encore l'écrivain de mystères. Si "Fleurs captives" et "La saga de Heaven" sont mieux, c'est peut-être tout simplement parce que ce sont les premiers qu'elle a écrits, et que souvent, les premiers livres de certains auteurs sont mieux que les suivants. De plus, si un auteur a du succès et un public acquis, il ne fait plus que des livres bâclés. Je serais tentée de mettre en doute la véracité de cette histoire. Je serais tentée de dire que Virginia Cleo Andrews est un personnage créé, ou du moins, son histoire. En effet, sa vie contient les ingrédients propres à toucher le lecteur. Elle ressemble presque à ses héroïnes. De plus, personne n'est d'accord sur sa date de naissance (6 juin 1923 ou 24, 6 mars 1918), et il paraît (encore selon un site) qu'il n'y a aucune trace de sa mort sur les registres de la ville où elle vivait, en Virginie. Elle a peut-être écrit sous un pseudonyme (d'où l'absence de son nom sur les registres), mais dans ce cas, elle aurait pris un pseudonyme d'homme, car à l'époque où elle commença à publier, il semblerait qu'elle ait dû signer VC Andrews, car la société ne concevait pas que de tels livres soient écrits par une femme. Il est donc possible que son histoire soit fausse, et qu'elle soit toujours vivante, et écrive ses sagas et ses mini-séries. Il est également possible qu'Andrew Neiderman en soit l'auteur depuis le début (d'ailleurs, Andrew (son prénom) ressemble au nom Andrews), et que Virginia Andrews ne soit qu'un de ses pseudonymes. C'est vraisemblable, étant donné qu'il écrit des livres fantastiques sous le nom Andrew Neiderman. Un auteur de fantastique ne peut pas écrire des livres du genre de ceux de Virginia Andrews sous son pseudonyme d'auteur de fantastique. Attention, je ne dis pas que tout ce qui se lit sur Virginia Cleo Andrews est faux. Je dis qu'on peut le mettre en doute, et j'apporte des arguments qui étayeraient cette théorie.

Les sagas de Virginia comportent presque toujours 5 tomes (les plus récentes dévient un peu des traditionnels 5 tomes par saga). Elles sont un peu construites sur le même modèle, avec des thèmes récurrents. A force d'être récurrent, cela peut devenir insipide. N'ayant lu que deux sagas, je ne peux pas trop en parler, mais j'ai lu les résumés des autres livres afin de constituer ma bibliographie, et certaines choses sont un peu répétitives. Le thème de l'inceste revient souvent: le frère et la soeur s'aiment. Après, il y a des variantes: ils peuvent se croire frère et soeur (ou cousin et cousine), et s'aimer, mais découvrir qu'ils n'ont aucun lien de famille. Il y a toujours des liens familiaux compliqués, de terribles secrets qui rendent les grands-parents des héroïnes acariâtres et méchants... Souvent, l'héroïne est élevée par une famille pauvre et aimante, puis elle découvre qu'elle fait partie d'une riche famille, en fait. Bref, ce sont des sagas contenant tous les ingrédients qui accrocheront le lecteur. Cela peut faire penser à du Barbara Cartland ou à du Danielle Steel, mais je crois vraiment que ces deux auteurs sont de petites joueuses à côté de Virginia. Même si les sagas de Virginia me semblent répétitives, j'aimerais les lire toutes, car elles ont quand même l'air d'être mieux construites, et plus riches que du Steel ou du Cartland, ce qui n'est pas difficile, je vous l'accorde. Je rapprocherais plus Virginia d'Alison Mac Leay, ou de Belva Plain, ou de Rosamunde Pilcher, ou de Colleen Maccullough, ou d'Elizabeth Walker, par exemple, avec un peu plus de spectaculaire chez Virginia... C'est le genre qu'on lit en se moquant un peu du résumé, mais qu'on dévore par la suite, parce qu'on veut savoir la fin.
Les sagas de Virginia présentent une particularité assez déroutante lorsqu'on n'est pas prévenu. Le tome 5 raconte toujours les origines de la famille dont on vient de suivre les aventures. Pour "La famille Logan", c'est même le tome 4 et le tome 5 qui racontent les origines de la famille, le tome 5 racontant le début, et le tome 4 la suite. Ensuite, on arrive à ce qui se passe dans le tome 1. Pour "La famille de Beers", c'est encore plus compliqué. Donc, quand on est maniac (comme moi), on peut choisir de commencer par les origines de la famille. D'ailleurs, je pense qu'il vaut mieux, même si certains fans m'ont dit qu'ils préféraient suivre la chronologie choisie par l'auteur. En effet, je pense qu'après avoir découvert les personnages principaux, puis leurs enfants, on s'ennuie un peu à revenir sur l'histoire des grands-parents, et à lire des choses qu'on a plus ou moins devinées à la lecture des autres tomes. De plus, personnellement, je préfère connaître les origines des secrets et des rejets de certains personnages avant la fin. Je trouve que lire les origines après la fin, ça fait un peu réchauffé, et c'est moins palpitant.
Je pensais que c'était évident, et certains fans sont d'accord avec moi, même s'ils préfèrent lire le tome 5 en dernier. Mais d'autres sont carrément indignés que j'ose préférer lire les sagas dans l'ordre chronologique familial. L'un d'eux m'a presque traitée d'andouille sans aucun sens commun. Vous pouvez me dire comment vous préférez les lire.

Virginia écrit aussi des mini-séries: "Les orphelines", "Les fleurs sauvages", "Les étoiles filantes"... Il y en a moins que des sagas, et le modèle n'est pas le même. N'ayant lu que des quatrièmes de couverture, je ne peux que supposer le modèle des mini-séries. D'après ce que j'ai compris, nous découvrons quatre filles qui sont un peu dans la même situation (les orphelines ont été adoptées et maltraitées; les fleurs sauvages font une thérapie de groupe; les Etoiles Filantes ont une passion comme la danse ou le chant...), et les quatre premiers livres racontent la vie des quatre héroïnes. Ensuite, le tome 5 les montrent ensemble, essayant de se sortir de traumatismes vécus, ou de s'entraider... Si c'est bien ça, les mini-séries sont à lir dans l'ordre. ;-)

Note: je sais, c'est idiot de faire une fiche sur un auteur qu'on n'a presque pas lu, mais j'aimerais avoir des avis, et ça me console un peu... en effet, je n'ai pas la possibilité immédiate de lire ces livres, ce qui me frustre. Donc, je fais une fiche. ;-)

La bibliographie qui suit a été faite à partir du site non officiel "The complete Virginia C. Andrews" (pour les titres originaux), mais aussi de recherches dans la bibliothèque de ma ville et sur le site "L'univers de Virginia C. Andrews" (pour les titres français). Ce dernier site n'a pas été mis à jour depuis longtemps, ce qui est dommage, car toutes les informations qu'il contient sont intéressantes. Quant au site "The complete Virginia C. Andrews", il est plein de renseignements sur Virginia.
Lorsqu'il n'y a que le titre original, c'est que je n'ai pas trouvé le titre français, ou, lorsque c'est un prénom, que le titre est le même en anglais et en français. Si quelqu'un peut m'aider, merci. ^_^
Bien sûr, les tomes des sagas sont classés selon mon ordre de lecture.

Gods of Green Mountain (Ce livre a été écrit par Virginia en 1972, et n'a jamais été publié. Il est difponible, mais uniquement en e-book (pour l'instant), depuis avril 2004.)

Fleurs captives (The Dollanganger-Foxworth children series)
1: Le jardin des ombres (Garden of shadows)
2: Fleurs captives (Flowers in the attic)
3: Pétales au vent (Petals on the wind)
4: Bouquet d'épines (If there be thorns)
5: Les racines du passé (Seeds of yesterday)

Ma douce Audrina (My sweet Audrina)

La saga de Heaven (The Casteel-Tatterton series):
1: Le labyrinthe des songes (Web of dreams)
2: Les enfants des collines (Heaven)
3: L'ange de la nuit (Dark angel)
4: Coeurs maudits (Fallen hearts)
5: Un visage du paradis (Gates of paradise)

Aurore (The Longchamp-Cutler series):
1: Avant l'aurore (The darkest hour)
2: Aurore (Dawn)
3: Les secrets de l'aube (Secrets of the morning)
4: L'enfant du crépuscule (Twilight's child)
5: Les démons de la nuit (Midnight whispers)

La famille Landry (The Landry-Tate series):
1: D'or et de cendre (Tarnished gold)
2: Ruby
3: Perle (Pearl in the mist)
4: D'or et de lumière (All that glitters)
5: Tel un joyau caché (Hidden jewel)

La famille Logan (The Logan series):
1: Olivia, la chanson triste (Olivia)
2: Petite musique de nuit (Music in the night)
3: Melody
4: Le chant du coeur (Heart song)
5: Symphonie inachevée (Unfinished symphony)

Les orphelines (The orphans miniseries):
1: Janet (Butterfly)
2: Crystal
3: Brenda (Brooke)
4: Rebecca (Raven)
5: En fuite (The runaways)

Les fleurs sauvages (The wild flowers miniseries):
1: Mélissa (Misty)
2: Stacey (Star)
3: Jennifer (Jade)
4: Kathy (Cat)
5: Au fond du jardin (Into the garden)

La famille Hudson (The Hudson-Arnold series):
1: Rain
2: Au coeur de l'orage (Lithtening strikes)
3: L'oeil du cyclône (Eye of the storm)
4: Au-delà de l'arc-en-ciel (End of the rainbow)

Les étoiles filantes (The shooting stars miniseries):
1: Cinnamon
2: Ice
3: Rose
4: Honey
5: Pluie d'étoiles (Falling stars)

La famille de Beers (The de Beers series):
1: Au fond des bois (Into the woods)
2: Dark seed
3: Hidden leaves
4: Willow
5: La forêt des maléfices (Wicked forest)
6: Les racines vénéneuses (Twisted roots)

The Gemini series:
1: Celeste
2: Black cat
3: Child of darkness

Broken wings:
1: Broken wings
2: Midnight flight

Séries encore incomplètes:
The april shadows series:
1: April shadows
2: Girl in the shadow

1: Spring storms

Nouvelles écrites par Virginia:
I slept with my uncle on my wedding night (publiée dans on ne sait quel magazine)
Cage of love
The little psychic
(Il semblerait que ces nouvelles soient disponibles sur le net. Voir "The complete Virginia C. Andrews" pour plus d'informations.)

mercredi 18 mai 2005

mercredi
18
mai 2005

Serge Brussolo.

Bon, je dois vous parler de mon auteur préféré, quand même. Surtout qu'il y aura bientôt des critiques de certains de ses livres.

Je pense que Serge Brussolo est un très bon auteur. Il représente plusieurs genres à lui tout seul. Il écrit de la science fiction, du fantastique, des thrillers, des romans généraux, des livres pour la jeunesse. Il lui arrive souvent de mélanger les genres dans un seul roman, ce que je trouve très original.

Je connais bien ses thrillers. Ils sont pleins de rebondissements, de suspense, et souvent, la fin remet tout en question. Bien sûr, il y en a quelques-uns qui sont moins bien ("Le livre du grand secret" (qui semble être une pâle copie de "La fille de la nuit"), "Le murmure des loups" (dont la fin ne m'a pas plu), par exemple), mais en général, c'est très surprenant. Ca change des polars insipides des gens comme Merdy Higgins Clark (non, c'est pas une faute de frappe). Parfois, les thrillers de Brussolo sont à la limite du surnaturel, mais en fait, la fin nous montre quelque chose de très réaliste. Sinon, c'est un auteur très sombre et même si ses thrillers se terminent bien, il y a toujours une note de pessimisme. Ses scénario sont parfois fous. D'ailleurs,dans chaque thriller, il y a un personnage dément qui met au point des projets fous, comme par exemple la prison dans "Sécurité absolue", le changement de la ligne de vie dans "La route obscure", l'Amazing diet dans "Le sourire noir", la maison de poupées dans "Les enfants du crépuscule", ou encore le projet insensé impossible à résumer en un bout de phrase de "La main froide". La folie est exploitée à grande échelle. Brussolo explore les recoins obscurs de l'âme humaine. Il peut aussi bien nous planter un décor médiéval, ("Le manoir des sortilèges", "Le château des poisons", "L'armure de vengeance", "Pèlerins des ténèbres", "La captive de l'hiver"), que nous plonger dans des livres où on utilise des ordinateurs ultra perfectionnés et des méthodes dont on ne se douterait même pas qu'elles puissent exister ("La fille de la nuit", "Le sourire noir", "Avis de tempête", "Sécurité absolue"). Il nous emmène aussi dans l'Egypte ancienne où nous côtoyons un pharaon fou dont le labyrinthe est protégé par des pièges comme des tempêtes de sables se déclenchant au moindre pas dans la mauvaise direction ("Le labyrinthe de Pharaon"), un malik vivant dans une ville souterraine ("Les prisonnières de Pharaon") et aussi Anouna la parfumeuse, qui a le meilleur nez d'Egypte (les deux livres sus-cités).

"Le chien de minuit" nous fait découvrir le monde de la rue. Les Conan Lord nous montrent une maladie dont on ne soupçonnerait pas l'existence, (je ne sais toujours pas si elle est réelle ou non), et les enquêtes sont tout aussi pleines de rebondissements. "Les ombres du jardin" et "Le visiteur sans visage" montrent une folie à plus petite échelle que d'autres, mais qui fait tout de même des ravages.

J'aime moins ses romans généraux. Je n'ai pas du tout aimé "Trois, place de Byzance" et "La mais on de l'aigle". J'ai préféré "La moisson d'hiver" et "Hurlemort", mais les fins ne m'ont pas satisfaite.

Je n'ai lu que quatre de ses romans pour la jeunesse, qui se rapprochent plus du fantastique, avec des énigmes intéressantes, et toujours des idées très originales.

Quant aux romans fantastiques, je n'en n'ai pas lu beaucoup, mais le peu que j'ai lus présentent de très bonnes idées: des ombres qui prennent vie ("Le château d'encre"), (je sais, ça fait penser à Peter Schlemihl), des gens dont le métier est de rêver ("Le syndrôme du scaphandrier"), l'impossibilité de communiquer qui a rendu une chose extra-terrestre folle et avide de vengeance ("L'homme aux yeux de napalm"), les hommes-végétaux ("Le carnaval de fer")...

A noter que les prénoms David et Sarah sont récurrents chez Brussolo. De plus, on croise souvent des chats dans ses romans. Parfois, ils ont des rôles importants, et parfois, ils sont juste là comme ça.


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