mercredi 23 août 2006
Blonde attitude, de Plum Sykes
Par Bernie, Dans la rubrique Comédies sentimentales

Savez-vous ce qu'est une Blonde Bergdorf ? Comme son nom l'indique, elle est blonde, donc jeune, mince et jolie. Elle vit à New-York, dans les nuits très branchées de la Grosse Pomme. "Bergdorf", parce que l'archétype de cette jeune femme est Julie Bergdorf, héritière d'un grand empire marchand (genre LVMH, vous voyez ?), qui a ses accès partout et se fait un point d'honneur à être toujours à la pointe de la mode. Ses conversations tournent toujours autour des sacs à main, des fringues, de la mode, de ce qu'elle peut s'offrir, de la vie de jet-setteuse branchée, et elle est toujours en compétition pour la place de Princesse de Park Avenue.
Mais le problème de Julie, c'est qu'il lui manque le dernier accessoire mode en date : un petit ami/fiancé, et donc un énorme caillou au doigt. Elle décide alors de se lancer dans la chasse au Mari Potentiel, accompagné par sa meilleure amie, qui se lance toujours dans des histoires d'amour rocambolesques et incroyables, mais ne tire jamais le bon numéro...
Franchement, j'ai éprouvé un bizarre sentiment en lisant ce livre. On rit pas mal à certaines péripéties, on plaint parfois les héroïnes, on envie aussi un peu leur mode de vie (mais qui ne rêve jamais en voyant ces vies de dingues, même si ce n'est pas forcément un sort très enviable que le leur ?).
Mon sentiment vient du fait que le récit est fait à la première personne, du point de vue de la meilleure amie de Julie, et cela démarre assez bien : on a l'impression qu'elle va décrire la vie de Julie en prenant du recul, elle semble très sensée, et elle est brune, donc différente. Mais très vite, on s'aperçoit que c'est une brune qui cache un coeur de blonde, elle est aussi écervelée que ses amies, et c'est à elle qu'arrivent tous les malheurs du monde pour ce qui est des histoires de coeur. Le photographe à la mode, mais qui oublie qu'elle existe, le prince européen play-boy qui lui cache qu'il est marié et père de trois enfants, l'instance de divorce marié à Cruella, mais qui ne divorcera jamais... Bref, que des galères, qui la laissent toujours sur le carreau, au bord de la dépression.
Mais surtout, mon impression de malaise en lisant ce livre vient du fait que jamais, au grand jamais, la narratrice n'est nommée, on ne sait pas comment elle s'appelle, et j'ai trouvé cela assez étrange. Du coup, à la fin du livre, je suis restée sur ma faim, et j'ai même refeuilleté l'intégralité pour tenter de trouver la moindre petite mention de son nom, et je ne l'ai pas trouvé. Il est donc très difficile de penser à elle, en ne parlant que de "la meilleure amie de Julie Bergdorf", par exemple !
En résumé, un livre où on rit pas mal, mais où on a du mal à compatir aux malheurs de ces écervelées notoires, et qui répond très bien aux critères annoncés par le titre : c'est un livre sur les blondes, caractéristique que toutes les héroïnes (sauf la brune narratrice) cultivent... Et en plus, ça fait un peu redite parfois, par rapport à tous les livres qui sortent dans cette catégorie "jet-setteur(se)s branché(e)s de New-York". Le seul avantage que j'y ai trouvé, c'est qu'il était court, donc je n'ai pas eu à trop le traîner ! Je ne conseille donc pas vraiment ce livre, sauf si vous voulez lire un truc sans vous prendre trop la tête...


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associés dans un roman de la "Chick lit", c'est rare ! Et la petite larme qui vient à la fin arrosée d'eau de rose, elle se fait bien présente au fur et à mesure de la lecture...











