Conduite en état Livresque

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Quiconque se laisse maltraiter ne vaut pas mieux que la manière dont on le traite.
Brigitte Levarlet dans "Puinègre".

lundi 25 décembre 2006

lundi
25
décembre 2006

Anatole ou le récit d'une différence, de Bénédicte Sers.

Anatole ou le récit d'une différence

L'ouvrage:
Bénédicte et Paul sont heureux. Ils s'aiment. Leur bonheur sera amplifié avec la naissance d'un enfant: Anatole. Ce sera le deuxième enfant de Bénédicte, qui a déjà un fils, Frédéric, d'un autre homme.
Malheureusement, Anatole naît avec un handicap. Il n'a pas d'avant-bras gauche, ni de main gauche.

Bénédicte raconte son combat et celui de son fils, pour que celui-ci vive le mieux possible.

Critique:
Ce livre évoque une situation extrêmement difficile. Il ne verse absolument pas dans le mélo. Cette mère nous raconte comment elle a appris à vivre avec le handicap de son fils, comment lui-même a découvert qu'il était différent, et a dû apprendre à s'adapter. Elle fait cela sobrement. Parfois, elle a des crises de rage, lorsqu'elle se heurte à l'intolérance, à des gens qui ne veulent pas faire d'efforts... Par exemple, un jour, à la maternelle, la maîtresse décide que pour la fête des mères, les enfants offriront les empreintes de leurs mains. Cette personne montre qu'elle n'est absolument pas pédagogue. Ayant Anatole dans sa classe, elle ne change pas son "programme". Celui-ci offre donc à sa mère l'empreinte d'une seule main...
Il y a aussi la fois où on lui fait passer une visite médicale, malgré l'interdiction formelle de sa mère. Anatole doit se déshabiller devant ses camarades, et ceux-ci montrent sa différence du doigt. Nous savons que les enfants sont cruels, mais ici, les adultes qui ont transgressé l'interdiction de Bénédicte le sont encore plus, sachant ce qu'ils allaient engendrer.

Anatole a eu des prothèses pour son avant-bras et sa main. Sa mère raconte comment il a dû s'y adapter. Au début, cela ne lui plaisait pas. Il ne voyait pas l'intérêt et l'utilité d'une telle bizarrerie.
Elle explique aussi que le prothésiste lui présente tout un tas de grains de peau parfaitement imités, afin de trouver celui qui ressemblera le plus à la peau d'Anatole. Cette scène est assez frappante, même pour quelqu'un qui a connu une situation similaire.

Parfois, Bénédicte craque. Elle a d'autres problèmes: le père d'Anatole ne fait pas face au handicap de son fils, ils finissent par se quitter; son autre fils, Frédéric, se cherche, et ne sait pas s'il veut aller vivre avec sa grand-mère, (qui le soudoie à coups de cadeaux), ourester avec sa mère... Bénédicte essaie de prendre les choses comme elles viennent, et de s'en débrouiller, mais parfois, elle abandonne. Elle s'en veut de dire que son enfant l'agace. Et pourtant, elle finit par reconnaître que de temps en temps, Anatole l'énerve. A cause de son handicap? Peut-être. Peut-être à cause des complications dues à ce handicap, à la bêtise de certaines personnes, aux difficultés qu'a Anatole à faire sa place. Mais aussi, tout simplement, parce qu'il y a des moments où un enfant, handicapé ou non, est exaspérant pour ses parents.

Pour moi, certains épisodes décrits dans ce livre n'ont pas été de grandes surprises. J'ai connu des variantes de certaines situations rencontrées par Anatole et sa mère. Tout comme Bénédicte, je rejette le "il y a pire". Bien sûr, il y a toujours pire. Et en plus, personne n'a la même sensibilité, et donc, personne n'aura le même ressenti vis-à-vis de telle ou telle chose. Mais cela ne sert à rien de se dire qu'il y a pire. Ca ne nous aide pas à résoudre nos problèmes.

Ce livre est à lire. Bénédicte Sers n'en fait pas trop, et il est bon de rappeler aux gens que pour une personne différente, ce n'est pas tous les jours facile de s'insérer dans la société.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Monique Baré pour la Bibliothèque Braille Romande.

lundi 11 décembre 2006

lundi
11
décembre 2006

Un drôle d'héritage, de Dorothy Gallagher.

Un drôle d'héritage L'ouvrage:
Dorothy Gallagher est issue d'une famille juive, émigrée d'Ukraine. Sa famille fait partie de ces personnes originaires de pays pauvres, venues aux Etats-Unis en espérant que la chance leur sourirait.
Dorothy évoque ici certains membres de sa famille, afin de les expliquer, et peut-être aussi de mieux les comprendre.
Elle commence par ses parents. Elle choisit de décrire d'abord leur vieillesse. Son père était tellement pingre qu'il avait fini par couper le chauffe-eau. Parallèlement, il se faisait escroquer par un certain Roy, qui prétendait qu'il investissait son argent dans la construction d'immeubles. Cela rapporterait énormément, assurait Roy. Dorothy mettra bon ordre à ce commerce, Roy étant en train de ruiner son père, et de déposséder ses descendants.

Ensuite, elle évoque d'autres parents, dont un cousin qui a laissé un manuscrit contant brièvement sa vie, manuscrit que Dorothy insèrera dans son texte.

Critique:
Le texte démarre très fort. La description de la pingrerie du père de Dorothy est, à mon avis, un moment très important. Elle plante son décor familial. Ce qu'elle évoque est tellement bien décrit qu'elle réussit à nous faire rire d'une situation dramatique, en en montrant tout le grotesque. En effet, son père coupe le chauffe-eau, renvoie toutes les femmes de ménage qu'engage Dorothy, et refuse qu'une infirmière vienne soigner sa femme, assurant qu'elle n'est pas malade. Il est pourtant flagrant qu'elle a besoin de soins: elle ne tient pas sur ses jambes. A peine essaie-t-elle de marcher qu'elle tombe. Et là, nous avons un passage terrible où le père affirme que sa femme ne tombe pas. Et elle, qui vient de s'écrouler et qui a mis plusieurs minutes à se relever, de renchérir qu'elle ne tombe pas, avant de s'effondrer par terre. Cette scène m'a donné le fou rire. La mauvaise foi, le refus d'être guéri ou d'avoir une vie plus facile au service de la pingrerie! La mère qui pousse la servilité jusqu'à nier qu'elle a besoin de soins! Tout cela arrive parce que le père a passé sa vie à travailler durement, alors que pour lui, comme pour beaucoup, les Etats-Unis, c'était l'Eldorado. Donc, en surface, cette pingrerie fait rire, et lorsqu'on en connaît les raisons, elle donne envie de pleurer.

Tout le livre est bâti sur cette espèce d'entremêlement du rire et des larmes. Le début représente bien la suite du livre. Ce début est quand même plus marquant que le reste de l'ouvrage. La suite s'essouffle un peu, elle est un peu tiède par rapport au début. Malgré cela, cette histoire est agréable à lire. On prend plaisir à découvrir cette famille qui passe par les aléas de la vie, dont les membres sont tour à tour acides et fragiles. On apprend les rancoeurs qui ont opposé la mère de Dorothy et ses tantes. L'une de ses tantes n'a pas digéré ce qui s'est passé lorsqu'elle était très jeune. Elle le ressasse, et en souffre toujours. Là encore, on rit un peu de cette façon acerbe et aigrie qu'elle a d'en parler, mais on a pitié de cette femme dont la vie a été marquée dès l'enfance, et qui s'est toujours sentie rejetée par sa famille. Elle illustre bien le fait que ce qui se passe dans l'enfance suit la personne toute sa vie.

C'est un livre juste, qui, à travers une famille à la fois particulière et commune, avec les drames personnels de chacun, les façons de faire de chacun, nous offre un éventail de gens simples et attachants. C'est un livre qui montre avec justesse que chaque histoire est toujours la même histoire, tout en se différenciant.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Sylvie Délèze pour la Bibliothèque Braille Romande.

lundi 13 novembre 2006

lundi
13
novembre 2006

Derrière la baignoire, de Colette Audry.

Derrière la baignoire L'ouvrage:
Colette Audry aime bien les chiens. Mais elle n'en veut pas. Elle a essayé d'en avoir un , et cela s'est soldé par un échec.

Mais un jour, elle s'est laissé attendrir par Douce, âgée d'un mois et douze jours.
Entre Colette et Douce, (plus tard rebaptisée Douchka par sa propriétaire), commence une histoire pleine de sentiments très forts, teintée de brèves incompréhensions.

Critique:
Colette Audry nous décrit sa vie avec Douchka, pleine d'amour et de contraintes. Douchka s'attache éperdument et totalement à sa maîtresse. Celle-ci se retrouve prise dans une tempête d'amour, et parfois, elle a bien du mal à la maîtriser. Lorsqu'elle part en vacances, il lui est impossible de l'emmener. Mais quand elle la confie à des gens, soit Douchka est maltraitée, soit elle ne décolère pas, car l'objet de son amour est parti.
Alors, Colette se résout à l'emmener. Seulement, dans la voiture, Douchka aboie pendant tout le trajet! C'est un calvaire pour Colette, et ses amis, lorsqu'ils partagent sa voiture. En outre, Douchka est parfois prise de crises de folie. Certains animaux, (un troupeau de vaches, par exemple), la rendent folle. Elle ne pense qu'à leur courir après, sans se soucier de ce qui pourrait lui arriver, ou de Colette qui l'appelle.
Ces crises ce folie et ces cris incessants pendant un trajet en voiture mettent les nerfs de Colette à rude épreuve. Elle comprend pourquoi Douchka agit ainsi, (ou du moins, elle tente de trouver une explication), mais il est normal que cela l'énerve, et l'inquiète quant à l'équilibre mental de la chienne. Le lecteur se sent, tout comme elle, pris entre le marteau et l'enclume. Il ne peut totalement la blâmer lorsqu'elle envisage le pire, d'autant qu'elle se blâme elle-même, même si elle explique que ce serait peut-être la meilleure solution.

C'est donc une histoire compliquée, pleine de sentiments extrêmes, une histoire que Colette Audry a écrite pour essayer de la revivre, de la faire partager, et de rendre sa fin moins pénible.
Que vous aimiez les chiens ou pas, vous ressentirez très bien ce que veut faire passer Colette Audry. Vous passerez par les mêmes sentiments qu'elle.

Un seul bémol: le livre n'est pas tout à fait chronologique. Cela m'a un peu embêtée, même si tout est bien expliqué, chaque événement étant remis dans son contexte.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Michelle Fruit pour la Bibliothèque Braille Romande.

mercredi 12 juillet 2006

mercredi
12
juillet 2006

Journal d'une institutrice clandestine, de Rachel Boutonnet

Journal d\'une institutrice clandestine

Dans l'année scolaire 1999-2000, Rachel, après une maîtrise de philo, entra à l'IUFM directement en deuxième année, sur concours. Elle veut devenir maîtresse d'école, et espère recevoir la formation qu'elle attend dans cette institution. Mais le discours auquel elle est confrontée est loin de répondre à ses attentes, on y parle un jargon incompréhensible, sauf par les "initiés", et certains mots sont tabous. On ne leur apprend pas comment faire apprendre des choses aux enfants (par exemple la lecture), mais on leur dit comment mener la classe idéale. Et surtout, elle ne doit pas se faire remarquer par ses opinions contestataires, pour ne pas jouer sa validation. Petite consolation : elle trouve dans sa classe des gens pour la soutenir, des stagiaires qui sont d'accord avec elle, et qui voient d'un très bon oeil les interventions qu'elle donne pour mettre les formateurs face à leurs propres contradictions, ou à leur ignorance... ce dont ils ne s'aperçoivent pas toujours !
Elle décide donc d'aller toujours à l'IUFM, mais dans une autre position que celle de stagiaire apprenant : elle jouera la reportrice de guerre, tenant des notes sur ce qu'elle entend, et surtout l'agrémentant de ses propres réflexions sur l'enseignement.
A la fin de l'année, elle est titularisée, et se retrouve à la rentrée 2000 institutrice (elle y tient, à ce titre !) en CP, où l'apprentissage de la lecture et de l'écriture est fondamentale. Incapable d'appliquer les théories qu'on a tenté de lui inculquer à l'IUFM, elle se retrouve "clandestine", achetant elle-même les manuels de ses élèves, appliquant des méthodes qu'elle pense les meilleures, les couvrant de papier opaque, et observant les résultats sur sa classe : elle voit des élèves prêts à apprendre, et surtout fiers de se voir faire des progrès...

Ce témoignage est très intéressant pour de futurs profs ou instits : par ses réflexions, ses remarques, et le contrastes entre le discours des formateurs et la réalité du terrain, on se rend bien compte, si on ne le savait déjà par sa propre expérience, que la formation IUFM est totalement inadaptée à ce que nous rencontrerons une fois en place. Rachel s'amuse à reproduire certaines phrases entendues lors de sa formation, pour nous livrer ensuite ses propres analyses, et on s'aperçoit qu'elle a tout à fait raison.
Son journal est découpé en trois parties, d'abord les notes qu'elle prenait à l'IUFM, partie la plus importante de l'ensemble (presque les 2/3), puis les définitions qu'on leur a données à l'IUFM, et sa propre analyse (cela fait un peu redite par rapport à ce qu'elle a déjà dit dans la première partie), et enfin un rapide compte-rendu de sa propre expérience, sur les trois premières années de poste : ce qu'elle a fait, ses inspections et les rapports qui en ont été faits, son remplacement, et enfin le suspense : elle est partie en congé maternité, sa remplaçante a gardé ses méthodes, mais a été inspectée, et l'inspecteur a découvert l'hérésie développée par Rachel... Celle-ci attend donc la rentrée suivante (2004) pour savoir le sort qui lui est réservé, mais nous n'en savons pas plus...
Enfin, en dernière partie, les annexes regroupent différentes choses, par exemple, ce qui est très intéressant, car la politique actuelle tend à lui donner raison, ce qui n'était pas le cas en 2000, une comparaison et un rapide historique des méthodes de lecture syllabique et globale. A l'époque, tout le monde prônait la méthode globale, retardant au maximum le moment de passer à "l'apprentissage du code", alors qu'aujourd'hui, les spécialistes comme les politiques reviennent sur ce mode de pensée, et tendent à revenir à la méthode syllabique dès le début de l'apprentissage de la lecture. Rachel a dès le début de son année de CP adopté la méthode syllabique, c'est pourquoi elle est traitée comme une "hérétique" par l'inspecteur.
Dans les annexes, on peut aussi trouver la reproduction de documents fournis par les formateurs de l'IUFM, ce qui en montre toute la complexité, mais surtout l'inanité, des exemples de tableaux d'auto-correction de travaux d'écriture... Bref, des illustrations concrètes de l'incapacité des formateurs à former correctement les futurs professeurs des écoles...

En bref, je conseille ce livre à tous ceux qui s'apprêtent à entrer dans ce merveilleux corps de métier qu'est l'enseignement, qu'ils choisissent ou non de passer par un IUFM, car on constate à travers la lecture du journal de Rachel l'inutilité de cette formation, où on ne nous apprend que de la théorie de comportement d'une classe-modèle (pardon, "groupe-classe" !), et comment la faire travailler, tout à fait différente de ce à quoi nous serons confrontés sur le terrain. Et je le conseille également à ceux qui ont déjà mis les pieds dans un IUFM, car cela confirme bien des impressions...
Personnellement, je suis entièrement d'accord avec la plupart des réflexions de Rachel, que ce soit sur la formation ou sur l'application sur le terrain, et c'est pour cela que j'ai le plus rarement possible mis les pieds dans cette vénérable institution...

lundi 12 juin 2006

lundi
12
juin 2006

Carnet de bord d'un steward devenu hôtesse de l'air, d'Andréa Colliaux.

Carnet de bord d'un steward devenu hôtesse de l'air Note: L'auteur de ce livre étant une femme, et ayant toujours été une femme moralement et mentalement, je parlerai toujours d'elle au féminin.

L'ouvrage:
Lorsqu'elle est née, Andréa était un garçon, prénommé Bruno. Elle fut une enfant frêle, ressemblant plus à une fillette qu'à un garçonnet. Elle se faisait traiter de tapette à l'école, et était moquée et harcelée par ses camarades.
Au fil du temps, elle s'est rendue compte que moralement, elle était une femme. Elle a donc voulu en être une physiquement.

Après maintes hésitations, surtout dues à la réprobation ou à l'incompréhension des gens, elle s'est décidée à suivre un traitement hormonal, puis à se faire faire une vaginoplastie.

Critique:
J'avais entendu parler d'Andréa Colliaux, quand son histoire a fait du bruit. J'avais entendu des bribes d'interviews à la radio. Quand ma bibliothèque a eu son livre, j'ai pensé que je le lirais plus tard, quand tout le bruit serait passé, quand on aurait un peu oublié Andréa.

Je suis peut-être un peu naïve, mais je croyais qu'à l'aube du vingt-et-unième siècle, Andréa ne se heurterait pas à tant d'intolérance et d'incompréhension. Certains ont refusé de travailler avec elle, par exemple. Mais pourquoi? Elle n'est pas atteinte de la lêpre, elle a juste voulu corriger une erreur de la nature, comme elle l'explique elle-même. Pour être conforme à ce que certains coincés attendaient, il aurait fallu qu'elle restât physiquement un homme, et fût mal dans sa peau?
Bien sûr, elle rencontre aussi des gens qui la comprennent, et l'acceptent. Malheureusement, l'homme avec qui elle vécut un grand amour jusqu'à peu avant son opération, n'a pas réussi à l'accepter en tant que femme.
Je ne dis pas que c'est très simple, tant pour les amis que pour la famille. Je serais moi-même secouée si l'un(e) de mes ami(es) m'annonçait quelque chose comme cela. Mais j'espère que je l'accepterais sans le ou la juger.

Le pire, c'est que certains médecins travaillant dans cette branche lui ont opposé un mur de sarcasmes, d'incompréhension. L'un d'eux ne daignait même pas honorer les rendez-vous qu'il lui donnait. Il a fallu qu'elle aille en Angleterre, où elle a été opérée, pour rencontrer des médecins compréhensifs et compétents. En effet, à l'époque de son histoire, la France ne proposait pas grand-chose en matière de vaginoplastie. De plus, la sécurité sociale n'a pas assuré son opération. Cela lui a coûté une somme exorbitante.

Il y a juste une chose que je n'ai pas trop comprise. C'est un détail. Vers la fin, elle parle de son livre publié, des gens qui la reconnaisse, du fait que les conditions de prise en charge des transsexuels s'arrange un peu après son livre. Mais comment peut-elle parler des effets de la publication d'un livre dans le sus-cité livre? Le livre que j'ai lu est peut-être une réédition où Andréa a ajouté quelques pages à la fin. Si quelqu'un peut m'éclairer là-dessus, je l'en remercie.

Ce livre est à lire. C'est un témoignage édifiant et une leçon de tolérance. Andréa n'est pas amèr ou aigrie. Elle sait prendre certaines choses avec humour, et raconte simplement les faits, et les attitudes des gens.

Edit du 10 juillet 2007: Andréa Colliaux a maintenant un blog. N'hésitez pas à aller le visiter. C'est par ici.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Eliane Besson pour la Bibliothèque Braille Romande.