jeudi, 24 avril 2014

Pour quelques milliards et une roupie, de Vikas Swarup.

Pour quelques milliards et une roupie

L'ouvrage:
Inde.
Un jour, Sapna Sinha est abordée par un vieil homme qui lui dit vouloir la nommer à la tête de son entreprise. Cela ferait d'elle l'une des fortunes du pays. Il l'informe qu'elle devra d'abord passer sept épreuves. La jeune fille commence par refuser cette proposition insolite. Elle finira par changer d'avis.

Critique:
Quelle joie cela a été pour moi de retrouver Vikas Swarup! Il fait partie de ces auteurs qui savent raconter des histoires. On pourrait penser que celle de Sapna est un peu grosse, qu'elle va vite tomber dans le mièvre... Sous la plume d'un autre, les événements racontés le seraient sûrement de manière niaise. Ici, l'auteur maîtrise ses mots, ses personnages, ses effets. Il n'en fait pas trop, et c'est ce qui fait que la magie opère.

Je me suis bien dit, au long de ma lecture, que certaines choses n'allaient pas, qu'ici ou là, le dénouement était peut-être un peu trop heureux, mais après tout, pourquoi pas? Il est sympathique que certaines choses finissent bien, et Vikas Swarup s'y entend pour amener des éléments peut-être un peu gros, et nous les faire accepter en les expliquant de manière imparable.

La structure du récit peut paraître un peu artificielle. On dirait que l'héroïne passe d'une aventure à l'autre sans trop de liant. Heureusement, ce n'est pas trop gênant. Cela rappelle un peu la construction de «Le fabuleux destin d'un indien malchanceux qui devint milliardaire», roman où le héros raconte plusieurs épisodes de sa vie afin d'expliquer pourquoi il en est arrivé là. Il est d'ailleurs discrètement fait allusion à ce roman au long de «Pour quelques milliards et une roupie».

Le romancier a utilisé un procédé qu'habituellement, je n'aime pas trop: Sapna débute son récit en expliquant qu'elle est en prison, et qu'elle va raconter ce qui l'y a conduite. Dans beaucoup de romans, je vilipende cette façon de faire, car je la trouve artificielle. Ici, cela ne m'a pas gênée, car l'auteur ne donne pas tant de renseignements que cela sur la situation de l'héroïne avant d'en venir au récit.

Si le lecteur devine certains éléments que Sapna aurait dû comprendre, cela ne gâche en rien la lecture. D'ailleurs, je n'ai pas tout trouvé...
Tout comme dans les précédents livres de Vikas Swarup, je ne me suis pas ennuyée, je n'ai pas vu les heures passer, et me suis totalement plongée dans ce roman envoûtant, dans ce conte moderne où l'aventure côtoie l'énigme, où l'épique voisine avec l'amour. Toutes les pièces finissent par s'emboîter, rien n'est bâclé ou incohérent.
À travers les yeux et les aventures de la narratrice, l'auteur dépeint, une fois de plus, son pays et ses multiples facettes.

Le choix final de Sapna pourrait paraître incongrue. Cependant, le caractère de la jeune femme (bien montré au long du livre) la prédisposait à cette décision. Bien sûr, elle ne l'aurait pas prise en d'autres circonstances...
Sapna semble peut-être un peu trop gentille pour être vraie, mais elle est crédible. De plus, sa soeur est moins sympathique (tout en étant, elle aussi, très réaliste), cela équilibre.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Belfond dans le cadre de l'opération Masse-critique, organisée par Babelio.

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50 lectures

mercredi, 23 avril 2014

Les désorientés, d'Amin Maalouf.

Les désorientés

L'ouvrage:
Sur le point de mourir, Mourad appelle Adam, avec qui il était ami il y a plus de vingt ans. Malgré la brouille qui les opposa, Adam décide d'aller retrouver Mourad pour ce qui sera peut-être leur dernière rencontre. Il revient donc dans le pays de son enfance.

Critique:
C'est avec une certaine méfiance que j'ai commencé ce roman. En effet, après avoir beaucoup aimé «Le rocher de Tanios» (sauf sa fin en queue de poisson), je me suis ennuyée avec plusieurs ouvrages d'Amin Maalouf. Quant à «Les désorientés», je me suis laissée tenter par le résumé et par le fait que le livre a été enregistré par une lectrice que j'apprécie beaucoup. Je suis contente d'avoir donné une chance à ce roman.

Amin Maalouf explore la complexité d'une amitié mise à mal par une guerre pendant laquelle chacun a agi comme il lui semblait le plus opportun. Les choix des uns ne furent pas approuvés par les autres. À ce sujet, l'auteur a habilement construit son roman. Au départ, le lecteur sait seulement qu'il y a eu un gros désaccord entre Adam et Mourad. Un moment s'écoule avant que la teneur en soit révélée. C'est astucieux parce que le lecteur a le temps de se faire une opinion d'Adam et de Mourad (même si celle-ci est parcellaire). Ne sachant pas ce qui les a désunis, le lecteur est forcément en retrait, et analyse plus froidement les ressentis de chacun. Lorsque nous finissons par savoir, nous nous demandons fatalement ce que nous aurions fait à la place des uns et des autres.
D'autre part, j'ai beaucoup apprécié ce que dit Adam quant au pardon. Ce n'est pas parce qu'une personne est sur le point de mourir que cela efface ce qui fait qu'on lui en veut. J'ai d'ailleurs été un peu agacée des regrets exprimés par Albert qui n'a pas souhaité revoir sa mère.

Malgré l'Histoire, malgré les fêlures, malgré l'éloignement, la bande d'amis se retrouve toujours. Certains renouent les uns avec les autres, et retrouvent très vite la complicité d'antan. Il n'est que Mourad qui reste exclu de ce cercle.

Chaque personnage est riche, chacun s'analyse bien. Chacun d'eux nous donne une leçon de tolérance. Par exemple, j'ai eu un peu de mal (comme d'autres) à accepter la décision de Ramzi. Elle semble étrange parce que nous la voyons selon nos paramètres. Adam parvient à se mettre à la place de son ami, et à comprendre ses motivations. Là encore, j'ai apprécié sa réflexion sur la religion.

À parler religion, tolérance, cultures, modes de vie, etc, les personnages s'affrontent quelque peu quant à la politique. Je n'aime pas lorsque ces questions sont abordées, mais ici, cela ne m'a pas gênée. D'abord, ce n'est pas très long, et puis c'est habilement inséré dans l'histoire. Certaines répliques aident à mieux comprendre certains personnages.

Je trouve le titre très bien choisi: beaucoup de personnages sont à la fois perdus et privés d'orient.

Je trouve dommage qu'un livre si riche, si sage, soit gâché par une histoire de coucheries. Bien sûr, l'auteur tente de montrer cela autrement. Mais il n'en reste pas moins que deux personnages en trahissent un autre, et qu'au début, l'un d'eux parvient à obtenir l'assentiment de la personne trahie, soi-disant par désir de transparence. En fait, c'est pour se donner bonne conscience: «Je te préviens et je te demande ton avis, alors, ça va, je peux.» Et l'autre qui aime sa compagne, mais qui regrette l'occasion manquée dans sa jeunesse, et qui ne s'interroge pas à propos de ladite compagne lorsqu'il s'agit de «réparer» cette occasion manquée.
On va me dire que l'auteur ne fait que prôner une autre forme de tolérance. Il n'en est rien à partir du moment où les «traîtres» se cherchent des excuses et où le personnage trahi (n'ayant, de toute façon, pas le choix, quoiqu'en dise le personnage qui demande la permission) en souffre.

La fin ne m'a pas autant déçue que celle de «Le rocher de Tanios», mais je suis quand même restée sur ma faim. J'attendais la suite. Je trouve quelque peu déloyal de la part de l'auteur d'avoir créé une telle fin. Il l'a préparée, j'ai d'ailleurs su décrypter les indices qu'il laisse au long du roman. Cependant, elle ne m'a pas vraiment satisfaite.

Éditeur: Bernard Grasset.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Martine Moinat pour la Bibliothèque Sonore Romande.
Comme d'habitude, j'ai été ravie d'entendre cette lectrice qui n'est jamais monotone, et n'en fait jamais trop.
Elle a pris le partie (ainsi qu'elle l'explique dans la présentation) de prononcer Adam à la française, sauf lorsque c'est Hanum qui parle, car celle-ci explique qu'elle le prononce à l'anglaise. J'ai trouvé le choix de la lectrice judicieux. Adam lui-même explique qu'il prononce son prénom à la française, mais qu'Hanum l'a connu au temps où il le prononçait à l'anglaise.
D'autre part, Martine Moinat est une des rares personnes qui prononcent correctement le mot «moeurs». Je ne sais pas pourquoi beaucoup de gens prononcent le «s» du pluriel.

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66 lectures

lundi, 21 avril 2014

Un homme effacé, d'Alexandre Postel.

Un homme effacé

L'ouvrage:
Damien North est professeur de philosophie. Sa vie bascule le jour où il est arrêté pour avoir téléchargé des photos pédo-pornographiques.

Critique:
Ce livre analyse très bien les rapports entre les hommes. Alexandre Postel montre avec finesse comment l'homme peut interpréter le comportement de son semblable... quand ça l'arrange. L'auteur force le lecteur à analyser ses préjugés, sa façon d'être vis-à-vis des autres. En effet, combien sommes-nous à ne pouvoir nous empêcher de juger des gens que nous connaissons peu en nous basant sur peu de paramètres, sur quelques éléments qui ne sont pas représentatifs de la personne? L'auteur pointe du doigt le comportement néfaste de ceux que côtoie Damien, et tout en les blâmant et en les trouvant étriqués, le lecteur ne pourra s'empêcher de se dire que sans vraiment le vouloir, il agit parfois ainsi. Et quand des gens ayant des préjugés et ne prenant aucun recul se réunissent, cela donne quelque chose d'assez effrayant. Surtout si leur victime ne réagit pas comme ils le voudraient.

Alexandre Postel analyse avec art la psychologie de ces gens. Par exemple, Damien et son frère ne se sont jamais vraiment entendus, donc le frère ne pense pas que Damien soit innocent de ce dont on l'accuse. Il se base uniquement sur le fait que Damien et lui ne sont pas proches. Le personnage principal lui-même se demande s'il se connaît bien.
Quant à Mortemouth, il se récrie quant aux préjugés qu'on pourrait avoir envers lui, et n'est pas le dernier à en avoir. Comme Damien ne l'aime pas, il est persuadé que celui-ci amalgame pédophile et homosexuel.

Le roman n'évoque pas seulement la réaction des gens après l'arrestation de Damien. Les faits s'enchaînent, et l'auteur décrit plusieurs situations afin de pouvoir les analyser au travers des réactions des voisins du héros. Cela donne une intrigue rythmée, au cours de laquelle on ne s'ennuie pas.

Damien est une victime de la société, et cela fait qu'il fait un gros travail sur lui-même. Il montre ses failles, ses zones d'ombre.
Je ne pensais pas qu'il finirait par agir comme il le fait. Je pensais qu'il opterait pour une autre solution. J'avoue préférer le choix qu'a fait l'auteur à ce que j'envisageais, principalement parce que j'ai davantage réfléchi aux raisons qui ont poussé Damien à ne pas faire ce que j'entrevoyais.

Un livre très bien pensé, qui pourrait presque être un documentaire sociologique.

Éditeur: Gallimard.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Philippe Lejour pour l'association Valentin Haüy.
Philippe Lejour a longtemps enregistré pour les éditions Livraphone. Quel plaisir et quelle émotion cela a été pour moi de le retrouver enregistrant bénévolement pour l'AVH. Il a une voix très claire, son intonation est toujours appropriée, il joue sans cabotiner, ne prononce pas les noms anglophones d'une manière affectée... J'espère avoir la chance de relire des ouvrages qu'il a enregistrés!

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71 lectures

vendredi, 18 avril 2014

De la part d'Hannah, de Laurent Malot.

De la part d'Hannah

L'ouvrage:
1961. Hannah Saumur, dix ans, sort du sanatorium où elle est depuis trois ans. Il s'avère qu'elle n'a jamais eu la tuberculose. La fillette rentre chez elle, apprend à vivre à nouveau avec son père, ses grands-parents, l'école, les villageois...

Critique:
Voilà un livre comme j'en rencontre trop peu: positif. En effet, il me semble qu'il y a de plus en plus de romans qui surenchérissent dans l'horreur, le sombre, le désespéré. Bien sûr, Hannah conte des événements qui ne sont pas toujours gais, c'est ce qui fait d'ailleurs que le roman est crédible et échappe à la mièvrerie. Cependant, tout n'est pas toujours obligé de finir de manière atroce.

J'ai souvent souri au cours de ma lecture. Cela vient d'abord du style adopté par Laurent Malot. Il entre très bien dans la peau de cette enfant espiègle, attachante, qui balaie les non-dits et les malentendus, qui crie son besoin de dire et de savoir les choses, et qui est loin d'avoir sa langue dans sa poche. Son langage est d'ailleurs très peu châtié. Pourtant, l'auteur ne tombe jamais dans le vulgaire, ce qui aurait tout gâché, à mon avis. Notre héroïne ne se prive pas d'utiliser de l'argot et même quelques gros mots, mais c'est écrit de telle manière que cela sonne juste. Il est difficile d'écrire ainsi sans trop en faire. L'auteur s'en tire parfaitement. Au long de ma lecture, j'imaginais très bien Hannah, assise à côté de moi, me racontant ses histoires. L'écriture est fluide, vivante, sans grandiloquence.

L'enfant parsème son récit de réflexions tour à tour amusantes et pleines de bon sens. Par exemple, son amie et elle voient un homme aller à la maison close du village. Commentaire d'Hannah: «On aurait dit un banquier ou un américain.»
Par ailleurs, elle est assez mûre pour comprendre et affirmer que les rumeurs font mal. Son regard sur la vie est parfois un peu naïf, mais souvent juste.

J'ai apprécié les récits épiques que l'intrépide fillette fait quant aux combats (toujours à la loyale) ayant cours entre elle et ses camarades. On ne pourra s'empêcher de faire le parallèle (à l'instar de l'héroïne) avec les joutes oratoires des adultes.

C'est de ce style vif et léger, c'est avec cet humour frais et sympathique que l'auteur aborde certains thèmes assez graves comme l'ostracisme dû au racisme primaire, à l'intolérance de ceux qui se replient sur leur refus de la différence. Les paroles d'Hannah et les exemples qu'elle donne sont bien plus percutants, à mon avis, que n'importe quelle leçon de morale.
Comment ne pas rire avec Hannah et Sarah lorsque celles-ci s'érigent en justicières?

À mi-chemin entre l'insouciance de l'enfance et le monde des adultes, Hannah vit un moment clé, son récit est presque un parcours initiatique. Elle découvre des choses, des sentiments...Elle tente de comprendre la vie, par exemple, lorsqu'elle fait des réflexions sur certains livres qu'elle lit («L'enfant» et «La métamorphose». Ce qu'elle dit peut paraître simple, et pourtant, c'est les premières choses qui viennent en tête. Par ses observations et comparaisons, elle tente d'ancrer ces personnages dans la réalité, le quotidien. Elle simplifie ce qui est compliqué sans pour autant être simpliste.

Il n'y a que le père de l'héroïne que je n'ai pas vraiment compris... Cela n'est pas forcément un point négatif. L'auteur montre des gens sympathiques, d'autres antipathiques pour diverses raisons. On a du mal à comprendre ce qui a poussé les parents d'Hannah l'un vers l'autre, et pourquoi le père est ainsi, mais ce n'est pas si grave. Il restera un personnage plutôt antipathique avec une part d'ombre. Cela arrive aussi dans la vie.

Ce livre est un coup de coeur. Je le recommande chaudement!

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par mon mari.
Ce livre m'a été offert par les éditions Robert Laffont.

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mercredi, 16 avril 2014

*Parutions Audiolib, mai 2014.

Trois mille chevaux-vapeur En finir avec Eddy Bellegueule Muchachas 2
Murmurer à l'oreille des femmes N'oublier jamais Profanation

Ces livre sont annoncés pour le 14 mai.

  • Trois mille chevaux-vapeur, d'Antonin Varenne, lu par Philippe Allard, 19h05.
    Birmanie, 1852. Arthur Bowman, sergent le la Cie des Indes orientales, est choisi pour accomplir une mission durant la 2e guerre anglobirmane. L’expédition tourne mal, les hommes sont capturés et torturés pendant des mois. Seuls dix d’entre eux survivront. Londres, 1858. Alors qu’il se noie dans l’opium et l’alcool, luttant avec ses fantômes, Bowman découvre le cadavre d’un homme qui semble avoir subit les mêmes sévices que ceux qu’il a endurés dans la jungle birmane. Persuadé que le coupable est l’un de ses anciens compagnons de captivité, Bowman part à sa recherche. Le chemin qui le mènera à la vérité sera aussi celui de sa rédemption.
  • En finir avec Eddy Bellegueule, d'Edouard Louis, lu par Philippe Calvario, 4h 42.
    «Je suis parti en courant, tout à coup. Juste le temps d'entendre ma mère dire «Qu'est-ce qui fait le débile là?» Je ne voulais pas rester à leur côté, je refusais de partager ce moment avec eux.» En vérité, l'insurrection contre mes parents, contre la pauvreté, contre ma classe sociale, son racisme, sa violence, ses habitudes, n'a été que seconde. Car avant de m'insurger contre le monde de mon enfance, c'est le monde de mon enfance qui s'est insurgé contre moi. Très vite j'ai été pour ma famille et les autres une source de honte, et même de dégoût. Je n'ai pas eu d'autre choix que de prendre la fuite. Ce livre est une tentative pour comprendre.
  • Muchachas 2, de Katherine Pancol, lu par Marie-Êve Dufresne, 8h47.
    On retrouve, dans ce tome, les personnages chers aux lectrices : Hortense et Gary à New York dans leurs démêlés de jeunes adultes - elle veut devenir la nouvelle Coco Chanel, il s’apprête à devenir un grand pianiste. Joséphine et Philippe : Joséphine, toujours en pleine valse-hésitation sentimentale, est épiée par un inconnu. Et aussi Zoé, Junior, Shirley, Marcel, Josyane... ainsi que de nouveaux personnages, attachants ou inquiétants : Calypso, la jeune violoniste surdouée, Stella au passé mystérieux... Amour, humour, ambitions, rebondissements, suspense... tous les ingrédients qui font les bonnes séries !
  • Murmurer à l'oreille des femmes, de Douglas Kennedy, lu par Xavier Percy et Marcha Van boven, 5h13.
    Des regards qui se croisent, des couples qui se délitent, des femmes qui se vengent, des hommes qui perdent pieds... A travers douze récits de vie, Douglas Kennedy crée des personnages plus vrais que nature, confrontés aux joies et aux douleurs de l’existence. Chaque texte nous emporte dans une nouvelle histoire où les sentiments sont sublimés et déclinés de la passion à la colère, de la frustration à l’envie. Se jouant de tous les tons, Kennedy nous entraîne dans l’Amérique des années 60 comme dans le Paris contemporain, sans jamais perdre son lecteur en chemin.
  • N'oublier jamais, de Michel Bussi, lu par François Tavarès, 12h23.
    À cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, Jamal a un destin à rattraper et l’ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l’une des courses d’endurance les plus ardues du monde, l’Ultra-Trail du Mont Blanc. Parti s’entraîner un matin sur la falaise d’Étretat, il remarque l’écharpe rouge accrochée à une clôture, puis cette femme, prête à sauter dans le vide. Ultime recours, Jamal lui tend l’écharpe, mais la femme bascule. Sur les galets de la plage déserte, Jamal trouve le corps de l’inconnue, un filet de sang qui s’échappe du crâne. À son cou, l’écharpe rouge. Ceci est la version de Jamal. La vraie ?
  • Profanation, de Jussi Adler-Olsen, lu par Julien Chatelet, 13h50.
    En 1987, au Danemark, le meurtre atroce de deux adolescents défraye la chronique. Les soupçons se portent sur une bande d’étudiants du prestigieux lycée privé de Rødovre, finalement innocentés par les aveux « spontanés » de l’assassin. Affaire classée. Vingt ans plus tard, le dossier ressurgit sur le bureau de l’inspecteur Carl Mørck, chef de la section V. Intrigué par cette affaire hâtivement bouclée, l’inspecteur, toujours accompagné de son mystérieux acolyte syrien Assad, décide de reprendre l’enquête pour déterminer le rôle qu’ont vraiment joué ces adolescents, tous devenus des membres influents de la haute société. Adler Olsen mêle à la perfection suspense implacable et regard acerbe sur son pays.
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