Conduite en état Livresque

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La vie, c'est pas un stand de foire avec
tout un tas de lots bidons à décrocher. Et
si t'es assez dingue pour te mettre à miser,
tu t'aperçois vite que la roue s'arrête jamais
de tourner. Et c'est là que tu commences
à souffrir. Se fixer des buts dans la vie,
c'est s'entortiller dans des chaînes.
Philippe Djian dans "37,2 le matin".

mercredi 23 août 2006

mercredi
23
août 2006

Blonde attitude, de Plum Sykes

Blonde attitude

Savez-vous ce qu'est une Blonde Bergdorf ? Comme son nom l'indique, elle est blonde, donc jeune, mince et jolie. Elle vit à New-York, dans les nuits très branchées de la Grosse Pomme. "Bergdorf", parce que l'archétype de cette jeune femme est Julie Bergdorf, héritière d'un grand empire marchand (genre LVMH, vous voyez ?), qui a ses accès partout et se fait un point d'honneur à être toujours à la pointe de la mode. Ses conversations tournent toujours autour des sacs à main, des fringues, de la mode, de ce qu'elle peut s'offrir, de la vie de jet-setteuse branchée, et elle est toujours en compétition pour la place de Princesse de Park Avenue.
Mais le problème de Julie, c'est qu'il lui manque le dernier accessoire mode en date : un petit ami/fiancé, et donc un énorme caillou au doigt. Elle décide alors de se lancer dans la chasse au Mari Potentiel, accompagné par sa meilleure amie, qui se lance toujours dans des histoires d'amour rocambolesques et incroyables, mais ne tire jamais le bon numéro...

Franchement, j'ai éprouvé un bizarre sentiment en lisant ce livre. On rit pas mal à certaines péripéties, on plaint parfois les héroïnes, on envie aussi un peu leur mode de vie (mais qui ne rêve jamais en voyant ces vies de dingues, même si ce n'est pas forcément un sort très enviable que le leur ?).
Mon sentiment vient du fait que le récit est fait à la première personne, du point de vue de la meilleure amie de Julie, et cela démarre assez bien : on a l'impression qu'elle va décrire la vie de Julie en prenant du recul, elle semble très sensée, et elle est brune, donc différente. Mais très vite, on s'aperçoit que c'est une brune qui cache un coeur de blonde, elle est aussi écervelée que ses amies, et c'est à elle qu'arrivent tous les malheurs du monde pour ce qui est des histoires de coeur. Le photographe à la mode, mais qui oublie qu'elle existe, le prince européen play-boy qui lui cache qu'il est marié et père de trois enfants, l'instance de divorce marié à Cruella, mais qui ne divorcera jamais... Bref, que des galères, qui la laissent toujours sur le carreau, au bord de la dépression.
Mais surtout, mon impression de malaise en lisant ce livre vient du fait que jamais, au grand jamais, la narratrice n'est nommée, on ne sait pas comment elle s'appelle, et j'ai trouvé cela assez étrange. Du coup, à la fin du livre, je suis restée sur ma faim, et j'ai même refeuilleté l'intégralité pour tenter de trouver la moindre petite mention de son nom, et je ne l'ai pas trouvé. Il est donc très difficile de penser à elle, en ne parlant que de "la meilleure amie de Julie Bergdorf", par exemple !
En résumé, un livre où on rit pas mal, mais où on a du mal à compatir aux malheurs de ces écervelées notoires, et qui répond très bien aux critères annoncés par le titre : c'est un livre sur les blondes, caractéristique que toutes les héroïnes (sauf la brune narratrice) cultivent... Et en plus, ça fait un peu redite parfois, par rapport à tous les livres qui sortent dans cette catégorie "jet-setteur(se)s branché(e)s de New-York". Le seul avantage que j'y ai trouvé, c'est qu'il était court, donc je n'ai pas eu à trop le traîner ! Je ne conseille donc pas vraiment ce livre, sauf si vous voulez lire un truc sans vous prendre trop la tête...

mercredi 5 juillet 2006

mercredi
5
juillet 2006

Isabel Wolff

Voilà, comme promis il y a quinze jours, je vous livre ici les résumés (et le peu de critique) que j'avais faits il y a quelques temps quand j'avais lu les premiers romans de l'auteure. C'était à l'époque où je n'avais pas assez d'imagination pour réécrire mon propre résumé, et comme j'ai la flemme de relire les bouquins pour l'instant, je vous livre tels quels les résumés que j'avais mis en ligne. J'espère que malgré la pauvreté de ce post, vous aurez envie de lire ces romans, idéaux pour des vacances bien méritées et reposantes, au bord de la plage...

Tiffany Trott

Les Tribulations de Tiffany Trott
Quel Apollon, super battant, amateur de tennis et allergique au golf, saura faire son bonheur ?
Nom : Trott
Prénom : Tiffany
Age : 37 ans
Situation : célibataire
Caractère : gaie, active, pétillante
Allure : séduisante, épanouie
Objectif : fatiguée des Messieurs-Catastrophe, cherche désespérément partenaire idéal, catégorie mari parfait, tendance fusion absolue
Signes particuliers : Prête à ne rien s'épargner. Parcours total du combattant : petites annonces, agences de rencontres, soirées de célibataires et séjours en club
Atouts : humour inaltérable, optimisme inébranlable
Défaut : à se voir, et à voir ses copines, doute parfois d'être vraiment faite pour le mariage...

Odyssée féminine à travers la jungle contemporaine de l'amour, les Tribulations de Tiffany Trott nous emporte dans un troubillon irrésistible de rires et d'émotion. Une lecture indispensable. Pour toutes les femmes. Et pour ceux qui les aiment et rêvent enfin de les comprendre

Minty Malone

Les mésaventures de Minty Malone
Vous êtes devant l'autel de l'église. Le prêtre prononce les phrases rituelles. Vous jetez un coup d'oeil tendre et complice à votre bien-aimé. Il vous sourit. Vous lancez un "oui" énamouré. Ca y est, vous êtes presque mariée. Maintenant, c'est à lui. Il vous adresse un regard plein de compassion. Vos parents, vos collègues, tous vos amis sont venus célébrer l'événement. Vous êtes aux anges. Encore une seconde et vous êtes unis pour le meilleur et pour le pire. Non un "non", ferme et définitif, résonne encore dans l'église. Vous n'êtes plus mariée.
Tel est votre destin : vous êtes et resterez Miss Malone. Sur un point, cependant, rien ne sera plus comme avant : à votre tour, vous allez apprendre à dire "non"...

Ah oui, encore une chose avant de passer à la suite : l'une de ces deux héroïnes a parmi ses livres de chevet, outre les désormais traditionnels Mars et Vénus..., Comment rencontrer l'homme de sa vie, etc..., un petit bouquin intitulé... le journal de Bridget Jones !! (par contre, si vous voulez savoir quel sort elle lui réserve, faudra lire les bouquins)

Avis de grand frais

Avis de grand frais
A trente ans et des poussières, Faith et Peter sont persuadés d'avoir réussi leur vie. Des boulots passionnants - il est éditeur, elle est "Miss météo" d'une chaîne cablée -, deux ados un peu excentriques mais adorables, un toutou-à-qui-il-ne-manque-que-la-parole prénommé Graham...
Mais le jour de leur anniversaire de mariage, Faith découvre brusquement que le champagne de leur amour a perdu ses bulles. Tout ça parce que sa meilleur amie, la sublime Lily, a lancé de venimeuses insinuations sur Peter... Aussitôt, dans l'esprit de Faith, c'est le branle-bas de combat. Pourquoi, en effet, Peter est-il plus mince et plus élégant que jamais ? Pourquoi est-il si nerveux ces derniers temps ? Et pourquoi la couvre-t-il de fleurs s'il n'a rien à se faire pardonner ?
Faith a beau regretter les jours ensoleillés du passé, elle doit se rendre à l'évidence : pour leur couple, cette fois, c'est bien "avis de grand frais".

Rose à la rescousse

Rose à la rescousse
Moi, Rose Costelloe, je l'avoue : je suis la reine des idiotes Si j'avais refusé cette invitation, il y a un an, je ne serais pas en train de m'anesthésier au champagne. Je n'aurais jamais rencontré mon futur ex-mari, Ted l'Apollon, que mon mainate imite si bien, et il ne m'aurait jamais trompée avec Peggy la cochonne, alias Miss Jambonneau, notre conseillère conjugale en personne Ma vie sentimentale est un désastre, ce qui est un comble quand on sait que je suis la "Madame Détresse" du Daily Post, que tous les détraqués d'Angleterre vantent mes mérites pour les aider à surmonter leurs crises d'angoisse, d'acné ou leurs penchants pour la zoophilie. Même si mon colocataire a des allures de psychopathe, mon rédacteur en chef me harcèle pour avoir plus de détails croustillants dans mes articles. Moi, Rose Costelloe, je ne m'avoue pas vaincue. Ted l'Apollon n'a qu'à bien se tenir

J'ai beaucoup aimé ce dernier, il est peut-être même mieux que les précédents opera de l'auteur... Dans ce livre, elle aborde des sujets qui peuvent être délicats pour certains, à savoir l'adoption et les sentiments des enfants adoptés qui ne savent rien des conditions de leur adoption. De plus, Rose a une voisine qui est handicapée à vie et clouée dans son fauteuil jusqu'à la fin de ses jours, Beverley. Elle est aidée dans sa vie de tous les jours par Trevor, son chien, un surdoué, un amour de bestiole (j'aime pas forcément plus les chiens que les chats, mais là je dois avouer que je craque... je l'aime, Trev !). Franchement, des personnages aussi attachants, et une profondeur psychologique aussi profonde ;) associés dans un roman de la "Chick lit", c'est rare ! Et la petite larme qui vient à la fin arrosée d'eau de rose, elle se fait bien présente au fur et à mesure de la lecture...

Une auteure à suivre, donc ! :)
Le dernier roman paru cette année s'intitule Les amours de Laura Quick, je vous dirait ce qu'il en retourne quand je l'aurai acheté et lu ! ^^

mercredi 21 juin 2006

mercredi
21
juin 2006

Misérable Miranda, d'Isabel Wolff

Misérable Miranda

Miranda, la célèbre comportementaliste animale, a deux problèmes dans sa vie : elle a commis une chose effroyable dans son adolescence parce qu'elle était très amoureuse d'un jeune homme de six ans son aîné, et vient d'être plaquée par son fiancé parce qu'il a fait quelque chose d'épouvantable qui lui a fait découvrir sa vraie personnalité. Elle se remet juste de sa dépression, quand elle rencontre James Mulholland, un célèbre chargé de mission ministériel, en qui elle reconnaît l'amour de son adolescence, le jeune Jimmy. Alors tout bascule, elle ne sait plus où elle en est, et court d'un animal à l'autre pour les guérir (ou plutôt : changer l'attitude de leurs maîtres) sans parvenir à mettre de l'ordre dans ses propres sentiments. Jusqu'au jour où surgit dans sa vie le beau David, photographe, qui fait chavirer son coeur, mais la met dans un sacré embarras...

Voici le dernier opus en date d'Isabel Wolff (que j'aie lu, il y en a un nouveau en libraire, mais je ne l'ai pas encore acheté), qui nous a déjà régalés des aventures de Tiffany Trott, de Rose Costelloe, Minty Mallone, et d'autres personnages qu'elle se plaît à faire intervenir d'un roman à l'autre. Celui-ci n'échappe pas à la règle, et on voit notre pauvre Miranda croiser la route de Lily Jago, rédactrice en chef de Moi! magazine, de Minty Malone, animatrice radio, et tenter d'écrire une lettre à Beverley, qui répond toujours avec l'aide de son chien Trevor.
L'héroïne est très attachante, et on retrouve un peu le personnage de Rose Costelloe, par certaines réflexions ou attitudes, notamment par le secret qui entoure son adolescence, mais la perspective est totalement différente : Rose souffrait à cause d'un secret qui ne lui a jamais été révélé sur sa naissance, alors que Miranda souffre à cause d'un secret qu'elle n'a jamais révélé sur son adolescence.
Les personnages secondaires sont également très attachants, notamment sa meilleure amie casse-cou fiancée à un amateurs de bonzaïs, les clients qu'elle accueille pour ses "fêtes de chiots", ses parents, et la passion tout à fait spéciale de sa mère (je vous laisse découvrir qui sont ses "garçons"), ou encore David, le mystérieux photographe. J'ai beaucoup aimé aussi en apprendre un peu plus sur les animaux, car c'est là tout le travail de Miranda, qui vient d'ouvrir sa propre clinique. Elle sait d'un coup d'oeil ce qui ne va pas chez l'animal, ou plutôt chez ses maîtres, et sait donner les bons conseils pour rétablir la situation. Et du coup, on en apprend aussi sur notre propre relation à nos animaux, si nous en avons un, ou à ceux des voisins.
Cependant, un petit bémol à cette critique : je pense que le roman aurait gagné à être écrit à la troisième personne, et non seulement à la première personne, même s'il restait focalisé sur les faits et gestes de Miranda, car parfois, j'ai eu l'impression que ce qui arrivait à Miranda, je l'avais aussi vécu, du fait de la première personne... Ceci dit, on peut passer par-dessus cette impression, ça m'est sûrement arrivé parce que j'en suis venue à rêver de la vie de Miranda comme si ça m'était arrivé ! ;)
Et puis aussi, on se doute très bien de l'histoire de Daisy (la meilleure amie de Miranda), et on s'énerve de voir que l'une comme l'autre sont aussi aveugles sur les sentiments de celle-ci... Bon, c'est un peu téléphoné, mais ça plaît quand même, on est content(e)s pour elle !

Je ne crois pas avoir fait ici la critique des autres livres d'Isabel Wolff, alors que je l'ai fait ailleurs... Je pense donc rétablir rapidement cette erreur (car c'est mesquin de vous parler des autres romans sans en dire plus), mais peut-être dans un seul post pour tout réunir, qu'en pensez-vous ?

mercredi 31 mai 2006

mercredi
31
mai 2006

L'accro du shopping dit oui, de Sophie Kinsella

L\'accro du shopping dit oui

Becky est heureuse. Suze, sa meilleure amie, se marie avec son propre cousin Tarquin (pratique, elle ne change pas de nom !), et Becky est sa demoiselle d'honneur. Luke et elle s'envolent donc de New York, où ils sont installés, pour l'Ecosse, où se déroule le mariage. Et voici qu'à la fin de la cérémonie, Luke demande officiellement et en public sa main !!! Folle de joie, Becky accepte, et la machine est mise en branle... Ses parents commencent à tout organiser en Angleterre, dans leur maison, avec le curé du village, la coopération des voisines : ce sera un magnifique mariage traditionnel anglais.
En rentrant à New York, Becky a une mauvaise (bonne) surprise : la mère de Luke, Cruella multi-liftée et parfaitement à la pointe de la mode a pris en main l'organisation du mariage de son fils, engagé la meilleure organisatrice possible, et commandé ce qui semble devoir être le mariage du siècle, dans un superbe palace, avec une déco de conte de fée, des tenues et des invités prestigieux... Bref, LE mariage du siècle, celui dont tout le monde parlera encore dans plus de dix ans...
Comment Becky va-t-elle pouvoir s'en sortir ? Il va lui falloir choisir entre les deux, ce qui n'est pas facile, entre décevoir ses parents ou devoir payer des mille et des cents pour rembourser les frais engagés à New York... Et surtout, ne rien dévoiler à Luke, qui a tellement envie de voir sa mère enfin l'aimer !! Non, il faudra qu'elle s'en sorte toute seule...

Jusqu'à la fin, on se demande comment Becky va réussir. On se doute qu'elle va vivre les deux événements, car elle n'arrive pas à se décider, d'un bout à l'autre du roman, pour l'un ou pour l'autre des mariages. Les deux sont préparés totalement différemment, mais les deux ont leurs attraits : la campagne anglaise, avec tous les amis d'enfance, les voisins, les gens qui comptent pour Becky, une ambiance familiale, ou le palace new-yorkais, avec des invités de prestige, les cadeaux (onéreux, cela va sans dire) en très grand nombre, les gens qui comptent dans la société, avec lesquels il faut être vus, l'ambiance très jet-set et pétée de fric...
On admire la capacité qu'a Becky de mener les deux affaires de front, très difficilement, mais en réussissant à ne rien dévoiler à personne jusqu'au bout, sauf à quelques ami(e)s de confiance qui l'aideront à réaliser le projet final. Cela nous donne l'occasion de voir s'opposer deux mondes totalement différents, avec chacun leurs codes : on admire la volonté des parents de Becky de faire du mariage de leur fille unique la plus belle occasion de leur vie et de la sienne, tout en restant dans la tradition anglaise, tout ce qu'exige (à un tout autre niveau) la préparation d'un mariage de prestige... Bref, deux monde en totale opposition, qui attirent tous deux notre fashion-victim, qui pour une fois passe tout un roman sans presque rien acheter... On en avait perdu l'habitude !!! On peut aussi admirer la capacité qu'à Becky de mentir et de s'organiser dans cet imbroglio...

Cependant, on sent que l'auteure s'essouffle, on ne retrouve plus le même allant que dans le premier tome, même si on (sou)rit encore beaucoup à la lecture de cet opus. Je ne pense pas que j'irai lire le tome suivant, L'accro du shopping a une soeur, car j'ai peur que ce tome montre encore un peu la panne d'inspiration que connaît Sophie Kinsella. Et surtout, il me semble que maintenant que Becky est mariée, elle a le droit de mener sa vie, un peu loin de ses lecteurs, et de prendre son indépendance dans nos esprits... Bref, pour moi, je pense que la lecture de ses aventures est terminée ! (même si je reprendrai bien un jour ou l'autre le premier tome, pour m'y replonger avec plaisir...)

mercredi 24 mai 2006

mercredi
24
mai 2006

L'accro du shopping à Manhattan, de Sophie Kinsella

L\'accro du shopping à Manhattan

Nous retrouvons une nouvelle Becky : elle a réglé ses dettes, file le parfait amour avec le beau Luke, a un job qui la passionne (s'occuper des problèmes de gestion d'argent des gens, elle adore !), et vit toujours avec Suze, qui a fait prospérer son affaire de cadres jusqu'à ne plus les faire elle-même, mais les faire fabriquer par d'autres personnes. Bref, elle est heureuse. Sauf que... si elle a réglé ses dettes, elle en contracte d'autres (la folie du shopping est plus forte qu'elle), Luke ne veut toujours pas qu'ils emménagent ensemble, ses parents n'ont toujours pas rencontré le fameux Luke, et le voisin de ces derniers, ami d'enfance de Becky, est sur le point de se marier avec une chipie qui n'arrête pas de faire des remarques désobligeantes à Becky sur son "fiancé invisible".
L'humiliation de Becky atteint son comble quand au mariage de Tom et Lucy, Luke, qui avait promis d'être là, n'arrive pas, et qu'elle est obligée de mentir à tout le monde pour faire croire qu'il est présent, alors qu'il est injoignable et que son portable ne répond pas. Mais cette humilation passe très vite quand Luke arrive, superbe, que tout le monde reste estomaqué par cette vérité vraie (Becky sort avec Luke Brandon !!), et qu'il annonce à Becky ce qu'elle sait déjà par d'autres rumeurs : il part à New York pour ouvrir une filiale de son entreprise. Ce qu'elle ne sait pas, et qu'il lui demande solennellement, c'est qu'il désire qu'elle vienne avec lui... Elle est aux anges !!! New York, la grande ville, la Grosse Pomme, avec ses magasins et sa mode !!!! Elle est sûre de se faire très vite à cette vie...
Tout se passe exactement comme elle en rêvait, jusqu'au jour où elle découvre dans un tabloïd anglais sa photo, prise en pleine frénésie de shopping, avec des commentaires et des vérités qui la démolissent...

La suite des aventures de Becky Bloomwood, cette fois dans la capitale de toutes les démesures, New York. Le personnage de Becky est fidèle à ce qu'il était dans le premier épisode, avec néanmoins un léger progrès dans son comportement (bien qu'elle ne sache toujours pas résister à l'appel d'une nouvelle paire de chaussures !). Le drame intervient avec cet article à scandale, et l'on voit par cet épisode à quel point un tel article peut démolir la vie de plusieurs personnes, y compris dans la vraie vie.
Cependant, on peut trouver une certaine répétition dans les crises de shopping de Becky, et cela peut lasser. Enfin, ce qui me semble bien quand même, c'est que si on admire la façon dont Becky cherche à rembourser ses dettes (on imagine facilement combien le sacrifice auquel elle doit concéder est grand pour elle), on se doute à moitié de l'issue que prendra l'intrigue, mais on est tout de même surpris par certains éléments.
J'ai retrouvé avec plaisir le personnage de Becky, toujours aussi fanatique et fantasque, malgré, je le répète, quelques lourdeurs dans certains aspects de l'intrigue, qui se répètent d'un bouquin à l'autre. Cependant, on voit apparaître dans ce roman un aspect psychologique qui n'était pas encore présent dans le premier opus, et cet aspect psychologique, ce malaise de Becky, trouvera un grand écho dans le troisième tome de la série, dont je vous parlerai la semaine prochaine... En attendant, bonne lecture !