vendredi, 24 octobre 2014

Les chroniques lunaires, tome 3: Cress, de Marissa Meyer.

Les chroniques lunaires, tome 3: Cress

Si vous n'avez pas lu les tomes 1 et 2, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Cinder et ses compagnons ont un plan afin d'empêcher le mariage de Kai avec Levana. C'est alors que Cinder décide de contacter la jeune fille qui lui a avoué avoir fait en sorte que Levana puisse espionner la terre. Elle pourra peut-être les aider.

Critique:
Là encore, la romancière transforme le conte qu'elle a choisi d'adapter à bon escient. Comme pour les deux autres tomes, il est facile de repérer de quel conte il s'agit, puis de traquer les ressemblances, les différences, la manière dont certains faits sont transposés dans l'univers créé. Comme pour les autres tomes, cela m'a passionnée. Certaines choses sont un peu grosses, mais c'est le propre du conte.
J'ai apprécié que la romancière use d'humour, notamment lorsque Thorne ou Iko sont dans les parages. Ce paramètre ne fait pas partie des codes du conte, mais il est logique qu'on le retrouve dans le roman.

Là encore, nos héros sont précipités dans un vertige de péripéties. Cela m'a plu, même si certaines choses m'ont quelque peu dérangée, alors que dans le tome 2, cela n'a pas été le cas. Par exemple, même si la manipulation mentale me fascine toujours, même si l'auteur a compliqué le procédé (les lunaires ne peuvent pas contrôler tout le monde, chacun ne peut pas contrôler avec la même intensité...), j'ai trouvé qu'il y en avait peut-être un peu trop. Cela ne m'a pas trop gênée, d'autant que c'est un sujet de réflexion pour Cinder qui se demande si à force, elle ne cédera pas à la facilité de manipuler tout le monde, et ne finira pas par être aussi malfaisante que Levana.

J'ai été agacée par les diverses réactions de Wolf à cause de ce qui arrive à Scarlet. Elles sont compréhensibles, surtout à cause de sa nature lycanthrope, mais elles ne font pas avancer les choses, elles les retardent même.
Cress aussi m'a agacée, car je l'ai trouvée mièvre. Pourtant, ses réactions sont logiques lorsqu'on considère ce qu'elle a vécu et ses conditions de vie.

La formation des couples pourra agacer certains lecteurs. Pourquoi faut-il obligatoirement que tout le monde soit amoureux? Il peut aussi être étrange que ces personnages soient si jeunes (le plus âgé, Wolf, a vingt-trois ans), et parviennent à accomplir tant de choses. Ces éléments s'expliquent facilement: dans les contes, il y a généralement des couples très amoureux, et les héros sont très jeunes. D'autre part, les adolescents qui liront ces romans s'identifieront plus facilement à des personnages qui sont à peine plus vieux qu'eux. Néanmoins, ce paramètre m'a gênée, alors que dans le tome 2, je n'y ai pas fait attention. Au cours de ma lecture de «Cress», je ne cessais d'imaginer certains personnages dans la trentaine.

On pourrait reprocher à l'auteur de jouer un peu trop du hasard. Il est un peu gros que certains personnages se retrouvent justement à tel endroit, et que Thorne ne se souvienne même pas que c'est justement ici qu'il risque de retrouver ses amis. C'est un exemple, mais il y en a d'autres. Là encore, cette ficelle peut s'expliquer par le fait que nous sommes dans un roman-conte. Dans les contes, le hasard a peu de place. L'auteur joue de cette ficelle pour créer quelques complications qui sont des rebondissement. Cela m'a plutôt ennuyée. Heureusement, cela ne dure pas.

La série comportera un autre tome: «Winter». Malheureusement pour moi, j'ai su cela alors que je venais de commencer «Cress». J'aurais dû faire mes recherches avant. En effet, il vaut mieux lire la série en suivant et sans laisser passer trop de temps entre deux tomes. Or, «Winter» sort en anglais en novembre 2015.
En janvier 2015, sort, en VO, un tome qui est une préquelle à la série: «Fairest». Il racontera la vie de Levana avant les événements qui commencent dans «Cinder».

Éditeur français: Pocket Jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Soler pour les éditions Macmillan.

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27 lectures

mercredi, 22 octobre 2014

Les chroniques lunaires, tome 2: Scarlet, de Marissa Meyer.

Les chroniques lunaires, tome 2: Scarlet

Si vous n'avez pas lu le tome 1, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Michelle Benoit, la grand-mère de Scarlet a disparu depuis deux semaines. Alors que la police ne prend pas les inquiétudes de la jeune fille au sérieux, un homme étrange (un «fighter» prénommé Wolf) propose de l'aider.
Pendant ce temps, Cinder parvient à s'enfuir de prison.

Critique:
Ce deuxième tome m'a autant plu que le premier. Paradoxalement, j'ai eu du mal au tout début, car je souhaitais retrouver Cinder tout de suite, et les premiers chapitres sont consacrés à Scarlet. À partir du moment où je suis entrée dedans, je m'y suis plongée.

Marissa Meyer précipite ses héros dans un enchaînement de péripéties qui semble ne pas pouvoir prendre fin. J'ai beaucoup apprécié cela, car il n'y a pas de temps morts. Là encore, j'ai aimé la façon dont le conte était «adapté». Pour moi, la romancière a su tirer parti de son idée de transposition. Par exemple, j'ai aimé l'idée que les soldats sont ainsi parce qu'ils ont été génétiquement modifiés, entraînés, et manipulés depuis leur enfance. Outre que cela évoque les enfants-soldats manipulés par les hommes, démunis au point qu'ils ne peuvent qu'obéir, cela renvoie à l'idée que si l'image du loup est mauvaise, dans les contes, c'est à cause de l'homme qui a créé et propagé ces idées à travers les contes.
En outre, l'auteur fait cohabiter les deux interprétations du conte transposés: celle qu'on comprend à la première lecture, mais aussi celle dont la première est une métaphore.

À travers l'histoire de quelques personnages (notamment la grand-mère de Scarlet), l'auteur montre à quel point des gens pouvaient se sacrifier, persuadés qu'ils oeuvraient pour le bien d'un pays (en l'occurrence, de la planète Terre et de la Lune). Il est un peu déroutant de penser que si certains n'hésitèrent pas à donner leur vie, ils l'ont fait sans vraiment connaître l'objet qu'ils protégeaient. Comment savoir que la princesse serait quelqu'un de bon? Le tout n'est pas de renverser Levana, encore faut-il que Sélène soit quelqu'un qui en vaille la peine. Comment ces gens pouvaient-ils savoir qu'elle ne s'emploierait pas à être aussi (voire plus) détestable que sa tante? Cette abnégation, cette lutte aveugle qui revêt tant d'importance pour certains rappellent des événements historiques: des enfants royaux cachés afin d'être soustraits à des attentats.

Cinder, confrontée à des dangers, mais aussi à la connaissance de choses qu'elle ignorait à propos d'elle-même, poussée dans ses retranchements, se révèle davantage que dans le tome 1. Elle se bat contre les facilités que lui procurent sa nature lunaire, peut se montrer irascible, piquante, égoïste... Je l'ai très bien comprise. Les échanges entre Thorne et elle sont savoureux, et sont souvent synonymes de détente pour le lecteur.

Scarlet évolue, elle aussi, au cours de ce tome. Au départ, elle semble très centrée sur l'image qu'elle a de sa grand-mère, n'hésitant pas (par exemple) à se montrer injuste envers son père. Bien sûr, celui-ci est à blâmer, mais il l'est d'une manière générale. Dans ce cas précis, elle est injuste car il est normal de parler sous la torture. Si quelqu'un qui ne dit rien est admirable, quelqu'un qui le fera n'est pas à blâmer. Ensuite, Scarlet, brutalement tirée de sa petite vie protégée, est forcée d'évoluer. Si j'ai eu un peu de mal à l'apprécier, au départ, j'ai fini par la comprendre. De plus, si j'ai trouvé qu'elle s'enflammait un peu trop, parfois, il faut reconnaître que c'est ce caractère fort qui l'a aidée à faire face aux événements.

Un roman captivant, des personnages attachants. À lire!

Remarque annexe:
J'ai été ravie du retour de l'un de mes personnages préférés, Iko. Vivement qu'elle ait un nouveau corps!

Éditeur français: Pocket Jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Soler pour les éditions Macmillan.
Comme dans le tome 1, la lecture de Rebecca Soler est fluide, dynamique, vivante, et exempte de surjeu.

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77 lectures

lundi, 20 octobre 2014

Les chroniques lunaires, tome 1: Cinder, de Marissa Meyer.

Les chroniques lunaires, tome 1: Cinder

L'ouvrage:
Futur.
Cinder, seize ans, est mécanicienne. Tout ce qu'elle gagne est versé à sa tutrice légale, Adri, la femme de son père adoptif. Celui-ci est décédé.
La communauté de New Beiging est en effervescence à cause de plusieurs événements: Un grand bal se prépare, la peste fait rage et on ne trouve pas d'antidote, et la reine lunaire (Levana) souhaite négocier une alliance. C'est dans ce contexte que le prince Kai apporte un androïde à Cinder afin qu'elle le répare.

Critique:
Cette série a piqué ma curiosité, car Marissa Meyer transpose certains contes (ou pans de contes) dans le futur. Concernant ce tome 1, je trouve qu'elle a réussi son pari. Rien n'est tiré par les cheveux ou bâclé. Tout au long de ma lecture, je me surprenais à chercher les indices. Si «Cendrillon» est le conte le plus présent, la reine Levana n'est pas sans évoquer celle de «Blanche-Neige», et pas seulement à cause de son miroir.
J'ai apprécié que l'auteur désigne un certain personnage pour être la bonne fée. C'est un personnage auquel on s'attache très vite. Elle ne pouvait pas choisir mieux.

Marissa Meyer ne transpose pas seulement les contes à une époque où les robots travaillent pour les hommes et où la Lune est habitée. Elle développe certains thèmes de manière très intéressante. À travers l'héroïne, elle montre qu'une différence pour laquelle on est décrié peut s'avérer bénéfique.
La manipulation mentale a beau avoir été abordé de plusieurs façons dans divers romans, je ne l'ai pas trouvé malvenu ici. On peut d'ailleurs le rapprocher des contes dans lesquels un tour de magie peut déformer la réalité.

Cinder est sympathique, bien sûr. Cependant, ce n'est pas un paillasson comme l'est Cendrillon. Par exemple, même si elle est coincée de tous les côtés, elle tient tête à Adri. J'ai apprécié que la romancière ne tente pas à tout prix de coller au conte. Outre que certaines choses seraient mal passées, il n'y aurait eu aucun intérêt pour moi à lire un copier-coller du conte dans le futur.

Si j'avais un reproche à faire, il concernerait ce que Cinder apprend à la fin. Je l'avais deviné depuis très longtemps. Cependant, mon reproche est injuste, car ce fait était évident. Certains lecteurs n'auraient sûrement pas compris qu'il en soit autrement.

La fin de ce tome laisse le lecteur dans l'expectative.

Remarque annexe:
La reine du Royaume Uni s'appelle... Camilla. ;-) J'aime beaucoup le clin d'oeil.

Éditeur français: Pocket Jeunesse.
La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Rebecca Soler pour les éditions Macmillan.
J'ai beaucoup apprécié la lecture de Rebecca Soler. Outre son dynamisme, elle fait partie de ceux qui savent modifier leur voix pour certains personnages sans en faire trop.

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82 lectures

vendredi, 17 octobre 2014

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage, d'Haruki Murakami.

L'incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

L'ouvrage:
À trente-six ans, Tsukuru Tazaki reste perturbé par un événement ayant eu lieu seize ans plus tôt. À cette époque, il faisait partie d'une bande. Ils étaient cinq. Un jour, brusquement, ses amis ont souhaité cesser tout contact avec lui sans lui fournir aucune explication. Poussé par Sarah (une jeune femme dont il est en train de tomber amoureux), Tsukuru décide de chercher ses anciens amis afin de comprendre la raison de cet ostracisme.

Critique:
Au premier abord, cette histoire pourrait paraître banale. C'est sans compter la finesse d'Haruki Murakami, et les éléments qui font qu'il marque un livre de son sceau.

Cet ouvrage aborde en profondeur le thème du traumatisme subi lors d'une période charnière. En effet, Tsukuru était adolescent, et ses amis l'ont traité en paria sans raisons apparentes, juste au moment où il commençait à découvrir une autre vie, loin de ceux qu'il connaissait. L'auteur expose comment, subtilement, cet événement a marqué la vie de Tsukuru. Certains diront peut-être que c'est de la psychologie de bas étage. C'est pourtant très réaliste.

Le personnage principal semble un peu difficile à cerner. Gentil, hypersensible, remettant certaines choses en question, mais s'interrogeant sur sa part d'ombre. Je serais sûrement passée à côté s'il ne l'avait pas mise en avant. J'ai été surprise qu'il pense ce genre de choses, car cela ne cadre pas avec l'image qu'on a de lui.

Sarah m'a paru changeante. Au début, je comprends toutes ses réactions. Elle est d'ailleurs l'élément déclencheur qui pousse Tsukuru à retrouver ses amis afin d'avoir une explication et sortir du marasme. Ensuite, je l'ai trouvée étrange...

L'intrigue ne souffre d'aucun temps mort. S'y glissent des éléments incongrus comme seul Murakami sait en créer. Il y a des historiettes étranges, empreintes de mystère, mais également une brève incursion du fantastique. Je parle de la scène nocturne où Tsukuru fait un rêve.

Par ailleurs, le héros retrouve assez vite l'un de ses amis, et apprend la raison de sa disgrâce. À ce moment, le lecteur pense que le roman va s'enliser. Il n'en est rien. Le personnage devra aller au bout de sa quête afin d'assembler toutes les pièces du puzzle, et peut-être, de se découvrir entièrement.

Dans l'ensemble, j'ai beaucoup aimé ce récit simple, qui expose sans fioriture, d'un style limpide et posé, la psychologie de divers personnages.

Seule la fin m'a laissée dubitative. Je ne comprends pas pourquoi l'auteur a terminé son roman juste avant un événement important dont j'aurais aimé connaître l'issue. Cela m'a donné une impression d'inachevé. Cela contribue à mon sentiment quant à Sarah. L'écrivain ne lui permet pas de se dévoiler tout à fait.

Une scène m'a plu parce qu'elle m'a fait rire alors qu'elle rendait Tsukuru anxieux. À un moment, alors qu'il nage dans une piscine municipale, il croit reconnaître les pieds d'un autre ami qu'il n'a pas vu depuis longtemps. Étant donné que lui aussi est parti sans explication, notre héros panique à l'idée de le revoir. Tout en ressentant son trouble, j'ai ri parce qu'il a cru reconnaître ses pieds.

Il y a une incohérence. lorsque Tsukuru raconte comment ses amis l'ont congédié, puis lorsqu'il se remémore cet événement avec Bleu, le récit n'est pas le même. Peut-être est-ce une allusion au fait que la mémoire déforme les choses. Pourquoi pas? Mais j'aurais préféré que l'auteur le dise clairement: les deux amis auraient pu dire avoir des souvenirs différents. Ou bien Tsukuru aurait-il menti sciemment à Sarah, révélant ainsi au lecteur un peu de sa part d'ombre? Ou tout simplement est-ce une véritable incohérence de la part de Murakami?

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Bernard Gabay.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
J'ai été ravie de retrouver Bernard Gabay dont le talent de conteur ne s'est pas démenti. Là encore, il n'a pas eu besoin de forcer sa voix ou de faire des effets d'interprétation. Son jeu à la fois sobre, grave et vivant m'a beaucoup plu.

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mercredi, 15 octobre 2014

Hunger games, tome 3: La révolte, de Suzanne Collins.

Hunger games, tome 3: La révolte

Si vous n'avez pas lu les deux premiers tomes, ne lisez pas cette chronique.

L'ouvrage:
Les rebelles souhaitent que Katniss deviennent leur symbole, le geai moqueur. Après quelques hésitations, la jeune fille comprend qu'elle est allée trop loin pour reculer, et se décide à accepter. La guerre est déclarée.

Critique:
Objectivement, force est de reconnaître que Suzanne Collins parvient à se renouveler. Ses personnages sont, à nouveau, confrontés à de terribles choix: ils doivent tuer pour ne pas l'être. Cependant, il ne s'agit plus de jeux organisés par ceux qui ont la mainmise sur les districts, mais de combattre l'oppresseur. Cela donne une autre dimension au roman.

D'autre part, l'auteur a créé des rebondissements intéressants. Par exemple, ce qui arrive à Peeta alors qu'il est entre les mains du Capitole. Il y a d'autres découvertes avant et pendant la phase la plus importante de la guerre. Elles montrent notamment des personnages agissant égoïstement, d'autres ne pouvant sortir de l'engrenage, et d'autres fins stratèges. Toutes ces réactions sont réalistes.
Malgré cela, j'y ai moins cru. Peut-être est-ce parce que malgré tout, l'auteur se répète. Les personnages ne sont plus dans l'arène, mais on en revient toujours à la même chose: guerre, stratégie, solidarité ou pas...

Par ailleurs, je me suis un peu détachée de Katniss et Peeta. Le faible agacement qu'ils ont suscité chez moi dans le tome 2 s'est accentué dans le 3. Pourtant, ils agissent souvent au mieux.
J'ai trouvé Katniss assez prétentieuse. J'ai également pensé que quoi qu'elle fasse (surtout les bonnes actions), elle le faisait avec grandiloquence. Peut-être cela vient-il de moi...
J'ai également été gênée que de telles responsabilités reviennent à des adolescents. Bien sûr, ils étaient supervisés par leurs aînés, mais c'est peut-être cela qui a fait que Katniss m'a agacée. Sa célébrité et ses responsabilités lui donnaient un peu la grosse tête.

Autre chose m'a gênée. Depuis le début, le coeur de Katniss balance entre deux garçons. C'est déjà une situation que je n'ai pas trop aimée, principalement parce que je trouvais l'héroïne pénible à ce sujet. À la fin, il allait bien falloir que l'auteur mette un terme à ces hésitations. Au long de ma lecture, j'ai pensé qu'elle devrait forcément mécontenter une partie du public. Maintenant, je me dis qu'en fait, je dois être la seule mécontente, car depuis le début du tome 1, les fans espèrent le dénouement amoureux créé par l'auteur. Je le désapprouve pour plusieurs raisons. Bien sûr, il a été préparé (surtout dans le tome 3), mais pour moi, cette solution est trop clichée. J'ai d'autres raisons, mais les exposer dévoilerait l'identité de l'heureux élu.

Le tome 1 de la série restera mon favori.
Malgré mes reproches, j'ai passé un bon moment, et je ne me suis pas ennuyée.

La version audio que j'ai entendue a été enregistrée par Kelly Marot.
Ce livre m'a été envoyé par les éditions Audiolib.
L'interprétation de Kelly Marot est toujours aussi vivante et captivante. Néanmoins, dans ce tome, le ton dramatique qu'elle adopte m'a davantage gênée. Sa lecture n'a pas changé, mais dans ce tome, j'ai trouvé que c'était un peu trop. Je pense que cela tient au fait que je l'ai moins apprécié, que j'étais moins dedans. La faute ne revient pas du tout à la comédienne qui a fait un travail uniforme et de qualité.

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