Conduite en état Livresque

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C'était comme de parler d'un ongle retourné à un type qui a connu la seconde guerre mondiale.
Philippe Djian dans "Maudit manège".

mardi 7 février 2012

mardi
7
février 2012

Orgueil et préjugés, de Jane Austen.

Orgueil et préjugés

Note: Je n'aime pas écrire mister et missis en abrégé.

L'ouvrage:
Missis Bennet souhaite que son mari aille rendre une visite de politesse au nouveau voisin, Charles Bingley. Elle espère un rapprochement qui lui permettra de marier au moins une de ses cinq filles. En effet, invitations et soirées se succèdent. Outre mister Bingley, la famille Bennet rencontre son meilleur ami, mister Darcy, qui commence par engendrer leur antipathie, surtout celle d'Elizabeth, la deuxième fille Bennet.

Critique:
Voilà un livre qui raconte la société du dix-neuvième siècle de manière fine et caustique. Tout ce jeu des soirées, des mondanités, du code... tout ce qui me semblait ennuyeux et poussiéreux prend une nouvelle dimension sous la plume de Jane Austen. D'abord, l'auteur n'hésite pas à intervenir pour apprendre à son lecteur que tel ou tel personnage est comme ceci ou comme cela. Missis Bennet est de médiocre intelligence. Nous voilà avertis. Ce qui fait que lorsqu'elle parla et agit, j'ai été partagée entre rire et agacement. L'auteur m'avait bien prévenue, et force m'était de reconnaître qu'elle ne parlait pas à la légère. Mon rire a été renforcé par ce que pensait Elizabeth. La pauvre était honteuse de la façon d'agir de sa mère, et mortifiée d'avoir honte. Missis Bennet m'a agacée parce que malgré le ridicule dans lequel la plonge habilement l'auteur, au bout d'un moment, on a juste envie d'acheter un verrou spécialement pour sa bouche.

Jane Austen fait la même chose avec mister Collins. Elle nous prévient qu'il est suffisant, puis nous montre à quel point il l'est. Lui ne m'a pas agacée, peut-être parce qu'il n'apparaît pas tout au long du roman. Je me suis délectée à me moquer de lui avec la bénédiction de la romancière et d'Elizabeth.

Elizabeth est, bien sûr, un personnage sympathique. J'ai apprécié qu'elle soit très liée à sa soeur aînée, que les deux jeunes filles s'aiment sincèrement, et se comprennent malgré leur différence de caractère. J'ai aussi aimé qu'elle ait tant d'esprit, de repartie, qu'elle soit si piquante, qu'elle bouscule certaines idées reçues. Il m'a également plu que malgré le fait qu'elle sache gratter le vernis et voir l'hypocrisie que recouvre à peine la bienséance, elle se trompe sur certaines personnes. Elle n'est pas parfaite. Ce qui fait qu'au long du livre, elle évolue, s'assouplit, apprend à ne pas tirer de conclusions hâtives, à examiner les faits et les points de vue.
J'adore la manière dont elle maîtrise la conversation qu'elle a avec une lady Catherine courroucée et sûre d'elle.

Quant à Darcy, j'ai eu le même cheminement. Je trouvais qu'il avait du charisme, de la prestance, et qu'il ne laissait pas les langues vipérines influencer son jugement. Et puis, lui aussi révèle certains défauts, ce qui le rend plus humain, moins froid. Il est d'autant plus appréciable qu'il finit par en prendre conscience, et tenter de se corriger.

J'aime beaucoup mister Bennet. Je pense que je serais un peu comme lui, à sa place... Quel plaisir de se moquer de missis Bennet avec lui! Bien sûr, sa façon d'être est assez rude et injuste, comme le souligne Elizabeth, mais je n'ai pu plaindre missis Bennet.

Quant à Jane, il m'a plu que sa douceur tempère le feu dont est faite Elizabeth. Cependant, elle m'a un peu agacée à ne voir le mal chez personne... Bien sûr, elle a raison sur quelques points. En outre, elle aussi évolue... Donc, elle m'a été globalement sympathique, même si sa naïveté m'a un peu ennuyée.

J'aime bien Mary... ou plutôt... j'adore la manière qu'a l'auteur de la railler!

Le récit passe par plusieurs phases... pour moi, il y a trois parties. D'abord, c'est le jeu mondain, les rencontres, on se jauge, on se juge. C'est surtout cette partie qui m'a fait rire. C'est probablement ma préférée du roman.
Ensuite, l'auteur introduit un peu de suspense et de frisson (compte tenu des circonstances, de l'époque), à cause de l'affaire Lydia. J'avoue m'être un peu ennuyée pendant cette partie.
Enfin, les personnages, ayant évolué, se revoient, et s'expliquent. C'est cette partie la plus tendre, la plus sincère, la plus romantique.
J'ai apprécié que le dernier chapitre explique ce que tout le monde devient.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Mélodie Richard. Ce livre m'a été offert par les éditions Thélème.

Je ne sais pas comment fait Mélodie Richard... Il me semble (après avoir entendu trois livres interprétés par elle), qu'elle pourrait lire n'importe quoi avec un égal talent. Les trois romans que j'ai entendus appartiennent à des registres différents, et à chaque fois, elle s'en sort brillamment. J'adore, par exemple, la façon dont elle interpréta mister Collins, faisant subtilement ressentir au lecteur toute la bêtise de l'homme. Tout son jeu est ainsi. Se calquant sur les indications de la romancière, elle a su donner à sa voix les intonations appropriées. Là encore, je pense que ce roman n'est pas aisé à lire à voix haute.
Quant à sa prononciation des noms anglophones, elle est un peu plus marquée que dans «Jane Eyre», mais reste naturelle. Je pense qu'elle a senti que dans ce roman très anglais, elle devait tout de même prononcer certains noms de manière un peu plus anglaise.
À noter qu'elle est la seule lectrice francophone (à ma connaissance) qui prononce convenablement Lizzie. Allez savoir pourquoi, les lecteurs francophones s'obstinent à dire Lidzie, voire Litsie. Or, cette prononciation ne convient pas. Lizzie, ce n'est pas italien. Lizzie n'étant pas une pizza, on n'a pas à les prononcer pareil. ;-)
On me dira que je n'arrête pas de râler quant aux prononciations des lecteurs. J'en suis consciente, mais il faut savoir qu'il est extrêmement désagréable d'écouter un livre où les noms sont prononcés de manière alambiquée. Et puis, il m'arrive de complimenter... Mélodie Richard, par exemple. :-)

Là encore, les chapitres sont annoncés, ce qui est une bonne chose... sauf deux... ;-) (Je pinaille.)

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lundi 12 juillet 2010

lundi
12
juillet 2010

La double vie de Pénélope B, d'Anne-Solange Tardy.

lLa double vie de Pénélope B

L'ouvrage:
Pénélope Beauchêne vit à Rennes. Elle est satisfaite de sa vie, entre sa meilleure amie (Lilly), ses parents, et ses petites habitudes. Mais un événement fait qu'elle est si écoeurée, que de rage, elle annonce à ses parents et à Lilly qu'elle va s'établir à Paris pour travailler avec sa tante, Aurélie, dite Aure, en tant que graphiste. Ses parents sont ravis qu'elle se lance enfin, et prenne sa vie en main. Elle qui voulait être réconfortée et cajolée n'a d'autres solutions que de partir...

Après quelques jours de flottement, Pénélope décide d'avoir un blog. Elle en lit, pourquoi n'aurait-elle pas le sien?

Critique:
C'est un roman dans la veine des Helen Fielding, Saskia Mulder, Isabel Wolf, et Sophie Kinsella. Je n'aime pas trop ce genre, car les auteurs sont là pour nous faire rire ou pleurer, et emploient pour ce faire des moyens qu'on voit venir gros comme des maisons. Ça se veut une comédie, mais c'est insipide. Seuls, les deux tomes de «Le journal de Bridget Jones» m'ont réellement plu parmi ceux que j'ai tentés.
Ici, j'ai voulu donner une chance au genre, et à l'auteur qui est française.

Le livre se laisse lire, mais on devine beaucoup de choses. On sait que ce qui se passe au mariage est dû à un certain personnage; on sait qu'il y a un quiproquo entre Pénélope et Victor; on se doute de la façon dont ça va se terminer, on l'attend, d'ailleurs, car sinon, ce ne serait pas une comédie.
En outre, il est un peu gros que le blog de la Mouette ait tant de succès en si peu de temps. Certes, c'est expliqué par le fait qu'elle écrit des choses qui intéressent beaucoup de monde, mais comment tant de monde la découvre-t-il en l'espace d'une soirée? Ce qui fait les visites d'un blog, c'est le bouche à oreille, mais pas seulement. Cela dépend aussi du référencement du blog sur le net. Dans les moteurs de recherche, il est dû à la fréquentation du blog, mais pour qu'un blog soit connu, il faut qu'il fasse ses preuves, et les gens le découvrent petit à petit. Il faut aussi que son auteur le fasse connaître en le référençant sur des annuaires.

En outre, même si Pénélope explique comment elle se documente, et comment elle peut écrire ce qu'elle publie, cet aspect du roman est également tiré par les cheveux. Bien sûr, en se documentant, on peut écrire un article fouillé, mais cela prend plusieurs heures par articles si on veut faire ça bien.

Certaines situations sont peu crédibles. Pénélope souffre de l'abandon de Victor, mais la façon dont sa souffrance est montrée ne m'a pas convaincue. Ca fait grandiloquent, comme dans les séries où des adolescentes pleurent leur premier amour en se gavant de crème glacée.
Ce qui arrive, vers la fin, quand Pénélope ouvre la porte à Victor, serait un effet comique destiné à détendre l'atmosphère, car souvent, dans toute situation critique, un incident amusant survient. Oui, mais là encore, j'ai trouvé ça trop téléphoné.

Une situation m'a réellement amusée: ce qui se passe lorsque Pénélope arrive chez Aure. Là, je n'avais rien vu venir. J'aurais dû, en y repensant, mais comme je n'ai rien deviné, l'auteur a atteint son but.

Bref, si vous aimez ce genre, ce livre vous plaira. Mais si comme moi, vous adhérez peu, ce n'est pas ce livre qui vous fera changer d'avis. On va me dire: «Ben pourquoi tu l'as lu, puisque tu n'adhères pas vraiment au genre?» Comme je l'ai dit, deux romans du genre m'ont plu, et je voulais donner sa chance à cet auteur. En outre, j'ai bien révisé ma position sur les fresques familiales en lisant «Le silex et la rose», et ai constaté que toutes n'étaient pas du style de celles que je rejetais.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Hélène de Carlo pour la Bibliothèque Braille Romande.

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mardi 15 juin 2010

mardi
15
juin 2010

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, de Katherine Pancol.

Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

Note:Ce livre est le tome 3 d'une série. Je n'ai pas lu les autres tomes, mais il est préférable de les lire dans l'ordre:
1: Les yeux jaunes des crocodiles
2: La valse lente des tortues
3: Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi

L'ouvrage:
Hortense est à Londres. Elle compte bien conquérir le monde de la mode... et Gary.
Joséphine se remet difficilement du décès de sa soeur, et de ce qu'il implique pour elle. On la pousse à écrire à nouveau, Philippe lui crie son amour; elle n'a plus goût à rien, et s'interdit de vivre.
Henriette veut trouver un moyen de voler de l'argent à son ex-mari qui a osé la remplacer par une femme plus belle et plus jeune.

Tous ces personnages, et bien d'autres, nous entraînent dans leurs aventures qui se croisent et se mêlent.

Critique:
N'ayant pas pu lire les deux autres tomes avant la sortie de celui-ci en audio, j'ai conscience d'avoir perdu certaines choses. Néanmoins, ce livre n'a pas vraiment été ma tasse de thé. Je ne l'ai pas détesté, sa lecture n'a pas été un calvaire (je pourrais citer des livres qui ont été une torture pour moi), mais certaines choses m'ont gênée. Par exemple, j'ai trouvé les intrigues prévisibles. Dès que l'une d'elle s'amorçait, je me doutais de son déroulement. Bien sûr, je ne pouvais pas prévoir les détails, mais j'ai vu arriver beaucoup d'événements. Cela fait que pour moi, le livre a été très lent. Sa longueur n'a rien à voir, car un livre peut être long et bien rempli, et un livre court peut être lent. Ici, comme j'ai deviné beaucoup de choses, j'ai vu les événements avancer très lentement.

Outre cela, la teneur de certains événements m'ont agacée. Par exemple, la réussite d'Hortense. Bien sûr, elle ne réussit pas d'un coup. Bien sûr, le lecteur admirera sa ténacité. Pourtant, elle est si égoïste, capricieuse, et prétentieuse qu'on aurait aimé que la vie lui donnât de petites leçons. On me dira qu'elle en a eu. Soit, mais elles sont bien minces.
L'empressement de Gary à retrouver son père m'a également agacée. C'est compréhensible, mais c'est trop manichéen. Il oublie bien vite sa mère qui l'a élevée. Autre chose chez Gary et Shirley m'a ennuyée, mais je ne vais pas tout dévoiler.
La situation entre Denise et Bruno m'a paru extrêmement lente et pas très crédible. On me dira qu'une vieille fille frustrée, férue de romans sentimentaux, réagira exactement comme réagit Denise. Pourtant, j'ai trouvé ça vraiment trop gros.
Enfin (pour ne pas faire un catalogue, je m'arrêterai là, mais il m'en resterait beaucoup à dire), l'histoire de la télépathie dont est capable Marcel Junior, grâce à la science, me laisse perplexe...

D'autre part, j'ai mis longtemps à entrer dans l'histoire et dans la peau des personnages. Je pense que cela vient en partie du fait que je n'ai pas pu lire les deux premiers tomes, mais pas seulement.

Les personnages ne sont pas très crédibles.
Henriette est une atroce mégère qui ne jure que par la méchanceté. Elle n'a pas d'épaisseur: elle est méchante, moche, sent mauvais... on dirait la fée Carabosse.
Hortense est encore plus caricaturale que Blair Waldorf dans «Gossip girl».
Marcel et Josiane sont un peu trop français moyens.

Malgré cela, certaines choses m'ont plu. La principale étant le personnage de Marcel Junior. Bien sûr, là aussi, c'est un peu gros, mais globalement, c'est un personnage très sympathique au lecteur. On a du mal à imaginer un enfant de trois ans, même surdoué, tenant de tels propos et ayant un tel à propos. C'est justement cette situation qui fait rire le lecteur.
J'ai également apprécié le personnage d'Iphigénie.

Il faut lire ce roman quand on n'a pas envie de réfléchir, quand on veut se reposer le cerveau. Même s'il ne m'a pas franchement plu, même si ma critique n'est pas vraiment positive, il peut être un bon divertissement, une comédie sympathique.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Christine Pâris.
Ce livre m'a été offert par les éditions Audiolib. Il sort en audio le 16 juin.

La version audio est agrémentée d'un entretien avec l'auteur que je vous recommande vivement. Katherine Pancol y parle, entre autres, de sa démarche d'écriture, et c'est très intéressant.
Accessoirement, elle explique qu'elle répond elle-même à tous les lecteurs qui lui écrivent via son site, et que cela devient difficile, car de plus en plus de gens lui écrivent. En tout cas, elle a répondu à l'une de mes questions. J'espère que malgré le nombre croissant de ses lecteurs, elle parviendra toujours à leur répondre, car c'est très agréable de recevoir un message de l'auteur lui-même.

D'habitude, je ne suis pas très enthousiaste quant à la comédienne qui a interprété ce roman. Pourtant, ici, j'ai trouvé qu'elle jouait de manière moins affectée. Je lui reproche plus ou moins les mêmes choses qu'avant, mais certains des défauts que je lui trouvais sont atténués dans l'interprétation de ce roman.

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lundi 21 mai 2007

lundi
21
mai 2007

Même Superwoman a appris à voler, de Saskia Mulder.

Même superwoman a appris a voler L'auteur:
Saskia Mulder a joué dans "La plage". Il paraît que c'est une comédienne très connue. Je ne la connaissais pas avant de lire ce livre.

L'ouvrage:
Chloé est une fille à papa. Elle passe son temps à dépenser l'immense fortune de son père. Entre le masseur, le prof de gym, la coiffeuse, les soirées entre amis à Manger et à boire jusqu'à l'orgie, les après-midis à cancaner ou à vider les boutiques, elle a une vie dorée. Seulement, elle s'ennuie. Et puis, elle se rend compte qu'elle ne fait absolument rien de constructif. Elle décide donc de travailler pour gagner sa vie, et de ne plus accepter l'aide paternelle. Elle trouve un travail de vendeuse dans un magasin de vêtements. Mais des problèmes se profilent. D'abord, son père quitte sa mère pour une femme qui l'aime pour lui et pas pour son compte en banque. Pour une femme qui en a dans la tête, contrairement à la mère de Chloé. Chloé vit mal cette situation, et décide d'être imbuvable avec la méchante belle-mère. Mais les choses ne se passent pas comme prévues. Chloé va finir par la prendre comme amie et confidente.

Critique:
Chloé aime sa nouvelle vie, son travail et ses collègues, même si ça lui fait bizarre d'être sur les genoux dès qu'elle rentre chez elle et de se coucher à près de 20h, tellement elle est fatiguée.
A cause de son comportement mi-naïf, mi-égoïste, elle peut être insupportable, même en voulant être aimable, surtout en voulant être aimable. Elle est coincée dans un type de raisonnement et n'arrive pas à en sortir. Elle ne voit pas certaines choses qui crêvent les yeux (que son patron croit qu'elle le drague et est raide dingue d'elle), qu'elle peut dire des choses absolument atroces avec le sourire juste parce que mademoiselle Chloé a dit que ça, c'était bien. Sans bien s'en rendre compte, elle blesse beaucoup de gens. Elle tombe amoureuse de Franck, qu'elle méprisait avant, parce qu'il était le premier de la classe. Mais elle commence par tout gâcher avec Franck. Elle sort ensuite avec Pete et croit que c'est l'homme de sa vie, ce qui, au début, lui vaut des maux de mâchoire carabinés. Sa meilleure amie est une junky ( Malade ) qui passe son temps à casser du sucre sur le dos de tout le monde et Chloé ne s'en aperçoit même pas. Bref, Chloé a encore des progrès à faire en ce qui concerne les relations sociales.

Par certains côté, ce livre pourrait avoir un parfum de Bridget Jones. C'est certaines situations cocasses qui me font dire cela. Et c'est aussi le fait qu'un homme riche, beau et intelligent, tombe amoureux d'une fille comme Chloé, qui, si Bridget pouvait paraître un peu superficielle, paraît totalement stupide et nunuche. C'est un livre frais, amusant, et parfois grave. Ce n'est pas vraiment le meilleur du genre, mais il détend bien quand même.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sandrine Strobino pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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lundi 5 septembre 2005

lundi
5
septembre 2005

Une exquise vengeance, de Bryan Gallagher.

Une exquise vengeance L'ouvrage:
Après avoir émis l'idée d'avoir un bébé, Julie a été envoyée dans un centre de thalassothérapie pour une semaine de vacances par son mari, Ronan. Elle décide de rentrer chez elle deux jours plus tôt que prévu. Elle tombe sur Ronan, s'ébattant avec une blonde possédant un wonderbra jaune citron, et répondant au prénom de Nicole. Julie pourrait se montrer, et faire un scandale, elle serait dans son droit. Elle décide plutôt de se venger. Au lieu d'aller pleurnicher que Ronan la trompe, elle va lui rendre la vie impossible.

Critique:
L'idée de départ est originale. On imagine des vengeances machiavéliques et raffinées. On s'en délecte à l'avance. En fait, il n'en n'est rien. Les vengeances de Julie sont tout ce qu'il y a de plus banal: elle saccage la voiture de Ronan, ainsi que la maison de Nicole. Elle fait également en sorte que sa mère, que Ronan ne porte pas dans son coeur, vienne s'installer chez eux. Certaines de ces vengeances sont amusantes. Bien sûr, le massacre de la voiture, et de l'appartement de Nicole sont des lieux communs, mais le lecteur est aussi satisfait que Julie du désagrément qu'elle cause.
Il y a une vengeance un peu plus raffinée, concoctée par la mère de Julie.

Malgré certaines bonnes idées, certaines répliques amusantes, et une bonne fin, le livre traîne beaucoup. Et puis, il y a des vengeances vraiment déplaisantes. Après que Julie a tout cassé chez Nicole (tout, même l'aquarium), Ronan ramène les poissons de sa maîtresse, devenus SDF, chez lui, et les met avec les poissons qui appartiennent au couple. Il prétend les avoir achetés, bien sûr. Et Julie, qui sait très bien d'où ils proviennent, ne trouve rien de mieux que de fracasser l'aquarium par terre. Je trouve ça très bête. Les poissons n'y sont pour rien, si Julie a été assez crétine pour épouser un homme qui n'en voulait qu'à son argent.
Et puis, je n'aime pas non plus ce qui arrive à Max, le chat de Nicole, même si Julie ne l'a pas fait exprès. D'ailleurs, elle l'a peut-être fait inconsciemment.

Ce livre est une comédie sentimentale divertissante, parfois amusante, dont la fin est très satisfaisante, mais que je ne recommande pas absolument.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Lucienne Grob pour la Bibliothèque Sonore Romande.

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